
Souvenez-vous : menaces de sabotage, tentatives d’intimidation, requête pour annulation auprès des instances universitaires… Voici enfin en ligne la plus orageuse de toutes les conférences du CORTECS : Science et liberté d’expression : de Voltaire à Chomsky, par le physicien et essayiste Jean Bricmont, réalisée le 1er avril 2015 à l’université de Grenoble dans le cadre du cycle présenté par le CORTECS « Connaissances censurées ? Sciences et liberté d’expression ». Pourtant, si vous cherchez du soufre, du sang et du négationnisme, vous risquez d’être déçus. Mais au moins, contrairement à certains contempteurs, vous pourrez juger les propos de J. Bricmont sur pièces et non sur fantasme.
Vidéos
L’exposé examine les limites imposées à la liberté d’expression en France. Il questionnera la pertinence des lois réprimant l’incitation à la haine et la négation de l’histoire, et leur pertinence dans ce qu’elles sont censées combattre. Sera montré au moyen d’exemples que ces lois mènent à un certain arbitraire dans leur application concrète. La philosophie de l’exposé s’inspire de l’idée suivante : la réponse aux « discours de haine » se fera par plus de discours, pas par moins.
Première partie : conférence
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Seconde partie : débat
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Pour des commentaires de l’intervenant lui-même sur cette conférence, vous pouvez regarder ici.
Bibliographie
La République des censeurs de Jean Bricmont, édition de l’Herne (2014).















, un flux de capitaux entrant de
, un taux de rendement promis
et un taux de rendement effectif
. Si
alors le fonds est légal et possède un taux de profit de
. Si par contre
, alors le fonds promet plus d’argent qu’il ne peut en obtenir. Dans ce cas,
, appliqué à tout temps
sur le capital accumulé promis. Le retrait au temps
. Il faut aussi ajouter les retraits des investisseurs qui sont arrivés entre le temps
et le temps
au temps
. Le retrait pour ces investisseurs est donc de
. En intégrant ces retraits entre 
est la valeur du fonds au temps
est obtenu en ajoutant à
, le flux de capitaux entrant
et en soustrayant les retraits
. Nous obtenons donc
, ce qui conduit à l’équation différentielle linéaire 




Leur vase déborda lorsqu’en décembre 2011 fut présenté au Congrès états-unien un projet de
Curie a relayé le boycott, elle qui dépense 1,02 millions d’euros pour ces abonnements. Puis l’Université de Harvard a suivi car bien qu’elle soit la deuxième institution à but non lucratif la plus riche dans le monde, ses comptes sont gravement amputés par les abonnements aux revues académiques : il semble que le prix des abonnements lui coûte chaque année en moyenne 3,75 millions de dollars. Le directeur de la bibliothèque, Robert Darnton, a déclaré dans le Guardian :

Dans un premier temps, j’ai introduit un support, une vidéo d’un clip de la Commission Européenne de mars 2012 visant à promouvoir l’élargissement auprès des jeunes. La vidéo est restée quelques heures en lignes et a fait scandale car on y voit une jeune femme blanche (habillée comme Uma Thurman dans le film Kill Bill, de Q. Tarantino) se faisant agresser par des guerriers chinois, brésiliens et indiens maniant chacun un art martial national. Pour se défendre la jeune femme se dédouble jusqu’à former un cercle autour des guerriers les invitant à la négociation. Le slogan est : « the more we are, the stronger we are » : plus nous sommes nombreux, plus nous sommes forts. 