La technique du Carpaccio est une forme de scénarisation de l’information dans le sens où celle-ci est mise en scène selon une trame narrative.

L’objectif est d’embellir l’information pour la rendre séduisante, attractive, attirante, tout en en cachant ses aspects les plus rébarbatifs.
Pourquoi Carpaccio ?
Cette notion est empruntée à Burnier et Rambaud pour illustrer la fabrication de l’information journalistique. Le carpaccio sert à embellir les menus : une salade de tomates en rondelles est un carpaccio de tomates.
Le carpaccio désigne les processus d’exposition de connaissance dont le seul intérêt réside dans leur scénarisation, bien souvent stéréotypale. Un carpaccio est à la connaissance scientifique ce que le lieu commun est à l’information classique, ce que la romance est au film hollywoodien : un apparat séduisant, mais vide, qui façonne à la longue le goût des consommateurs de vulgarisation scientifique. Le carpaccio a semble-t-il des vertus apéritives, pour ne pas dire publicitaires.
Il suffit de couper en fines lamelles une rondelle de tomate, une feuille de salade, du bœuf pour en faire un « carpaccio de… » beaucoup plus enchanteur sur le menu ; comme il suffit de « tourner » l’information en la blanchissant, en la mettant en scène, pour obtienir un produit final plus séduisant que l’information brute.
- Vulgarisation & rhétorique – TP Fabrication du génie héroïque, syndrome du Professeur Simon.
- Vulgarisation – Science et Vie – La vie serait-elle quantique ?
- Décortiqué : campagne publicitaire « l’éducation nationale recrute ».




Le premier provient de la multitude d’acceptions du mot : vol, arnaques, violence physique, meurtre, délits financiers, harcèlement, outrages à agents, viols, vente ou détention de stupéfiants, etc. Autant de catégories, 107 exactement (*), qui n’ont rien à voir les unes avec les autres et qui sont toutes comptabilisées dans l’agrégat « délinquance « , qui ne représente de ce fait plus grand-chose.
Là, j’avoue que j’ai dû relire ce passage plusieurs fois : on nous parle de baisse de la délinquance depuis le début et, tout d’un coup, on cite des chiffres qui augmentent. Le journalise s’est-il tiré une balle dans le pied ? Et bien non, la relecture du passage m’a fait réaliser qu’on ne parlait plus d’infractions tout-court mais d’infractions révélées par l’activité des services, les IRAS
En glissant subrepticement d’un sens du mot efficacité à un autre :
De quelle efficacité s’agit-il ? Comme nous venons de le voir, ce mot est équivoque : dans le paragraphe précédent, il revêtait deux sens différents, ici il en recouvre toute une floppée : efficacité pour identifier les auteurs de vol de voiture, efficacité pour identifier les auteurs de violence conjugales, efficacité pour prévenir les braquages ou les attentats, efficacité pour protéger la population, efficacité pour enregistrer les faits et gestes de tout un chacun, efficacité pour éloigner la prostitution des centres-villes, efficacité pour analyser les flux de circulation, etc. ? Quelle efficacité a été mise en doute ? Et par qui ? Nous n’en saurons pas plus ici. Pourtant la question de l’évaluation des ces dispositfs me semble primordiale.
en contient une autre : il admet sans le dire que la vidéo permet de réduire les risques encourus par les citoyens. Sauf que… la méthodologie ayant permis d’établir le rapport est très
Edward Bellamy, Equality, 1897.




Monique Pinçon-Charlot et Michel Pinçon, deux sociologues ont décrypté le comportement des vainqueurs du Loto dans Les millionnaires de la chance





