Matériel pédagogique sur la normalité - En cours d'élaboration
Qu'est-ce qui est "normal" ? Normal par rapport à quelle norme ? Vis-à-vis de quelle pathologie ? De quelle folie ? Normal par rapport à quel "para-normal" ?
Le mot norme est assez complexe à appréhender. Il m'arrive d'interroger les étudiants sur ce qui est "normal", afin de bousculer les normes enfouies ou non avouées, les leurs ou les miennes. Hétérosexualité, vie de couple, travail, labeur, logement, papiers, emploi, santé mentale etc. du côté de la norme. Homosexualité, transsexualisme, refus du travail, sans logement, sans papier, chômeur, et folie etc. du côté hors-norme.
Je regrouperai ici avec mes collègues quelques documents pouvant aider l'enseignant à questionner ces normes.
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Richard Monvoisin
Normalité & folie
- Emission passionnante que Histoire de l'Hygiène volet 3, de la Fabrique de l'histoire du 5 octobre 2011. Débat historiographique sur les débuts de la psychiatrie au 19ème siècle, avec Laure Murat (professeure au département d'études françaises et francophones de l'Université de Californie-Los Angeles) et Aude Fauvel (docteure en histoire, Institut Max Planck d’Histoire des Sciences de Berlin).
un ou deux termes typiques (comme délire) lui échappent parfois. Alors gageons que son livre appartiendra, comme ses interventions, plus volontiers à l'histoire qu'à la verbiate psychanalytique.
Normalité & habitat
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Le Diogène des Baronnies - documentaire de Mehdi Ahoudig et Vincent Abouchar - Sur les Docks, France Culture, 26 avril 2011.
Ecoutez ici :
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Description :
"Le village de Buis-les-Baronnies est situé en Drôme provençale. Christian Guienne y vivait depuis plus de cinquante ans. Il n'était pas rare de croiser cet homme, à la nuit tombée, tirant un chariot dans lequel il ramassait toutes sortes d'objets et d'ordures qu'il récupérait dans les poubelles. Atteint du Syndrome de Diogène, qui se traduit par la manie d'entasser jusqu'à réduire son espace de vie à presque rien, il possédait une maison dans le village et des terres sur lesquelles il entreposait ses trouvailles.
Dans le village, il était accepté par le reste de la population et était même considéré comme une figure de Buis-les-Baronnies, jusqu'à ce que cette manie rende ses conditions de vie critiques, et que sa tutelle et la municipalité le placent d'office à l'hôpital psychiatrique de Montélimar, fin octobre 2009.
Le 30 décembre de cette même année, il décède là-bas d'un arrêt cardiaque. Le village est choqué par cette nouvelle. Certains dénoncent le refus de la mairie d'accepter la différence, d'autres considèrent que Christian Guienne vivait dans l'insalubrité. Les habitants sont divisés, la polémique grandit.
Quelles relations cet homme entretenait-il avec le reste de la population ? A quel moment sa marginalité est-elle devenue intolérable, pathologique ? Comment les villageois, les proches, les institutions, la médecine abordent-ils la question des frontières entre la norme, la marge, la pathologie ?"