Conférence "Science, imagination et zététique"

Cette conférence d’une durée d’une heure environ a été présentée le mardi 19 octobre 2010 au CIV (Centre International de Valbonne), à Sophia Antipolis.

 

J’ai choisi de séparer cette présentation en trois points essentiellement :

  1. Qu’est-ce que la zététique ? Quels sont les champs traités ? Comment s’y retrouver et avec quels outils d’autodéfense intellectuelle ?
  2. La science pour trier : quelles sont les méthodes et raisonnements simples dont il faut se munir pour exercer son esprit critique face aux affirmations et théories controversées. Quelle place pour l’imagination dans la démarche scientifique ?
  3. Des exemples pris autour du thème de l’histoire des sciences mais aussi dans d’autres domaines très divers insérés au cours de la conférence.

Dans un premier temps, j’ai présenté quelques exemples tirés de phénomènes réputés étranges et « surnaturels » pour expliciter le mot zététique. J’ai pu alors insister sur sa signification en tant que pédagogie à l’esprit critique & autodéfense intellectuelle. En tentant de faire comprendre l’intérêt d’une telle attitude sceptique, j’ai pu introduire quelques principes simples comme la nécessité de recourir à la démarche scientifique, elle-même s’appuyant sur une certaine méthode : qu’est-ce que la science et quel est son champ d’action sont des questions auxquelles j’ai pu apporter des réponses, comme par exemple l’importance de faire le tri entre une affirmation scientifique (la masse de ce chat est de 3,5 kg, les fantômes ça existe) et ce qui ne l’est pas (j’aime bien les crêpes de ma tante, Dieu cesse d’exister tous les mercredis après-midi). J’ai ensuite introduit des propositions de définitions et synonymes pour l’imagination. On peut par exemple lire que « L’imagination peut-être considérée comme l’élaboration par le cerveau d’une idée nouvelle ou d’une image nouvelle, sur la base de ce qui est déjà connu.« 1 Qu’entend-on alors par imagination ? Intuition, invention, création, idée, illusion, rêve, supposition, inspiration, hallucination, pensée, fantaisie, conception, chimère, divagation, spéculation, fabulation, vaticination, etc. ? J’ai décidé de garder ceci :  » Faculté de raisonner, de spéculer, d’inventer, d’élaborer de nouveaux concepts, de nouvelles théories.«  2  Ceci me permettant de conclure à l’importance de l’imagination dans la démarche scientifique : cette dernière, par sa structure bâtie sur l’induction et la déduction intègre naturellement la capacité à produire des hypothèses, des théories, des tests, etc. J’ai par contre beaucoup insisté sur un point : l’intuition ou l’imagination n’est rien sans une démarche critique rigoureuse pour l’examiner.

Les images d’Epinal montrant des scientifiques pareils à des génies dont l’intuition serait la clé de tout, découvrant les plus extraordinaires des théories en un éclair, hurlant « Eurêka !« , rêvant à la solution du problème, voire même recevant sur la tête un fruit mûr, sont très (trop) simplificatrices.  De plus, la plupart de ces histoires ne sont que mythes ou déformation de la réalité. Comme écrit ci-dessus, imaginer, c’est bâtir de nouveaux concepts sur un terreau déjà bien présent : celui des années de travail et de recherche nécessaires à la formulation d’idée innovantes, originales, géniales parfois mais sous-tendues inévitablement par une besogne laborieuse et malheureusement peu vendeuse auprès du public que nous sommes, friand de belles histoires, simples et rassurantes.

Un exemple est venu illustrer ce propos : l’histoire des rayons N et de René Blondlot. On pourra trouver une description assez complète à télécharger ici. Cette anecdote permet comprendre l’intérêt d’appliquer une méthode la plus rigoureuse possible pour tester ses hypothèses, notamment afin d’éviter des biais tels que l’escalade d’engagement, l’argument d’autorité ou tout autre type d’illusion cognitive.

Afin d’étayer la partie concernant la fiabilité de nos sens, j’ai utilisé quelques illusions d’optique classiques, introduit quelques paréidolies (vous savez, cette capacité de notre cerveau à imaginer des structures claires et distinctes, proches de formes déjà observées, dans toute sorte de stimulus visuel. En clair, voir un éléphant dans un nuage est une paréidolie…), le tout étant illustré par l’exemple des fameux « canaux » de Mars. Rappelons que cette « mésaventure scientifique » est survenue à la fin du 19e siècle, et a certainement engendré le mythe du martien extraterrestre, mis en scène par le célèbre H.G. Wells et sa non moins fameuse Guerre des Mondes.

Enfin, j’ai présenté un exemple de torsion de cuillère par Uri Geller :

[dailymotion id=xgcdcb]  

L’idée est présenter cette vidéo en demandant au public ce qu’il en pense : comment savoir si Uri Geller a réellement un « pouvoir » ou bien si c’est un truc d’illusionniste. ? On arrive rapidement à faire dire que renouveler l’expérience dans les mêmes conditions serait un argument contre l’hypothèse du pouvoir. C’est ce que l’on fait en diffusant une seconde vidéo où James Randi tord à son tour une cuillère :

[dailymotion id=xgcddj]

On peut ainsi exposer un outil bien utile lorsque l’on est confronté à une affirmation qui sort de l’ordinaire : le rasoir d’Occam.

La conférence s’est terminée avec quelques questions du public. En voici quelques-unes reformulées de façon concise :

  • N’est-il pas préférable de laisser rêver et imaginer que ces phénomènes étranges existent en ces temps où la réalité est souvent difficile à vivre pour beaucoup d’entre nous ?
  • Que dire de la possibilité ou de l’impossibilité théorique de certains phénomènes « surnaturels » ?
  • Existe-il des exemples de phénomènes « paranormaux » encore inexpliqués à ce jour ?
À cela, on peut donner quelques pistes de réponses :
  • Concernant le droit au rêve, on pourra lire cet article.
  • N’oublions pas qu’il est logiquement impossible de prouver l’inexistence de quelque chose. Ainsi, méthodologiquement parlant, il faut se concentrer sur la constatation du phénomène avant toute autre tentative d’explication. Rappelons également cette maxime qui résume assez bien la situation : la charge de la preuve revient à celui qui affirme.
  • À propos de l’existence de phénomènes inexpliqués, la réponse est simple : oui, des tas d’expériences, d’événements et autres faits avérés restent non élucidés. Mais il est important de rappeler que ce « manque » d’explications ne peut être considéré comme une preuve de l’existence de forces supérieures, d’extraterrestres, de pouvoirs psychiques inconnus ou même de fantômes. Non, c’est simplement la preuve de notre ignorance actuelle, ignorance tout à fait saine et relative à l’état de nos connaissances du moment : inexpliqué ne signifie pas pour autant inexplicable !
DC

Bibliographie associée :

  • Collectif, sous la direction de Pierre Buser, Claude Debru et Andreas Kleinert, L’imagination et l’Intuition dans les sciences, Paris, Hermann Éditeurs, 2009.
  • Sven ORTOLI, Nicolas WITKOWSKI, La baignoire d’Archimède. Petite mythologie de la science, Paris, Éditions du Seuil,1996.
  • Jean C. BAUDET, Curieuses histoires de la Science. Quand les chercheurs se trompent, Paris, Jourdan Éditeur, 2010.


1 Tiré de L’imagination et l’intuition en chimie, Yves Jeannin, in L’imagination et l’intuition dans les sciences, Hermann Éditeurs, 2009, p.88.
2 Dictionnaire CNRTL : http://www.cnrtl.fr

Conférence « Bruno Bettellheim – quand une imposture vire au tragique »

Bruno Bettelheim est une figure tutélaire deme la psychologie du XXe. siècle Pas une bibliothèque municipale, d’éducation spécialisée ou de faculté de psychologie qui n’ait son rayon consacré à ses théories.
Il fait encore aujourd’hui incontestablement figure d’autorité en matière de psychopathologie, et l’influence de sa pensée et sa réputation continuent de marquer un public très étendu, des professionnels du travail social aux parents, en passant par le simple curieux .
Pour autant, une investigation rigoureuse vient rompre avec cette image et dévoile les facettes les plus obscures de cette icône de la psychologie.

On peut désormais comprendre la construction de ses affirmations, ses manipulations et la fabrication de sa réputation au travers une somme considérable de données disponibles, sur sa biographie, la scénarisation de ses recherches, l’élaboration de ses théories, et jusqu’à la réalisation même de ses ouvrages.

Autant d’éléments qui permettent d’étayer une démarche critique concernant les travaux de Bruno Bettleheim et leurs dramatiques conséquences, notamment la théorie de l’origine maternelle de l’autisme et sa répercussion sur la prise en charge de ce public.

Il n’est nullement question de faire le procès de la personne « Bruno Bettleheim » puisque nous proposons d’analyser également le contexte qui l’a poussé à travestir certaines données, mais bien de mettre en lumière l’obsolescence de ses affirmations, et la fabrication du personnage.

Cette présentation propose d’approcher différents aspects critiques du déroulement du parcours de Bettleheim et de l’élaboration de ses concepts, qui ont conduit assurément à l’une des plus tragiques impostures du siècle passé.

Plan

1/ Introduction
La démarche
L’outillage de la pensée critique
2/ Le parcours de Bruno Bettelheim
Retour sur sa biographie 1903-1990
3/ Des concepts phares
Situation extrême
La forteresse vide
4/ L’origine de l’information
L’élaboration des théories
Le travestissement de la biographie
La construction de la bibliographie
5/ Le contexte important
Les prémisses de l’étiologie de l’autisme
L’empreinte du déterminisme infantile
6/ La validité des théories
Le déroulement des recherches
L’étayage des affirmations
Une figure d’autorité
7/ Des concepts qui font encore échos
L’escalade d’engagement
D’insubmersibles théories

Bibliographie associée

  • Richard POLLAK, Bruno Bettelheim ou la fabrication d’un mythe, une biographie, Paris, Les empêcheurs de penser en rond, 2003.
  • Jérôme KAGAN, Des idées reçues en psychologie, Paris, Odile Jacob, 1998.
  • Collectif, sous la direction de Catherine MAYER, Le livre noir de la psychanalyse, Paris, Les Arènes, 2005.

3 formats possibles selon la demande

  1. Conférence « Bruno Bettellheim – quand une imposture vire au tragique » (1h + questions)
  2. Conférence + débat spécifique « Bruno Bettellheim – quand une imposture vire au tragique » (1h)« Rôle des théories scientifiques et de la psychologie dans la prise en charge« (1h) + questions
  3. Conférence « transversale » L’outillage zététique comme autodéfense intellectuelle (1h) + questions
Présentation d’outils critique sur 4 exemples traités – la théorie de l’autisme selon Bettelheim est le 4ème exemple

Le format 1 a été éprouvé le 18 novembre 2009 à la bibliothèque Antigone (Grenoble).
Le format 3 a été éprouvé en binôme (avec Richard Monvoisin) le 8 janvier 2009 à la librairie Les Bas Côtés (Grenoble).


 

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Pour démarrer

 

altLes ravages des faux souvenirs, ou la mémoire manipulée (2010) et sa version en anglais The Ravages of false memory – or manipulated memory (2011).

Sous une forme très pédagogique et par un jeu de questions- réponses, Brigitte nous emmène dans le monde sordide du « syndrome » des faux souvenirs, de la manipulation mentale, et de l’emploi mortifère qu’en font certains thérapeutes. Comment, par des méthodes de suggestion, un thérapeute peut-il amener une personne à revivre de faux souvenirs d’abus sexuels ? Quels sont les moyens de discriminer vrais et faux souvenirs ? Dans quelle mesure, sous influence thérapeutique, notre mémoire peut être amenée à nous jouer des tours ?

Autant de questions auxquelles l’auteur répond, en se basant sur les travaux les plus pointus sur la question (en particulier ceux d’Elizabeth Loftus) et surtout en détricotant le fil théorique qui sous-tend cette gamme de manipulation. Et l’on apprend que les points de départ sont la théorie des souvenirs refoulés, puis celle dite « de la séduction » de Sigmund Freud. Deux théories sans preuve, largement infirmées depuis mais dont les effets délétères se font encore sentir un siècle après.

Brigitte Axelrad Les ravages  des faux souvenirs, ou la mémoire manipulée,
Éditions Book-e-book 84 pages – 9,90 euros
Et sa version anglaise The Ravages of false memory – or manipulated memory
Editions BFMS  94 pages – 10,78 euros
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2006 – 2015 Enseignement Médias & pseudosciences : quand la science se met en scène – Doctorants moniteurs CIES

Le CIES (Centre d’Initiation à l’Enseignement Supérieur) est l’organisme chargé de former les apprentis-enseignants de l’enseignement supérieur que sont les moniteurs. Un moniteur ? C’est un chercheur en cours de doctorat qui effectue, en plus de ses activités de recherche, un service d’enseignement à l’Université. Dans le cadre de sa formation il/elle doit suivre un certain nombre de stage proposés par le CIES. Depuis 2012, le CIES de Grenoble s’appelle le DFI.

Descriptif de la formation

Ce stage de trois jours (deux jours consécutifs + un jour) a vu le jour en 2006 à partir des travaux de Richard Monvoisin sur le rôle des médias de vulgarisation scientifique dans la prolifération des pseudosciences. En 2011, ce stage animé par Guillemette Reviron et Richard Monvoisin a été ouvert au CIES de Montpellier. Elle a lieu depuis une fois par an au sein du Collège Doctoral Sud de France. En 2012, ce stage, en version condensée, est décliné pour les CIES de Limoges et Poitiers.
L’objectif de ce stage est d’analyser les mécanismes de vulgarisation ou de popularisation des sciences et d’évaluer leur responsabilité dans le fait que les affirmations pseudoscientifiques perdurent. Partant d’exemples simples (scénarisations, mises en scène, effets de couverture sur des revues comme Sciences & Avenir), l’enjeu est d’ensuite complexifier : affaires Bogdanof, Montagné, Coppens, construction de mythes scientifiques, analyse de personnages médiatiques comme Hawking, Coppens, Reeves, Hulot ou incursion de la politique dans la science comme dans l’affaire INSERM 2004 sur la psychanalyse, sur la détection de la délinquance, sur les positions « pseudoscientifiques » de N. Sarkozy sur la génétique, sur les lois mémorielles et la fabrique politique de l’Histoire, etc.
En abordant la question de la fraude et des dérives actuelles des systèmes de publication scientifiques, nous essayons de voir en quoi la manière dont la science s’écrit ou se montre alimente les représentations erronées et « fabrique » l’opinion.
Les futurs docteurs fournissent en fin de stage un exposé pédagogique, ou un document filmé, sur le sujet de leur choix, en ciblant leur effort sur la démarche critique utilisée.

Informations pratiques et inscriptions

  • Grenoble :
    Dates de la session 14 : 6,7 et 13 octobre 2014
    Dates de la session 15 : 18,19 et 26 mai 2015
    fiche détaillée et inscription ici.
  • Montpellier
    Dates de la session 4 : 1er, 2 et 8 juin 2015
    Fiche détaillée et inscription ici (>Informations > Calendrier des formations > Ouverture scientifique et culturelle > Médias et pseudosciences : quand la science se met en scène)

Enseignement Zététique & Esprit critique – Doctorants moniteurs CIES

Le CIES (Centre d’Initiation à l’Enseignement Supérieur) est l’organisme chargé de former les apprentis-enseignants de l’enseignement supérieur que sont les moniteurs. Un moniteur est un chercheur en cours de doctorat qui effectue, en plus de ses activités de recherche, un service d’enseignement à l’Université. Dans le cadre de sa formation il doit suivre un certain nombre de stage proposés par le CIES.

Ce stage de trois jours (deux jours consécutifs + un jour) est né dans sa première forme de l’esprit du chimiste et vulgarisateur Pierre Aldebert, puis s’est nourri de l’expérience lyonnaise du professeur de lycée Stanislas Antczak (stages CIES Lyon, 2003, 2004). Repris par Richard Monvoisin et Christel Routaboul, puis Géraldine Fabre, il s’adresse aux doctorants toutes disciplines moniteurs de l’enseignement supérieur et brosse tout l’intérêt pédagogique des sujets étranges, « paranormaux », pseudoscientifiques ou pseudomédicaux, mais aussi des intrusions spiritualistes en science et des connivence science – idéologie.

Les futurs docteurs fournissent en fin de stage un exposé pédagogique, ou un document filmé, sur le sujet de leur choix, en ciblant leur effort sur la démarche critique utilisée.

Détail de la fiche descriptive.

En 2009 et 2010, par le truchement du Professeur Luc Morin-Allory, directeur du CIES de La Rochelle, le format de ce stage a été adapté par Géraldine Fabre et Florent Martin à La Rochelle, pour des moniteurs issus de l’Université locale, mais aussi celles d’Angers, Poitiers, Tours, Limoges, et Orléans.

 

Note : ce stage et les ateliers Zététique (généralement liés à la Fête de la science) sont des entités bien distinctes. Les ateliers Zététique, qui ne sont pas un enseignement à proprement parler, font parfois l’objet de rapports, comme en 2004. Parfois incomplets ou maladroits, ces simples comptes-rendus d’étudiants ont à coeur de présenter une démarche lors d’un atelier et non d’être un état des lieux de la recherche (ce qu’un groupe associatif relevant de l’Institut Métapsychique International – le GEIMI – feint de ne pas avoir compris, dans leurs violentes et peu utiles recensions – voir par exemple ici).

 

 

2005 – 2007 Enseignement Esprit critique – Master 1 Pharmacie

 Unité d’enseignement Initiation à l’esprit critique – Master 1 Pharmacie

Richard Monvoisin

Créé en 2005 comme une suite à l’option « Analyse critique » de licence, ce cours se consacrait à l’étude fouillée d’une théorie étrange ou d’une affirmation de type scientifique discutable. Fait notable, la dernière saison vit tous les étudiants travailler ensemble sur le même sujet (le projet Kinésiologie).

En 2007, cet enseignement a été supprimé pour des raisons budgétaires.

Liste des sujets traités par les étudiants.

Saison 1 – 2005

EC 1.01 La télépathie

Chloé Bouty, Sophie Zimero, Maud Risterucci

EC 1.02 Les phénomènes de mystification

Anne Cotte, Thomas Berendsen

EC 1.03 – Opération Crop Circle

Nicolas Csopaki, Soufyen Miladi, Pascal Garampon

EC 1.04 – Les dictons météo

Gaël Chivallier, Nicolas Zakar


Saison 2 – 2006

EC 2.01 Les blondes, sans blague !!

Laure Chappaz, Anne-Sophie Vittet

EC 2.02 La faluche, signe d’appartenance à un groupe

Coralie Alvès, Pauline Chambon, Benjamin Cotte

EC 2.03 Le QI en question

Julien Pavan, Rémi Rondin, Jennifer Zurcher

EC 2.04 Crop Circles : quand les scientifiques s’en mêlent

Valérie Dobremez, Aude Duret, Laëtitia Montagne

EC 2.05 L’empreinte du mal dans nos champs, ronds de sorcière et prés maudits

Linda Sandid, Baptiste Campillo, Émilie Reysset

EC 2.06 La combustion spontanée, mythe ou réalité ?

Maud Poirrier, Marine Grenier, Jérémy Llaurens

EC 2.07 Les Expériences de Mort Imminente (EMI)

Nassima Yahiaoui, Huguette Riva Cambrin, Aurélie Rignon

EC 2.08 Le Monstre du Loch Ness, du mythe à la réalité

Colombe Chenevoy, Jennifer Richard, Pierre Rouveure

EC 2.09 Le Triangle des Bermudes

Marion Barneoud, Albane Répellin

EC 2.10 Roswell, autopsie d’un mythe

Henri Garnier, Sébastien Ganel, Laurent Giulietti

Saison 3 – 2007

EC 3.01 – Projet K, dossier collectif Kinésiologie

Baptiste Chaboud, Audrey Seguy, Éléonore Grogniet, Wassila Rahache, Maria Rakotonanahary, Flora Chappaz, David Cohen, Paul-Emmanuel Devez, Caroline Djian, Daniel Curvat, Sabine Fercot, Élodie Troccaz, David Bellaiche, Noémie Azoulai, Sarah Martinet, Sandra Navrette, Ève Oualid

 

Conférence Science, imagination et zététique, par Denis Caroti – Valbonne, 18 octobre 2010

Dans le cadre de la fête de la science 2010, le corteX a été sollicité pour donner une conférence sur le thème « Imagination et science« , le 18 octobre, au CIV (Centre Internationnal de Valbonne) à 18h, entrée libre. Cette présentation a pour titre « Science, imaginaire et zététique. Esprit critique es-tu là ?«  dont voici un résumé.

Les connaissances scientifiques garantissent-elles un esprit critique affuté ? Pas si sûr. Il y a une absence quasi-totale d’enseignement spécifique de la pensée critique. La zététique, cet « art du doute », permet à travers des sujets trépidants, d’avoir une approche critique et rigoureuse des faits scientifiques. Par la « boîte à outils » qu’elle fournit, elle est une véritable école d’auto-défense intellectuelle, aussi bien sur l’extraordinaire ou les pseudosciences que sur le traitement médiatique des faits. Cet apprentissage prend son sens non seulement en classe, mais également dans la vie de tout citoyen qui, soumis à des flots incessants d’information, rêve de faire ses choix en connaissance de cause…

Denis Caroti en fut l’intervenant.
 

Naissance du Réseau CorteX

Comment contribuer au CorteX ?

De quatre manières :

  • soit comme enseignant-e : vous enseignez du contenu promouvant l’esprit critique ? Partagez vos ressources, et venez piller les nôtres

  • soit comme personne-ressource : vous avez une expertise dans un domaine abordé par le CorteX ? Prévenez-nous.

  • soit comme « chercheur » : vous êtes en poste ou non, vous faîtes une thèse ou un dossier au collège, portant sur un de nos champs ? N’hésitez pas.

  • soit comme source : vous avez vu un documentaire / lu un ouvrage pouvant contribuer à l’esprit critique ? Dîtes-le nous. Vous avez repérez un cas de dévoiement de la connaissance scientifique dans un média ? Informez-nous.