Luttes désobéissantes - Projet Histoire des luttes sociales
Vous avez lu les bases du Projet Histoire des luttes sociales, paysannes, populaires, féminines... 
Vous voici dans l'onglet Luttes désobéissantes.
L'ordre chronologique dépend de nos découvertes, il n'y a pas d'autre classement.
Vous avez vu / entendu quelque-chose de ce genre ? Ecrivez-nous.
Au sommaire
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Intervento – Luttes autonomes italiennes des 70′s
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L’école moderne de Célestin Freinet en 1958
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Utopies pirates - la communauté Libertalia, XVIIe siècle
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Lutte contre la centrale de Plogoff, Finistère, 1980
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Grève de la faim - Moratoire sur le solaire - juillet 2011
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Cycle Histoire du peuple - l'Antiquité ; le Moyen-Âge ; la Modernité ; la Révolution ; le XIXe siècle.
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La grève des mineurs de 1948
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Le mouvement autonome italien est peut-être l’un des mouvements de lutte les plus puissants de l’histoire récente occidentale. Fort de liens inédits entre étudiants et ouvriers, “autonome” des partis et des syndicats, massif et violent dans ses modes d’actions, le « mouvement italien » a fait durer mai 68 pendant dix ans. Ce sont les “hordes païennes” de jeunes immigré.e.s du Sud qui paralysent le usines, revendiquant le refus du travail, remettant à l’ordre du jour les pratiques d’action directe qui avaient secoué les mêmes industries en 1920 avant de s’endormir sous le fascisme. Ce sont des quartiers entiers qui, face à l’inflation, refusent de payer les loyers ou les factures, « auto-réduisent » les produits de supermarchés. C’est une irruption tonitruante des femmes, homosexuel-le-s, jeunes et chômeurs-ses sur la scène politique. Ce sont des « indiens métropolitains », des sabotages fracassants ou ludiques et des centres sociaux occupés. Ce sont des analyses précises et originales de la transformation de l’économie et de la valorisation des différentes facettes de l’existence. Ce sont des pratiques collectives et des appartements communautaires qui s’attachent à saper les fondements de la quotidienneté occidentale. C’est une explosion des radios libres qui se font “la voix des sans-voix” tout en jonglant avec l’ironie et la philosophie. C’est enfin le tournant de 1977, les émeutes massives dans les grandes villes italiennes, les chars blindés à Bologne, la diffusion de la lutte armée et une répression féroce : un mouvement étranglé qui n’a plus d’autres issues que la fuite, l’héroïne ou la clandestinité. Malgré ces défaites, le mouvement autonome italien demeure une source unique d’inspirations et d’interrogations sur les possibilités révolutionnaires aujourd’hui. » Des lectures tirées de plus de 15 ouvrages différents et entrecoupées de sons et d’images permettent dans cette représentation d’avoir un aperçu de l’atmosphère brûlante de l’époque et d’approcher les questions qu’elle nous pose aujourd’hui. Joué par des personnes non professionnelles anonymes, ce récit participe de l'interrogation de ce que Walter Benjamin nomme la “mémoire des vainqueurs”. En ce sens, l'intervento, représenté depuis 8 ans dans des théâtres, des facultés occupées, des lieux auogérés, apporte une pierre à une histoire du peuple bien trop morcelée, avec la conviction qu’ils recèlent des inspirations et des interrogations précieuses pour les mouvements de résistance actuels.
Tournée 2013
Strasbourg
Mardi 7 mai 20h Intervento Luttes autonomes italiennes des 70′s, suivi d'une discussion, au Molodoï, 19, rue du Ban de la Roche, Strasbourg. Voir l’affiche!
Nancy
Jeudi 9 mai à 21h Intervento Luttes autonomes italiennes au Caveau du grand sauvoy 17, Route de Metz à Maxéville
Samedi 11 mai à 15h Exposé-discussion sur les leçons de l’autonomie italienne au CCAN 69 rue de Mon-désert
Besançon
Dimanche 12 mai à 16h Intervento Luttes autonomes italiennes dans les locaux de RADIO BIP 14 rue de la Viotte (la petite rue juste en dessous de la gare). Buffet + discussion liens entre les luttes des années 70 et les luttes actuelles.
Dijon
Mardi 14 mai à 19h Intervento Luttes autonomes italiennes + Buffet et discussion à la grange rose Franca Rame, 45 rue Ph.Guignard
Mercredi 15 mai à 18h Exposé-discussion sur les leçons de l’autonomie italienne + repas, Les Tanneries, 17 bvd. de Chicago
Documentaire de Séverine Liatard et Séverine Cassar, réalisé dans le cadre de l'émission du 8 janvier 2013 de La fabrique de l'histoire, sur France Culture.
Ecouter ici :
"Célestin Freinet est un pédagogue français né à la fin du XIXème siècle. Issu d’un milieu rural, sa jeunesse se déroule au sein de la communauté paysanne dans une région pauvre des Alpes maritimes. L’expérience pastorale sera pour Freinet le leitmotiv de son expérience éducative. Il entre à l’école normale d’instituteur de Nice. Lorsque la guerre éclate, il est mobilisé. Grièvement blessé au Chemin des Dames, il ne se remet pas complètement de ses blessures et gardera toute sa vie le souffle court auquel il attribue lui-même, pour partie, la nature de ses innovations en matière d’enseignement. Sa pédagogie est fondée sur différentes techniques : classe-atelier, classe-promenade et observation du milieu naturel ; production de textes libres ; imprimerie et édition d’un journal ; correspondances interscolaires ; individualisation du travail et coopération dans l’apprentissage ; suppression de la notation …
Lors de cette séance publique qui se déroule à Neuchâtel en 1958, Célestin Freinet présente à des parents et à des enseignants les lignes directrices de son enseignement. Dès les années 1920, il met en pratique avec sa femme Elise, l’essentiel de ses méthodes qui ne sont pas toujours bien comprises. Célestin Freinet va d’ailleurs quitter l’Education nationale pour fonder sa propre école à Vence en 1935 : une école privée, laïque et prolétarienne.
Le mouvement Freinet prend forme peu à peu avec la mise en commun des expériences de chacun et la tenue de congrès réguliers, la publication de revues pédagogiques comme La Bibliothèque du travail, les Brochures d’éducation nouvelle populaire ou Techniques de vie ou la création après la seconde guerre mondiale, de l’Institut coopératif de l’Ecole moderne (ICEM) et en 1957, de la Fédération internationale des Mouvements de l’Ecole moderne (FIMEM).
Avec les témoignages et les analyses de Guy Goupil et Michel Barré (anciens instituteurs du mouvement Freinet) et Philippe Meirieu (professeur de sciences et pratiques de l’éducation à Lyon II)".
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Utopies pirates - la communauté Libertalia, XVIIe siècle.

Reportage d'Antoine Chao, émission Là-bas si j'y suis, sur France Inter, 28 janvier 2011.
Libertalia est le nom d'une colonie fondée par des pirates sur l'île de Madagascar, qui aurait existé – mais rien n'est certain- pendant environ vingt-cinq ans à la fin du XVIIe siècle.
Télécharger - Ecouter :
A lire
- Pirates de tous les pays ! L’âge d’or de la piraterie atlantique (1716-1726), de Marcus Rediker (Libertalia - novembre 2008)
- Bastions pirates. Petite histoire libertaire de la piraterie, du Collectif Do or die. A commander ou télécharger sur le site des éditions Aden.
- Pirates et flibustiers, sous le pavillon noir, de Philippe Jacquin (Gallimard - janvier 2002).
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Lutte contre la centrale de Plogoff, Finistère, 1980
Docu-fiction "Plogoff, un David breton contre un Goliath parisien", de Caroline de Kergariou, diffusé dans Au fil de l'histoire, sur France Inter
le 16 octobre 2011. En 1978, le gouvernement français décide d’implanter de nouvelles centrales nucléaires en Bretagne. Mais, à la surprise générale, les habitants du village de Plogoff vont se rebeller pendant des mois contre le projet.
A écouter ici :
Réalisation : Jacques Taroni
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Grève de la faim - contre les tracas administratifs suite au moratoire sur le solaire - juillet 2011
L'émission Science Publique sur France Culture a abordé le 22 juillet 2011 le sujet de l'énergie solaire. et a mis en lumière la lutte d'un certain Franck Leborgne, directeur de One Network Energies (St Allouestre, Morbihan, France) en grève de la faim depuis le 11 juillet : il conteste la rétroactivité du moratoire du 9 décembre 2010 qui a bloqué le racordement de sa petite centrale solaire au réseau.
Le montage a été ainsi fait : introduction de l'émission par M. Albergonti, puis (petite séparation par un mini-jingle) à 3'35) interview téléphonique avec F. Leborgne - située vers la 15ème minute de l'émission.
Note : Franck Leborgne a décidé de mettre un terme à sa grève de la faim, selon une annonce de son épouse le 23 juillet et après 11 jours de privations. Il n'a pas obtenu satisfaction.
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Grève de la faim contre la Caisse d'Allocation Familiale - juin 2010
(à venir)
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Cycle Histoire du peuple
La Fabrique de l'Histoire sur France Culture a proposé en juillet 2011 un cycle sur l'histoire du peuple lors des rencontres de Pétrarque de Montpellier. Ce cycle, hélas un peu élitiste, traite de la notion de peuple sur cinq périodes.
1. L'histoire du peuple à Rome et en Grèce antique.
Emission :
Après un début d'émission un peu lent sur les concepts centraux (qui intéressera cell-eux qui travaillent sur l'analyse de la démocratie, ou souhaitent animer des ateliers dessus, comme nous), on y apprend quelques méthodes d'expression populaire oubliées, notamment les émeutes dans les cirques et les arènes, la création factice d'émeute, les techniques de délation et certaines méthodes d'acalmie utilisées par les dirigeants comme livrer au peuple un gourverneur peu apprécié. Un véritable cours sur les origines de la contestation aux époques de Rome, d'Athènes ou d'Antioche, par Pierre-Louis Malosse, professeur de grec et Hélène Ménard, maître de conférences en histoire romaine, tous les deux à l'Université Paul-Valéry de Montpellier III.
Petits reproches à cette émission : l "histoire" est totalement centrée sur la Méditerrannée, sans un mot sur les autres endroits du monde, et la datation est faite "selon Jésus Christ", ce qui est une norme plutôt contestable à tous points de vue.
2. L'histoire du peuple au Moyen-Âge
Dans un cadre un peu élitiste et pointu, et toujours franco ou européano-centré, il y a dans cette émission quelques passages qui valent leur pesant de cacahuètes. L'émission étant trop difficile à tronçonner, nous la laissons telle quelle.
Emission :
Avec Danièle Iancu, du Laboratoire d’études sur les monothéismes, Thomas Granier, maître de conférences en Histoire du Moyen Âge et Patrick Gilli, professeur d’histoire médiévale (Université Montpellier III).
Deux extraits m'ont marqué (RM) :
- Thomas Granier, sur la finalité de l'intégration des Saxons un peu avant 800, qui commente un texte sur la Vie de Charlemagne d'Eghinard et qui peut nous questionner sur notre intégration des étrangers aujourd'hui. Granier dénonce au passage le plus gros poncif sur le Moyen-Âge : tout ne se résume pas à la vie religieuse. Danièle Lancu enchaîne avec les vacarmes, émeutes, et tumultes anti-juifs (minutes 14-18).
- le second passage vers les 33-35e minute où Danièle Lancu parle de l'évincement de la religion juive en France, sous Charles VI, et du sursis d'un siècle en royaume de Provence avant le chantage "banissement ou conversion massive des Juifs" à la fin du XVe siècle.
3. L'histoire du peuple à l'époque dite "Ancien Régime"
Idem, difficile de couper cette émission, donc la voici complète.
Emission :
Parmi les extraits qui peuvent être utiles à des fins critiques, cette promotion du livre de jean Nicolas "La rebellion française. Mouvements populaires et conscience sociale, 1661-1789", Seuil, 2002, 624 p., qui recense environ 8500 émois, emeutes, vacarmes du peuple français en 130 années.4.L'histoire du peuple pendant la Révolution
Avec Bernard Peschot, maître de conférences (Université Paul Valéry - Montpellier), Michel Vovelle, professeur émérite à la Sorbonne et Christine Peyrard, professeur des universités.
Cette émission est encore une fois très pointue, et nécessite un grand nombre de connaissances préalables - ce qui est tout à fait dommageable pour que le "peuple", (:-D) , se réapproprie le contenu. Ceci dit, il y a bien sûr quelques points intéressants, comme la distinction peuple / populace, ou un court passage sur la place des femmes durant cette période.
Emission :
Je vous laisse faire le tri, mais j'extrais tout de même ce court passage de Bernard Peschot, mettant à mal l'"essence", la nature contre-révolutionnaire des Vendéens, création politique récente.
Cela confirme que le naturalisme est un outil politique populiste (voir le travail de Guillemette Reviron sur la notion de Nature et le texte d'Yves Bonnardel - à venir).
5. L'histoire du peuple au XIXème siècle
Avec Chistian Amalvi, professeur d'histoire contemporaine à l'Université Paul-Valéry de Montpellier III Pierre Triomphe, docteur en histoire, professeur de lycée et Rémy Pech, historien, ancien président de l’Université du Mirail.
Dans cette émission, beaucoup de choses captivantes.
- Un passage de Rémy Pech sur les révoltes des vignerons de 1907 (dont nous traiterons bientôt dans Luttes paysannes) et sur la croyance au progrès (minutes 5 - 7)
- Un extrait de Pierre Triomphe sur la Terreur blanche et autres violences populaires fortes parfois républicaines, parfois non, dans le Midi, toutes baignées dans le sang (minutes 10-12)
- Un encart sur un épisode oublié de la construction de l'école primaire laïque et obligatoire, avant Julles Vallès : la pétition de la Ligue de l'enseignement qui, comme le rappelle Rémy Pech, a regroupé plusieurs millions de signatures (minute 20).
- Un passage sur la construction de la mystique républicaine, notamment la construction du mythe de Jeanne d'Arc par Michelet, puis la figure de Marianne (minutes 16 -> 23) et surtout la figure du peuple comme moteur principal de l'Histoire.
- Une introduction sur la représentation en fer à cheval de la politique (empruntée à Aragon ?) (notion qui semble au moins aussi contestable que la représentation linéaire) (minute 35)
- Une explication de ce détail qui plaira aux Cortexien-nes : c'est parce que le peuple n'était pas assez instruit qu'il a suivi le sabre de Napoléon III. Grosso modo, éduquons le peuple et il ne refera pas les mêmes erreurs - l'idée que l'instruction est un rempart contre les dominations sert de prémisse au CorteX.
- Un surprenant passage sur l'éthnotype méridional (minute 43)
Suite à venir
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La grève des mineurs de 1948
Reportage de Charlotte Perry pour là-bas si j'y suis, France Inter, les 14, 15 et 16 juin
2011. Témoignages et recontextualisation d'une grève très violente des mineurs dont les retraites et les salaires étaient menacés, et que le ministre de l'Intérieur Jules Moch transforma en propagande anticommuniste. 15 000 mineurs en lutte contre 60 000 CRS avec armement lourd envoyés pour les contrer firent 5 morts, de nombreux blessés et plusieurs milliers de licenciement.
Emission 1/3 :
Emission 2/3 :
Emission 3/3 :
On pourra également regarder le document vidéo "La grande lutte des mineurs" de la Fédération des Travailleurs du sous-sol, dont la narration est faite clandestinement par René Vautier - auquel nous avions consacré un Midi Critique en novembre 2009 pour le film Afrique 50, réalisé deux ans plus tard).
Pour aller plus loin, on pourra consulter ceci ou cela (site de Jean-Christophe Diedrich, enseignant d'histoire-géographie).
Note : le 10 mars 2011, la cour d'appel de Versailles a reconnu l'illégalité des licenciements de 17 mineurs pour fait de grève. Mais l'Etat s'est pourvu en cassation, afin de ne pas les indemniser.
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Désobéissance contre la mobilisation militaire de 1914
Culture, 7 juin 2011. Histoire inouïe et tragique exhumée des archives judiciaires, où le travestissement à des fins anti-militaristes rejoint les questions de genre, de prostitution et d'"amour libre", dans le cadre du Paris des années folles. D
- Désobéïr en psychiatrie, Les pieds sur Terre, France Inter, 25 mai 2011. Un coup d'oeil sur le contournement des règles par deux jeunes psychiatres qui, pour défendre le bien commun et le bien-être de leurs patients désobéissent et développent des techniques de survie en milieu psychiatrique. Reportage Pauline Maucort, réalisation Nicolas Berger.
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Les désobéissants du service publique, Les pieds sur terre, France Inter, 24 mai 2011. Agents Pôle Emploi, gardes forestier, agents ERDF, professeurs des écoles, agents territoriaux... Aujourd'hui ils ne reconnaissent plus les valeurs pour lesquelles ils ont choisi d'exercer leur métier. Dans l'ombre ou publiquement, ils préfèrent désobéir plutôt que démissionner. Reportage : Pauline Maucort.
Richard Monvoisin