Voici un article de Tristan Vey, du Figaro qui a défrayé la chronique en juin 2010. Objectif : détecter les rhétoriques, raccourcis, scénarisations, arguments d’autorité, puis comparer l’étude en question et l’article qu’en tire le journal. Sommes-nous vraiment devant un mystère levé ? Je vous propose de lire cet article dans son intégralité, d’en faire une analyse de votre cru puis de la comparer à celle que je propose ici. A vous de jouer !
Un mystère de l’acupuncture expliqué par la science ?
Des neuroscientifiques américains ont montré qu’un mécanisme physiologique bien connu permettait d’expliquer les bienfaits de cette science orientale sur certaines douleurs locales.
L’acupuncture a beau être une science orientale vieille de plus de 4000 ans, ses mécanismes restent largement méconnus. C’est tout un pan de la médecine chinoise qui est d’ailleurs souvent méprisé par les scientifiques occidentaux. Une étude américaine menée par Maiken Nedergaard, neuroscientifique à l’université de Rochester à New York, va peut-être permettre de changer un peu cet état de fait. Dans ce papier publié en ligne dimanche dans Nature Neuroscience, la chercheuse lève le voile sur un processus physiologique permettant d’expliquer comment l’acupuncture permet de soulager les souris d’une douleur localisée. Ces résultats établissent un pont intéressant entre médecines orientale et occidentale.
Les séances d’acupuncture menées par Maiken Nedergaard ont duré une demi-heure pour chaque animal. A chaque fois, elle a enfoncé une aiguille dans un point bien identifié situé dans la patte douloureuse d’un cobaye et a tourné l’aiguille, selon une méthode traditionnelle, toutes les cinq minutes. Elle a alors prélevé un peu du liquide qu’elle trouvait dans la zone piquée, et a mesuré la teneur en adénosine, un anti-douleur naturel sécrété par certaines cellules. A la fin de la séance, celui-ci était 24 fois plus élevé qu’au début. Par ailleurs, les chercheurs ont constaté que cela coïncidait bien avec une diminution importante de la souffrance pour deux tiers des souris traitées.
L’acupuncture traditionnelle peut être améliorée
Afin d’assurer que c’était bien ce mécanisme qui expliquait la réussite des séances d’acupuncture, son équipe a mené la même expérience sur des souris génétiquement incapables d’utiliser l’adénosine (elles n’ont pas le gène qui permet de synthétiser les récepteurs indispensables à l’action antalgique de la molécule). Les séances d’acupuncture n’ont alors eu aucun effet sur elles. En injectant de l’adénosine directement dans la patte de la souris, la chercheuse a d’ailleurs obtenu des résultats sensiblement similaires à ceux observés après traitement par acupuncture.
Pour finir, les scientifiques ont utilisé un médicament contre la leucémie, la deoxycoformycine, connue pour ralentir la disparition de l’adénosine dans les cellules musculaires. Les bienfaits des séances d’acupuncture ont ainsi été prolongés trois fois plus longtemps. Maiken Nedergaard a donc bien montré qu’il était possible, dans le principe, d’améliorer l’acupuncture en l’assistant par la médecine occidentale. Elle aura aussi démontré par la même occasion qu’il était réducteur d’invoquer constamment l’effet placebo, comme le font les sceptiques, pour expliquer certaines réussites de l’acupuncture.




Le premier provient de la multitude d’acceptions du mot : vol, arnaques, violence physique, meurtre, délits financiers, harcèlement, outrages à agents, viols, vente ou détention de stupéfiants, etc. Autant de catégories, 107 exactement (*), qui n’ont rien à voir les unes avec les autres et qui sont toutes comptabilisées dans l’agrégat « délinquance « , qui ne représente de ce fait plus grand-chose.
Là, j’avoue que j’ai dû relire ce passage plusieurs fois : on nous parle de baisse de la délinquance depuis le début et, tout d’un coup, on cite des chiffres qui augmentent. Le journalise s’est-il tiré une balle dans le pied ? Et bien non, la relecture du passage m’a fait réaliser qu’on ne parlait plus d’infractions tout-court mais d’infractions révélées par l’activité des services, les IRAS
En glissant subrepticement d’un sens du mot efficacité à un autre :
De quelle efficacité s’agit-il ? Comme nous venons de le voir, ce mot est équivoque : dans le paragraphe précédent, il revêtait deux sens différents, ici il en recouvre toute une floppée : efficacité pour identifier les auteurs de vol de voiture, efficacité pour identifier les auteurs de violence conjugales, efficacité pour prévenir les braquages ou les attentats, efficacité pour protéger la population, efficacité pour enregistrer les faits et gestes de tout un chacun, efficacité pour éloigner la prostitution des centres-villes, efficacité pour analyser les flux de circulation, etc. ? Quelle efficacité a été mise en doute ? Et par qui ? Nous n’en saurons pas plus ici. Pourtant la question de l’évaluation des ces dispositfs me semble primordiale.
en contient une autre : il admet sans le dire que la vidéo permet de réduire les risques encourus par les citoyens. Sauf que… la méthodologie ayant permis d’établir le rapport est très
Edward Bellamy, Equality, 1897.




Monique Pinçon-Charlot et Michel Pinçon, deux sociologues ont décrypté le comportement des vainqueurs du Loto dans Les millionnaires de la chance











