« There Is No Alternative » (TINA, en français « Il n’y a pas d’autre choix »), tel est le morose slogan repris par Margaret Thatcher1 qui illustre encore bien le discours des politiques néo-libérales, discours souvent relayé sans filtre critique par les grands groupes de presses2.
Ce nouveau documentaire de Pierre Carles, Nina Faure et Aurore Van Opstal répond par l’exemple et avec humour à ceux qui prétendent qu’il n’y a pas d’alternative possible (prétentions que l’on pourrait qualifier de non scientifiques, voir l’article Matériel critique pour élaborer le post-capitalisme pour plus de détails).
Dans ce premier épisode intitulé « Les ânes ont soifs », l’équipe analyse le non-traitement médiatique de la venue du président équatorien Raphael Correa en France en novembre 2013 et essaie d’en comprendre les raisons, ou du moins, d’ouvrir le débat, ce qui fait de ce documentaire un très bon support pédagogique sur les mécanismes qui sous-tendent la fabrique de l’information et la fabrique du consentement. Nous avons déjà prévu d’utiliser ce premier épisode* dans certains de nos enseignements et nous vous ferons part de nos retours pédagogiques.
Ce travail est également l’occasion de (re)découvrir quelques choix politiques effectués par l’Équateur ainsi que d’autres pays d’Amérique latine qui apportent des propositions originales contredisant, de fait, le concept de « TINA ». L’objectif n’est pas de démontrer que ces alternatives sont plus efficaces qu’une politique néo-libérale mais de réouvrir un débat confisqué par TINA.
L’objectif est de poursuivre l’aventure en Équateur pour terminer le tournage du prochain épisode. Mais l’information a un coût, l’équipe a besoin d’au moins 25 000 euros. Pour réunir cette somme, l’équipe a choisi le financement participatif, l’idée étant de rendre le film librement accessible par la suite.
Pour voir le premier épisode, obtenir les dates des projections publiques, en savoir plus et soutenir le second volet, c’est par ici.
* Nous avons déjà beaucoup pillé le travail de Pierre Carles à des fins pédagogiques, notamment Pas vu, pas pris et Enfin pris pour des ateliers d’analyse des médias, ou Attention danger travail pour interroger la valeur travail (voir l’atelier sur la notion de Travail en 1ère ES, par Yasmine Hégot).


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Laboratoire Genetiks. Au fil des pages et de ses cauchemars se dévoile le projet de la privatisation du génome humain et un monde où le corps prend la valeur de pièces détachées, ce qui n’est pas sans rappeler celui de Vanilla Sky (film de Cameron Crowe, 2001) ou de Matrix (film de Larry et Andy Wachowsky, 1999). A une époque où la brevetabilité du vivant devient possible, la lecture de Genetiks est un signal d’alarme.




L’histoire…


Titre original : scientific tales












à l’issue de SOS Bonheur n’est pas un lendemain qui chante. Trente ans après, les dérives dystopiques de notre société anticipées dans la trilogie initiale (SOS Bonheur de Griffo et Van Hamme) se poursuivent, autour de la marchandisation de l’humain et du déni de l’histoire, au nom d’un « bonheur » marchand où la « prévention » fait figure de nouveau tyran et justifie l’exclusion sociale. Un petit regret par rapport à la première saison : l’absence de titre des différents chapitres et d’extraits de la communication institutionnelle, qui permettaient de souligner davantage l’influence d’un discours dominant sur le cadrage des expériences individuelles et collectives.












en appui sur des enquêtes et reportages journalistiques. Le projet éditorial est généraliste, passant au fil des numéros de la science politique et de l’éducation au sport, en passant par la médecine et l’économie ou encore la justice (les rubriques variant d’un numéro à l’autre). L’usage de la bande-dessinée se prête particulièrement bien au documentaire, avec par exemple, dans le numéro 16 (été 2017), la présentation d’une approche alternative de la relation enseignants-élèves dans une école ciblant des élèves dits « décrocheurs ». Il est aussi bien adapté au partage synthétique d’analyses, comme le montre dans le même numéro l’article consacré à l’imaginaire de la guerre, dont la mise en perspective historique et en images permet de questionner ce que recouvre aujourd’hui la référence à la guerre, convoquée aussi bien dans le champ politique que dans le champ économique ou encore social.











