Best of – Les meilleurs dossiers Z du semestre 25, décembre 2017

Depuis vingt-cinq semestres, les étudiant-es qui suivent le cours Zététique & autodéfense intellectuelle à l’Université Grenoble-Alpes rendent des dossiers. Certains sont vraiment très bons, et méritent d’être diffusés. D’autres sont certes de moins bonne facture, mais valent le détour par une certaine forme d’audace, ou par une opiniâtreté rare. Ce semestre, il y a un peu de parapsychologie classique, de la biologie, du sexe et de l’émotion bien sûr, des thérapies discutables et deux dossiers très complémentaires sur un point central de la « théorie » de la Terre plate, l’expérience de Samuel Rowbotham intitulée « the Bedford level experiment ».

Je précise que pour des étudiant-es de 1ère et 2ème année, ce type de travail d’enquête est souvent une première, aussi la forme est-elle parfois décousue, et les fautes sont parfois la forme de vraies constellations. Peu importe : ce qui compte est la qualité de la recherche, et la curiosité.

CorteX_Oui-jaLes réussites alléguées de la planche oui-jà reposent-elles sur le principe idéomoteur ? – Yaëlle BUISSON, Coline GRANGE, Victorine GUIHANO, Johanna HAILLOUD

Les expériences sur la sensation d’être observé peuvent-elles être parasitées par des facteurs non contrôlés ? – Thomas CHAZELLE, Milène DACHET, Coralie PERCHE, Messaouda SILALLI

CorteX_CaycedoLa « Sophrologie Caycédienne© » est-elle validée par des preuves scientifiques ? – Stéphanie LEGRAND, Clotilde LOBJOIS

Le packing est-il une méthode de soin efficace dans le traitement de l’autisme ? – Coline FONS, Estelle KOUYOUDJIAN, Mélanie LOPES, Virginie LOURACO, Manon PAULIN

CorteX_urinotherapieValidité scientifique de l’urinothérapie – Génésis MÁRQUEZ VIVAS

La commercialisation des phéromones humaines repose-t-elle sur des bases scientifiques valables ? – Clémentine BEDOCK, Corentin BRAULT VANDAME, Lénaël BUTTON, Adam KNEITZ, Claire LAMBERT

Éjaculation féminine – mécanismes scientifiques, part de mythe –  Manal CHIGUER, J.F., Nathalie GOUOT, Marianne RIOCREUX-VERNEYCorteX_Glandes_Skene

The Bedford level experiment –  Anaëlle ARCHINARD , Tanguy FLATRY, Joachim LAURENT, Margaux LEVENANT, Morjanne SABRICorteX_Diagrammes_expérience_niveaux_Bedford

La théorie de la Terre plate a-t-elle des arguments recevables scientifiquement ? – Hannah CALBO-LEIMAN, Andreïa CAMPS-CAMPINS, Pedro DESIDERATI, Charles-Antoine MEUNIER-CARUS-VINCENT, David Jean-Philippe MILLON-FREMILLON, Raphaël PEPIN, Antoine PUECH

Quatre travaux en kinésithérapie de 2017 autour des thérapies alternatives

Depuis 2011, le CorteX co-encadre des mémoires d’étudiant·es en kinésithérapie sur le sujet des « médecines alternatives » (voir notre dernier article de 2014). En 2017, trois mémoires sur le sujet ont été finalisé (l’un d’entre-eux sera mis en ligne courant 2018). Les auteur·es ont chaleureusement accepté de les partager afin de faire avancer la connaissance et la réflexion dans ce domaine. Les étudiant·es ayant suivi l’unité d’enseignement Santé & autodéfense intellectuelle et réalisé leur stage d’été au CorteX ont également bien voulu mettre à disposition leur travail.

 

Table des matières

Mémoires

Rapports de stage

Mémoires

CorteX_alexandre-petonAlexandre Peton de l’IFMK d’Alsace a réalisé une analyse critique de la méthode Concept global épaule (CGE) en vogue dans la formation continue des kinésithérapeutes prenant en charge des patient·es souffrant de pathologies de l’épaule. Il a été co-encadré par Julien Przybyla (IFMK d’Alsace) et Nelly Darbois (CorteX).

Télécharger le mémoire.

Pour tout détail, complément ou remarque, contacter Nelly Darbois – Collectif de Recherche Transdisciplinaire Esprit Critique et Sciences (CORTECS) Bibliothèque Universitaire de Sciences de Grenoble BP 66 38402 Saint-Martin d’Hères cedex – darbois [at] cortecs.org

CorteX_leo-druartLéo Druart, co-encadré par Nicolas Pinsault et Albin Guillaud a traduit depuis l’anglais vers le français un questionnaire permettant d’évaluer le taux de recours des patient·es aux « médecines alternatives ». Léo, Nicolas et Albin sont d’ailleurs en train d’écrire un article pour déconseiller l’utilisation de ce questionnaire en raison des trop nombreux problèmes qu’il présente. Nous rajouterons un lien vers cet article dès parution.

Télécharger le mémoire

Le poster

Pour tout détail, complément ou remarque, contacter Albin Guillaud – Collectif de Recherche Transdisciplinaire Esprit Critique et Sciences (CORTECS) Bibliothèque Universitaire de Sciences de Grenoble BP 66 38402 Saint-Martin d’Hères cedex – guillaud [at] cortecs.org

Rapports de stage

Chloé Micetta, co-encadrée par Nelly Darbois et Albin Guillaud, a crée une méthodologie d’analyse critique des sites internet commercialisant des produits de santé et appliqué cette méthode au site lesmauxdedos.com commercialisant le Nubax®, un appareil qui permettrait entre autres effets de diminuer les douleurs de dos.

Le travail en langue française et en langue anglo-étatsunienne.

CorteX_nicolas-gerard Nicolas Gérard, également co-encadré par Nelly Darbois et Albin Guillaud, s’est intéressé quant à lui au kinésio-taping (méthode qui utilise des bandes faites pour être collées sur la peau, parfois roses ou bleues) et à l’analyse de publications scientifiques sur l’efficacité du kinésio-taping dans les domaines de la santé et de la performance sportive.

Le travail en langue française et langue anglo-étatsunienne.

Statut philosophique des arguments anti-avortement de la Fondation Jérôme-Lejeune et leur critique

Début 2017, Averil Huck est venue en stage au CorteX, dans les locaux de Grenoble, pour clore sa troisième année de licence de philosophie. Sous la poigne de fer (dans un gant de velours violet) de Richard Monvoisin, elle a effectué un magnifique travail critique sur les productions philosophiquement assez peu digestes de la Fondation Jérôme-Lejeune, réputée pour ses positions radicales anti-avortement. Le voici ci-dessous. En toute fin, on trouvera son rapport de stage, plutôt élogieux, ce qui s’explique de deux façons possibles : soit elle a aimé son séjour avec nous, soit elle a peur de son sadique directeur et de ses pouvoirs de vengeance à distance. En attendant, voici un magnifique travail qu’on attendrait plus volontiers au niveau Master 2.

Introduction

La Fondation Jérôme-Lejeune (FJL) est caractéristique du mélange fréquent, dans le marché cognitif de l’information, entre les croyances religieuses et l’usage d’arguments scientifiques censés appuyer celles-ci. Elle a attiré notre attention du fait de son soutien politique important lors de sa création en 1996, de sa reconnaissance d’utilité publique, et d’un combat idéologique très fort pour « défendre la vie et la dignité humaine »1 et contre l’avortement, combat nourri de la réputation scientifique de son fondateur.

La FJL se distingue aussi par une défense argumentative assez éclectique de son combat, ayant recours à des arguments aussi bien déontologiques que conséquentialistes. La façade destinée au public est moins explicitement religieuse que dans d’autres associations « pro-vie », comme chez SOS Tout-petits, par exemple, où la filiation au catholicisme, notamment aux trois figures de Joseph d’Arimathie2, de Jean-Paul II3 et de Mère Teresa4, est manifeste. Le mélange entre croyances et sciences y est néanmoins tortueux, et c’est pourquoi il va nous falloir étudier le rôle que la FJL donne aux sciences dans un combat qui relève de l’idéologie.

I. Les filiations de la FJL

1) Les prémisses de la FJL : Jérôme et Birthe Lejeune

Afin de comprendre la genèse de cette Fondation, il est nécessaire de présenter les personnes de Jérôme Lejeune, qui en a été la source d’inspiration et de sa femme, Birthe, actrice importante dans sa pérennisation.

Jérôme Lejeune est un médecin chercheur qui a travaillé sur les maladies génétiques avec déficience intellectuelle, dont la trisomie 21. Il a été l’un des trois co-auteur·e·s de la découverte du gène de la trisomie 21, avec Marthe Gauthier et Raymond Turpin en 1959, même s’il en est souvent présenté comme seul découvreur. La FJL a eu pour effet secondaire, volontaire ou non, de centrer cette découverte sur le personnage de Lejeune, au détriment des deux autres acteurs et actrices, alors même que la conduite de la recherche, de même que l’intuition dès les années 1930 de l’origine génétique de ce qu’on appelait alors le mongolisme5 reviennent à Raymond Turpin. Quant au rôle de Marthe Gauthier, il a été artificiellement minimisé. Gauthier est en effet à l’origine des cultures cellulaires in vitro d’un enfant trisomique et a pu observer au microscope le chromosome surnuméraire sur la 21ème paire en mai 19586. Seulement, le laboratoire ne disposant pas d’appareil photo efficace pour en prendre trace, Jérôme Lejeune, alors stagiaire au CNRS, s’est alors chargé de faire les photos dans un autre laboratoire7. L’avis du Comité d’éthique de l’Inserm relatif à la saisine d’un collectif de chercheurs concernant la contribution de Marthe Gautier dans la découverte de la trisomie 21 nous fait savoir que « ces photos lui [J. Lejeune] serviront de support dans les congrès et ses interventions médiatiques », participeront de cette façon à le mettre en avant sur le plan médiatique et à le mettre en premier signataire, en 1959, de Les chromosomes humains en culture de tissus, l’article scientifique rapportant la découverte8.

Jérôme Lejeune a très vite craint que cette découverte ne serve à autre chose qu’à une meilleure connaissance de la maladie et à sa prise en charge. En effet, on a pu rapidement développer des tests prénataux diagnostiquant le gène de la trisomie 21, comme le test de clarté nucale entre la 11ème et la 13ème semaine d’aménorrhée couplée à une prise de sang, qui laissent ainsi le choix aux parents de prendre une décision en connaissance de cause. Jérôme Lejeune s’est donc proclamé « défenseur de la vie », sous-entendant qu’en effectuant de tels diagnostics, on faisait non seulement mourir volontairement des êtres désirant vivre, mais en outre on pratiquait l’orthogénisme  : « je vais être obligé de prendre la parole publiquement pour défendre nos malades. On va utiliser notre découverte pour les supprimer. Si je ne les défends pas, je les trahis, je renonce à ce que je suis devenu de fait : leur avocat naturel. »9. Il s’est par la suite investi de manière très combative dans les débats sur l’avortement et les diagnostics prénataux.

Par ailleurs, en pleine période des discussions sur la loi Veil, Birthe Lejeune organise une pétition contre la légalisation de l’avortement, publiée le 5 juin 1971, et réclamant le respect du serment d’Hippocrate qu’elle interprète comme prescrivant de ne pas pratiquer les avortements. En 1974, Jérôme Lejeune a été conseiller scientifique pour l’association anti-avortement « Laissez-les vivre-SOS futures mères ». Fiammetta Venner explique dans son livre L’opposition à l’avortement, du lobby au commando que cette association est la plus vieille association anti-IVG française. Elle a été créée par la Cité catholique10, via l’Action familiale et scolaire11 et est connue pour avoir organisé un commando en 1990 pour bloquer l’accès à des femmes voulant avorter à l’hôpital de Tournon. Iels12 ont aussi organisé deux congrès anti-IVG à Paris les 24 et 25 mars 1991.

Par ailleurs, il a reçu le titre de « serviteur de Dieu » par l’Église Catholique pour sa « défense de la vie ». Jérôme Lejeune a été membre de l’Opus Dei où il a reçu le titre de « docteur honoris causa »13.

En 1996, deux ans après la mort de J. Lejeune, la FJL est cofondée entre autres par le magistrat Jean-Marie Le Méné, par la propre fille de Jérôme Lejeune Clara Gaymard, née Lejeune, et par son mari Hervé Gaymard, secrétaire d’État de la Santé et de la Sécurité sociale de 1995 à 1997 dans le Gouvernement Juppé. Iels ont demandé à ce que la Fondation soit reconnue d’utilité publique et elle le fut en moins d’un an. Nous savons, de surcroît, qu’au moment de la demande, C. Gaymard était directrice de cabinet de Colette Codaccioni, ministre de la Solidarité entre générations. Le Président de la République, Jacques Chirac, était membre du comité d’honneur de l’association Les amis du Professeur Lejeune (LAPL), association créée en 1994 « pour faire connaître son œuvre et ses découvertes, spécialement dans le domaine génétique, faire éditer et diffuser l’ensemble des textes, ouvrages et conférences qu’il a laissés, et poursuivre son action pour la défense de la vie humaine de son premier instant à son terme »14. Cette association finançait, par ailleurs, d’autres associations anti-IVG15. L’association LAPL se transformera ensuite en Fondation et sera réduite à un site biographique. Il faut admettre que ces liens entre certains membres du Gouvernement et la Fondation soulève le doute quant à l’impartialité dans la décision de reconnaître la Fondation d’utilité publique.

2) Etat des lieux actuel des filiations avec des associations chrétiennes de la FJL

La Fondation Jérôme-Lejeune reprend les combats fixés par son personnage éponyme. Il n’est pas évident, quand on ne connaît pas bien la Fondation de saisir d’emblée qu’elle est intimement liée et proche des valeurs chrétiennes catholiques et qu’elle prend une part importante à la défense des intérêts de l’Église catholique romaine. Ce n’est qu’en s’intéressant au personnage et à l’histoire de Jérôme Lejeune ou aux actions concrètes sur la « défense de la vie » de la Fondation qu’on voit ressortir les valeurs chrétiennes du « respect de la vie ». En consultant leur site internet et les manuels pédagogiques qu’iel ont produit, nous avons pu mettre en lumière certaines filiations.

Tout d’abord, sur le bulletin officiel16qui recense les fondations reconnues d’utilité publique, nous pouvons lire que les missions de la FJL sont au nombre de deux : « Poursuivre l’œuvre du Pr. J. Lejeune : recherche médicale sur les maladies de l’intelligence et génétiques; accueil et soins des personnes, atteintes de la trisomie 21 et autres anomalies génétiques. ». Il n’est pas question de leur troisième mission qui est « défendre le commencement de la vie », « défendre le plus petit d’entre-nous »ou encore « défendre le plus fragile d’entre-nous »17. Par conséquent, la Fondation utilise des dons et des legs pour d’autres actions non reconnues par l’État.

La Fondation fait partie du collectif En Marche Pour La Vie qui regroupe différentes associations : Choisir la vie, Les Survivants, Renaissance Catholique, les Éveilleurs d’Espérance, l’Avant-Garde. On peut donc se rendre compte de l’action militante politique de la FJL, liée à ces associations d’obédience chrétienne. Jean-Marie Le Méné, le président actuel de la FJL, fait de nombreuses apparitions et discours lors des « marches pour la vie » (dernier discours recensé le 22 janvier 2017, au moment de rédiger ces lignes18). Celui-ci a aussi a été auditionné en 2008 et en 2009 dans le cadre de la révision de la loi de bioéthique par le Conseil d’État et l’Assemblée nationale, ainsi qu’en 2011 par le Sénat dans le cadre du projet de loi relatif à la bioéthique.

On peut trouver dans le Manuel Bioéthique des jeunes produit par la FJL des liens vers des sites renseignant les femmes enceintes sur les idées pro-vie en général, sur l’IVG et la parentalité en particulier. Iels citent notamment ivg.net avec le numéro gratuit et sosbebe.org (p. 14). Bien souvent, ce sont des sites qui ne se présentent pas comme pro-vie mais qui partagent ces idées et véhiculent de fausses informations. Ces sites sont considérés depuis la loi Vallaud-Belkacem du 4 août 201419 comme faisant entrave à l’information à l’IVG, et étaient au cœur de la proposition de loi relative à l’extension du délit d’entrave à l’IVG promulguée le 20 mars 201720.

La Fondation a reçu un prix le 4 mai 2017 appelé le « prix evangelium vitae 2017 » remis par l’Université catholique Notre-Dame dans l’Indiana aux États-Unis pour leurs actions en faveur du « respect de la vie ».

La Fondation est aussi assez prolixe sur les médias. Sur leur site, nous pouvons lire et écouter les différentes tribunes et articles de Jean-Marie Le Méné dans lesquels il s’exprime régulièrement au nom de l’association : Radio Chrétiennes Francophones, Famille Chrétienne, Valeurs actuelles, L’Homme Nouveau, Radio Notre Dame, Le Figaro, La Croix, La Nef, l’agence de presse religieuse Zénit, Libertépolitique.com. Ces radios et journaux ont en commun leur ligne éditoriale de droite conservatrice et pour la plupart chrétienne catholique.

3) Filiations aux autorités catholiques

Certain·e·s adhérent·e·s de la FJL sont en lien étroit avec les institutions catholiques.
Jean-Marie Le Méné est depuis 2009 membre de l’Académie pontificale pour la vie, académie créée en 1994 par le Pape Jean-Paul II. C’est une « institution indépendante » siégeant au Vatican et qui a pour mission « d’étudier, d’informer et de former » au sujet des « principaux problèmes biomédicaux et juridiques relatifs à la promotion et à la défense de la vie, surtout dans le rapport qu’ils ont avec la morale chrétienne et les directives du magistère de l’Église ». Elle est financée en partie par une Fondation créée par le Vatican, la Fondation Vitae Mysterium. Nous savons, en outre, que le Pape François a soutenu le mouvement En Marche Pour La Vie21, tout comme un certain nombre d’évêques français (21 signataires sur environ 80 évêques métropolitains)22.

Intéressons-nous à présent aux positions de l’Église catholique romaine sur les questions de l’avortement. Le Pape Paul VI a rédigé la lettre encyclique Humanae Vitae en 1968 et elle porte « sur le mariage et la régulation des naissances ». Dans cette encyclique, Paul VI exprime les craintes de l’Église quant aux nouvelles questions qui se posent à l’époque. En effet, les débats sont intenses à propos de la liberté sexuelle des femmes, de la planification familiale et de la contraception, tout ceci émancipé de la tutelle patriarcale. Face à ces revendications, l’Église catholique vient renforcer ses valeurs et injonctions sur l’importance du mariage et de la régulation des naissances. Selon leur «  doctrine fondée sur la loi naturelle, éclairée et enrichie par la Révélation divine », un mariage, c’est l’union d’un homme et d’une femme pour toute leur vie et cette union a comme finalité la « génération et l’éducation de nouvelles vies ». Leurs positionnements sont clairs : utiliser la contraception ou avoir recours à l’IVG revient, à « contredire à la nature de l’homme comme à celle de la femme et de leur rapport le plus intime, c’est donc contredire aussi au plan de Dieu et à sa volonté »23. Ils interdisent donc le recours à l’IVG même thérapeutique, les contraceptions et les stérilisations définitives (vasectomie, ligature des trompes). Le seul moyen de réguler les naissances est de suivre le cycle naturel reproducteur qui est l’œuvre de Dieu. Par ailleurs, il faut, selon cette encyclique, éduquer à la chasteté et se dresser contre l’excitation des sens, le dérèglement des mœurs, la pornographie et autres spectacles licencieux.

On peut lire, en outre, dans la bibliographie du Manuel Bioéthique des jeunes l’utilisation de la lettre encyclique Evangelium vitae, écrite par Jean-Paul II, en 1995 et qui porte « sur la valeur et l’inviolabilité de la vie humaine ». Cette encyclique est présentée comme plus moderne, plus adaptée aux mœurs d’aujourd’hui. Celle-ci est centrée sur le statut de la vie, et de l’embryon, ainsi que sur les atteintes à la vie humaine, à sa dignité, à son intégrité. L’avortement y est considéré comme une menace au même titre que le génocide, l’euthanasie ou le suicide. Le Pape Jean-Paul II y déclare que « l’avortement direct, c’est-à-dire voulu comme fin ou comme moyen, constitue toujours un désordre moral grave, en tant que meurtre délibéré d’un être humain innocent »24.

 

II. Les arguments anti-avortement de la FJL

Les philosophes tendent à distinguer deux grandes catégories d’arguments moraux dépendant de leurs fondements idéologiques. Nous distinguerons donc ici les arguments dits déontologiques, qui se basent sur le respect d’un ou de plusieurs devoirs fondamentaux, et les arguments conséquentialistes, qui tendent à jauger moralement les choix en fonction de leurs conséquences globales, positives ou négatives.

1) Arguments déontologiques qui découlent de la morale de Loi naturelle et des encycliques

Intéressons-nous à présent aux arguments développés par la Fondation Jérôme-Lejeune par rapport à l’avortement et essayons d’en évaluer la logique interne. Avant tout, précisons que tous ces arguments reposent sur une triple prémisse :

  • la vie est une notion claire et le fruit d’une volonté transcendante. Elle est présente dès la fécondation et est un don divin sur lequel l’humain·e n’a pas à agir.
  • Dieu a un plan et ses créatures, les humain·e·s, doivent le suivre sans y déroger.
  • La vie de l’embryon doit être comprise comme de valeur égale à toute autre vie humaine et est une vie en propre, séparée de celle de la mère.

Nous avons distingué quatre arguments majeurs. L’avortement est considéré

  • comme meurtre
  • comme dérogation au rôle dévolu à « la mère »
  • comme droit abusif de propriété (dérive du précédent)
  • comme instrument de politique eugéniste.

A) L’avortement comme meurtre

Nous comprenons, à partir des présupposés religieux que nous venons d’exposer, qu’à partir du moment où l’avortement est posé comme un acte allant à l’encontre du plan divin, il est donc par conséquent proscrit. Y recourir équivaut à un meurtre. En effet, avorter, c’est ôter la vie, c’est « un acte de mort » (p. 17). La FJL explique dans le Manuel Bioéthique des jeunes qu’« en avortant son enfant, on choisit pour lui la mort, comme si on avait le droit de tuer. La loi qui donne ce droit semble rendre ce choix acceptable. Et pourtant on commet un acte de mort. Si la justice française ne le reproche plus depuis 1975, la conscience rappelle ce principe fondateur : « tu ne tueras point ». Ce qui est légal n’est pas forcément moral. » (p. 17).

De la sorte, pour proscrire l’avortement et montrer que c’est un acte mauvais, la FJL fait appel au sixième commandement25, regrettant que ce commandement ne fasse pas office de loi, et jugeant l’actualité juridique comme en retard sur la morale : ce qui est moral découle de Dieu, de la Bible – définition archétypale d’une morale déontologique chrétienne – et ce qui est juridique, ce sont les lois humaines, imparfaites et parfois, selon eux, immorales.

À titre accessoire, on trouvera également dans leurs productions ce type de constatation : « tuer son enfant ne peut pas être source de liberté ni d’accomplissement personnel » (p. 16) sous-entendant ici en une forme rhétorique classique dite « de l’épouvantail » (ou strawman) que les femmes qui avortent le revendiquent avec pour seul argument une simple liberté, une simple commodité et que, de l’acte même d’avorter, les femmes en tirent un accomplissement personnel. C’est l’argument standard de « l’avortement de confort », qu’avait défendu Marine Le Pen le 8 mars 2012 sur France 2, déplorant que « [l]es avortements de confort sembl[ai]ent se multiplier ».

B) L’avortement comme dérogation au rôle fixé de femme-mère

L’avortement est considéré comme « une atteinte à la nature même de la femme qui est d’être mère ». La Fondation en donne pour preuve « [l]’immense souffrance de la stérilité [qui] montre combien la maternité est constitutive de l’identité féminine »26. La Fondation juge que « la capacité de l’homme et de la femme à être père pour le premier, et mère pour la seconde, est l’une des caractéristiques essentielles de l’identité sexuelle. La grossesse et la maternité sont une part importante de la féminité »27. Dans cette lecture des choses, n’existeraient que deux sexes bien délimités, avec deux « essences » distinctes auxquelles sont assignés des rôles genrés précis (ceux de l’homme et ceux de la femme). Ces deux catégories seraient irréductibles aussi bien sur le plan biologique que social. Le féminin serait per se toujours lié à la reproduction, la maternité, le care, à l’exclusion du masculin. Nous retrouvons dans la seconde citation le lien fait entre sexualité et procréation par l’Église catholique romaine. L’identité sexuelle y est exclusivement définie en rapport direct à la reproduction, évinçant de fait tout autre pratique sexuelle ne servant pas un dessein procréatif.

C) L’avortement comme droit abusif de propriété de la mère sur l’enfant

La FJL répond ici à un argument utilisé par les féministes, dans le cadre juridique de la dépénalisation de l’avortement, qui invoquait « le droit à disposer de son corps ». Elle y répond par l’argument biologique suivant : l’embryon n’est pas une partie de la mère, c’est un être humain à part entière, « le fait d’être abrité et nourri dans le corps de sa mère, ne fait pas de l’enfant in utero un élément du corps de la mère. Il en diffère par toutes ses cellules »28. De ce fait, la mère ne peut pas disposer de l’embryon ou du fœtus comme elle l’entend. Dans le dossier « IVG/IMG » créé par le site www.genethique.org29, l’argument est plus détaillé. « Pourtant, biologiquement, l’enfant n’est pas une partie du corps de sa mère : il en est l’hôte. La preuve en est : l’enfant a un patrimoine génétique distinct de celui de sa mère ; il peut même, en cas de dysfonctionnement du corps de sa mère, produire des anticorps ; il continue à se développer normalement même si la mère est dans le coma, comme le montre la première médicale de ce type répercutée par la presse en octobre 2009 (cf. Synthèse de presse Gènéthique du 12 octobre 2009) »30. Cet argument permet donc à la FJL de proscrire l’avortement, en répondant à un argument juridique par un argument biologique. Afin de cerner les droits des personnes, il est nécessaire de définir les bornes de ce qu’est une personne juridique, c’est-à-dire ayant des droits. Par conséquent, le Droit s’appuie sur la biologie et les avancées scientifiques pour définir la vie et la mort, une personne et une chose, soi et son corps, etc. Pour l’instant, dans le Droit français, un·e enfant obtient la personnalité physique (qui nous donne droits et devoirs) dès la naissance, s’iel est vivant·e et viable. La FJL s’insurge contre cela et voudrait placer le début de la vie à la fécondation afin de garantir des droits à des « personnes potentielles ».

Pour répondre à ce problème, la FJL présente deux solutions « morales », qui sont :

  • garder l’enfant,
  • ou le faire adopter.

Comme on le comprendra, avorter ne fait pas partie de ces solutions. Dans le Manuel Bioéthique des jeunes, la FJL explique à plusieurs reprises que « la meilleure façon d’aider une mère en difficulté n’est pas de l’aider à supprimer une vie mais à résoudre ses difficultés. Si la mère ne peut pas élever son enfant, l’adoption reste aussi un recours pour lui » (p. 17). Iels ajoutent à cela qu’ « [e]n France beaucoup de parents (28 000 en 2008) sont prêts à accueillir un enfant par adoption » (p. 17). Qu’en est-il des grossesses non-désirées suites à un viol ? « La mère doit être bien accompagnée après un tel traumatisme mais tuer l’enfant n’annule pas le drame » (p. 16). « Pourquoi l’enfant […] subirait-il la peine de mort que ne subira pas le criminel ? » (p. 16). Partant, même en cas de viol, les femmes doivent, soit décider de garder l’enfant, soit le·la faire adopter.

D) L’avortement comme instrument d’une forme d’eugénisme

Une autre inquiétude exprimée par la Fondation est celle de l’eugénisme. La FJL explique que 96% des cas de trisomie 21 diagnostiqués aboutissent à un avortement. Jean-Marie Le Méné, dans son livre Les premières victimes du transhumanisme considère que ce sont les personnes trisomiques qui sont victimes d’une sélection artificielle normative, définition même de l’eugénisme de Francis Galton (1822-1911). Jérôme Lejeune parlait de « racisme chromosomique »31. Par ailleurs, nous pouvons lire ceci : « Le diagnostic prénatal est trop souvent utilisé pour surveiller la « qualité » de l’enfant (voire l’éliminer s’il n’est pas conforme à l’attente des parents ou de la société) »32 et « notre société devient de plus en plus intolérante face au handicap et « le mythe de l’enfant parfait » avance… »33. En conséquence, la Fondation craint que les avancées scientifiques (DPN, DPNI, DPI, IVG…) ne fassent dériver notre société vers une société qui classe les humains en personnes acceptables et non-acceptables (les personnes handicapées moteurs et mentaux) et finissent par faire éliminer ces personnes non-acceptables au profit d’enfants « parfaits », sans « défauts ». Leur lutte se place sur la recherche scientifique afin de trouver une thérapie et guérir les personnes trisomiques. Une fois la guérison possible, le critère de la maladie trisomie 21 comme maladie incurable ne pourra plus être invoqué et aboutir à des avortements.

2) Nouveaux arguments de type conséquentialiste

Nous aurions pu faire l’hypothèse selon laquelle la grille de défense des thèses de la FJL était unilatéralement déontologique. Pourtant, en regardant en détail, il semble, sans que nous puissions le dater avec précision, qu’une autre stratégie morale se fasse jour, avec des arguments qui s’aventurent dans l’idéologie conséquentialiste.
Nous avons délimité deux d’entre eux, aussi caractéristiques que récurrents dans la prose de la FJL : l’invocation de la douleur du fœtus, et celle des risques auxquels s’exposent les femmes qui avortent.

A) Le fœtus ressent la douleur dès le deuxième trimestre

« Aujourd’hui on sait tous que le fœtus perçoit la douleur dès le second trimestre de grossesse et sans doute avant (Assises Fond. PremUp, juin 2010). »34. La Fondation nous donne explicitement la source de cette affirmation scientifique. Elle provient d’un colloque, les Assises de la fondation PremUp35, datant de juin 2010 et intitulée « La douleur du fœtus et du nouveau-né prématuré ». Il y est question de la douleur fœtale et des problématiques qui s’y rapportent : comment la mesurer ? Comment la prendre en compte ? Quel est le statut du fœtus et de l’embryon ? etc.
Précisons, néanmoins, que la citation n’est pas exacte. Ayant lu les actes du colloque en intégralité, nous n’avons pas été en mesure de retrouver la phrase telle quelle.

Cet argument implique donc que l’on ne doit pas avorter de peur de faire du mal au fœtus ou à l’embryon car il ressent la douleur. C’est un argument clairement conséquentialiste car ce sont les conséquences de l’acte d’avorter qui sont prises en compte. Nous pourrions aller plus loin encore en disant que c’est un argument utilitariste car il invoque la douleur. L’utilitarisme repose sur un double principe : la maximisation du bonheur et la minimisation de la peine pour l’ensemble des agents. Ici, la Fondation part du principe que la douleur du fœtus est plus importante que celle d’une mère dans l’évaluation de la minimisation de la peine pour l’ensemble des agents.

B) Il y a des risques pour les femmes qui avortent : le syndrome post-avortement (SPA)

Une autre manière de décourager les femmes d’avorter, c’est d’invoquer les risques qu’elles courent. L’argument qui revient le plus par rapport aux risques, c’est celui du syndrome post-avortement. « On observe chez beaucoup de femmes qui ont avorté un état dépressif et des désordres divers : culpabilité, perte de l’estime de soi, dépression, désir de suicide, anxiété, insomnies, colère, troubles sexuels, cauchemars sur son bébé qui la hait, qui l’appelle… Le lien avec l’avortement n’est pas toujours fait. Ces conséquences, qui peuvent apparaître tout de suite ou plus tard, sont aujourd’hui bien connues et identifiées sous le nom de « syndrome post-abortif ». Ces symptômes s’amplifient chaque fois que la mère rencontre une femme enceinte, voit un bébé dans un landau, passe près d’une clinique, pense à l’anniversaire de son enfant… Le syndrome « post-abortif » ne se limite pas à la mère. Il est possible qu’il s’étende aux proches : au père, aux frères et sœurs ».

Nous pensons que la FJL fait référence, à la fin de la citation, au « syndrome du survivant » invoqué par les jeunes de l’association les Survivants. Ces jeunes partagent leur choc devant l’affirmation suivante : « nés après [19]75, nous avions 1 chance sur 5 de ne pas voir le jour puisque l’on pratique en France 220 000 avortements pour 800 000 naissances »36. Iels se battent par conséquent contre l’IVG et témoignent du manque qu’iels ressentent : « Nous ne connaîtrons jamais notre sœur ou notre frère arrivé trop tôt ou trop tard ». En plus de cela, la Fondation fait des liens avec des associations et organisations à caractère religieux dans lesquelles les femmes s’expriment par rapport à leur avortement : www.sosbebe.org, www.ivg.net (et le numéro vert), http://www.silentnomoreawareness.org/ sur lequel on peut retrouver cette phrase : « Dans le monde les femmes commencent à témoigner : « si seulement nous avions su » ». Enfin, la Fondation donne des liens vers des maisons d’accueil, Tom Pouce et El Paso (p. 14), cette dernière étant sous l’égide de la Fondation Notre-Dame.

 

III. Analyse critique des arguments

Autant l’analyse des arguments déontologiques ne se fait qu’au prix du décentrage des valeurs fondamentales sur lesquels ils reposent – quels devoirs, envers quelle entité sur-naturelle, etc.– autant l’analyse des arguments conséquentialistes est en soi plus simple, car pour l’essentiel, les faits empiriques confrontent et jaugent les allégations de type scientifique produites par la FJL.
Nous allons donc d’abord faire une brève revue de la scientificité des prétentions, puis nous introduirons le problème central de l’épistémologie de la FJL : l’essentialisme.

1) Vérification des prétentions scientifiques

Une part de l’argumentaire de la Fondation Jérôme-Lejeune repose sur des arguments de type scientifique, c’est-à-dire, pour faire simple, qu’iels affirment des choses sur le monde et que ces affirmations sont testables. Nous avons relevé trois prétentions scientifiques :
a) la notion de « vie » est claire et ne fait plus débat ;
b) le fœtus ressent la douleur ;
c) les femmes courent des risques psycho-pathologiques dus à l’avortement (syndrome post-avortement).

Au vu du militantisme de la Fondation, il nous a paru nécessaire de vérifier si ces prétentions correspondaient réellement à l’état actuel des connaissances scientifiques.

A) Il n’y a plus de débat scientifique sur le statut de la vie

Nous l’avons abordé plus haut (partie II.1.A), la FJL part du principe qu’il n’y a plus de débat en ce qui concerne le statut du début de la vie de l’embryon. Ses représentant·e·s affirment qu’« accepter que la fécondation soit le départ d’un nouvel être humain n’est pas une question de goût ou d’opinion, c’est une réalité biologique. Toutes les preuves scientifiques vont dans ce sens et rien ne peut prouver le contraire. Personne n’en doute sincèrement »37. Or, c’est un débat qui est loin d’être clos. En effet, il existe encore des programmes de recherche, des colloques, des articles scientifiques publiés sur le sujet qui montrent la complexité de poser le point de départ de la vie, et à plus forte raison celle de définir la vie. Le projet de définir ne serait-ce que biologiquement la vie rencontre d’énormes écueils, comme l’a montré Claude Bernard (1878), de même que sur le plan physique (Schrödinger 1944), sans parler des plans axiologiques ou téléologiques qui malgré leur intérêt, ne se soumettent pas à la corroboration de la même façon.
Pour ne prendre que la biologie qui nous occupe ici, Tsokolov (2009), Mullen (2002), Strother (2010) McKay (2004) et tant d’autres ont du mal à s’entendre sur la définition de la vie, depuis les virus et viroïdes jusqu’aux coraux. Quant à dire quand exactement commence un processus qui est mal délimité, c’est une sacrée gageure.

La FJL ne se risque d’ailleurs pas à donner de source d’un quelconque consensus scientifique à ce propos. Ils·elles font le choix arbitraire de placer le début de la vie humaine au moment de la fécondation, c’est-à-dire, au moment où les gamètes fusionnent pour donner une cellule-œuf contenant l’ADN. Pourquoi faire commencer la vie à la fécondation ? Ce n’est pas une hypothèse idiote. Il faut cependant considérer que c’est une hypothèse parmi d’autres et, qu’à ce jour, la communauté scientifique n’a toujours pas tranché.

De cette sorte, la Fondation fait un choix théorique, parmi d’autres, lié à ses convictions chrétiennes où la vie humaine est un don de Dieu, une création faisant partie du plan divin. Avorter revient donc à déroger au plan divin et à pêcher. Chez les militant·e·s anti-avortement, nous assistons fréquemment à la volonté de prouver rationnellement un principe provenant d’une révélation divine, à l’instar de Thomas d’Aquin, au XIIIe s. qui a tenté de prouver rationnellement l’existence de Dieu. L’argument de la fécondation est du même acabit. Mais si l’on se détache de l’idée de création, de divinité, ou de son avatar politique l’intelligent design38, alors il n’y a pas lieu de choisir nécessairement l’hypothèse du début de la vie au moment de la fécondation.

B) La douleur fœtale

La douleur fœtale est un autre argument brandi par la Fondation (partie II.2.A). Est invoqué à l’appui de cette douleur un colloque scientifique, les Assises Prem.Up 2010 pour démontrer que la douleur apparaît « dès le (sic) 2nd trimestre de grossesse et sans doute avant ». Or, à l’évidence, personne n’a démontré quelque chose de ce type lors de ce colloque. Les personnalités présentes ne sont d’ailleurs pas tout à fait d’accord sur le moment où le phénomène de la douleur apparaît pour le fœtus mais il semblerait que « les voies de la nociception (terme qui désigne les voies nerveuses qui conduisent l’information douloureuse de l’organe cible jusqu’au cerveau) sont formées dès la fin du second trimestre de la grossesse. Dès ce terme, le fœtus est capable de percevoir ce type de stimulations. Il est impossible de savoir en revanche ce qu’il ressent exactement, mais il est essentiel de déterminer si ces stimulations peuvent avoir des conséquences immédiates ou à long terme sur le bébé à naître. » (troisième intervenante, Véronique Houfflin Debarge). On peut compléter ceci avec une étude multidisciplinaire : « Les fibres thalamo-corticales commencent à apparaître entre 23 et 30 semaines d’âge gestationnel; d’autre part, l’électroencéphalographie chez le prématuré suggère que les capacités de perception de la douleur ne sont probablement pas fonctionnelles avant 29 ou 30 semaines »39. Rappelons que les IVG sont autorisées en France jusqu’à 12 semaines de gestation, hormis pour les IMG (Interruptions Médicales de Grossesse) qui peuvent être autorisées à la toute fin de la grossesse – ce qui concerne un chiffre assez restreint des avortements. La FJL semble aussi omettre le fait qu’aujourd’hui, on propose aux femmes ayant recours à l’IMG des analgésiques pour fœtus, pour empêcher qu’ils souffrent pendant la procédure. « Lors des gestes fœticides par exemple, réalisés lors des interruptions médicales de grossesse au troisième trimestre de la grossesse, il est nécessaire d’assurer au préalable une anesthésie du fœtus avant d’injecter le produit qui va arrêter sa vie. » (Houfflin Debarge, déjà citée).

C) Le syndrome post-avortement

Plusieurs études40 montrent que le SPA est un mythe créé de toutes pièces, qui démarre en 1987 avec David C. Reardon et son livre, Aborted Women: Silent No More. Il y détaille une étude de psychologie qu’il a menée sur 252 femmes qui aurait prouvé la réalité de ce syndrome. Intéressons-nous à sa scientificité car cette étude présente des lacunes méthodologiques.

Reardon a fait son étude sur 252 femmes faisant toutes partie du groupe « Women exploited by abortion » (WEBA) qui est une association regroupant des femmes regrettant d’avoir avorté. Son échantillon d’étude est non-conforme et biaisé car il devrait impliquer des femmes ayant avorté venant de différents milieux sociaux, de différents avis sur l’avortement. En somme, son échantillon n’est pas représentatif de l’ensemble des femmes et est très orienté vers une souffrance subjective accrue. Ensuite, il n’y a pas de groupe témoin auquel comparer le mal-être ou le bien-être du groupe test. Il aurait fallu pouvoir comparer ce groupe de femmes, avec un autre groupe ayant poursuivi leur grossesse jusqu’au bout de même qu’avec un troisième groupe n’étant pas enceintes et nullipares par exemple. Dans une autre étude, une comparaison a été faite, à deux semaines et six mois après l’avortement (ou l’accouchement), de la santé mentale entre un groupe de femmes ayant avorté et un groupe de femmes ayant poursuivi leur grossesse41. Il n’y a pas eu de résultats prouvant un lien de causalité entre l’avortement et la santé mentale dégradé des sujets. Au contraire, on mesure plutôt du stress avant l’avortement et il peut y avoir plusieurs autres facteurs : « les impacts d’une grossesse non désirée ; l’oppression religieuse et patriarcale ; les facteurs socio-économiques ; les violences envers les femmes; et l’influence négative du mouvement pro-vie. »42. On note aussi un soulagement après l’avortement.

L’auteur utilise par ailleurs une échelle de mesure du bien-être et du mal-être non-officielle. Il semblerait qu’il en ait créé une pour son étude. On peut voir dans son « appendice 2 » le questionnaire qu’il a donné à ses sujets pour évaluer le mal-être qu’elles ont vécu dans la prise de décision d’avorter. Il utilise une échelle de 1 à 5, dans laquelle 1 équivaut à « not at all » et 5 à « very much ». Il y a une case en plus « N-A (non-applicable) et unsure (pas sûre) ». En psychologie positive, c’est-à-dire la psychologie qui s’intéresse à l’évaluation du bien-être, il existe une échelle, the Subjective Happiness Scale (SHS) ou Échelle de bonheur subjectif. Elle va de 1 à 7 et est l’une des plus utilisées.

Notons en outre que son étude n’est pas une publication scientifique mais un livre best-seller. C’est une étude isolée qui n’a pas été répliquée. Pour qu’une étude amène à un consensus, il faut qu’elle soit répliquée dans différents laboratoires afin de déterminer si le résultat est confirmé ou infirmé. Dans quel cas, elle ne peut être prise en compte. En l’occurrence, il y a eu d’autres études qui ont été revues par des pairs, c’est-à-dire que d’autres spécialistes ont lu et critiqué l’étude avant qu’elle ne soit publiée, et iels ne sont pas arrivé·e·s au même résultat que David C. Reardon (voir études déjà citées).

Enfin, il faut savoir que cette étude est en partie impossible à évaluer car on ne peut pas réfuter le pseudo mécanisme du « refoulement » hérité de la psychanalyse. Une étude scientifique incluse dans un corpus théorique irréfutable n’offre pas la possibilité d’être infirmée expérimentalement dans le cas où elle serait fausse. Ici, l’affirmation selon laquelle des femmes refoulent le traumatisme et qu’elles en souffrent sans le savoir n’est pas testable et, de fait, sort du champ des allégations scientifiques.

             Ainsi, nous avons mis au clair certaines prétentions scientifiques qu’a la FJL et avons pu montrer qu’aucune de ces prétentions ne résistait à la critique. La Fondation fait des recherches en génétique et c’est tout à son honneur. Cependant, elle a tendance à tordre certaines connaissances scientifiques afin de confirmer ses positions morales, positions morales qui ne sont en outre pas confortées par la scientificité des recherches effectuées. Il est notoire qu’un haut degré de scientificité n’augure pas d’un choix moral forcément positif, et le XXe siècle illustre bien cette corrélation illusoire. Nous pouvons en conclure que la rigueur scientifique prônée par la Fondation est une façade qui leur permet d’avoir plus d’autorité et d’audience.

2) Essentialisme

En imputant un rôle « naturel », celui d’être mère, à « la femme », la FJL parle bien d’une seule « nature » qui habite de la même manière chaque femme. « La femme » est vouée à la grossesse et à la maternité. Il en découle qu’avorter est contre-nature. Cette manière privilégiée d’être « femme » serait déterminée par l’appartenance au sexe femelle. La FJL s’inscrit dans une vision dichotomique essentialiste critiquable des êtres humains. En quoi exactement ? Premièrement, la FJL se place dans un cadre de pensée dans lequel il y a une distinction entre le domaine du naturel et le domaine du culturel. Deuxièmement, une causalité entre sexes et rôles sociaux, ou encore entre sexes et genres, est implicitement postulée. Troisièmement, ce cadre de pensée se base uniquement sur ce qu’il présente comme « la biologie ». Rappelons que la FJL est très proche des institutions catholiques chrétiennes, sans toutefois aller jusqu’à invoquer dans ses propres communiqués la Création biblique. Elle passe par la science afin de parler de ce qui est « naturel », sans d’ailleurs prendre le temps de questionner cette notion protéiforme de « nature ». Or, il se trouve que les trois aspects de cette vision essentialiste ont été largement remis en cause depuis la seconde moitié du XXe siècle. Nous allons tout d’abord voir en quoi penser les genres comme déterminés par les sexes est une erreur. Nous mettrons ensuite en évidence des limites en ce qui concerne l’utilisation de la biologie comme base théorique à la description des comportements sociaux du genre humain.

Tout d’abord, la FJL voit une séparation entre un sexe dit « biologique » et un sexe dit « social ». Chez l’humain·e, il y aurait une « partie naturelle » d’où découleraient, dans le « domaine culturel », des rôles sociaux, des comportements, des préférences, des ambitions, des envies, etc. Partant, du fait qu’une personne soit pourvue d’un appareil génital femelle (ou d’un génotype femme), il en découle qu’elle doive se reproduire et s’occuper de la progéniture. De nombreux·ses biologistes, psychologues d’obédience psychanalytique et anthropologues de la première moitié du XXe siècle pensaient décrire un état de fait en corroborant ce modèle, essentialiste et bicatégorisé, dans lequel un génotype / caryotype femme implique un « comportement » de femme (avec les rôles sociaux féminins et maternels coutumiers associés). La lecture qu’offre la FJL présente de multiples similitudes avec cette représentation, comme on peut le lire dans le manuel Théorie du genre : décryptage à l’intention des jeunes : « Le « sexe » désigne la réalité biologique – garçon ou fille – de l’être humain, tandis que le « genre » désigne la dimension sociale du sexe, c’est-à-dire le comportement social d’un homme ou d’une femme en lien avec son sexe biologique ». Cependant, les travaux de féministes de la première vague telles que Simone de Beauvoir ou Ann Oackley ont brisé cette implication. Des années 1950 à la fin des années 1970, elles se sont intéressées aux résultats des recherches en biologie et en sciences humaines et sociales pour entamer une première critique de l’approche causaliste entre sexes et genres et de la distinction entre sexes et genres. De plus, leur démarche avait explicitement des fins de changements politiques et sociaux (droit de vote, accès à la contraception, doit à l’avortement, meilleures conditions de vie, égalité en droits…). Ces auteur·e·s voient une plus grande influence du culturel que du biologique sur les comportements humains. Pour Ann Oackley, au niveau définitionnel, « le mot « sexe » se réfère aux différences biologiques entre entre mâles et femelles : à la différence visible entre leurs organes génitaux et à la différence corrélative entre leurs fonctions procréatives. Le « genre », lui, est une question de culture : il se réfère à la classification sociale en « masculin » et « féminin » »43. Le « sexe » est vu comme un invariant tandis que le « genre » est contingent, c’est-à-dire que l’on peut faire changer ces rôles sociaux par l’action politique.
Toutefois, pour certain·e·s féministes des années 1990, dont la sociologue et philosophe matérialiste Christine Delphy44, la critique n’est pas aboutie. En effet, penser un invariant (les sexes) et un variant (les genres) est insuffisant pour fonder un modèle satisfaisant, car cela implique que ce qui définit principalement les êtres humains est leur sexuation. Certain·e·s pourraient en effet penser que ce qui varie arbitrairement (les genres) ne peut définir de manière consistante un groupe d’individus, et donc qu’une catégorisation solide doit faire appel à un invariant, soit le sexe. C’est ce problème pour penser le genre qui amène Delphy à soutenir qu’il y a un impensé dans la plupart des travaux scientifiques et féministes qui est l’« antécédence du sexe sur le genre »45. Ce postulat implicite renvoie à la séparation (somme toute artificielle en bien des points) nature / culture. Notons que cet impensé conduit à ne plus pouvoir penser les genres que comme résultant des sexes. Or, nous ne pouvons pas penser en-dehors de concepts culturellement et historiquement construits. Les travaux d’anthropologues comme Lévi-Strauss ont été remis en cause sur ce point : il n’existe pas d’état naturel de l’humain où son « essence » se traduirait par son sexe. D’un point de vue simplement méthodologique, il est difficile d’affirmer l’existence d’ « essences ». Il faudrait en effet isoler les personnes de leur société afin d’évaluer ces « essences » séparément de l’influence de l’environnement et des interactions avec autrui. De plus, en ce qui concerne le développement cognitif humain, « établir qu’une différence cérébrale est purement biologique et non pas sociale est méthodologiquement impossible : la grande majorité des connexions neuronales se forment après la naissance et la différentiation sexuée du cerveau est donc un processus continu modulé par l’expérience et la société »46. C’est pourquoi nous jugeons à l’aide du rasoir d’Occam47, un principe méthodologique de parcimonie des hypothèses, qu’il est très coûteux de postuler deux essences complémentaires qui déterminent tous nos faits et geste. Nous n’en avons en fait pas l’utilité pour expliquer qu’il y ait des êtres différents les uns des autres et que, de fait, ils ont des rôles différents dans la société. Il est nécessaire de comprendre que les êtres humains sont des êtres sociaux complexes et qu’il faut de ce fait distinguer plusieurs niveaux de description irréductibles les uns aux autres, rendant par là douteux de tout réduire au déterminisme strictement biologique. Surtout, lorsque ce qu’on peut considérer comme étant « le biologique » est l’objet d’une discipline scientifique (la biologie), construite et en évolution, objet par ailleurs différent de ce que la FJL appelle du même nom. Les études de genre (et non pas « la théorie du genre », déformation de type strawman48 utilisée par la FJL) penchent aujourd’hui davantage pour une explication qui combine les interactions avec l’environnement, avec autrui et avec la société sans rejeter pour autant notre héritage biologique. Par conséquent, des auteur·e·s comme Delphy argumentent en faveur de l’utilisation du concept de « genre » au singulier. Il renvoie alors au système de domination qui produit ces catégories de pensée que sont « sexes » et « genres » et qui applique la division, la hiérarchisation et l’hétéro-normativité. C’est pourquoi Delphy soutient que le genre précède le sexe. Cette expression lapidaire veut dire que nous sommes toujours impliqué·e·s dans une culture et que tous les concepts que nous utilisons sont construits. La FJL emploie le terme « genre » au singulier comme indissociable de son « genre » opposé. Les « genres » sont donc toujours pluriels et, pour eux, au nombre de deux : le féminin et le masculin. Ni la bicatégorisation, ni le caractère mimétique du genre par rapport au sexe (c’est-à-dire où sexe mâle va avec masculin et sexe femelle va avec féminin et jamais autrement) ne sont remis·es en cause. On notera que ces postulats non questionnés impliquent une naturalisation de l’hétérosexualité qui participe à normer les comportements à travers les discours.

Il en découle que nous ne pouvons utiliser la biologie pour décrire les interactions humaines sans la replacer dans un contexte socio-historique et politique. Les travaux du philosophe étasunien Thomas Laqueur49 vont dans ce sens. Les sciences s’inscrivent dans le système de genre et participent à la pérennisation voire à la production de concepts, de schémas de pensée binaires et mimétiques. Le « sexe » est aujourd’hui souvent pensé en deux pôles distincts et complémentaires et réduit aux caractères anatomiques (avoir un pénis ou un vagin) ou chromosomiques (XY ou XX). Cette définition ne prend pas en compte les personnes qui ne sont ni mâles, ni femelles, que ce soit sur le plan phénotypique, hormonal, génétique. On range un peu artificiellement ces personnes dans la catégorie dite « intersexe », bien qu’il en existe plusieurs types. Ces personnes représentent environ 1,7% de la population humaine selon Anne Fausto-Sterling50, d’autres estiment qu’elles représentent 1 à 4% de la population humaine51. C’est toutefois un chiffre compliqué à déterminer car nombre de personnes intersexes se font opérer dans les premiers mois de leurs vies, certain·e·s ne s’en rendent même pas compte et d’autres le cachent. De plus, il existe plusieurs niveaux d’évaluation de la sexuation : anatomique, génétique, phénotypique, hormonal et aujourd’hui, on essaie de prendre en compte l’organisation du cerveau. Ces chiffres sont donc des approximations statistiques, et en raison de ces limites, la population intersexe est délicate à nombrer et pourrait de fait concerner encore plus d’individu·e·s. Mais peu importe : une seule personne dans ce cas de figure mériterait une place que la majorité des sociétés ne lui prépare pas. Toutes ces personnes sont marginalisées, entre autres par cette vision binaire encore très répandue et dont la FJL se fait la courroie : elles sont vues comme des « anomalies ». Enfin, dans le champ des études féministes des sciences, rien ne va dans le sens d’une « dichotomie naturelle entre les mâles et les femelles » en tant que « groupes humains biologiquement et clairement séparés »52 car il y a trop de « chevauchements entre les sexes et trop de variations des caractéristiques et capacités à l’intérieur de chaque sexe »53.
Ainsi, quand la FJL invoque des rôles naturels des femmes et invoque leur « sexe », elle tombe dans un essentialisme basé sur le présupposé non examiné que nous avons critiqué plus haut. Nous ne pouvons donc raisonnablement pas invoquer une quelconque « nature » de « la femme » pour interdire l’avortement.

 

Conclusion

En allant analyser en profondeur les prétentions scientifiques de la Fondation Jérôme-Lejeune, nous avons montré que la teneur scientifique de leur discours n’est qu’un paravent pour leur subjectivité morale. En grattant cette première couche, nous réalisons que le ciment de leurs allégations sur l’avortement est composé d’essentialisme, de réductionnisme génétique et de mélange entre prescriptions divines et appels à la nature. Leurs arguments contre l’avortement sont sexistes, mal fondés scientifiquement et imprégnés des recommandations de l’Église Catholique romaine. Ainsi, le rôle qu’était censé jouer la science dans leur discours était un rôle d’autorité, de scientificité, de vernis qui, quand on prend le temps de le gratter avec un ongle un peu dur, se fendille facilement.

Bibliographie

  • I. Côté, « Analyse féministe du syndrome postavortement : la déconstruction d’un mythe véhiculé par le mouvement provie », Reflets, no 191, p. 65‑84, 2013.
  • M. Gautier, « Cinquantenaire de la trisomie 21 : Retour sur une découverte », Med Sci, vol. 25, no 3, p. 311‑316, 2009.
  • Encyclopédie critique du genre, La Découverte. Paris, 2016.
  • C. Baudouin et O. Brosseau, Enquête sur les créationnismes, Réseaux, stratégies et objectifs politiques, Belin. 2013.
  • S. E. Preves, Intersex and Identity : The Contested Self, Rutgers University Press. USA, 2003.
  • L. Mouloud, « Jean-Marie Le Méné, le croisé embryonnaire », L’Humanité, 04-avr-2013.
  • « La douleur chez le foetus, Revue systématique multidisciplinaire des données existantes », JAMA, no 9, sept. 2005.
  • T. Laqueur, La fabrique du sexe. Essai sur le corps et le genre en Occident, Gallimard. Paris, 1990.
  • S. Huet, « L’affaire Marthe Gautier/trisomie 21 rebondit », Libération.fr, 30-sept-2014.
  • C. Delphy, L’ennemi principal 2. Penser le genre, Syllepse., vol. 2. Paris, 1998.
  • J. Lejeune, M. Gautier, et R. Turpin, « Les chromosomes humains en culture de tissus », Comptes rendus de l’Académie des sciences, p. 602‑603, janv. 1959.
  • D. Gardey, L’invention du naturel. Les sciences et la fabrication du féminin et du masculin, Editions des archives contemporaines. Paris, 2000.
  • F. Venner, L’opposition à l’avortement, du lobby au commando. Paris: Berg International Editeurs, 1995.
  • « Séquelles psychiques de l’interruption de grossesse », Bern, 2001.
  • A. Oackley, Sex, Gender and Society, Temple Smith. Londres, 1972.
  • A. Fausto-Sterling, Sexing the Body : Gender Politics and the Constrution of Sexuality, Basic Books. New-York, 2000.

Pour aller plus loin, voici une bibliographie complémentaire:

  • « 1974 : le débat de la loi Veil sur l’interruption volontaire de grossesse », La marche de l’Histoire, France Inter, 14 mai-2014.
  • Major et Brenda, « APA Task Force Finds Single Abortion Not a Threat to Women’s Mental Health », American Psychological Association, 2008.
  • Collectif IVP, Avorter, Histoire des luttes et des conditions d’avortement des années 1960 à aujourd’hui, Tahin party. Grenoble, 2008.
  • L. Motet et S. Laurent, « Derrière IVG.net, des militants anti-avortement », Le Monde, Paris, p.13, 08-déc-2016.
  • V. Houfflin Debarge, « Douleur et analgésie foetale », Spirale, no 59, p. 69-78, 2011.
  • L. Bereni, S. Chauvin, A. Jaunait, et A. Revillard, Introduction aux études sur le genre, De boeck. Bruxelles, 2012.
  • A. Meffre, « Loi sur l’avortement de 1920 », Fabrique de l’histoire, France Culture, 28-nov-2014.

Télécharger l’article en format PDF

Le voici.

Télécharger le rapport de stage

Le voilà.

Livre – Parution de "La sécu, les vautours et moi", de R. Monvoisin et N. Pinsault

D’habitude, ce sont les cigognes qui livrent les paquets. Ici, c’est un magnifique vautour qui dépose un nouvel ouvrage qui devrait remplir de bons offices critiques. Richard Monvoisin et Nicolas Pinsault (qui ont déjà commis ensemble ceci) ont tenté de remédier au fait que nous sommes tou.tes plus ou moins ignares en terme de protection sociale, de Sécu, de mutuelles, d’assurance santé, et poser les équations morales auxquelles notre société doit répondre. Un livre sous forme de dialogue qui, du soin dentaire à la contraception, de la naissance à la mort, vous servira de guide si, comme nous, vous étiez terrorisé-e à l’idée de passer pour une nouille dans un parcours de soin.

Présentation

Marre de ne rien comprendre aux remboursements Sécu, aux mutuelles, Éditions du Détouraux caisses et aux régimes ? Fatigué de choisir entre renoncer à se soigner ou passer pour un abruti au premier guichet venu ? Perdu dès qu’une discussion s’engage sur les aides sociales ou le trou de la Sécu ?
Si la Sécurité sociale n’évoque pour vous que des formulaires runiques, ou des heures d’attente sur des sièges en plastique beige, alors ce livre est pour vous.
Découvrez un Far West impitoyable avec, au milieu des cactus et des buissons qui roulent dans la poussière, des personnages inouïs qui inventent un système qui soigne, qui prévient, qui prend soin… et dans leur sillage une nuée de vautours qui vont tenter de le dépecer et de prélever ce qu’ils peuvent.
Oui, la Sécurité sociale est un western, se la réapproprier un combat militant, et cet ouvrage un livre dont vous êtes le héros. Télécharger la plaquette de présentation

Le prix

Il est bon de savoir à quoi servent les sous que nous donnons quand nous achetons le livre.

  • 35% du prix va au libraire : par conséquent si,  comme nous, vous souhaitez défendre les petites librairies, évitez les grandes centrales d’achat.
  • La diffusion et la logistique représentent environ 15% du prix.
  • L’imprimeur, lui, a coût dépendant du nombre d’exemplaires. Dans notre cas, c’est 2,60 euros, pour l’instant.
  • L’édition et la composition est le fait de la maison d’édition. 1000 euros ont été consacrés à la relecture.
  • Enfin, 6% du prix hors taxe vont aux auteurs. Ici par exemple, les auteurs toucheront autour de 50 centimes chacun par livre.

Ce livre sera rentable pour les éditions si environ 1000 exemplaires se vendent.

Sachant qu’il faut compter environ 20 000e pour une piscine, il faut vendre 40 000 livres pour que Nicolas et Richard puissent s’en offrir une chacun. Pour rappel, les frères Bogdanoff ou Lorànt Deutsch vendent à coups de 100 000 exemplaires, pour une qualité bien moindre.

Mercis

CorteX_Juliette_Mathieu_Bertrand_Bernard_editiondudetourOn ne pense jamais à remercier suffisamment. D’abord, révérence appuyée envers nos deux responsables d’édition, Juliette Mathieu et Bertrand Bernard, merveilleux de patience et d’à-propos. Admirons leur joviaux minois, et posons un genou en terre devant leur travail de forçat.

Sans ordre aucun, merci à

  • l’imprimerie Chirat, de Saint-Just-la-pendue, dans la Loire, qui fait un très bon travail, en plus d’habiter un village au nom mythique.
  • Richard Cousin, alias Yumyum, pour la création graphique. Vous noterez que Richard Cousin n’est pas le voisin de Richard Monvoisin. Richard Monvoisin, lui, n’est pas le cousin, de Richard Cousin.
  • Carole Mathiot a été tellement remarquable dans la correction ortho-typographique  que ça en a été presque humiliant.
  • Julien Cau, qui a fait l’illustration de couverture – au passage, nos excuses envers les vautours, qui sont souvent associés à des comportements réprouvables, alors qu’ils sont des nettoyeurs essentiels de notre environnement.
  • la distribution Sodis, plate-forme Gallimard Flammarion.

Comme dit en introduction, ce livre n’est pas parfait, mais il aurait été miteux et lacunaire sans les lumières de Michel Étiévent, Olivier Reboul, Julien Caranton, Jean-Noël et Vincent Plauchu, Bertrand Ferragut, Oriane Sulpice, Guy Monvoisin, sans compter nombre d’auteurs sur les épaules desquels nous nous sommes juchés. Merci à l’équipe CorteX, notamment Nelly Darbois, Albin Guillaud, Clara Egger, Guillemette Reviron, Denis Caroti, Julien Peccoud, ainsi qu’à Caroline Bordin-Goffin, Matthieu Bordin, Tristan Livain, Chloé Guillard et Luc Moreau.

Bibliographie

Par manque de place, la bibliographie présente dans le livre est réduite au plus directement utile. Il nous parait essentiel de fournir la bibliographie complète de ce qu’il nous a été nécessaire de compulser.

  • Adam O. et Mermet D., Howard Zinn, une histoire populaire américaine, , vol. 1 (film), Les mutins de Pangée, 2015
  • Amossy R., « Les avatars du « raisonnement partagé » : langage, manipulation et argumentation », Repenser le langage totalitaire, Klemperer V. (dir.), CNRS Éditions, 2012.
  • Andrieu C., « Le programme du CNR dans la dynamique de construction de la nation résistante », Histoire@Politique, n° 24, Centre d’histoire de Sciences Po, 2014.
  • Audet M.-C. ; Moreau M. ; Koltun W.-D. ; Waldbaum A.-S. ; Shangold G. : Fisher A.-C. et Creasy G.-W., « Evaluation of contraceptive efficacy and cycle control of a transdermal contraceptive patch vs an oral contraceptive: a randomized controlled trial », Journal of the American Medical Association, 2001.Vol. 285, n°18), pp. 2347–2354.
  • Barsalou J., « La naissance de la IVe République », Le Bulletin de France-Documents, 18 octobre 1946.
  • Balbastre G., Vérités et mensonges sur la SNCF (film), CER SNCF Nord-Pas-de-Calais et Émergences, 2015.
  • Bertrand Y.-A., Home (film), EuropaCorp et Elzévir, 2009.
  • Frédéric Bizard, « Généralisation des complémentaires santé: une mesure avant tout politique! », www.huffingtonpost.fr
  • http://www.huffingtonpost.fr/frederic-bizard/generalisation-des-comple_b_4001682.html
  • Borgetto M., « Les convergences/divergences au sein du système français de protection sociale : quelle portée ? » Borgetto M. ; Ginon A.-S. et Guiomard F. (dir.), Quelle(s) Protection(s) sociale(s) demain ?, Dalloz, 2016.
  • Boual, J.-C., Bref historique de la protection sociale en France, www.associations-citoyennes.fr
  • Bourdrel P., La Cagoule : histoire d’une société secrète du Front populaire à la Ve République, Albin Michel, 1992.
  • Bourgeois L., Solidarité, Armand-Colin, 1896.
  • Brétecher C., Docteur Ventouse, bobologue, t. 1 et 2, Claire Brétecher, 1985, 1986.
  • Bulard M., « L’Assurance maladie universelle en question  », Le Monde diplomatique, avril 2017.
  • Callon J.-É., Les projets constitutionnels de la Résistance, La Documentation française, 1998.
  • Caranton J., Les Fabriques de la « paix sociale » : acteurs et enjeux de la régulation sociale (Grenoble 1842-1938), thèse de doctorat dirigée par Dalmasso A. et Judet P., 2017.
  • Caranton Julien, « À la conquête de la Sécurité ? La Mutualité et les mutualistes à Grenoble (1803-1945)  », Innovation, 2015.
  • http://innovacs-innovatio.upmf-grenoble.fr/index.php?id=304
  • Carles P., La sociologie est un sport de combat, (film), C-P. Productions, 2001.
  • Carpentier J., Journal d’un médecin de ville, Médecine et politique, 1950-2005, Le Losange, 2005.
  • Collombat B., Servenay David (dir.), Histoire secrète du patronat de 1945 à nos jours : Le vrai visage du capitalisme français, La Découverte, 2009
  • Condorcet, N. de, Essai sur la constitution et les fonctions des assemblées provinciales
  • Conseil national de la Résistance, Les Jours Heureux, 1944
  • Crapez M., « De quand date le clivage gauche/droite en France ? », Revue française de science politique, n°1, 1998.
  • Damon J., « Rétrospectives et prospective de la protection sociale », Borgetto M. ; Ginon A.-S. et Guiomard F. (dir.), Quelle(s) Protection(s) sociale(s) demain ?, Dalloz, 2016.
  • Dawkins R., Pour en finir avec Dieu, Robert-Laffont, 2009
  • Déclaration universelle des droits de l’homme, 1948
  • Delporte C., Une histoire de la langue de bois, Éditions Flammarion, 2009.
  • De Reuck N. et Dutilleul P., On a tué ma mère ! : face aux charlatans de la santé, Buchet Chastel, 2010.
  • Desroche Henri, Solidarités ouvrières. Tome 1: Sociétaires et compagnons dans les associations coopératives (1831-1900), Revue belge de philologie et d’histoire, 1986, Vol. 64, n°2.
  • Département des études, « Complémentaires et opticiens », UFC-Que choisir, mai 2014. Dodet R., « Sécurité sociale : que veut vraiment François Fillon ? », L’Obs, 1er décembre 2016.
  • Dreyfus P., Émile Romanet, père des allocations familiales, Arthaud, 1965.
  • Duval J., Le Mythe du « trou de la Sécu », Raisons d’agir, 2007.
  • Engels F., note au Manifeste communiste, 1888.
  • Étievent M., Ambroise Croizat ou l’invention sociale, Gap, 1999.
  • Étievent M., La sécurité sociale : l’histoire d’une des plus belles conquêtes de la dignité racontée à tous, Gap, 2013.
  • Étievent M., Marcel Paul – Ambroise Croizat : chemins croisés d’innovation sociale, Gap, 2008.
  • Étievent M., Trois vies pour changer l’avenir, (film), Étievent M.
  • Eric Fassin, Gauche, l’avenir d’une désillusion, Textuel, 2014.
  • Feidt (Monseigneur), Note du 4 juin 1986 publiée dans le Directoire canonique et pastoral pour les actes administratifs des sacrements.
  • Fourastié J., Pourquoi nous travaillons ?, PUF,1970.
  • Friot B., « La qualification personnelle pour en finir avec la Sécurisation des parcours professionnels », Réseau salariat, 23 septembre 2011.
  • Friot B., Et la cotisation sociale créera l’emploi, La Dispute, 1999.
  • Friot B., Puissance du salariat, La Dispute, 2012.
  • Halimi S., Quand la gauche essayait, Arléa, 2000.
  • Halioua B., « La xénophobie et l’antisémitisme dans le milieu médical sous l’Occupation vus au travers du Concours Médical », M/s médecine sciences, vol. 19, o 1, 2003.
  • Hessel S., Indignez-vous, Indigène, 2010.
  • Hitchens C., Dieu n’est pas grand, Belfond, 2009.
  • Jarvis, C., The Rise and Fall of the Pyramid Schemes in Albania, International Monetary Fund, 1999.
  • Karel W., La Cagoule : Enquête sur une conspiration d’extrême droite (film), Companie des Phares et des balises, 1999.
  • Kesey, K., Vol au-dessus d’un nid de coucou, Stock, 2013.
  • Kuisel R. F., Le Capitalisme et l’État en France : modernisation et dirigisme au XXe siècle, Gallimard, 1984.
  • Lacroix-Riz A. Industriels et banquiers français sous l’Occupation, Armand-Colin, 2013.
  • La Hulotte, Vautour fauve, nos 91, 93 et 96
  • Le Crom J.-P. , « Les Assurance sociales  », dans Hesse P.-J. et Le Crom J.-P. (dir.), La Protection sociale sous le régime de Vichy, Presses universitaires de Rennes, 2001.
  • Leclerc P., La Sécurité sociale, son histoire à travers les textes, 1870-1945, tome 2, Association pour l’étude de la Sécurité sociale, 1996.
  • Lehmann C., « De la MNEFà la Mutuelle des Étudiants, à qui profite le crime ? », blog de l’auteur, 2014.
  • https://blogs.mediapart.fr/lehmann-christian/blog/050714/de-la-mnef-la-mutuelle-des-etudiants-qui-profite-le-crime
  • Lemahieu T., « Comment Pierre Gattaz se sucre sur l’argent public? », L’Humanité, 1er juillet 2014.
  • http://www.humanite.fr/comment-pierre-gattaz-se-sucre-sur-largent-public-546073
  • Lignières P., Vade Retro Spermato (film), les Films du Sud, 2011.
  • Lilti T., Hippocrate (film), 31 juin Films, 2014.
  • Manac’h E., « CICE, le casse du siècle », Politis, 21 septembre 2016. https://www.politis.fr/articles/2016/09/cice-le-casse-du-siecle-35410/
  • Marx K., Philosophie, Gallimard, 1994.
  • Mouvement français pour le planning familial, Liberté, sexualités, féminisme : 50 ans de combat du Planning pour les droits des femmes, La Découverte, 2006.
  • Ocelot, M., Kirikou et la sorcière (film), Les Armateurs, 1998.
  • Oudin A., L’Ordre des médecins, Librairie E. Le François, 1941.
  • Pagnol M., Jean de Florette, De Fallois, 2004.
  • Paxton R., La France de Vichy, 1940-1944, Le Seuil, 1973.
  • Péan P., Le Mystérieux Docteur Martin (1895-1969), Fayard, 1993.
  • Penn S., Into the wild (film), Paramount Vantage, 2007.
  • Perret G., La Sociale (film), Rouge Productions, 2016.
  • Perret G., Les Jours heureux (film), La Vaka Productions et Fabrice Ferrari, 2013.
  • Perrin É., « Quand les actionnaires s’en prennent à nos emplois », Cash investigation
  • (émission de télévision), Premières lignes, 3 mars 2015.
  • Pickett K. et Wilkinson R., Pourquoi l’égalité est meilleure pour tous, Les petits matins, 2015.
  • Pie XII, dicours devant l’Association catholique italienne des sages-femmes, 29 octobre 1951.
  • Pinçon-Charlot M. et Pinçon M., Pourquoi les riches sont-ils de plus en plus riches et les pauvres de plus en plus pauvres ?, illustré par Étienne Lécroart, La Ville Brûle, 2014.
  • Rannou P., L’affaire Durand, Noir et Rouge, 2013.
  • Reynaud H., discours à l’Assemblée nationale, 23 juillet 1949.
  • Rimbert P., « C’était mieux avant », Manuel d’histoire critique, Le Monde diplomatique, 2014.
  • http://www.monde-diplomatique.fr/publications/manuel_d_histoire_critique/a53281
  • Rimbert P., « L’histoire ne repasse pas les plats », Le Monde diplomatique, avril 2012.
  • Romain J., Knock ou le Triomphe de la médecine, Folio, 1972.
  • Rousseau, J.-J., Du Contrat social, 1762.
  • Ruffin F., « Mal dans votre corps social ? Un seul remède : égalothérapie 1/3», entretien avec Wilkinson R., Fakir , février-avril 2014.
  • http://www.fakirpresse.info/mal-dans-votre-corps-social-un-seul-remede-egalotherapie-1-3
  • Valat B., Histoire de la Sécurité sociale (1945-1967) : l’État, l’institution et la santé, Economica, 2001.
  • Voltaire, Dictionnaire philosophique portatif, 1764.
  • Tabuteau D., 2025 l’Odyssée de la Sécu, Éditions de l’Aube, 2009.
  • Toucas-Truyen P., « La mutualité au risque des femmes (1850-1914) », Bulletin d’histoire de la Sécurité sociale, Association pour l’étude de l’histoire de la Sécurité sociale, 2004.
  • Trussell J., « Contraceptive efficacy », Hatcher R. A. et alii. (dir.), Contraceptive Technology, Ardent Media, 2011.
  • Verhaeghe É., Ne t’aide pas et l’État t’aidera : la Sécurité sociale et la mort de la responsabilité, Le Rocher, 2016.
  • Weir, P., Le Cercle des poètes disparus (film), Touchstone, 1989.
  • Zinn H., Une histoire populaire des États-Unis d’Amérique de 1492 à nos jours, Agone, 2003.

Revue de presse

à venir

Cours de Zététique & autodéfense intellectuelle – PDF, podcasts et quelques compléments aux vidéos

CorteX_Monvoisin_amphi

Après 12 années de rodage, mes cours de zététique ont atteint un certain pallier. Aussi, avant de tout déconstruire, je souhaitais en garder trace, et c’est chose faite, grâce à l’équipe de choc du service audiovisuel de l’Université Grenoble-Alpes. Je me retrouve donc sur la playlist de l’Université Grenoble-Alpes, qui est sur… Youtube. Cocasse, non ? surtout après des entrevues comme celle avec Thomas VO Pour les facebookiens, youtubers, twittors et gmaileux. J’espère que dans les années à venir, la plate-forme libre framatube ouvrira ses portes. Je crée cet article pour mettre quelques documents, et je tenterai de répondre à quelques commentaires reçus.

Critères d’évaluation

Dans l’épisode 2 du Cours N°0 – Zététique & autodéfense intellectuelle, le making offConseils aux enseignant-es, je parle des critères d’auto-évaluation que j’utilise.

Voici la fiche exacte que je leur donne. Télécharger, ou lire ci-dessous.

  1. BONNE NOUVELLE ! VOTRE DOSSIER NE DEVRAIT FAIRE QUE 5 /7 PAGES (plus si besoin, ou annexes)
    MAUVAISE NOUVELLE : VOS 5 ou 7 PAGES DOIVENT ÊTRE ULTRA BONNES
  2. il doit impérativement partir d’une question (avec un point d’interrogation) de type scientifique. Merci d’éviter un titre contenant un plurium interrogationum ou un faux dilemme (cf. cours sur les biais de raisonnement).
    Bons exemples :
    Y a t-il un lien scientifique entre graphologie et caractère ?
    L’efficacité de la colorothérapie peut-elle être prouvée ?
    Les méridiens d’acupuncture existent-ils ?
    Mauvais exemples :
    Les vampires : mythe ou réalité ? (faux dilemme)
    La planète Terre est-elle vraiment malade ? (plurium)
  3. Son plan doit être explicite. Vous êtes libres du plan, mais généralement, il est grosso modo en 8 parties :
    Formulation de la question, son contexte, ses enjeux
    Les différentes hypothèses, théories, scénarios sur le sujet : qui les défend, où, pourquoi ?
    Méthode de tri des hypothèses. Quels sont les biais, effets, erreurs que vous relevez pour chaque hypothèse ? Où se situe votre curseur vraisemblance ?
    Description de votre enquête personnelle (réelle ou en ligne) et de la méthode employée pour rechercher les informations qui vous manquent – même si ça foire ! Quelles erreurs relevez-vous dans les différentes théories ?
    Le résultat (même s’il est incomplet : l’important est moins ce que vous trouvez que la manière dont vous avez cherché)
    Votre conclusion objective de « chercheur/euse »
    Quels conseils pour des chercheurs qui voudraient aller plus loin ?
    Bibliographie utilisée, citée, source des illustrations, webographie
  4. Votre dossier doit obligatoirement comporter toutes les sources d’information utilisées, en note de bas de page, avec bibliographie/filmographie/webographie précise à la fin. Attention : toute affirmation ou thèse qui n’est pas de vous doit être référencée ainsi
    Livre : auteur, titre du livre, maison d’édition, année et page
    Article : auteur, titre de l’article, revue, année, volume et page
    Site Web (auteur, année)
    sinon elles risquent d’être considérées comme plagiées. Plagiat = 0 au dossier (je suis très fort pour trouver les plagiats).
  5. Vous devez immanquablement contacter un-e expert-e scientifique du domaine, sur Grenoble ou ailleurs, et expliquer comment vous l’avez choisi. Si en panne d’expert-e, demandez-moi
  6. Il est à rendre en 2 exemplaires propres, ainsi qu’une version informatisée (CD ou envoi par mail), avec vos nom et prénom, votre niveau d’étude et l’année en cours, ainsi que les supports nécessaires que vous jugerez utiles (photos, diapos, vidéo, audio, CD-Rom ou DVD, site web). Police recommandée : Liberation fonts (libérons-nous des polices « propriétaires » de Microsoft – sur ce point, voir ici), 10 simple interligne. Il est fortement recommandé de se servir d’un logiciel d’orthographe, de justifier votre écrit (aligner à droite et à gauche) et de faire relire par vos collègues. Un dossier garni de fautes entraîne forcément une « validation subjective négative ».
    Scoop : si vous préférez, vous pouvez rendre un film rendant compte de votre enquête. Tous les points précédents s’appliquent quand même. Sachez que c’est super à faire, mais très coûteux en temps
    Si vous choisissez de faire un film de votre enquête, la taille n’est pas limitée, mais on vous demandera 2 versions CD ou USB. Il doit posséder les mêmes références que le dossier papier (nom, année, études, bibliographies, etc.) dans le générique, ainsi que les références bibliographiques . À rendre sur CD en 2 exemplaires. Les images insérées doivent être référencées (quel site, quel livre). Attention : une vidéo présentant des fautes est difficile à projeter.
    Sauf si vous demandez le contraire en l’écrivant sur votre dossier, celui-ci sera mis en ligne sur le site du CorteX s’il reçoit une bonne note, et sera accessible au bureau CorteX. Si vous souhaitez être contactés sur ce dossier, indiquez votre courriel.
    Le rêve : que votre dossier serve à modifier la page wikipédia attenante à votre sujet.
    Le dossier sera lu par un jury de plusieurs personnes. Il vous sera demandé de vous auto-évaluer sur les 6 points suivants
  • Capacité à cerner votre question de recherche et les différentes hypothèses
  • Méthode d’enquête, et capacité à trouver les informations contradictoires
  • Capacité à vous servir des travaux antérieurs (me demander)
  • Votre conclusion (quoi doit être en lien avec ce que vous avez trouvé)
  • L’orthographe, la qualité de la bibliographie, le non-plagiat
  • Respect des consignes données ici

Mettez la note d’évaluation dans votre dossier, en 1ère ou dernière page. Si la note d’autoévaluation est différente de celle du jury, il y aura discussion nécessaire.

PDF des diaporamas

Ils sont tous là :

Balladodiffusion

CorteX_oreilleJ’ai pensé que la forme podcast, en pastilles de son, pourrait être adéquate pour qui veut faire son ménage en même temps, faire ses abdos, faire son marché ou ne pas entendre les pleurs geignards d’un enfant en bas âge. Alors voilà : à télécharger jusqu’à l’écœurement, par un petit clic bien placé dans les liens ci-dessous.

Cours N°1

Télécharger_1.01

Télécharger_1.02

Télécharger_1.03

Télécharger 1.04

Télécharger_1.05

Cours N°2

Télécharger_2.01

Télécharger 2.02

Télécharger_2.03

Télécharger 2.04

Cours N°3

Télécharger_3.01

Télécharger 3.02

Télecharger_3.03
La suite arrive.

Erratum

J’ai beau passer un temps fou à vérifier toutes mes sources, j’ai repris en m’écoutant non seulement les bêtises ou les confusions que j’ai pu émettre, mais aussi des détails que je n’avais pas exploré, ou tout simplement oublié. Autant vous dire que ce n’est pas quelques coquilles, mais un vrai parc à huîtres de Marennes d’Oléron !
Et comme le job principal d’un enseignant est de reconnaître ses boulettes, quoi qu’il en coûte à son image, elles accompagnes les détails de chaque vidéo. Je les ai regroupées ici. (à venir)

Réponses aux commentaires reçus.

  • N’ayant volontairement pas de compte Google, je ne peux techniquement pas répondre aux commentaires postés sous les vidéos. Le débat se pose d’ailleurs de leur intérêt. S’il y a des critiques constructives, on les gardera. S’il s’agit de « trollage », alors possible qu’on enlève la possibilité de commenter – ce sera l’Université qui tranchera ce point.
  • On me demande quel est le taux de présence dans l’amphi, car on ne voit qu’un petit carré avec pas mal de sièges vides, ce qui donne une impression de grand vide. En gros, j’ai 500 personnes au début de chaque semestre (400 inscrits et 100 curieux ou public) et je perds environ 100 étudiants au cours du semestre, ce qui est moins en moyenne que ce qu’il se passe dans les autres enseignements. Il arrive que les curieux affluent aussi, à certains sujets précis de cours – et là j’ai 600 personnes ; et parfois ce sont les semaines de partiels, auquel cas mon amphi tombe à 200 personnes. Il faut savoir le cadrage sur l’avant-centre et le devant ne rend pas hommage a public. Pour deux raisons : le fait que les étudiant.es étaient prévenu.es que c’était filmé, aussi ce carré a -t-il été déserté tout ce semestre – et nous avions pour consigne de ne pas filmer les étudiant.es ; le fait que cet amphi fait 900 places, et que dans tout amphi, il y a un tropisme fort vers le fond 🙂
  • Les cours arrivent au rythme de leur mise en ligne par une équipe très dévouée. Les cours 10 arriveront dans la semaine du 20 novembre, les cours suivants chaque semaine ensuite.
  • Le cours 3 est tronqué de sa deuxième partie. Nous avons attendu la session suivante pour le re-filmer en amphi. Ça va arriver en novembre également.
  • Mes erratum, quand j’en ai, figurent sous les vidéos. Contrairement à Cyrano de Bergerac, je me les sers moi-même, avec assez de verve, mais je permets que d’autres me les servent. Donc écrivez-moi.
  • Pourquoi je me permets quelques gros mots ? Croyez-le ou non : on me fait parfois le reproche de parler de manière ampoulée, avec des « abstrus », des « nonobstant », des « sotériologique », etc. Aussi j’ai choisi (ça ne m’est pas difficile) d’osciller entre expressions un peu pointues, et quelques termes vulgaires que je partage avec les étudiant-es. Généralement le langage étudiant est significativement moins châtié que le mien. Je revendique donc ces mini-pincées de vulgarité ou d’expressions populaires, car dans vulgaire il y a « vulgus », le peuple, tout comme dans populaire. J’estime qu’on peut dire dans la même phrase Anschauung et « merde ». Je me trompe peut être.
  • Je dois le fauteuil molletonné du cours N°0 à Djamel Hadji, et l’idée de ce fauteuil à Benoît Poelvoorde dans « Monsieur Manatane » de Poelvoorde et Lebrun (1997-1999) (par exemple ici  à 3’04, ou , à 5’06). Vous noterez que je ne sais pas quoi faire de mes grandes jambes.
  • Pourquoi avoir massacré Bach et sa fugue dans le générique ? Cinq raisons à cela, une seule est fausse :
  1. Il fallait que ça rentre en moins de 40 secondes.
  2. Nous voulions une musique libre de droit et que l’on aimait bien.
  3. J’ai eu une jeunesse difficile, faite de drogue et de tournantes dans les poubelles.
  4. C’est une idée de Francois B.
  5. Cette musique est celle dont je me sers dans le cours sur la biologie de l’évolution (à venir) en commentant la série Il était une fois l’Homme, d’Albert Barillet (1978) qui a marqué ma génération, tant par sa qualité, que par le caractère transformiste du générique, et sa fin thermonucléaire, censurée dans plusieurs pays.

  • Jean-Marc Temmos fait remarquer (cours 0 épisode 1 vers la 7ème minute) qu’on n’attrape pas froid, même dans une grotte. Il veut pointer par là l’idée couramment reçue (et fausse) que le rhume puisse être causé par un coup de froid. J’ai été imprécis mais j’insiste ! Promiscuité saisonnière accrue, parois muqueuses potentiellement affaiblies par le froid sont les raisons principales, mais… j’ai lu deux trucs nouveaux : d’abord qu’on hébergeait les virus dans notre complexe respiratoire même hors rhume, et que une température plus basse semblait solidement jouer un rôle dans leur prolifération dans notre gentil nez. Quand je regarde dans mes archives, je tombe sur Mourtzoukou & Falagas « Exposure to cold and respiratory tract infections ». The International Journal of Tuberculosis and Lung Disease. 11 (9): 938–43. 2007.  Mais je pense qu’on trouvera plus récent. Cela n’empêche que j’ai été imprécis.
  • L’épisode 4 du cours 6 a été bloqué par Google. Nous présumons que c’est CorteX_I_comme_Icaredû à l’utilisation d’un extrait de I comme Icare, de Henri Verneuil (1979). Alors ? Voici ci-dessous l’extrait utilisé. je suis certain que Henri Verneuil ne verrait aucun inconvénient à ce que des cours d’esprit critique s’emparent de son matériel.Télécharger l’extrait
  • L’épisode 8.4 a été malmené également : deux vidéos n’ont pas été incrustées. C’est chose faite depuis le 6 novembre 2017.
  • Dans l’épisode 4 du cours 12, un extrait de la série Westworld saison 1 est utilisé. Youtube ayant une politique très rugueuse sur l’utilisation des oeuvres, je place l’extrait vidéoen libre service. Télécharger là

Liste de tous les sujets traités depuis 2005 par les CorteX_Grimoireétudiant-es

Dans le même épisode, je parle de la liste de tous les sujets traités (plus ou bien bien) depuis 2005. Je tente, lorsque j’ai le temps, de mettre les meilleurs en ligne (comme ici, Best of de mai 2016, ou Best of de décembre 2016). En attendant, voici la liste complète des dossiers étudiants rendus et soutenus dans le cadre de l’unité d’enseignement transversal « Zététique & approche scientifique du paranormal », renommé depuis 2007 « Zététique & autodéfense intellectuelle ». Elle est  téléchargeable ici ou consultable (de manière indigeste) ci-dessous. Vous remarquerez peut-être que certain-es étudiant-es ont été un peu dilettantes avec les consignes sur le titre – même si parfois le contenu est correct. C’est ainsi.
Les dossiers, de qualité très variable (certains remarquables, d’autres franchement inutilisables) sont accessibles au Bureau du CorteX, Bibliothèque Universitaire des Sciences, 1er étage, 40 avenue des mathématiques, à Saint-Martin d’Hères, sur rendez-vous. Les dossiers particulièrement bien menés sont indiqués par une étoile.

Saison 1 : décembre 2005

Voir la liste

*1.02 – La médecine nouvelle du docteur Hamer – Charlotte A., Laurence Cerantola, Aurélie Perchet

1.03 – Les dames blanches – Chrystelle Gelas, Morgan Rey

1.04 – L’hypnose : une fin thérapeutique…ou une escroquerie ? – Islem Ghazi, Lorène Billon, Iris Neyron
1.05 – Entretien avec une voyante – Thibauld Duhem, Jonathan Perrin, Pascal Buis
1.06 – Les feux de Saint Elme, un phénomène de foudre en boule – Caroline Hantz, Benoit Bonnevie
1.07 – Les mécanismes du Vaudou – Damien Aubert, Christopher Dor, Gaël Fatou
1.08 – Jésus, les textes et l’Histoire – Alicia Rillh Giovanetti, Fabien Anthonioz
1.09 – Le Mothman – Florence Bertrand, Morgane Billaud

1.10 – Les géoglyphes de Nazca – Kevin Effantin, Rachel Amous
1.11 – Sourcellerie – Nicolas Touzard, Rémy Lopez, Mathieu Rochette
1.12 – L’Atlantide – Yvan Bossavit, Vivien Mazet
*1.13 – Anne D’Ambricourt Malassé : petit traité d’imposture scientifique – Étienne Delay, Adrien Devos
1.14 – Les coupeurs de feu – Adeline Rossillon, Virginie Thiebault
1.15 – La magie noire – Aïcha Raffadi, Marie-Céline Touzet
1.16 – Les Rois Maudits – Magali Marchetto, Guillaume Le Van Suu
1.17 – Les géoglyphes de Nazca – Morgane Flaux, Fabien Pradon, Romain Wambeke
1.18 – Les sorcières de Salem – Mélanie Osternaud, Gaëlle Pommier, Norbert Rostaing
1.19 – Les mystères de la zombification – Mohammed Dhifi, Johanne Pentier
1.20 – La marche sur le feu – Orval Touitou, Jimmy Mergy
1.21 – La manipulation liée au spiritisme – Yannick Loriot, Nicolas Baudel
1.22 – Le fakirisme – Johan Xavier, Boris Le Ninivin
1.23 – Le triangle des Bermudes – Guillaume Gey, Benjamin Lombard
1.24 – Les illusions d’optique et leurs mécanismes – Adrien Rochaix

Saison 2 : mai 2006

Voir la liste

2.01 – La vie de Padre Pio selon l’émission Mystères – Ivan Dinh, Guillaume Thouroude, Djamal Touitou
2.02 – Les mystérieuses influences de la lune – Sabrina Montet, Magali Blanchard, Céline Gaspar, Elodie Dutkowski
2.03 – Le monde des Ummites – Sylvia Carvalho, Marianne Duret, Jennifer Maherou
2.04 – Papier d’Arménie : assainit, purifie, asphyxie ? – Guillaume Le Van Suu, Charlène Delétrée, Robin Faure, Mathieu Sousbie
2.05 – Atlantide, le monde perdu – Julien Trincaz, Hatice Karakaya
2.06 – Le triangle des Bermudes, mythe ou réalité ? – Zohra Betraoui, Marion Danger
2.07 – Les mystères de la grande pyramide d’Égypte – Adeline Audouin, Anne Boudillon, Marie Chapuis
2.08 – La communication avec les esprits – Séverine Maunoir, Mélanie Brun, Colombe Bonnet
2.09 – Les Dragons – Morgane Buisson, Arnaud Gavard, Christine Pignarre
2.10 – La science dans la Scientologie – Axel Hars, Benjamin Guillard, Simon Piquenot, Farid Chelli
2.11 – L’ayahuasca utilisée par les chamans – Thomas Délémontex, Florent & Fabien Chardonnet, Manuel Adelh
2.12 – Les légendes urbaines – Marie Jouanneau, Kévin Mogeny, Mélanie Emptoz

2.13 – Un regard zététique dans la publicité – Élodie Clavel, Alexis Michalet, Nelly Nambot, Yann Seguin

2.14 – Les guérisseurs – Audrey Guillotin, Alex Abadie

2.15 – La mystérieuse carte de Piri Reis – Lucien Lardet, Malik Cilakkal, Murat Cirakli
2.16 – Les vampires – Ezequiel Pardo, Charlotte Boissard, Camille Allamand
2.17 – La mémoire de l’eau – Véronique Lallée, Romain Girard, Hugo Wuyam
2.18 – La polémique de l’acupuncture – Carole Guilloux
2.19 – Grenouilles et paranormal – Simon Bruno, Kristina D’Agostin, Cyril Florentin, Loïc Vignoli
2.20 – La bête du Gévaudan – Clément Buffaz, Florian Gohet
2.21 – Les hallucinations causées par les paralysies du sommeil – Denis Brouillet
2.22 – Les « larmes miraculeuses », le phénomène dit de lacrymation – Caroline Armand, Grâce Jouravel, Jean Aubert-Moulin, Blaise Robin
2.23 – Le triangle des Bermudes, entre mythe et réalité – Anne-Line Pignoly, Sophie Gimenez

Saison 3 : décembre 2006

Voir la liste

3.01 – Les cosmétiques de jouvence – Arnaud Carcenac, David Hamelin, François-Karim Laben

3.02 – Étude de l’émission Planète Choc, partie 1 – fantômes – Antoine Lejeune, Pierre Perdigon, Tom Perdreau, Manu Torres

*3.03 – Critique de l’émission « L’Arène de France : faut-il croire aux phénomènes inexpliqués ? » – Adeline Bellet, Leslie Joannin, Mathilde Senergues

3.04 – Lait et idées reçues – Élie El Hachem, Sébastien Girard, Laëtitia Picque

3.05 – L’orgonite – Anthony Chenevier, Denis Dechaux-Blanc, Anthony Ramalho

*3.06 – Le créationnisme – Camille Allamand, Ezequiel Pardo, Yohann Thirapathi

3.07 – Le sarcophage d’Arles-sur-Tech – David Bouchex, Lucie Morel, Johanne Terpend Ordassière

3.08 – L’impression de déjà-vu – Audrey Adamidi, Gaetan Boismal, Audrey Duc

3.09 – L’hypnosédation – Yann Diorcet, Ruslan Kalitvianski, Mickaël Perrier

3.10 – Les pharmaciens et les Fleurs de Bach – Pierre-Louis Aublin, Geoffroy Carrier, David Cattaneo

3.11 – La lithothérapie ou thérapie par les pierres – Arnaud Bonnemayre, Damien Meot, Clément Signoret-Molliere

3.12 – Gary Kurtz – Frédéric Da Silva, Adrien Marchetto

3.13 – Vendredi 13 & paraskevidekatriaphobia – Fanny Juret

3.14 – La voyance en ligne – Lisa Bron, Yohan Geffroy

3.14bis – La voyance en ligne – Sakina Bouroumana

Saison 4 : mai 2007

Voir la liste

4.01 – Les Feux follets dans la culture populaire – Alexandre Perruchon, Audrey Raibon, Marie Terrier, Alban Vorano

*4.02 – Les enfants Indigo I – Mathilde Daumas, Cécile Pinsart, Cédric Rios

4.03 – Les enfants Indigo II – Mélanie Corcombet, Fabrice Denoyer, Grégory Laurent, Mounir Mansour

4.04 – La cure Breuss – Thifaine Abraham, Vanessa Lejeune, Marina Ozil, Coline Raillon

4.05 – Les miracles, le cas de Marie-Pierre Simon – Romain Chevallier, Coralie Claudel, Brice Ponson, Mickaël Sollaris

4.06 – La manipulation mentale à l’appui d’expérience sur la tarologie – Chloé Chabert, Margaux Mazille, Quentin Moenne-Loccoz, Florie Philippe

4.07 – La programmation neuro-linguistique (PNL) – Claire Mollaret, Alisée Taluis, François Vibert, Cyrielle Vidale

4.08 – Loup-garou : du mythe à la réalité – Laurence Boudière, Fanélie Coynel, Delphine Dayde, Vincent Goellner, Sylvain Palmeira

4.09 – Le fantôme du château de Veauce – Ornella Dante, Laurence Jeymond, Jennifer Martin, Nassima Ould Kaci

4.10 – La lycanthropie – Marc Leconte, Jean-Baptiste Philibert, Julie Richard, Benjamin Rigotti

4.11 – Le fantôme de Lucie – Simon Brenet, Aurélie Ghionda

4.12 – Les vertus curatives de la forêt de Vallin – Florence Ardiaca, Elodie Aumaitre, Aurore Bernard, Maïlys Faraut

4.13 – Quand la science dompte les flammes… approche de la marche sur le feu – Bryce Bouvard, Juliette Carruel, Elsa Cerboni, Anouk de Lavaissière de Verduzan

4.14 – L’autocombustion humaine – Marie Abbes, Gaëlle Pesce, Rachel Quesada, Filiz Taskin

4.15 – Da Vinci Code, le film – Virgine Faure, Lorick Huang Slug, Amandine Lastella, Jessica Vayr

4.16 – L’expérience Philadelphie – Marc Falconet, Teddy Fernandez, Julien M’pota, Thomas Pavy

4.17 – Les coupeurs de feu, faiseurs de secrets – Elisa Bousquet, Antoine Charaix

4.18 – La psychogénéalogie – Alexandra Carre, Marie Dehut, Aurore Provent, Aurélien Thevenet

4.19 – NDE – Expériences de Mort Imminente – Loïc Dubot, Simon Galles, Clément Levin

4.20 – L’effet placebo : méthode d’observation et discussion sur son évaluation – Damien Bentivoglio, Alexis Descroix, Nicolas Hans, Nicolas Bourget

4.21 – Les impressions de déjà-vu – William Levet, Loïc Poix, Etienne Reynaud

4.22 – Little Buddha, la réincarnation de Bouddha – Florine Arduin, Didier Jacquin, Lauréline Lecarme, Melissa Leconte

4.23 – L’incorruptibilité physique – Jean Bollard, Rémi Donnier-Valentin, Julien Keutchayan, Michaël Rabibisoa

Saison 5 : décembre 2007

Voir la liste

5.01 – L’importance et l’influence du Quotient Intellectuel – Elise Forge, Orlane Raffin, Jessica Penin, Emily Tubbs

5.02 – Les crânes de cristal – Lauranne Berger, Florian Masson, Benoit Philibert, Loïc Puissant

5.03 – L’hypnose – Stanley Mayette, David Mourier

5.04 – Les Poltergeisten – Laura Genevet, Maxime Buisson, Amira Essid, Emmanuelle Lefevre, Théophile Porte

5.05 – La possession, l’exorcisme – Claire Laperrouse, Jessica Posypanko, Adrien Valtat, Arnaud Grimaud

5.06 – Effets et vertus des plantes et potions aphrodisiaques – Adelaide Sibeaux, Nicolas Gamba, Louis Chapu, Eva Lartigau

5.07 – La fin du monde – Pierre Brestaz, Eric Pillaud Tirard, Vincent Reymond

Saison 6 : mai 2008

Voir la liste

*6.01 – Allergies : quand l’Énergie s’en mêle – Ludovic Chataing, Mathilde Garnier-Moiroux, Antonin Leclercq, Florent Lahmeri

6.02 – L’homéopathie – Amélie Viallet, Fanny Martinez

*6.03 – Les expériences de sortie de corps – Alicia Contet, Kévin Bremond, Emmanuel Sortais

6.04 – L’église du dernier Testament – Sandrine Duclos, Vanessa Rouag, Alexandre Lugiez, Matthieu Lesgoirres

6.05 – La sourcellerie et la démarche zététique – Louis Voegele, Yann Beilliard, Jean-Baptiste Deleage, Nicolas Tropini

6.06 – Les mystérieux pouvoirs des moines Shaolin – Gérald Tasterou, Amélie Tessieux, Virginie Gilibert

6.07 – Le sixième sens des animaux – Lydia André, Elise Rivollet, Audrey Pichet, Elodie Ayaou

6.08 – Les vrais jumeaux et la télépathie – Caroline Brunel, Noémie Lecomte

*6.09 – L’homéopathie en pharmacie, enquête et réflexion – Marine Louis, Sylvie Manuse, Julie Messina, Delphine Rieutort

6.10 – Mirin Dajo ou l’homme-brochette – Julien Le Roy, Guillaume Conzatti, Jérémy Rouvière, Julien Allègre

Saison 7 : décembre 2008

Voir la liste

*7.01 – La graphologie de nos jours, validité scientifique et persistance – Benjamin Bund, Nina Lendrin

*7.01bis – La graphologie – Nils Lanctot, Pablo Schweizer

*7.02 – Pellegrino Ernetti ou les voix du passé – Valentin Baumont, Haroun Mekhancha, Clément Huez, Sylvain Blanchon

7.03 – L’effet placebo et les animaux – Aurélie Flavien, Jonathan Lesur, Loïc Le Bihan, Mélanie Vandermarcq

*7.04 – Le réseau Hartmann et la géobiologie – Quentin Bérard, Nathan Blanckaert, Romain Luque, Julien Mocellin

*7.05 – Les semelles Nikken – Rita Affa, Meryll Allié, Maïlys Barbagallo, Adrien Juhem*

*7.06 – Transcommunication instrumentale audio – Marjorie Bérard, Gaëlle Chmargounof, Laury Dumas, Camille Laporte

7.07 – Les éléphants peuvent-ils pressentir les tsunami ? – Kévin Herbeaux, Azdine Chloud, Sophie Penot, Hermanus Ruigrok
7.08 – La chance, entre concept scientifique et vue de l’esprit – Léa Ivanoff, Alicia Mermillod-Blondin, Thomas Martin, Anne-Laure Decaen*
*7.09 – Le LHC du Cern, un danger ? – Loahn Baldy, Sofia Louro De Oliveira, Rémi Ribeiro, Anthony Carlone

7.10 – Preuves du Déluge ? – Erwan Agaesse, Anthony Calabro, Thibault Debruyne

7.11 – Le chupacabra – Stéphanie Cottaz, David Cumin, Benjamin Dénommé, Quentin Fesselet
7.12 – L’unité Bovis – Benjamin Bouniol, Florent Dartora, Rafaël Milla, Pierre Antoine

7.13 – Eleonora Zugun – Cécile Chaillout, Manon Chaine, Laurine Bidard, Aurélie Thiollier

7.14 – vendredi 13 : porte bonheur ou porte malheur ? – Margaux bouchand, Johane Pelissier, Chloé Goussot, Florida Comuce

7.15 – Enquête sur les « marabouts de papier » – Bastien Artero, Huong Huynh, Julien Ortega, Jonathan Vivien

Saison 8 : mai 2009

Voir la liste

8.01 – Les fantômes du château de Combourg – Ludovic Bertagnolo, Aline Mongellaz

8.02 – Le triangle de la Burle – Mélanie Alberto, Frédéric Boulant, Charlène Bouvarel

8.03 – La malédiction d’Ötzi la momie – Maël Guégan, Mathias Masson-Fauchier, Julie Nguyen Van Long

8.04 – Le facteur psychologique a-t-il une influence sur le cancer ? – Morgane Dupin-Jourd’hui, Céline Plaussu

8.05 – Les horoscopes ou l’impact du ciel sur l’esprit humain ? – Alexandre Ballaydier

8.06 – La fontaine de Saint-Theudère – Christophe Goethals, Beaura Ngo

*8.07 – Les réponses aux 7 questions créationnistes posées aux professeurs de biologie – Julien Keutchayan, Carl Naylor, Clément Neyret

8.08 – L’eau magnétisée – Delphine Aymoz

8.09 – Le mystère des crânes de cristal – Nabil Amri, Kévin Dedieu, Alexia Dos Reis, Renaud Motte

8.10 – La communication facilitée ou psychophanie – Cécilia Baudina, Lise Tisseyre

8.11 – Les auras – Marius Rosier

8.12 – Les EMI (expériences de mort imminente) – Quentin Riffard

8.13 – Que penser des EMI (expériences de mort imminente) ? – Laurianne Crotet, Aline Depriester, Alexis Lavoipierre

8.14 – Erzébeth Bathory : l’évolution de son histoire jusqu’à aujourd’hui – Clément Masson

8.15 – Utilité scientifique et thérapeutique des outils Plosher – Christophe Bacconnier, Adrien Beolet

8.16 – Actimel – Fabien Buisson, Morgane De Gasperi

8.17 – L’Atlantide – Emeric Amaniera

8.18 – Les propriétés des roches, cristaux et minéraux dans nos croyances – Danielle Santis

8.19 – Comment peut-on distinguer un bon d’un mauvais médium ? – Grégory Moille

8.20 – Les ondes électromagnétiques des téléphones mobiles sont-elles un danger pour notre santé ? – Sonia Dupin, Amira Essid

8.21 – Les messages subliminaux – Chrystelle Aillaud, Eddy Louseghenian

8.22 – L’utilisation du pendule pour retrouver un objet perdu – Yoann Lingée

8.23 – Peut-on comparer les prédictions runiques à des manipulations mentalistes classiques ? – Damien Clavier

*8.24 – The overtoun bridge ou le pont des chiens suicidaires – Audrey Boulemnakher, Marianne Coulon

8.25 – La voyance – Kévin Bérenger, Alexandre Borrel

8.26 – Les coupeurs de feu – Thibaud Cuvillier

8.27 – le suaire de Turin : une véritable preuve de l’existence de Jésus Christ ? – Armando Amaya

8.28 – Mise en concurrence des différentes théories tentant d’expliquer les Out of body experiences – Aurélien Priou, Mélanie Vailles

8.29 – L’urinothérapie – Clémentine Chambon, Claudie Montagnat

8.30 – Les rêves prémonitoires – Alexandre Gauthier-Foichat

8.31 – Les mécanismes d’endoctrinements et la manipulation mentale – Hugo Cheyron, Romain Dufour

8.32 – Protocole expérimental : l’intuition – Marc Liberatore

8.33 – Traitement de l’information par les médias lors de l’évenement du 8 juillet 2008 sur le site du Tricastin – Coralie Valentin *

Saison 9 : décembre 2009

Voir la liste

9.01 – Les rêves prémonitoires – Valentin De Nattes, Antoine Berta

9.02 – Manipulation et effets pervers des médias – Étienne Compère, Eloi Denis

9.03 – Sommes-nous maîtres de nos décisions ? Illusion du choix – Léo Colmet-Daage, Naïma Ziane-Cherif

9.04 – Grippe A : l’importance du traitement médiatique est-il corrélé à la virulence de la maladie ? – Astrid Abel, Hugo Poupeau, Coline Villecourt

9.05 – Les magnétiseurs – Nicolas Afonso, Diego Diviero

9.06 – Roswell – Pascal Paoli

9.07 – Y a-t-il des extraterrestres dans le Nevada ? – Benjamin Combe, Matthieu Caneill

*9.08 – Critique du traitement médiatique de la découverte de Lucy ? – Nicolas Belnand, Johan Girod

9.09 – La parapsychologie – Charlotte Guyot, Adrien Cailleaud

9.10 – L’ostéopathie – Julia Locatelli, Mathilde Besse

9.11 – Pluie de sang – Jordane Montant, Céline Jolivet

9.12 – Les trous terrestres – Mathieu Charras, Sébastien Plotard, Romain Desgrouas

9.13 – Qu’en est-il du facteur chance ? – Simon Jeanne, Marine Schott

9.14 – 2012, fin du monde ? – Meriem Aloui, Hugo Chamond

Saison 10 : mai 2010

Voir la liste

10.1 – La lecture dentaire, ou quelle dent avez-vous contre vous-même ? – Fanny Berchtold, Bruno Naylor

*10.2 – « La Vague » a-t-elle réellement existé ? Enquête – Catharina Ruigrok, Joëlle Suchon, Olivier Troppé

10.3 – Étude sur l’effet impact – Clément Bastie, Benjamin Bras, Romain Lenoir

10.4 – L’utilisation de la graphologie dans la justice – Bastien Clarens, Charles Roseres

10.5 – Les journalistes TV cherchent-ils à entretenir le mystère des faits paranormaux récurrents ? – Yoann Kermaïdic

10.6 – Fructis, quels arguments pour vendre – Ludivine Caron, Fanny Metifiot, Anaïs Myly

10.7 – Test de l’affirmation PNL : quelqu’un qui ment regarde vers la gauche, quelqu’un qui dit vrai vers la droite ? – Julie Bonnet / Cyrielle Arnaud, Maxime Balducci

10.8 – Effet bi-standart dans le traitement de l’affaire de l’Arche de Zoé – Miléna Brunet

10.9 – « G » du plaisir – le point G existe-il ? – Benjamin Gonon, Miguel Rizzo

10.10 – Débat «démocratique» sur les nanotechnologies : mésusages ? – Clément Mallarte, Johan Missilier

10.11 – Protocole expérimental de l’affirmation PNL : le regard et le mensonge sont-ils liés ? – Karen Chevron, Elsa Jay, Clémence Rogalle

10.12 – Les baguettes de sourciers – Damien Abecassis, Quentin Aubourg, Gabriel Mars, Hadrien Martin

10.13 – Figure de Napoléon Bonaparte dans la vie politique et scolaire française : quel usage et à quelles fins ? – Caroline Desmurget, Trécy Roso

10.14 – Chamanisme & guérison – Clément Brousse, Thomas Goeury, Katialine Groff

10.15 – L’affaire Solomidès – Marine Di Maria, Julie Duris, Pauline Granet

10.16 – Existe-t-il un instinct maternel ? – Alexandra Bert, Rym Bouchair

10.17 – Rom Houben, prodige ou parodie de Communication Facilitée ? – Anthony Mialon, Antoine Pingault

10.18 – Polémiques autour du SIDA – Adeline Poitou, Élodie Rey

10.19 – L’acupuncture – Kévin Anater, Lucas Boissy, Pierre Doyeux, Rémi Locatelli

10.20 – La trans-Comunication Instrumentale (TCI) : technologie au service de l’au-delà ? – Benoît France, Clémence Miard, Lydie Tosal

10.21 – Idoser, la drogue par le son – Damien Bouvet, Robin Camatta, Kévin Romeyer

10.22 – Existe-t-il un protocole scientifique pour le Reiki ? – Bastien Clément, Flavien Grégoire

10.23 – Y a-t-il des preuves que le sida soit une création pour éradiquer les populations noires ? – Marie Barillier, Yvan Gallay, N.J., Charline Reymond

Saison 11 : décembre 2010

Voir la liste

11.1 – Y a-t-il des bases scientifiques aux liens entre graphologie et caractère ? Léa Maveyraud, Damien Mouquand

11.2 – Peut-on affirmer que parfois les hommes et les femmes ne se comprennent pas en utilisant pourtant les mêmes mots, comme le suggère John Gray ? – Anne-Claire Acquisto, Bergen Buyukyilmaz, Romain Labourdette, Jean-Guillaume Maurin

11.3 – La soumission librement consentie – Simon Barth, Amélie Baudet, Célia Charliquart.

11.4 – McMoneagle et la vision à distance – Nicolas Petrowiche , Audran Rateau, Sébastien Rizzo, Rateau Audran

11.5 – Le traitement des grèves dans les médias – Clément Douillet, Jérémy Ristord

11.6 – Les arguments donnés par Power Balance pour justifier l’efficacité de ses bracelets sont-ils recevables ? – François Vernay, Pierre Panica, Basile Radisson

11.7 – Les laboratoires Weleda, Ce qu’ils disent, ce qu’ils font – Thomas Didier-Vial , Lucie Pantel, Anaïs Perroy

11.8 – Est-il vrai que le corps humain contient des cristaux de magnétite ? – Anne Chappuis, Eugénie Jacquiau

11.9 – Les bracelets dits d’équilibre (ou holographiques) peuvent-ils améliorer nos capacités physiques ? – Jérémie Demarchez, Rémy Minot

11.10 – Les informations données par les médias : le plus important, serait-il ce que l’on ne nous dit pas ? – Louis Lecollier

11.11 – Quels éléments faut-il pour créer un canular médiatique ? – Isabelle Cosson, Adrien Favillier, Cilla Rakotonarivo

11.12 – L’impression de déjà-vu, comment l’expliquer ? – Aurélien Buria, Audrey Le Naour, Perrine Lemault

11.13 – L’influence de la musique sur la pousse des plantes – Cyril Curcio, Yohann Amore

11.14 – Le bracelet Power Balance… Un gain de force, équilibre et flexibilité ? – Alexia Aymoz, Rémy Bonnet, Lucas Davaze

11.15 – Qui utilise les images subliminales ou en est susceptible, sont-elles efficaces ? – Lucas Mucci, Paul Mullié

11.16 – Le sens de l’orientation : différences entre les sexes – Julie Chaumet, Céline Hormière,Ombeline Gantar , Anaïs Durand

11.17 – La crème amincissante Somatoline Cosmetic Intensif Nuit a-t-elle vraiment le pouvoir que ce laboratoire lui confère ? Annexe – Morgane Couchet, Anca Iordache, Sarah Bastien

11.18 – Comment peut-on expliquer scientifiquement les phénomènes hallucinatoires liés à la paralysie du sommeil ? Benjamin Crettenand, Romain Parsonnaz, Vincent Guigoz

11.19 – L’efficacité de la colorothérapie peut-elle être prouvée ?- Lucie Duret, Houzaïra Boina, Samuel Duband, Colin Picart

Saison 12 : mai 2011

Voir la liste

*12.1 – La kinésiologie : protocole expérimental  – Alexia Madelon, Amélie Mourier, Alizée Pelloux, Julien Tournier. Ce dossier a fait l’objet d’un article ici.

12.2 – L’agriculture biodynamique, des légumes sains dans un champ sain ? – Chloé Barrand, Coralie Dalban-Pilon, Manon Decker

*12.3 – Powerbalance vs. Zététique – protocole expérimental autour du bracelet d’équilibreAnnexe 1Annexe 2Victor Cambon Delavalette, Hugo Gilardy, Killian Martineau, Vivian Poulin & Anaël Wünsche

12.4 – Influence d’un terme scientifique sur notre jugement – le MDHO – Thibault Carel, Dorian Cattel, Emilie Coste, Laura Herment & Julie Pardo

*12.5 – Influence de la pleine lune : y a-t-il des pics de crimes les nuits de pleine lune ? – Clara Barrau, Solène Gentil, Charles Tudo, Emmanuelle Vallet & Thomas Victorion

12.6 – Le triangle de la Burle – Laura Charlon, Elena Fortecoef, Mathilde Garrione, Robin Gueret, Amélie Koyoudjan & Juliette Lacroix

12.7 – La combustion humaine spontanée, ou auto-combustion humaine – Mégane Belin, Cécile Crottet & Clément De Witt

12.8 – Médias : vecteur ou sculpteur de l’information… exemple de Fukushima – Dorian Delubac, Jim Félix-Faure, Nicolas Morisseau, Brian Perrigault

*12.9 – Impact du détournement d’attention : êtes-vous si observateur que vous le prétendiez ? Prototype Vidéo – Anaïs Builly, Bülent Gozel, Emilie Royer, Florian Tressol, Thibault Veyret

12.10 – « Mens-moi si tu peux » : la détection des mensonges dans « Lie to me » est-elle valide ? – Céline Alberti, Christopher Arthaud & Sandrine Ballet

12.11 – Les préjugés sur les Noirs et Arabes relèvent-ils de la science ? – Thibault Baffou, Anne Billat, Ludivine Chaudier, Soumaya Naanani & Candice Rey

12.12 – Analyse d’une information télévisée sur TF1, France 3 et M6 Les JTMontage JTLucie Brachet, Simon Boucher, Martin Caputo, Ingrid Leiser& Julien Richard

12.13 – Les professionnels de santé confrontés à la réalité scientifique de l’homéopathie – Jimmy Bellot, Alexandre Bocquet, Alexis Gachet, Simon Rhone & Alexis Schulz

Saison 13 : décembre 2011

Voir la liste

*13.01 – Quel est l’état actuel des recherches sur les effets thérapeutiques de la prière d’intercession à distance ? – Claire Boittet, Sarah Antoina, Boris Mondet, Thibaud Michaudel

13.02 – Mise en place d’un protocole expérimental à la recherche du ki – Pierre Banwarth, Ismai Elkatrani, Olfa Sejjil, Léonard Treille

13.03 – Existe-t-il un état de conscience modifié propre à l’hypnose ? – Barbara Gauthier, Blaise Ramu, Mélanie Doussot, Miriam Morel

13.04 – La biomusicothérapie, s’inscrivant dans une technique de musicothérapie réceptive, est-elle une science fondée ? – Charlène Di Franco, Tristan Bianchi, Léa Quesnot

13.05 – Les pyramides ont-elles des effets particuliers sur la matière ? – Hadrien Begon, David Gibert, Robin Gerbaux

13.06 – La thérapie par le rire – Anthony Gaillard, Jérémy Lebreton, Clémence Merono, Romaric Ruga

13.07 – L’île de la série LOST : les Disparus pourrait-elle physiquement exister ? – Jimmy Djomo Yamdjeu, Thibault Fontaine et Maël Chiaverini

13.08 – Existe-t-il des traces factuelles de l’Arche de Noé ? – Khadidja Berrouane, Céline Laudet, Arnaud Rémi-Quentin

13.09 – Les phéromones humaines existent-elles ? – Romain Golliet, Rony Midahuen

13.10 – Les messages subliminaux – Islam Caireau, Maxime Lemort, Rafika Marir, Juliette Meyzenc

13.11 – La ronronthérapie est-elle une science ? – Rebecca Belon-Chambel, Thomas Giry, Christopher Giza, Caroline Marcassus, Raphaël Trombert

13.12 – La télékinesie est-elle possible ? – Damien Debordes, Alexandra Morand, Edwin Niogret, Jérémy Séguin

Saison 14 : septembre 2012

Voir la liste

14.1 – Les champs magnétiques ont-ils un impact sur l’orientation des vaches ? – Laëtitia Chomette, Madjid Hadjal, Gaël Lozinguez, Jean-François Trochet

14.2 – Avons-nous besoin d’un don pour devenir « voyant »? Test de Cold reading – Mélisse Bonfand, Alban Ceau, Varérian Ducrot, Martin Hradil

14.3 – Quel est l’impact des barreurs de feux sur les individus qu’ils manipulent ? – Jérémy Blanchard, Lucas Labar, Maxime Legues, Nina Lewin, Isahak Saidi

*14.4 – Peut-on mesurer l’effet des messages d’amour sur la cristallisation de l’eau de Masaru Emoto ? Protocole – Emmanuelle Baffert, Samantha El Hamaoui, Manon Frances, Coline Verluise

14.5 – Aromathérapie : des huiles essentielles peuvent-elles avoir un impact réel sur la concentration ? – Vanille-Charlotte Achaintre, Sophie Brenet, Laëtitia Fabre

14.6 – Phéromones humaines : les expériences de Wedekind et Cutler sur les phéromones sont-elles reproduites ? Tentative de protocole expérimental – Natacha Ayme, Théo Beaumann, Keltoum Benzaoui, Marylise Bourguignon, Julie Franca

14.7 – La planche oui-jà est-elle un vrai moyen de communication avec les esprits ? Nos croyances en l’au-delà influencent-elles cette communication ? – Cindy Verilhac, Alison Vitorio

14.8 – Quelles sont les prétentions des colliers d’ambre sur les enfants ? – Valentin Amati, Mahmoud Ben Frag, Nicolas Serbource

14.9 – Les lampes de sel délivrent-elles des ions négatifs bénéfiques pour la santé ? Origines de cette allégation, arguments des vendeurs et validité scientifique de ces arguments – Magali Teyssot, Anaïs Vieira da Cruz

14.10 – Impact de la lune sur la pousse des plantes – Test germination – Mathieu Ramon, Baptiste Sonnerat

14.11 – L’affirmation « L’abus des écrans peut nuire gravement au moral » est-elle vraie ? – Sylvain Le Tirant, Pierre Roibet, Basile Tosi

14.12 – Cryptozoologie : les bêtes des Alpes ont-elles une existence avérée ? Film – Compléments  – Antoine Bénéfice, Lilas Raguin, Pierre-Henri Thiollier

14.13 – Réalité scientifique du complexe d’Oedipe ? – Ismaël Benslilmane, Roumaïssa Hassaini, Jenifer Karam, Charline Mazoyer

14.14 – Étude des pierres qui affirment empêcher les ondes des téléphones portables d’atteindre le cerveau – André Polaszek, Naël Sbaghdi Julian Trouillon

14.15 – Les méridiens d’acupuncture exisentent-ils ? – Maximin Detrait, Geoffrey Jaouen, Élie Poncet

*14.16 – Quelle est la validité de la graphologie ? Son usage dans les tribunaux, les entreprises… – Thibault Boisedu, Nafissatou Diop, Anna Fall, Lucie Garcia, Maëliss Ingrassia, Charlotte Ravanello, Camille Stefanuto, Tariq Zakaria, Andréa Zanon

14.17 – Reproduire des feux follets en laboratoire (non soutenu)

14.18 – La vision commune de la vie des hommes préhistoriques présentée au grand public est elle erronée ? Étude du Pléistocène supérieur entre 130 000 et 11 000 ans avant EC – Yaël Grandcollot, Sabrina Lemaire, Maxime Martin, Meryem Outalbali

14.19 – Auto-combustion humaine – Lucie Genthial, Brian Rechard, Houda Tolimat

Saison 15 : décembre 2012

Voir la liste

15.1 – La science présentée dans Fringe est-elle rigoureuse ? – Benjamin Curot, Eloïse Gronlier, Jean Gautronneau et Quentin Vuillemard

15.2 – L’effet des protéodies de Sternheimer est-il démontré ? – Thomas Loïodice, Tonny Scheuring, Thomas Retailleau, Eva Horgues-Debat

15.3 – Les paralysies du sommeil expliquent-elles les cas type Carla Moran ? – Elody Sermay, Lucile Neyton, Pierre Pradourat, Carole Froment, David Mallet

15.4 – Analyse critique du packing, méthode thérapeutique controversée auprès des autistes – Marilou Barbiern, Sophie Koemmerer, Mathilde Proponnet et Estelle Raffin

15.5 – Source et théorie de l’affirmation de Todd Akin sur l’infertilité en cas de viol – Julien Annoni, Léna Da Ros et Marine Haurillon

15.6 – La controverse sur l’introduction de la théorie du genre dans les contenus d’enseignement – Sylvia Roe, Floriane Micoud, Justine Louis

15.7 – Expérimentation du conformisme au groupe – Josselin Bombardier, Robin Pichon, Léo Senique, Yann Sousseau

15.8 – Y a -t-il des hypothèses non-psychanalytiques à la pédophilie ? – Laura Ferraris-Bouchez, Virgile Genin, Lucas Centa, Jules Lefrère

15.9 – Étude comparative du prix d’une vie – Nicolas Fournier, Daniel Roubiol, Henri Dupouy

15.10 – L’archéologie au service du nazisme ? – Valentin Lemarchand, Alexandre Bardin, Fabien Allard, Pablo Pelorson

15.11 – Distinction Homme – Femme – Estelle Kohler, Marina Dor, Axel Venturini

15.12 – La détection des mensonges dans « Lie To Me  » est t-elle valide ? – Alain Berod, Nicolas Vittoz, Romain Chambard

15.13 – Vibration des pierres dans la lithothérapie – Emmanuelle Resse, Hippolyte Girard, Maxime Malossane, Benoit Lenoir

15.14 – Forçage -l’illusion du choix – Agathe Fontenay, Léo Rougier, Bérangère Deforche, Eymeric Berthier, Gwenaël Girod

15.15 – L’éjaculation féminine est-elle un mythe ? – Hugo Gamore, O. C.-L., Ronan Poncet, Maxime Guérard

Saison 16 : mai 2013

Voir la liste

16.01 – Biodynamie : le bio ésotérique ? – Éloïse Bérard, Gaël Chavignon, Élise Lecomte

16.02 – Lie to me : la théorie des lapsus fasciaux de Ekman est-elle valide ? – Blandine Briat, Amandine Desfonds, Prescillya Gremaud, Thuy Hanh Tong Thi

16.02bis – Lie to me : Lie to me : La communication non verbale trahit-elle le mensonge ? – FORTIN CHLOE, GALIANA JACQUES-ANTOINE, LEBRUN WENDIE ; LIBEAUT AXELLE

16.03 – Les animaux sont-ils sensibles à l’effet placebo ? – GERVAUD LUCIE, HUBLE MARJOLAINE, MORAND ALEXANDRINE, MORIN ANTHONY, PERRIER MICKAEL, VOGIEN ELODIE

16.04 – Y a-t-il des fondements scientifiques à la graphologie ? – ANDRE ADELINE, NGALO MARIELLE, SEGAERT LANCELOT

16.05 – La théorie du genre : analyse critique du documentaire « lavage de cerveau » de Harald Eia – DUBOIS-DANTHONY MANON, GAYDI AYOUB, OZIER-LAFONTAINE LOIC, REBUT THOMAS

16.06 – Analyse critique du documentaire « la révélation des pyramides » – CARPENTIER REMI, CHAMBON ALEXIS, DOPIERALA CINDY, MARIE THIBAULT, TATLIAN THOMAS

16.07 – Existe-t-il un état de conscience modifié propre à l’hypnose ? – BOURGEAY MARIE, BOUVIER JORDAN, CASTELLA CHLOE, CIANCONE MATHIEU, DEMOLIS CELINE

16.07bis – L’hypnose thérapeutique – CHAIX TEDDY, ROUCHON KAREN, PIROCHE CAMILLE

16.08 – Programmation neuro-linguistique – les mouvements oculaires – TIXIDRE YONA, TRINDADE CLAUDIO

16.09 – Validité de la théorie de la main invisible du marché d’Adam Smith – Isabelle Cosson, Audrey Nallet

16.10 – Perception et pratique de la psychanalyse au sein de l’Univ. PMF – FERRARI MATTHIEU, GILIS JEAN-LOUP, MOMPER TRISTAN, PEPIN JULIE

16.11 – La lune influence-t-elle notre sommeil ? Mythe, croyance ou réalité ? – DUCLOS EMILIE, RASCLE ADELINE, SORBA SEVERINE, TILLIER PAUL

16.12 – La carte turque de Piri Reis témoigne-t-elle d’un continent inconnu ? – GACHET YVON, PICOT PAULINE, ROBICHON SOLENNE

16.13 – Y a-t-il des traces factuelles de l’arche de Noé ? – BOMPARD PAUL, CHARPENTIER ANTOINE, LALANDE LUCAS, REVEL CORENTIN, TOURNEBIZE ELISA

16.14 – Y a-t-il des fondements plausibles au vaudou ? – BETTAS-REGALIN Julie, CONTINI Sonia, GERMAIN Joaquim, SALINAS Claire

16.15 – Y a-t-il des fondements plausibles au mythe des vampires ? – CHENAG ISMA, GRASSA LEILA, GUETARNI HADJER, JULLIARD FANNY, SALAH NAJH

16.16 – L’existence du point G est-elle plausible ? – AUBIER-PINET MARIE, CHOEUR ARTHUR, GRONDIN ANAIS, SCANNELLA LORIS

16.17 – la communauté des coupeurs de feu – étude sociologique et mécanique des coupeurs de feu et de leur capacité –

BORGEOT MANON, BRUN MARIE, HURTAUD AMANDINE, JAGLIN PAUL, JAY LAURIANE, DIB MELANIE, MAZOUYER REMY

16.18 –Comment expliquer les expériences de sortie de corps – ARNOULD BENOIT , DETROYAT PHILIP, DUCONS DUBES FREDERIC, WAHID RAMI

16.19 – Le désir sexuel féminin est-il moindre que celui de l’homme ? – Fanny Berthoud, Julien Buonarota, Antonin Granier, Maud Marchal Dombrat

16.20 – Les piles de Bagdad – Alexis Bonnet, Jordan Cheraita, Célia Laplace, Sébastien Merceron, Laure Proietti

16.21 – Musicothérapie – La musique peut-elle réellement influer sur notre santé et si oui, de quelle manière ? – Sylvain Henry, Perrine Raguenet

16.22 – Le packing : analyse des critiques favorables et hostiles à cette méthode de soin de l’autisme – Céline Descieux, Quentin Faure, Louise Flattet, Silvia Georgin, Gaël Van Der Meij

16.23 – Peut-on ne plus ressentir le besoin de manger et de boire ? – Romain Harainck

16.24 – L’expérience de la 3ème vague en 1967 a-t-elle réellement existé ? – Lucille Bais, Clément Bertrand, Donia Chaiehloudj, Aurélie Dal Zotto

16.25  – Touranisme : l’utilisation du mythe d’Attila dans le parti d’extrême-droite hongroise ? – Brian Lacoste, Sophie Le Mesle, Nicolas Poncet, Gaëlle Rodriguez, Mylan Tounkara

16.26 – Homosexualité – existe-il un fondement biologique et cérébral à l’homosexualité ? – Adeline Certain, Selwa Douiheich

16.27 – Quel est l’impact de l’état d’esprit d’un patient atteint du cancer sur sa guérison ? – Bastien Alla, Théo Bourdet, Floriane Cypryk, Guillaume Pavis

16.28 – les négationnismes du SIDA ont-ils des arguments fondés ? – Damian André, Adrien Lorenter, Jan Schnabel

16.28bis – les négationnismes du SIDA ont-ils des arguments fondés ? – Alain de Raucourt, Léo Le Bris

16.29 – Y a-t-il des traces de racialisme dans le droit français ? – Timothée Courberand, Nicolas Léger, Clémence Monard

16.30 – Discussion autour d’un cas particulier de mâcheur de linceul : le « vampire de Venise » – Charline Bonnet, Emilie Blambert

16.31 – Y a-t-il des fondements plausibles au mythe des vampires ? – Heileen Vitry

16.32 – Créationnisme et géographie – Simon Veitl

Saison 17 : décembre 2013

Voir la liste

17.01 – Existe-t-il un état de conscience modifié propre à l’hypnose ? – Émilie Fayolle, Anthony Finesso, Lucie Gente

17.02 – Y a-t-il des barreurs de feu à l’hôpital de Grenoble / sur quels critères sont-ils recrutés / Y a-t-il une hypothèse non surnaturelle aux barreurs/coupeurs de feu ? – Juliette Bouclet, Laura Bougnol, Clément Hémond, Hugo Jomier

17.03 – Y a-t-il des variations du placebo selon les pathologies ? Romain Clair, Juliette Kaufmann, Pauline Vasset

17.04 – Quels sont les arguments des pharmaciens pour vendre les élixirs floraux de Bach ? – Romanne Chabloz, Valentin Metral, Kevin Mullet

*17.04bis – Quels sont les arguments des pharmaciens pour vendre les élixirs floraux de Bach ? – Baptiste Breyton, Anandi Tamby, Margot Thirion

17.05 – Les thèses négationnistes du SIDA et du VIH – Claire Gallay, Léa Petrizzelli, Claire Terrasse

17.05 bis – Les négationnistes du SIDA – Guillaume Boullay, Maryane Mouttet, David Segura

17.06 – Quelle est la pertinence scientifique des « théories » du gène de l’homosexualité ? Astor Bizard, Maxime Dereymez, Raphaël Manger, Marie Mathivet

17.07 – Y a-t-il une influence de la lune sur nos comportements ? – Chloé Blasquez, Corentin Cortiula-Phelipot, Lucas Vigroux

17.07bis – Y a-t-il une influence de la lune sur nos comportements ? – Lara Tabardel

17.08 – L’existence de Jésus Christ est-elle plausible ? – Maxime Bioud, Anaïs Galtier, Kevin Mouyon

17.09 – Comparaison des niveaux d’adhésion au paranormal L1-2 UJF/Stendhal – Laurie Guenat, Timothée Guilhermet, Bastien Prelle

*17.10 – Vertus pédagogiques du pastafarisme – Léonie Brebner, Nicolas Delmas, Anneflore Marcel

17.11 – Refaire une expérience testant la sensation d’être observé – Mohamed Tahar Benzaoui, Léo Imbert, Romain Pernot

17.12 (1) – Peut-on comprendre et reproduire un « sang »de saint Janvier ? – Laëtitia Boarini, Sophie Bougherra, Marc Ruiz

17.12 (2) – Peut-on comprendre et reproduire un « sang »de saint Janvier ? – Xavier Parmier

17.13 – Série « The mentalist » : quels sont les outils zététiques utilisés par le mentaliste ? – Benaïssa Manal, Jérémie Berthillot, Marion Magaud, Bastien Miralles,  Hugues Richard, Rafaël Thalmann

17.13 bis – Série « Lie to me » : la théorie des lapsus fasciaux de Ekman est-elle valide ? – Idir Halimaoui, Anaël Hary, Alexandre Zorzi

17.13 ter – Le mentalisme se limite-t’il seulement à un numéro d’illusionnisme ? – Baptiste Bleuze, Jules Diard, Frédéric Viry (Magid Tahir)

*17.14 – Reproduire et expliquer une « cécité au changement » – Charlotte Brot, Gaëlle Bonis

17.14bis – Observer et reproduire une « cécité au changement » – Alice Nagabbo, Amandine Tignone

17.15 – Notre représentation commune des Gaulois est-elle proche de la réalité scientifique ? – Yann Bomy, Titouan Sauvage

*17.16 – Le rôle allégué de l’orgasme dans la procréation au cours des âges – Typhaine Aubert, Marion Fechino, David Loiacono

17.17 – Y a-t-il des arguments scientifiques à l’appui de la présence d’homéopathie dans les maternelles ? – Anaïs Nirefois, Emmanuelle Prévot

*17.18 – La main invisible d’Adam Smith – Mathilde Balaud, Anaïs Kougayan, Léa Leclercq, LeslieLerudulier, Emilie Schmitt

17.19 – Les cimetières d’éléphants existent-ils ? – Solenne Bochet, Valentin David, Enora Fremy, Thomas Mares

17.20 – Travailler sur un OOpart – Flavien Daniel

17.21 – Série Lie to me : la théorie des lapsus fasciaux de Ekman est-elle valide ? – Romane Cimadomo, Sandra Courtet, Benoît De Abreu, Dorine Grasso, Cendrine Hoarau, Marion Macron

17.22 – L’influence de l’état d’esprit sur la guérison du cancer – Flora Gautheron, Rémy Van der Zijden

17.23 – Y a-t-il quelque-chose de scientifique dans la programmation neuro-linguistique ? – Abderrahmane Bekkouch, Marouane Louizi

17.24 – Analyse d’une séquence d’une émission « paranormale » de votre choix (manque version informatique) – Astou Diongue, Christophe Merlot

17.25 – Le corps, l’esprit et l’être – la recherche raisonnable des propriétés et des attributs de l’existence humaine – Abel Aoun, Christophe Vignal

17.26 – Peut-on comprendre et reproduire un feu follet ? – Julien Hingant, Romuald Morel

17.27 – Y a-t-il une explication non surnaturelle aux disparitions de verrues par imposition des mains ? (manque version informatique) – Florine Bonfils, Marie Gradeler

*17.28 – Quels sont les biais de raisonnement dans le documentaire quantico-mystique « What the bleep do we know ? » –

Timothée Gallen

17.29 – Quels sont les biais de raisonnement dans le documentaire quantico-mystique « The living Matrix » ? – Régis Alonso (manque version informatique)

17.30 – Touranisme : comment l’extrême-droite hongroise manipule-t-elle l’histoire ? – Pierre Mouny, Claire Godefroy

17.31 – Y a-t-il des arguments solides à la géologie créationniste ? (manque version informatique) – Romain Vanderkhove

17.32 – Quelles sont les bases scientifiques du mouvement respirianiste ? – Théophile Bellintani

*17.33 – Y a-t-il une explication non surnaturelle aux piliers de ciment de Nouvelle-Calédonie ? – Tristan Facchin, Gwendaline Picton

17.34 – La vaccination contre la fièvre catarrhale ovine est-elle justifiée scientifiquement ? – Josias Lechertier

17.35 – Biais de raisonnement dans le documentaire « la révélation des pyramides » ? – Lucas Rigaud

17.36 – Enquête sur les idées reçues sur les abeilles – Maïlys Caminel

17.37 – L’hypothèse de DJ Gee est-elle toujours valable pour expliquer les auto-combustions humaines ? – Angélique Magnard, Alice Levrat

17.38 – L’écriture automatique – Adrien Da Silva, Marine Seyssel, Elsa Sidhoumi, Léa Tassan

17.39 – Sur quels arguments le packing, méthode d’enveloppement dans des draps mouillés sur les enfants autistes est-elle encore utilisée en France ? – Kubra Kaygisiz

17.40 – Fringe : quelle est la scientificité des faits dans la série ? – Pauline Theulin

17.41 – Attila et les Huns – Jérémy Lefrançois

17.42 – Accusations pseudo-scientifiques contre le hard rock – Anthony Baillus

17.43 – L’affaire Eleonora Zugun – Damien Roche, Guillaume Schwein, Darius Sigaud

17.44 – Existe-t-il un état de conscience modifié propre à l’hypnose ? – Roméo Venditelli, Pauline Vasset, Vincent Vuadens

17.45 – Dans quelle mesure les événements relatés dans « Fringe » ont-ils un caractère scientifique ? – Charles Douangdara, Loïc Mottet, Thibault Villermet

17.46 – La distinction ceveau gauche-cerveau droit – Clément Serain

17.47 – Combustion humaine dite « spontanée » – Thomas Solignat

17.48 – La lune et ses influences – Margot Burillon, Mandy Combaz, Emmanuelle Condé, Margiot Kienast, Matthieu Vanneste-Ibarcq, Julie Vieillard

Saison 18 : mai 2014

Devoir maison – voir ici

Saison 19 : décembre 2014

Examen écrit n°1 – voir énoncé .

Saison 20 : mai 2015

Examen écrit n°2 – voir énoncé ici

Saison 21 : décembre 2015

Voir la liste

21.1 – Analyse critique du documentaire « La révélation des Pyramides » – Flavien Gérard, Alizé Vialle, Hiba Rouissi, Noémie Guillemenot, Marion Krieger

21.2 – Quel est le type de lien qu’entretient la NASA et la médecine quantique ? – Enya Vetillard, Alexia Robbaz Sarica, Kevin Bonnet, Groot Bastien, Marion Lacombe

21.3 – Comment l’extrême droite française manipule et utilise t-elle le mythe de Jeanne d’Arc ? – Arthur RIGNON, Laury TESTOUX, Sonia PETIT, Nicolas FAUS

21.4 – les possessions démoniaques – Loudun et Morzine – Typhaine Jambon, Cécile Vetroff, Marie Belot, BRICHA Oussama, Emilie Amant, Margot Fombonne

*21.5 – L’existence de Jésus de Nazareth est-elle plausible ? – Chedli Taieb, Léa Leclercq, Laure Chardon, ARNOLD Christophe

21.6 – La découverte de l’écholocation chauve-souris – Jean Vial, Elie Ensuque, Yann Austernaud

21.7 – Niveaux d’adhésion aux pseudo-sciences des étudiants du domaine de la santé – Ophélie Lusseau, Angélique Raynaud, Jules Ravon

21.8 – Pouvons-nous monter un protocole permettant d’affirmer ou d’infirmer l’existence d’une capacité chez un radiesthésiste ? – Margaux Peyrard, Pauline Lhomme, BARRE-VITIELLO Benoit, CHAPUIS Niels, Marrou Alban

21.9 – La lithotherapie a t-elle une réelle efficacité thérapeutique ? – Théodore de Marliave, Pablo Lalouette, Guillaud Eloïse, Loris Léo-Crapiz

21.10 – Comment peut-on expliquer rationnellement les marques d’Eleonora Zugun ? – Alexandre Tournois, Arthur Olla, Elisa Guillermin, Noemie hoestlandt

21.11 – L programmation neuro-linguistique permet-elle de détecter les mensonges ? – CALKA Maxime, BIGOT Antoine, KONIECZNY Baptiste, GIFFON Lisa

21.12 – Peut-on comprendre et reproduire un feu follet ? – STORET Juliette, VEILLET Aglaé, Helie-Joly William, Khaled Belarbi

21.13 – Peut-on comprendre et reproduire un feu follet ? – Louis Boisrame, Léa Trouillon, Chakir Ardenne, Elsa Labbé-lavigne

21.14 – Quelle est la validité de la pyramide de Maslow ? – Julien Valverdé, Thibault Verrecchia, Coskun Dogan, Mathias Curcio

*21.15 – Est-il raisonnable d’en faire partie dans une chaîne de Ponzi ? – Borana Dollomaja, Julien Sorbier, Cédric Auvray, David-Antoine Haeusler

21.16 – étude des thèses et preuves sur la survivance contemporaine du Mégalodon – Benjamin Goessens, Roland Bonnet, Mathieu Dumax-Vorzet, Lara Vilette, Juliette Gagnaire

*21.17 – Expérience sur l’effet mouton-chèvre – Salomé Vincent, Jérémy Raschella, Chloé Vella, Williams Randy, Emeline Mercadier

21.18 – Le terrorisme : du premier siècle à nos jours – DABBABI Idriss, BESSET Lauren, Brian DE CASTRO, Marine DELANNOY

*21.19 – L’effet Barnum est-il toujours d’actualité en 2015 ? – Sarah Zerizer

21.20 – Hypnose – Adrien Boucault, Jason Bouvier, Lucas Marques, Jules Croidieu, Nicolas Beroud

21.21– Les attaques de la Bête du Gévaudan étaient-elle l’œuvre d’animaux sauvages, une entreprise criminelle, ou ont-elles une autre origine ?* – Nihal SATIA, Johan ARONS, Baptiste VALLET SIMOND, Marion USE

21.22 – Analyse des bases scientifiques du mouvement respirianiste – Maryna DILPHY, Leonore MANTION, Nathan EPALLE, Marine DIOT

21.23 – La lune a-t-elle une influence sur les naissances chez les animaux ? – Camille Leroux, Morgane Davin, Jérémy Favre, Noémie Beyeler, Léa Regazzoni

*21.24 – Comment expliquer la non-putréfaction du moine Itigilov ? – Margaux Carriquiry, Anne-Lise Demoulin, Noémie Fekete, Félicie Lorenc

*21.25 – Pourquoi observet-on une phase de déclin tous les 4 ans chez les lemmings ? – COUTANT Opale, CLERC Bartholomé, LOALENEUR Thomas, Lilia Douissi, Kamal Laghzioui

21.26 – Analyse d’une séquence d’émission « paranormale » – Mélanie Départe, Mélanie Blanc, Régis Alonso, Paulin Vataire

21.27 – Comment on choisit les barreurs de feu à l’hôpital de Grenoble ? – Piérine Dethez, Julia Sarrazin, Marion Souteyrat-Bréat, Hugo Lopez, Dumitru Corini

21.28 – L’opération Chaton Acoustique a t-elle réellement eu lieu ? – Yanis Oumeziane, Samir Benhalilou, Marcelline Andrianasolo, Valentin Mercet

21.29 – Peut-on croire en l’existence du Chupacabra ? – Trichanh Teddy, Pallier Antoine, Morin Baptiste, Le Garrec Elouen

*21.30 – Quelle est la validité de la pyramide de Maslow ?– Lesnier Léa, Kerkour Rémi, Brossette Brice, Couret Robin

*21.31 – les médias ont-ils la capacité d’offrir une approche pragmatique du « Deep Web » ?– Florian Marco, Benjamin Besnier, Vincent Aubert, Romain Thévenon

21.32 – Les prédictions faites par Elisabeth Teissier se réalisent-elles plus souvent que des prédictions faites sans méthode astrologique ? – Cyprien Eymond Laritaz, Laura Saulle, Grégory Vienot, Elea Paret, Anais Gouot

21.33 – Comment la forteresse de Cuzco a-t-elle put être bâtie ? – Laure Pavlov, Léana Bergonzoli, Célia Beaumond, Ihsane Rabii, Émeline Grillot

21.34 – La cure de Breuss – VALETTE Camille, OCTAU Clotilde, POUSSET Marine

*21.35 – L’influence de l’autorité d’un médecin sur le comportement des individus – Margaux Plessis, Samuel Athanase, Ariane Ancrenaz, Titouan Girod, Quentin Faidide

21.36 – Le contact physique peut-il influencer nos décisions ? – Théo Girerd, Guillaume Amieux, Stephen Brellier, Eléonore simonitto-Deletrre

*21.37 – Pouvons nous légitimement penser que la création/diffusion du virus du sida serait une conséquence d’activités humaines dans la deuxièmes moitié du vingtième siècle ? – Enzo GIOVANNITTI, Louis REYNOUARD, Andréa PRUD’HOMME, Sophie PAUCHON,

*21.38 – Il était une fois en Inde, un bébé qui prenait feu – La définition de la combustion spontanée est-elle pertinente dans le cas de Rahul ? – Maureen Gentil, Ophélie Jobert, Lucie Drouin, Lucas Garnier, Kévin Gazoufer

*21.39 – comment le syndrôme des faux souvenirs se manifeste-t-il en France ? Dans quellle mesure est-il pris en compte au niveau juridique ? – Maela Magagnin, Perrine Molliex

21.40 – Analyse critique de « the living Matrix » – Lorenzo JACQUES, Kévin BIBET, Margaux DESCOTES GENON, Julien LOPES DE CARVALHO

*21.41 – La théorie des chemtrails est-elle viable scientifiquement ? – LAROUI GAYMARD Sarah, LASSALAS Etienne, GARNIER Manon, LHOTE Noémie

21.42 – De quelle façon pouvons-nous interpréter le mythe du Wendigo ?  – Alexandre Voignier, Arthur Gamain

*21.43 – L’intervalle du diable – Chris Tatinclaux, Florent Rambaud, Nelly Diverchy

21.44 – étude sur le diable deJersey Devil – Joaquim Ferreira, Niels Toularastel, Mehdi Gherrabti, Mathieu Smarzyk

21.45 – Comment contrôler nos rêves ? – Marion Tissot, Sztrenacka, Thomas Ribeiro, Ugo Vuillermet, Dorian Joonekin-Arnaud

21.46 – Utilisons-nous la magnétite de notre corps et pouvons-nous l’utiliser consciemment ? – ROUX Mel, VISAGE Yohan, Sylvain Saliba, Avi Suissa

21.47 – Le « vampire » de Venise – Le mythe historique face à la réalité scientifique – ROSIER Arthur, JOULAUD Camille, BARLES Rémy, JAY Louison

21.48 – Y a-t-il une preuve tangible de l’existence de trace d’extra-terrestre dans la zone 51 ? – Bérénice Midoux, Hugo VINCENT, Olivier Beutin, Baptiste Calcagni

*21.49 –Les miroirs ardents d’Archimède ont-ils été une arme plausible lors du siège de Syracuse en -215 av JC ? – FERE Antoine, AGNESE Pierre, MAIER Pauline, PASTOR Maëva, Frédéric Pérignon

21.50 – L’indignité nationale, entre droit et déshonneur – Fadila Mazouz, Jean-Loup De Saint-Phalle

21.51 – La civilisation gauloise, entre idées reçues et réalité historique – Nicolas Ivol, Flavien André, Marine André, Genevois Clément, justine Praly

21.52 – Le vampire de Venise – Cyril Joubert, Lucas Volle, Ludovic Peysson, Clémence Brissot

*21.53 – Les pharmaciens sont-ils capables de négliger la santé d’une personne fragile au profit de médecines alternatives –Nicolas Castano, Juliette Laplante, Nils Defauw, Sarah Sibeud, Marjolaine Serre, Manon Caire-Fontana

21.55 – Expliquer et reproduire une cécité au changement – Estelle Reymond, Elisa beaugrand, Mariya Rutyna, Logan Villard

21.54 – Sophismes dans Thank you for smoking – Pierre-Alexis Krstic, Robin Aucordier

21.55 – Expliquer et reproduire une cécité au changement – Estelle Reymond, Elisa beaugrand, Mariya Rutyna, Logan Villard

21. 56 – Le chupacabra : un mythe ou une réalité ? – Florian BICHET, Simon FAURIEL, Mathis GARDET

21.57 – Influence de la musique sur nos comportements – Fiona Chiri, Morgan Ramis, Camille Briottet, Yohan Ricolleau

21. 58 – Quelle est la validité de la pyramide de Maslow ? – Marine Bernabeu, Emilie Bidaud

21.59 – écholocation chauve-souris – Habou Bakar Ismael

*21.60 – En quoi la scopesthésie suscite-elle autant de polémique de nos jours ? – Pauline Marietta, Aurore Michallet, Estelle Parent, Magali Pelissier

21.61 – Série LOST : les phénomènes mystérieux de la série ont-ils une explication scientifique ? – Loris Martin, Micha Megret, Salim Simakan

21.62 – La notion de terrorisme – Samar Abou-Jaoud

21.63 – Est-t-on sûr que c’est Francis Bacon qui a écrit les œuvres de Shakespeare ? – Mathilde Rochart

21.64 – Foudre en boule – Juliane Rizzo

Rattrapages

21_A – le la 432hZ sources et études – Baptiste Messina, Didier Florent

21_B L’ordre du temple solaire : quels furent les méthodes de recrutement employées ? Colyne Cochet

21_C – L’effet Kirlian – Avi Suissa

21_D – Peut-on capter des voix du passé dans les microsillons des poteries anciennes ?

Marion Souteyrat-Breat

21_E – Les Illuminati de Bavière – Philippe Moerman

21_F – Colliers d’ambre et dents de bébé – Piérine Dethez

Saison 22 : mai 2016

Voir la liste

*22.01 – Homéopathie, le savoir des pharmaciens – Thibaud Aymoz-Bressot, William Blanc, Anaëlle Brion, Lise Brun, Yoann Julliard, Wivina Marcellini, Thomas Mercier, Cheyenne Pilloud, Marina Pons, Noémie Riedinger

*22.02 – Vertus curatives de la forêt de Vallin, où en est-on ? – Daniel Charbonnel, Cyril Chardon, Kevin Bibet

22.03 – La musique a-t-elle une influence sur les animaux ? – Victoire Lelong, Artur Dizin

22.04 – Les magnétiseurs peuvent-ils soigner ? – Charlotte Poligny

22.05 – Quelles sont les origines des pensées magiques liées au dégoût dans notre société ? – Salomé Claude, Marine Foray, Camille Exertier dit Monnard

*22.06 – Les arguments scientifiques avancés par Monsieur Thierry Souccar sur le lait de vache permettent-ils de sérieusement nous alerter sur sa consommation de masse ? – Fanny La Manna, Mehdi Djeghdir, Julien Noirat, Millian De Magalhaes

22.07 – Acupuncture – bilan scientifique sur la douleur, et mécanisme Agnès Chene, Amandine Sola, Coralie Thomé, Laurène Trollier, Mélanie Valente

*22.08 – La tisane qui fait dormir Karine Bouhid, Teddy Merle, Raphaël Mestre, Axelle Vitalis

22.09 – Les tisanes pour dormir, nous endormirait-on ? – Dorian Callegaro, Léo Dal Moro, Léo Sztulzaft

*22.10 – La vague – The third wave – Ronan Clerec, Andréine Uliana, Johanna Vattier, Laetitia Masso, Juliette Conjard

22.11 – La vague , une histoire houleuse – Mathilde Armand, Margot Hardion, Kevin Horngren, Amira Haddad, Marion Coves

22.12 – L’expérience de la vague a-t-elle vraiment existé ? – Merve Kolbasi, Ami Sidibé

22.13 – l’expérience de la 3ème Vague – Thibault Sarter

22.14 – Mécanismes de béatification et de canonisation – Steven Tinoco Tea, Justine Tredez

22.15 – Analyse de la validité scientifique des mécanismes de béatification et de canonisation dans l’Église Catholique – Alicia Billard, Nicolas Bardinon

22.16 – Série Lie to me : la théorie des lapsus faciaux de Ekman est-elle valide ? – Yoann Soulier, Thibault Nicolas, Bastien Valverde, Mathilde Rochart

22.17 – Série Lie to me : la théorie des lapsus faciaux de Ekman est-elle valide ? – Valentin Descormes, Jessie Pras, Valentin Thery

22.18 – Série Lie to me : la théorie des lapsus faciaux de Ekman est-elle valide ? – Émeline Garcin, Mathilde Herrero, Laurie Laffont, Sébastien Ruiz, Geoffrey Vallet

*22.19 – Série Lie to me : la théorie des lapsus faciaux de Ekman est-elle valide ? – Océane Bequie, Mégane Gellens, Clémence Pecarella, Clément Plantade, Héloïse Poirot, Noémie Zeby

22.20 – Série Lie to me : la théorie des lapsus faciaux de Ekman est-elle valide ? – Honorine Caillat-Truitaz, Mathilde Faure-Sartore, Margaux Maurice, Déborah Merceron

22.21 – Peut-on généraliser la théorie de Paul EKMAN à l’ensemble des individus présents sur terre ? – Jules Delpech, Emma L’helgoualch, Valentine Msika, Lucien Moins, Océane Pallandre, Jeanne Philippe

22.22 – La synergologie est-elle fiable ? – Younès Benslimane, Inès Grib, Clément Jacquet, Mélanie Millioz, Marcelline Samadane, Arthur Sibut

22.23 – Les micro-expressions : la théorie de Paul Ekman – Magali Arnaud, Vithya Kirubakaran, Kenza Maddalena

22.24 – Manies dansantes de Strasbourg en 1518 – Yann Anquetin, Justine Bergeron, Jéromine Boizot, Lucine Hugonnard

22.25 – Cancer et rôle de l’état psychologique – Camille Chaulaic, Tristan Dieny, Mathieu Klein, Alexandre Leuillet

22.26 – Les substances aphrodisiaques – Sophia Coffy, Margot Evrard, Maël Favre, Margaux Lambusson, Camille Penelle, Camila Takhedit, Fleur Vernier

22.27 – Cristallisation émotionnelle de l’eau – Émilien Beziat, Paul Charpiot, Cassandre Duclaux

22.28 – Biotypologie – Jean de Bony – Léa Albayeh, Mylène Le Caër, Marion Louvet

22.29 – Le prix d’une vie – Lucie Rizzo, Hugo Vincent

22.30 – Quels sont les facteurs pouvant faire varier l’évaluation du prix d’une vie ? – Camille Dusserre, Ruben Harutyunyan, Olivier Nashawati, Faustine Relange

22.31 – L’examen polygraphique est-il réellement infaillible ? – Laura Boulogne, William Bourgeois, Valentine Casali
22.32 – Les sépultures « déviantes » de Kilteasheen – Solenne Barry, Matthieu Béal, Iliana Ghazali, Heniek Katgely, Bastien Terrier

22.33 – Enfants indigos & Kryeon – Laura Gourmelen, Manon Hermann, Anaëlle Jordan, Morgane Joubert

22.34 – Chromatothérapie – Cassandra Negro, Maëlle Pelerin, Aurélie Perrier, Théo Stival

22.35 – L’affaire du Pain Maudit de Pont-Saint-Esprit – Cléa Boiron, Sarah Ducreux, Ingrid Eyrolles, Léa Houbre

22.36 – L’affaire du pain maudit de Pont-Saint-Esprit – Quentin Durieux, Arthur Flaget

22.37 – L’association pédophile North American Man/Boy Love Association (NAMBLA) – Dimitri Evstratov, Nathanaël Jacquier, Mevlude Kocak

22.38 – Mécanismes de l’hypnose de spectacle – Maude Cavaliere, Emma Kerdu, Thibaud Leclerc, Méline Zenati

22.39 – L’influence de la Lune sur les crimes – Melyna Barbuto, Marie Vialet, Anissa Yahia-Bey

22.40 – Y a-t-il une corrélation entre la lune et la natalité ? – Laura Genty, Marilyne Grosjean

*22.41 – Barreurs de feu – critères de sélection à l’hôpital de Grenoble – Solène Jouanny, Sébastien Jouslin, Benoît Jousseaume, Maryse Napoleoni, Charlotte Pascault, Trygve Prestgard

22.42 – Les barreurs de feu ont-ils une influence sur leurs patients ? – Giovanny Bellune, Lamine Bensalem, Alexandre Bouquet, Florence Rebsamen

https://youtu.be/1T5biYffJkU Témoignage Patrick Meunier

https://youtu.be/P7hovNWGa-M Témoignage Claude Banes (version courte)

22.43 – Napoléon Bonaparte : la partialité dans le traitement de l’histoire ? – Joséphine Bourgeois, Loïck Kalumuna

*22.44 – Archéologie et nazisme – Léo Francke, Maël Morel, Dorianne Santo, Meriam Zorgati

22.45 – Les politiques de santé traduisent-elles des enjeux contemporains ? – Ninon Gagliardini, Ayoub Goubet, Ikram Regragui

22.46 – Est-il raisonnable d’être climato-sceptique ? – Tristan Brazon, Paul Chauvigné, Pablo Compargue, Maxence Do, Guillaume Rinaldi

22.47 – La sympathicothérapie – Chloé Laurent

22.48 – La sensation d’être observé est-elle un hasard ou sixième sens ? – Hugo Coquet, Sébastien Denis, Rodrigo Costa Gabriel, Kimberley Guthfreund

22.49 – Osmanagic et les pyramides de Visoko – Florine Borrel, Florian Della Gloria, Boris Gagnière

22.50 – Osmanagic et les pyramides de Visoko – Ewann Lotz, Maxime Ory

22.51 – Les expériences de sortie de corps – Maëva Fabert, Rémi Guella, Romane Morati, Priscilia Morel, Florian Vallin

22.52 – Influence de l’autorité des médecins sur le comportement des individus – Erwin Durand, Geoffroy Dussy Lachaud, Alizée Faulconnier, Eva Garda, Elsa Gourdon, Medhi Luciano

22.53 – CHS , le cas Kazmierczak – Antoine Bard, Alexis Bertrand, Dorian Demars, Mickaël Elliott

22.54 – Rêves lucides : jusqu’où peut-on aller et quelles sont les limites ? – Nicolas Audemard, Quentin Aubert, Julia Peytard

22.55 –Le cas Eleonora Zugun – Charlotte Blazy, Eva Berceron, Emilie Bozonat, Hugo Castejon, Léa Corbieres

22.56 – La pyramide de Ponzi – Loan Beloeil, Thomas Biancato, Pierre Chiaverina, Antonin Malcles, Pablo Maniglier

*22.57 – Test de l’affirmation PNL : quelqu’un qui ment regarde vers la gauche, quelqu’un qui dit vrai vers la droite ? – Adrien Alexandre, Perrine Breyton, Kimberley Brun, Julie Malige

*22.58 – Thierry Souccar et le lait – Matthieu Battier, Elda Bauda, Vincent Chauveau, Blandine Lyonnard, Justine Pagnier, Baptiste Serre

* ? 22.59 – Étude comparative entre la lutte des bonnets rouges et le mouvement originel dont ils se revendiquent – Lucas Bourjaillat, Lucas Gaudinat

22.60 – Colliers d’ambre et dents de bébé : origine et vérification – Ema Berramdane, Axel Greub, Loti Kornmann, Tanguy Mégevand

22.61 – TCI, channeling – Maxime Grossi, Manon Lisambert, Linda Mikhail, Agathe Moret, Alex Picon

22.62 – L’étoile KIC 8462852 et ses scenarii extraterrestres – Philippe Coulon, Maxime Jaunatre, Christophe Tatinclaux, Madeleine Villeminot

22.63 – La validité scientifique des théories d’Alfonso Caycedo, fondateur la sophrologie – Abdelmajid Badaoui, Manon Descombes, Anthony Di Gioia, Lisa Rutigliano

22.64 – Véracité et mythes de la vie et des miracles de Padre Pio – Charlotte Beauclair, Claire Blanquart, Léa Chambon

*22.65– Les expériences de sortie de corps Paul Cange, Guillaume Ensenlaz, Marine Reboullet, Chloé Sudre

*22.66– La carte du Vinland est-elle un faux ? – Julien Debard, Félicien Giraud

22.67 – Test de l’affirmation PNL – Katia Joud, Didier Kelian, Benjamin Lopez, Matea Raznatovic Mrdak, Benjamin Régnier

22.68 – Médecine quantique et MORA – Hadrien Bejuy, Maxime Chevaux, Adrien Rosuel, Guillaume Vero

22.69 – Analyse des bases scientifiques du respirianisme – Louana Boroli, Lucille Capdevielle-Fidel, Maëla Lemercier-Pinier, Hippolyte Séchaud

*22.70 – Le statut ambigu du baume du Tigre – Mathilde Argoud, Camille Coutaz, Fracy Damoune, Ilona Dos Anjos, Robin Durand

*22.71 – La pratique du Reiki – Sonia Bouaicha, Yoann Boucard, Marie Bouvier, Thi-My-Phuong Do, Alexandre Gaïd-Bonnet, Sylvain Sasse

*22.72 – la carte de Piri Reis – Théo Baudry-Sherry, Elisa But, Mouctar Mamadou Diallo, Lounis Miloud

22.73 –Quelle est l’efficacité propre des substances aphrodisiaques ? – Léonie Ehrig

22.74 – Prix d’une vie – Raphaël Ardito

Rattrapages

22A Affaire Biotrial – Maxime Nitsche

22B Affaire Jacques Masset – Zakarya Khelif

22C Traduction Recueil moisissures – Amel Houda Mediouni Semrouni

22D Croyances laos + Traduction Recueil moisissures – Vithayasack Sirimanotham

22E Traduction Recueil moisissures en arabe – Hnida Aouatefe

22F Affaire Jacques Masset – Sirine Naceri

22*G Affaire Yang-Ting – Garance Jacquot

22H AMM homéopathie – Kim Barret

22I Peczely et la chouette – Leyla Avci

22J Faux souvenirs induits – Pablo André

22K What the bleep – Michael Dehais

22L Femme de Vicessous – Anissa Yahia-Bey, Melina Barbuto

22M Claude Sabbah – Margaux Maurice

22N Affaire Yang Ting – Evan Plantier

22O Traduction ouzbek – Yassin Babouri

Saison 23 : décembre 2016

Voir la liste

23.01 – Les sorcières de Salem – Estelle FINE, Juliette GAUDET, Julie JEANBLANC, Maud SENAC

23.02 – Y a-t-il une influence de la lune sur les naissances / sur les crimes et délits (effet transylvanien) ? – Evanne ASTIER, Mathilde FAURE SARTORE, Sophie SENG, Tiffany TRIBOULIER

23.03 – Y a-t-il une influence de la lune sur les naissances / sur les crimes et délits (effet transylvanien) ? – Seher CELIK, Ilies GHERSA, Paul HENRY, Clément MEJEAN, Laurane MOLLARD

*23.04 – Test de l’effet Knobe – Thomas FAUCHE, Antonin.MACLES, Emilien MANTEL et Béranger SCHWAB

23.05 – Les possédées de Morzine – Lauren CHARLES, Alicia CHARLET, Laureline DELAHAYE, Maëva NIANG

23.06 – Peut-on mesurer l’effet des messages d’amour sur la cristallisation de l’eau de Masaru Emoto ? – Christopher ALLENE, Jean-Baptiste BIQUARD, Laureen BRUNET, Lucas PORLAN

*23.07 – Test de la sensation d’être observé, ou dans quelle mesure l’apprentissage sceptique peut-il influer sur l’apparition du phénomène de la sensation d’être observé ? – Thomas BADIN, Mina BERNARD-SALMIRS, Mana BOURDET, Clémence CHARLES, Alexanne CHESNEAUX, Laura CITTADINI, Simon DADER, Laurine DELORME, Doriane DEPUYDT, Julia DWORAK, Coralie EYNAUD, Johan FERRAZZI, Charlotte GENIN, Sylvain GUICHARD, Paul MARSEILLE LABRANCHE, Océane MASOERO, Césame MELCHER, Lucile RUEL et Anaïs SETTURA

23.08 – La sensation d’être observé – Ménélic BAUDOIN, Kahina BOLLET, Lona GUILLEMIN, Florie GUMERSINDO- JAMET, Anne-Sophie MARGUERITTE

23.09 – Le rôle des médias dans la société civile d’aujoud’hui – Milan JAKOBIZ, Axel ONIFADE, Valentin SABINA

23.10 – Refus d’un texte de loi proposant un frein à la prise en charge psychanalytique de l’autisme – Camilia DEBBICHE

23.11 – Hypothèses non psychanalytiques à la pédophilie – Charlène NOGARO, Véronique SABATIER, Pauline VALLERAN

*23.12 – Bushido, historicité et mythes – Lucie FLATTET, Alain LEONARD, Louane MATUSZCZAK et Marine PASCALIS

23.13 – Pouvons-nous prouver l’influence de l’autorité d’un médecin sur le comportement des individus ? – Victoria BELLI , Charlotte MARTIN, Mathilde MARTINS, Rosario WASHINGTON

*23.14 – La scientificité des motifs d’accusation de sorcellerie de la fin du XVème siècle jusqu’au début du XVIème siècle en France – Chloé LE BRET, Quentin MARX, David MONTALVO, Morgane ROISSE-MERLIN et Thibault VERNET

*23.15 – L’affaire du pain de Pont-St-Esprit – Emilie BERNAZ, Cécile HERAUD, Baptiste REYNAUD, Clémentine STEPHANT et Laura VUAGNOUX

23.16 – Y a -t-il des hypothèses non-psychanalytiques à la pédophilie ? – Hugo LAGOUGE, Fanny PEBRE, Léa PHIMANAO

23.17 – Chromatothérapie – Pauline DORMES, Charly PATRAT, Martin ROCHAS, Moein SARHADI

23.18 – Influence lunaire et féminité – Salomé CARLE, Gabrielle COTILLON, Lisa CROCE, Margault DESMALES, Louis PRUDENT

23.19 – Limites de l’influence de l’autorité des médecins sur les individus – Léore ALOY-MANIGLIER, Virginia BALLON, Mélissa BARREAU, Roxanne TERRAL

*23.20 – Le discours climato-sceptique, ou Claude Allègre, l’imposture climatique ou la fausse écologie – Iliana BITZBERGER, François EYRAUD, Corentin FOL, Makan GANDIT et Félicie THORAVAL

*23.21 – Le fluor – Mathilde DIEUMEGARD, Océane MANGEL et Audrey MARNAS

*23.22 – La rationalité dans l’analyse néo-classique est-elle fondée ? – Thomas BOYER, Ronan JEZEQUEL, Laurent JUVENET, Alexis LAURENT et Nawel REY

23.23 – Comment un exorciste fait-il pour détecter une personne possédée d’une personne non possédée ? – Matthieu BERNARD, Nicolas PEREIRA

23.24 – Partialité dans le traitement de Napoléon Bonaparte – Lucile BERTHOLLET, Damien CAPLET, Tom DIAZ, Adam LAROUSSI , Matvei PAVLOV

*23.25 – Régime GAPS et autisme – Hugo GALLIEN, Anaïs GRILLET, Camille MARTINIE et Nolwenn MARQUIS

23.26 – Black mass et le satanisme – Rachida HATFOUT, Baptiste LEMETTRE, Inès TGUAFAITI

23.27 – Hypnose de spectacle – Thibaud HENRI, Antoine LAUGIER, Valentin RODRIGUEZ, Antoine

SAINT-JEAN, Olivia TOURNIER

23.28 – La Lune – Nisrina ABDELKADER, Brice CHIRON, Antoine MARTIN, Camille MEUNIER, Julie RAYNARD, Loan VAN GELE

*23.29 – Le fauteuil de la mort – Marine AGNEL, Fabrice BOUTET, Lorraine DUMONT GIRARD, Marine DUNIER, Emilie GAUTHIER et David MARTIN CHEVALIER

*23.30 – La théorie du grand remplacement de Renaud Camus, ou notre civilisation est-elle en train de disparaître ? – Marylou BLONDIN, Salomé MAMY, Clementine MARTIN, Scott McGUIGAN, Idris SHAH et Jahm-Aldinne SPELO

23.31 – Faire gargariser le lait par des femmes blanches et riches le purifie-t-il ? – Olivier BEUTIN, Baptiste CALCAGNI, Wesley CARSOULLE, Benoît LEGUAY

*23.32 – Lampes en cristal de sel – Kim BARRET, Alice BATTAREL, Clara MOSCA, Benjamin TAM et Fanny VIDAL

23.33 – Réseau Hartmann – Paul ARMAND, Claudia AROD, Célia BOUZEMBRAK, Emilie JAHIER, Lucas METREAU

23.34 – Les sorcières de Salem – Priscilla BERINDEI, Candice GEINET, Cédric GENIN, Manon LANOS

*23.35 – Le suaire de Turin, par Sarah CORTAY

23.36 – La transcommunication instrumentale et le channeling – Célia COLIN, Violaine HERNANDEZ, Thibaut LOCOLAS-RIO, Mickaël MOUNIER, Marine SEVELIN

23.37 – Un code d’honneur appelé bushido a-t-il dicté la conduite des samouraïs japonais ? – Lorenzo PORCU, Lucille RUBBO-PERRIN, Fayçal SLIMANI, Lisa SORIANO, Tarik TASALP

23.38 – Quel est le savoir des pharmaciens sur les fleurs de Bach ? – Florian BROT, Pierre-Louis DIDIER, Mathias FAVRE PETIT MERMET, Mattis MEHADJRI, Swann RUYTER, Pablo THOMAS

23.39 – La sensation d’être observé – Elisa BOURHIS, Florian DUPRAZ, Jérémy GATTA, Maylène GILLET, Sylvie MALEAPPANE, Alexis VIARD

23.40 – Les sorcières de Salem et protocoles mis en place – Lamia EL HERROUF, Julien ESCALLE, Sarah OLLIVIER, Sophie RIALLAND, Blandine RIBOTTA

23.41 – Les tables oui-jà – Victor PEPIN, Hugo REBOULET, Rémi ROUSSEAU, Benoît SONZOGNI

*23.42 – La partialité dans le traitement historique de Napoléon Bonaparte – Théo BOURGEOIS, Jordan DEMMER, Avo GHARIBIAN, Mathieu TANTOLIN et Rémi RICHOUX

23.43 – Le mouvement grenoblois anti-vaccin – Noémie ARNAUD, Félix GUEGUEN, Samuel GIRAUT, Jérémy GUILLAUD, Adeline ROCHATAIN

23.44 – Le pranisme – Marianne ADAMS, Éléonore ANNEQUIN-DIGOND, Charlotte DENOS, Manon GILLES, Mathilde OSTERNAUD

23.45 – Tester le protocole Ganzfeld – Zoé BONNET, Théo BOUIX, Dorian BUSTOS, Lléna CONNAN, Zak FLEURY-DENAIX, Frédéric JOSSERON

23.46 – Les médiums ou les radiesthésistes sont-ils capables de retrouver efficacement des personnes disparues ? – Guillaume COLLAIN, Aleksis HALLIER, Paloma LANCHIPA, Clément METHE, Guillaume

PATTOU, Maëlys RYO

23.47 – Biais dans « The living matrix » – Cyril CORSO, Hugo DUTOIT, Baptiste FAURE DARAN, Salomé MAURY

23.48 – Projet Mk-ultra – Quelles sont les limites du réel du projet ? – Isaac HAMMAMI, Amélie MANDON, Camille MARCQ, Julien PEREZ, Alice VIARD, Maëva VIGNON

*23.49 – Le projet MK-Ultra et la mort toujours étrange du scientifique de l’US Army Frank Olson – Bertrand GAUSSENS, Valentin MOULIN, Diego PENA AGUILAR LlOTARD et François VIEUX

23.50 – L’être humain peut-il seulement se nourrir de lumière ? – Lucie BONNEFON, Chloé MAHIEU, Claire RACT, Juliette TRIDON

23.51 – Le prix d’une vie – Pierrick FROTTIER, Hélène MARGIRIER, Sirine PORTE

23.52 – Dérive sectaire en psychanalyse – Patrice ÉLIE, Loris LUIGGI, Guillaume MURA, Alexandre VOIGNIER

23.53 – Les Possédées de Loudun – Hugo CARRETEY-DARLET, Robin DETURCHE, Léo HIVERT, Nemanja JELACIC, Ilona JOUBERT, Floriane MOINE-PICARD

23.54 – Le projet MK-Ultra – Julien BERLAND, Gaël DE BONIS, Maxime GARDET, Dylan MORTREAU, Yves PERRISSIN-FABERT

23.55 – Le projet MK-Ultra – Clément BERGMAN, Anaïs LAVOREL, Frédéric MARCANTONI, Maude TAGAND, Romain THIVOZ, Marion WALTER, Loïs SYLVESTRE

23.56 – Le projet MK-Ultra – Grégoire COUTURIER, Nolwen KERLOCH, Aurélien RIGOTTI, Tania SOLIER-BRIN

23.57 – Combustion humaine – Guillaume DUHEYON, Maël GRAFF, Provence MAHJOUB BONNAIRE, Quentin SELLIER

23.58 – Colliers d’ambre, efficaces ou non ? – Vicky ESCH, Mélanie SIMON

23.59 – Mariés au premier regard – La compatibilité amoureuse relève-t-elle du domaine scientifique ? – Lucas COMBIER, Laurène SEYRAC, Élisa SIMON, Amélie SOMMEREUX

23.60 – L’influence d’autrui – Guillaume ALBOUY, Cloé MURDINET, Salomé SANCHEZ, Laura SARACINO, Antonin SGRO, Dylan TAVANT

23.61 – La Lune a-t-elle une influence sur les crimes et les délits ? – Maya Narindra, ANDRIANARIJAONA, Céline Chankessani NGINN

23.62 – ?? Célia ANTONIOTTI, Teddy ARMONIA, Giovane BRETEAU, Hugo DE CARAVALHO

*23.63 –La proposition de résolution Fasquelle sur l’autisme, étude de son rejet et de son traitement médiatique – Grégoire COUTURIER, Nolwen KERLOCH, Aurélien RIGOTTI et Tania SOLIER-BRIN

23.64 – Pourquoi certains députés ont proposé une loi interdisant la prise en charge de l’Autisme par des méthodes psychanalytiques ? Et pourquoi cette loi a été refusée ? – Sonia Haoues

Saison 24 : mai 2017

Voir la liste

24.1 – Chromatothérapie – Lucas MOREAU, Jessica CHOMET, Thyann CHUREAU, Océane GRASSET, Pierre VAN BAAREN

*24.2 – La Programmation Neurolinguistique : étude du modèle Walt Disney de R. Dilts – Manon DUGIT-PINAT, Quentin PICCOLI, Lisa PAILLUSSIERE, Elsa BROCHIER, Elisa DECOURCELLE, Rayan HACINI

*24.3 – Y a-t-il une influence de la lune sur les naissances / sur les crimes et délits (effet transylvanien) ? – Shaan PREVOST, Noémie JULITA, Iris PAPAIOANNOU, Alysée DIJOUX, Marion BLAIN

24.4 – Malléabilité de la mémoire, quels sont les mécanismes des faux souvenirs – Emmanuelle FILLAT, Lara NOBLE, Florinne MARLANT, Morgane TERME

*24.5 – L’efficacité des médiums lors d’enquêtes policières est-elle prouvée ? – Francis DEVAUX, Rémi CHAMPON, Tristan CHAPUS, Céline CHARLES

24.6 – Faut-il croire en la PNL ? – Soufiane SAJIDE
24.7 – Radicalisme : les terrorises sont-ils « sous-éduqués ? » – Awatef ASSAL KHIMECHE, Maël SERRANO, Leïdja PREVOST, Baptiste GRAND, Pierre CHIAVERINA
24.8 – Est-il raisonnable de faire partie d’un système de Ponzi ?– Isabé LAROCHE, Aurélie PONTON, Kerrian MINIAC, Lois MICHEL-MAZAN, Théo MICHEL, Tristan MATHON-VAUQUELIN
24.9 – La lune a t-elle un effet sur les naissances ? – Lisa NUTTALL
*24.10 – Homo Pongoïdes, l’homme congelé du Minnesota – Hugo VALDENAIRE, Félicien MARGUERETTAZ-MAIRESSE, Alexia BENDRIS, Mathilde CHAMEL
*24.11 – Mémoire des enfants. Étude de cas : l’affaire d’Outreau – Morganne ARNAUD, Léa LISI, Anastasia LESNE, Romain BALDUCCI
24.12 – Mythe et historicité du Bushido – Quentin LEGER, Ezra MOLKO, Samantha CALLEGARI, Paul GANDINI, Angelina ZACCANTI

24.13 – Quels mécanismes peuvent expliquer la déconsidération d’un problème de santé public et la sous-évaluation du risque des maladies professionnelles consécutives à l’inhalation de poussière d’amiante telles que l’asbestose et le mésothéliome pleural ? – Edgar MATRINGE, Alexis ZAPPA, Rony BOUYER, Lisa ORIOT, Valentin DING, Antoine GIMBERT
24.14 – Le clitoris, entre croyances, sciences et pratiques – Fanny COQUARD, Ilona MARCHAL, Floriane DUGAIN, Antonin LAMOTTE
*24.15 – Les sépultures déviantes de Kilteasheen – Arthur SERBAT, Roman CHARVIER, Carla DAMIRON, Mélodie DUPRE, Yoshua PINERA, Pierre-Vincent BARBON
24.16 – Peut-on prouver l’efficacité du phosphénisme sur l’accroissement des capacités cérébrales? – Manon MOUTENET, Eliott WEIR, Louise MONDOLOT, Félix JAMBON, Mélis BELMOKADEM, Manon MOURIER BAROU
24.17 – L’existence de Jésus-Christ est-elle plausible ? – Isaac JUSTON, Zoé SCHUSTER, Thomas SELLAMI
*24.18 – L’existence de Jésus Christ est-elle plausible ? – Gabriel ROGER-MARGERITAT, Amelle ZITOUNI, Angélina COQUELIN, Yannis VECCHIALI, Marie DANTONNEL
*24.19 – Les raisons de censure peuvent-elles être similaires dans les pays du Maghreb et en France ? – Wissem MHANI, Hanan MOUNTAZIH, Majdouline MERRI, Nora JAAFAR, Simon MARSEILLE
24.20 – Rêves lucides – Julia PARISOT, Chloé GIME, Louise CAREL, Alycia NAU, Alexandra BARDOS
24.21 – Les techniques pour faire des rêves lucides sont-elles prouvées ? Si oui, lesquelles ? – Héloise VOSSIER, Brice NIES, Margot SALEN, Anais VAILLANT
24.22 – Sur quels fondements reposent les rêves lucides et quelles sont les hypothèses mondialement reconnues ? – Marie THERON, Donia TEBOURBI, Francesco BONIFAZI, Louis FERNANDEZ, Etienne BOUCHET, Maxime MOISSON

*24.23 – Test de Wason, biais de confirmation, d’appariement, influence sociologique – Martial DAMAISIN, Anthony PRUDENT, Mohamed LAALIAOUI, Arnaud TUPIN
24.24 – Test de Wason – Thibault CARLETON, Damien DUBLE, Aurélie MIGUET, Siliako HEITEKAVA, Inès ZITOUNI, Clément LEROY
24.25 – Le packing comme méthode de soin des autistes – Sean CAPPE, Simon CHARLES, Charly CAUDOUX, Benjamin REGGANE
24.26 – Dans quelle mesure l’hypnose de spectacle révèle-t-elle des mécanismes potentiellement dangereux ? – Wendy GAUTHE, Léa SONNERAT, Joris ROUILLON, Titouan TARDY

24.27 – La sensation d’être observé – Mickaël TONDELA, Elsa SEGUIN, Morgan SALVETTI, Elisa TERRIER, Guillaume AMBEL, Donatien BERTSCHY
*24.28 – Le protocole Ganzfeld permet-il de mettre en évidence l’existence de la télépathie ? – Émilie COUTIER, Mathilde CHAPELAY, Camille TRIBOUT, Anaïs DANIEL, Antoine ROTIVAL, Antoine DROBECQ, Thomas GUEVARA, Marion CARRE, Jules GUITTERREZ, Rayan HACINI, Dylan GUILLIOZ, Maxime VALENTIN, Thomas GARDON, Mathieu SAVIN, Benjamin METHE, Sylvain BUSCOZ, Marion CARRE, Antoine ROUX
24.29 – Le protocole Ganzfeld – Alexis NEVEU, Lena MANIN, Jérémy MARTINET, Margot MAGNENAT
*24.30 – L’expérience de Ganzfeld prouve-t-elle l’existence d’un paramètre de nature télépathique entre deux individus ? – Bastien SAVIN, Noélie GANIVET, Timothée MUNSCH, Esteban GARCIA
24.31 – La critique du traitement médiatique de la découverte de Lucy – Maxime ORY, Ewann LOTZ, Damien HUET, Arnaud RICHIERO
24.32 – La combustion humaine spontanée, testabilité de l’expérience de Gee – Mathieu VIENNOIS, Quentin LAVERTON, Melissa ARTALLE, Sybille ROUGÉ
24.33 – Channeling – Léa GENTHON, Camille GUIDI, Mathieu BERNIS, Flavie BASIANON, Héloïse FONTANA, Matthieu AGUILERA, Naël HAMZA, Sana MZATI, Seher ADAM, Théo CROS
*24.34 – Les arguments de la NAMBLA et de la René Guyon Society sont-ils valables au regard de la science et de l’analyse rhétorique ? – Charlotte MARTIN, Noémie MALOSSANE, Childeric DEZIER, David MIMRAN
24.35 – Les enquêteurs du XXe siècle pourraient-ils nous donner des preuves concrètes sur la possibilité d’un monde souterrain tel Agartha ? – Valère EICHINGER, Hugo PARNOT, Baptiste CHABAUD, Florent MARQUET, Charlotte LATARGEZ, Méverick GRAUX, Fabien ROSARIO-GALLO

24.36 – La mémoire de l’eau – Expérience du riz de Emoto – Dylan LEONE, Sonia TAAMALLAH, Léo BELLO, Vincent DEVESA
24.37 – Quelles sont les hypothétiques origines du Bloop ? – Damien SOUBEYRAND, Pierre-françois MOTTE, Niels ROBERT, Valentin THOMAS, Victor DOUET, Erwan MANCEAU
24.38 – Enquête sur le mouvement grenoblois anti-vaccin – Florent AUFFRET, Simon FREL, Julien BADII
24.39 – La cure Breuss a-t-elle une validité scientifique aux yeux de la médecine conventionnelle ? – Caitlin BRIDGE, Imane BOURELAF, Célia FERRIER, Bénédicte COURANT
24.40 – La gendarmerie fait-elle appel à des médiums en cas de disparition, et si oui avec quels efficacités? – Emmanuelle LEO, Déborah MARCON, Sarah MARTINEZ
*24.41 – La statue de Vercingétorix d’Alise-Sainte-Reine est-elle réaliste ? – Solène DELEGLISE, Caroline FACCHINI, Arsène MARQUIAND, Théo MAZOYER, Antoine PICAROUGNE, Adrien RASATA
24.42 – Le nécrophone de Thomas Edison – Loïc HOUDEBINE, Nicolas HUCHET, Alexandre CLEYET-MERLE, Martin MUET
*24.43 – Les arguments anti-avortements sur le syndrome post-abortif sont-ils valables ? – Salomé BURGET, Deborah TORRES PEREIRA, isadora MATHEVET, Mélanie MILLIOZ, Priscilla FREYDIER, Dorine LAMPASONA, Aurore CHATELLET, Sarah BALDIN-BRESSOT-COIMBRA, Valentine LAIZEAU

24.44 – Test d’un nouveau protocole de l’expérience de Zener – Quentin LAUSSINE, Elea-Jana SMITH, Megan LOMBARDI, Deborah DINDINGER, Alex GRAND

24.45 – Par quel moyen les sectes arrivent-elles à avoir une emprise sur les personnes de pouvoir ? – Arthur BRUN, Jérémie BRAT, Christopher MORANGE, Mathieu ASENSIO, Léna MOINS, Jade VIGREUX, Kiyane ZOBRI
24.46 – Argumentaire de la Nambla et de la Rene Guyon Society – Lola SBORDONE, Lucie DEREUR, Paul MARCUZY, Juliette LARMARGNAC, Laëtitia CAUQUIL
24.47 – Le mouvement raëlien – Clara FUSERO, Faustine COMBIER, Sara MOULIN, Anaïs POUCIN

24.48 – En quoi l’humour augmente-t-il l’intérêt d’une publicité ? – Wassim CHARFEDDINE, Hugo DA CRUZ, Sammy BEDIM, Mohamed EL HAKOUNI

24.49 – Quelles théories permettent d’expliquer le fait que les personnes qui croient au paranormal sont témoins de plus de phénomènes qu’elles jugent paranormal que les personnes qui n’y croient pas ? – Noémie POIRIER, Anouk BOISSY, Antonin HUNERFURST

Saison 25 :  décembre 2017

Voir la liste

25.1. Les réussites alléguées de la planche oui-jà reposent-elles sur le principe idéomoteur ? – Yaëlle BUISSON, Coline GRANGE, Victorine GUIHANO, Johanna HAILLOUD
25.2. La commercialisation des phéromones humaines repose-t-elle sur des bases scientifiques valables ? – Clémentine BEDOCK, Corentin BRAULT VANDAME, Lénaël BUTTON, Adam KNEITZ, Claire LAMBERT
25.3. Éjaculation féminine – mécanismes scientifiques, part de mythe – Manal CHIGUER, Joanna FLUTEAU, Nathalie GOUOT, Marianne RIOCREUX-VERNEY
25.4. Les forces de l’ordre font-elles appel à des médiums en cas de disparition ? Si oui, avec quelle efficacité ? – Elisa FABBRO, Emeline BOEUF, Thibauld BERANGER, David LAMBERT
25.5. Peut-on prouver l’efficacité des fleurs de Bach ? – Tien NGUYEN-PHUC, Nina REVOL, Lucie BOISSONNET, Mathis BEN ALI, Raphaëlle JAY, Morgane ROGER-MARGUERITAT
25.6. Y a-t-il un lien scientifique entre la lune et les comportements violents ? – Marion BERNARD, Constance BEGHUIN, Meryl CAÏADA, Louna BOZKIEWICZ, Élodie CHRISTOLOMME, Sarah DELLA-BALDA, Nina BAUDIN
25.7. La lune influence-t-elle la criminalité ? – Julie CAPELA, Leonore JÄGER, Noémie MARGIER, Stéphanie MAURIN, Chicco GRAVA, Léo BARRAILLER
25.8. Le réseau Hartmann en géobiologie existe-t-il ? – Vincent CHARREL, Camille ANTOINE, Nathan REYNAUD, Adrian SORET, Corentin NOYER, Julie MELOT
25.9. Description des mécanismes de manipulation dans les cas d’hypnose de spectacle – Mélanie CARMINI, Maëliss FRESU, Morgane TOURNIER, Emanuel JEBOURIAN
25.10. Description des mécanismes de manipulation dans les cas d’hypnose de spectacle – Marion BESSODES, Aurélie BRUN, Marie ALEPEE, David BOUVAREL
25.11. Description des mécanismes de manipulation dans les cas d’hypnose de spectacle – Nafsika KOUTSOS, Berekia KONE PEGABOH, Assia SAIDJ, Lolie GINET, Clarisse CUGNOD
25.12. Le chronoviseur d’Ernetti – Maxime SEVESSAND, Marion DEVILLE-CAVELLIN, Honorine SEGUIN, Floriane IRMA, Camille ROUX
25.13. Le packing est-il une méthode de soin efficace dans le traitement de l’autisme ? – Coline FONS, Estelle KOUYOUDJIAN, Mélanie LOPES, Virginie LOURACO, Manon PAULIN
25.14. Validité scientifique des théories de Caycedo, fondateur de la sophrologie – Caroline VON DACH, Clarisse BEROUD, Helène BROMMER, Lisa DAMIANI, Manon MADELON
25.15 Régime GAPS et autisme » – Clarice CHABUEL, Léa FERVENTIN, Loïc CARRON, Théo SILVESTRE, Nolwenn LE ROUX
25.16 Le Mokele-Mbembé existe-t’il ? – Dylan LEONE, Arnaud BAROZ, Maxime EYME, Mial Jonathan MIAL, Quentin DALBAN
25.17. The Bedford level experiment – Anaëlle ARCHINARD , Tanguy FLATRY, Joachim LAURENT, Margaux LEVENANT, Morjanne SABRI
25.18. La théorie de la Terre plate a-t-elle des arguments recevables scientifiquement ? – Hannah CALBO-LEIMAN, Andreïa CAMPS-CAMPINS, Pedro DESIDERATI, Charles-Antoine MEUNIER-CARUS-VINCENT, David Jean-Philippe MILLON-FREMILLON, Raphaël PEPIN, Antoine PUECH
25.19. Évaluation des poupées  » pédophiles  » TROTTLA – Lou GOUY, Taolham QUERNIARD, Marie UZEST, Jérémy MAIGRET
25.20. Peut-on reproduire des feux follets en laboratoire ? – Denis GRONDIN, Frank SOLDANO, Sébastien DAHY, Elliot BES
25.21. Qi gong – Yu HAN, Xia LI, Qiaoyu WANG, Gamze DURUER
25.22. La croyance populaire sur la latéralisation du cerveau est-elle valide scientifiquement ? – Noé SIMON, Lowan DANIEL-CONTI, Lolita BICAÏS, Félix BOBILLIER, Camille BOUACHA
25.23. Le cas de Anneliese Michel est-il explicable par une définition moderne de la schizophrénie ? – Emeline CHEVROL, Amarande MOUROSQUE, Lisa SOURICE, Magaly BAYON
25.24. Combustions humaines : l’hypothèse de la cétose est-elle meilleure que celle de Gee ? – Camille EUVRARD, Manon SCHMITT, Lila BARRET, Joris PLACETTE, Amélie MICHEL, Emie DELEPINE
25.25. Les expériences sur la sensation d’être observé peuvent-elles être parasitées par des facteurs non contrôlés ? – Thomas CHAZELLE, Milène DACHET, Coralie PERCHE, Messaouda SILALLI
25.26. La sidération – Chloé PESENTI, Tommy FESSELET, Candice GIRAUD, Joris GUGLIELMI, Malou HUGONNARD
25.27. Fondements de l’eau colloïdal – Olivier DESCHAMPS, Rayane LOUARDI, Lorris SAHLI, Julien MILLOT, Stienka KROICHVILI
25.28. Le chronoviseur d’Ernetti – Oriane GAL, Angélique LOIODICE, Mélodie CAVAGLIA, Léonie GUERLEZ
25.29. La méthode NAET désensibilise-t’il des allergies ? – Quentin COMERMA Y VINAS, Davy RUTIGLIANO, Clémentine TAMISIER
25.30. Analyse scientifique de la psychogénéalogie – Marion BOIVIN, Jade BOITEL, Francis BERNARD, Solal FAYET, Marion COMPERE
25.31. Le mouvement « en marche pour la liberté vaccinales » a-t-il des arguments scientifiques valides ? – Juliette MOYET, Louis BARBIER, Lucile SUEUR, Maëlle GUILHERMET, Thomas MARMOL
25.32 L’inefficacité alléguée de certains vaccins par les mouvements anti-vaccins sont-ils scientifiquement pertinents ? – Thomas CHATEL, Fatin FAHDI, Camille GOURDAN, Marie GEORGES
25.33. Tester un protocole Ganzfeld – Cassandre BEUDIN, Juliette DHEDIN, Hugo MARTHINET, Léo MIBORD
25.34. Drapetomania et Dysaesthesia aethiopica : y-a-t’il des preuves scientifiques à Geel’appui des théories de Samuel A. Cartwright ? – Esin GURBUZ, Augustin ANDRE, Alice BRUCKER, Marius MASSUCCO
25.35. Le Christ cosmique, sa légitimité au pouvoir – Nathan CACERES, Natcha TORRES, Grégoire BOUVIER, Joanne GASS, Ugo MAZIER
25.36. La lithothérapie – Lisa REIX, Anaëlle DENIEL, Elsa REGIS, Célia TOUMI
25.37. Y a t-il des hypothèses non psychanalytiques à la tendance à la pédocriminalité ? – Kylian BARDINON, Juliette ALLEMAND, Fantine BALDACCHINO, Laurie ALLEGAERT, Juliette ALLOIN, Florian PANIEGO, Lyes BELABID
25.38 L’efficacité de la cure de Breuss peut-elle être prouvée ? – Lila LINDO, Elea-Jane SMITH, Coline MAUXION, Clara BONNETTI
25.39 La malléabilité de la mémoire – Lisa CARRENO, Tom PELLISSIER-BRILLEAUD, Mario MIRAGLIA-PHILIPPOT, Sandy ARTAZ
25.40 Une épée romaine retrouvée en Nouvelle-Écosse – Léo CHAPUIS, Yann BOUVIER, Julian DEBOVE, Lounis VINCENT, Maxence FRADIER
25.41 Le swordgate : une épée romaine en Nouvelle-Écosse ? – Florian BONY, Esteban DI SANTOS, Jérémy PELLETANT, Imade MAANANE
25.42. Sophrologie Caycédienne – Stéphanie LEGRAND, Clotilde LOBJOIS
25.43. L’affaire du pain maudit de Pont-Saint-Esprit – Alfred MOODY, Kassandra FLOC’H, Mathilda DEDUYTSCHE, Nathan FOSSEY, Quentin PORTHEAULT, Antoine BROC
25.44. Sensation d’être observé – Valentine GRAND, Orlane RAMASSAMY
25.45 Mythes et historicité du Bushido – Ayoub GOUBET, Issa CAMARA, Rafik BOUKHATEM
*25.46. Urinothérapie – Génésis MÁRQUEZ VIVAS
25.47. Peut-on mesurer les messages d’amour sur la cristallisation de l’eau de Masaru Emoto ? – Tristan DELILLE, Julien MATHIEU
25.48. La statue de Vercingétorix d’Alise-Ste-Reine est-elle réaliste ? – Adrien FAGOT, Manon GRANDVIERGNE
25.49 La croyance en la Chance augmente-t-elle les performances ? – Tristan LEVET, Charles LIGNON, Laurène LIGNON
25.50 La pleine lune a-t-elle une influence sur l’Homme ? – Marie GERVAUD, Anthony MONTALVO AMARO, Maureen REYNAUD, Emilio SAINT-AMAN, Léa SAINTE-MARIE
25.51 La biologie totale – Margot BREMOND, Mathilde PASCO
25.52 La gendarmerie fait-elle appel à des médiums en cas de disparitions, et si oui, avec quelle efficacité ? – Andréanne DUBOUCHET, Méline DUSSERRE, Alexis GALAN, Manon POSSANZINI
25.53 La lune et ses influences – Maxime CARRON, Théo GENOUD, Pacôme LAUVERNIER, Hanène NOURINE, Dylan VERGER
25.54. La cryptozoologie – Lou MAURICE-LAFORGE, Léna LOZINGUEZ, Hugo COHEN-BACRIE, Pierre COMBES, Théo CLARY, Martin PRIVAL
25.55 Les phéromones humaines existent-elles ? – Melissa JAY
25.56 Y a-t-il une influence de la lune sur les naissances, crimes et délits ? – Henda BEDOUI, Lea BOUCHET BERT MANOZ, Soukaina LAKHBIZI
25.57. L’efficacité du collier d’ambre peut elle être prouvée ? – Célia PINO, Célia DEREPAS, Dora SETTOUF, Lisa QUEINNEC
25.58 X – Kitone BURLET-PARENDEL
25.59. La statue de Vercingétorix d’Alise-Ste-Reine est-elle réaliste ? – Maël GREGOIRE
25.60. L’hypothèse de l’astéroïde K-Pg et de l’extinction des dinosaures non-aviens est-elle contestée ? – Clara DUBOIS, Boris CAUDAL, Rudi LASCO, Claudia BORS (pas de dossier info)

25.61. Y a-t-il des hypothèses explicatives aux transfixions complètes de Mirin Dajo ? – Jeanne RAVIREL, Frédéric FRANCIS, Fitmih ROGE, Eleonore ABETH

Saison 26 : mai 2018

Voir la liste

26.1 La théorie de la Terre plate admet-elle des arguments scientifiques recevables ? –  Hugo MONCHOIX, Camille REBUFFET
26.2 Le syndrome de LIMA – Élodie COSTANTINO, Audrey BURTIN, Guillaume MIRAS, Remy PATRUNO, Steven BEL
26.3 L’astrologie, une pratique critiquable – Constance BONNET-MASIMBERT, Eva DALBAN-PILON, Marilou PERRIN, Amandine KIEFFER, Lindsay FILIPPONI, Anastasia GAMONET
26.4 Le réseau Hartmann en géobiologie existe-t-il ? – Lison MORAND, Inès CHARLET
26.5 Effet Mandela – Chrystel CAPOGNE, Numa CROZIER, Noémie CHAPRON, Thomas FERRARI, Alice GOURDIN
26.06 Hypnose thérapeutique – Tom POIGNANT, Maé SAUMON, Elena NIRSIMLOO, Jérémy PETITJEAN DE MARCILLY
26.7 Y a-t-il des anti-vomitifs dans les McDo ? – Antonin BRESSON, Alexis PELLETIER, Jade GUICHENAL, Jeanne SERRA, Marion RUSSO, Romain BULLAT, Shane MOISSONIER
26.8 Que valent les pourcentages de réussites aux examens présentés par les écoles ? – Thibault GORNJEC, Yohann RYON, Aurélien FLORI, Kevyn CLAUZON
26.09 Aromathérapie – Milie MORET, Théo AILLOUD, Chloé CHAPAYS, Damien MARTINET, Lucas FERNANDEZ, Délia BENNOUR, Sabrina CHERRAD
26.10 L’amour : un phénomène complexe aux enjeux biologiques et sociologiques – Caty BALULA, Laura SATIN, Diane THIBAUT, Charlotte AUCLAIR, Laurène ARGENVILLE
26.11 Le créationnisme de Harun Yahya, l’Atlas de la Création – Adrien CAIZZA, Prunelle CARCASSONNE, Ghislain BANOS, Lauren CALU
26.12 Expérience du Riz de M. Emoto – Laura FREBY, Marius MONNIER, Clément CHLOUS
26.13 Quels sont les protocoles scientifiques ayant tentés d’accréditer les thèses praniques d’Ellen Greve, alias Jasmuheen ? – Sarah LIEDOT, Mathilde MURE, Étienne BABEAU, Vincent DESMAISON, Adrienne TEILLET
26.14 Quel sens revêt le mot délinquance aujourd’hui ? – Simon TROUSSIER, Mickaël TROUSSIER, Sylvestre WAMPACH, Mohameth FALL
26.15 Y a-t-il une influence de la Lune sur les êtres vivants et la nature ? – Charline GAILLARD, Mélinda GAYDOU, Lucie POSITELLO, Élodie PABION
26.16 Le pain de Pont-Saint-Esprit, un pain maudit ? – Manina SUE, Elsa HUBLE, Julie HARDY, Anissa GRINE, Samia HERBADJI
26.17 L’efficacité thérapeutique de l’huile essentielle de Menthe poivrée peut-elle être prouvée ? – Luce GAYET, Malvina GARNIER, Coline GESSE, Lorane HELLE
26.18 Quels sont les biais de raisonnement dans le documentaire quantico-mystique « The living Matrix » ? –
Emma GUIRAUD, Thomas VANDENDORPE, Théo BUISSON, Benjamin COSTE
26.19 Existe-t’il des méthodes subliminales qui ont une efficacité propre sur l’arrêt du tabagisme ? – Émilie BAUP, Corentin BOULENGER, Kévin MICHEL, Charlotte VETIZOU
26.20 Hypnose de spectacle – Clara PONS, Amandine Machado, Manon OPERON, Marina RUI, Pauline PRAVAZ
26.21 quelles sont les bienfaits thérapeutiques de l’Autonomous Sensory Meridian Response ? Stéphane RODRIGUEZ-GRATTIER, Lucile SELLIER, Amélie VALESCH, Leïa MARTIN
26.22 La réuction du stress basée sur la pleine conscience (Mindfulness-based stress Reduction) – Marion PINATELLE, Théo LOPES, Lola RAMIREZ, Léa REBOULET
26.23 Loi de Murphy – Leslie DOS SANTOS, Camille FUSER, Souhaili SAIDI, Lucas SURREL, Justine BELLOT
26.24 Est-il plausible que le Bitcoin soit basé sur un schéma de Ponzi ? – Alice JACQUIER, Aurélien SECARDIN, Kirill NIKOLNIKOV, Alexandre BORTHOMIEU
26.25 Comment les statues de l’île de Pâques ont-elles été créées ? – Corentin BOURDARIAT, Cléa MOYNE-PICARD, Jessy DOS ANJOS, Lalie BERTRAND
26.26 Quels sont les faits d’origine qui ont amené David Icke à poser le complot reptilien ? – Benjamin CITERONI, Tiffany CASCIOLI, Charlotte CERETTI, Nina VANMALDERGHEM
26.27 Les araignées peuvent-elles pondre sous la peau ? – Zoé PONTON, Florine PELLERING, Isabelle JULIAA, Inès MUCEL, Héloïse VIVIER
26.28 Les gérants des casinos augmentent-ils le niveau d’oxygène dans les casinos pour favoriser la volonté de jouer des clients ? – Téo FROSSARD, Valentin CASSAO, Emma ALLARD, Florent MARION
26.29 Le cas Mandela – Basile SAUNIER, Mathieu PERRIN, Alexandre SKOCZYLAS, Simon MATHEX
26.30 Combustion humaine « spontanée » – Coline GONIN, Karim ZIANE-KHODJA, Eva LEHEUP, Tom FRANCES, Jérémie GAMBLIN, Valentin GIANSANTI, Fatima TOURE
26.31 Channeling, TCI – Bérengère LOCATELLI, Florentina KEZDI, Benjamin MITTON, Swann RUYTER
26.32 La « nouvelle chronologie » (récentisme d’Anatoli Fomenko) ?  – Honoré KHAMVONGSA, Clément JULLIN, Enzo PICCATO, Chafik ARIF
26.33 L’efficacité de l’effet Pygmalion dans le milieu scolaire peut-elle être prouvée scientifiquement ? – Hava-nur KARADEMIR, Ipek DOGAN, Alexandra DEFLORENNE, Enrico CARRA, Charlotte BUIS
26.34 Les mystères de l’île de Pâques – Marine POUZIN, Astrid OLECH, Maëlle PREUX, Marine PIQUEREZ
26.35 Quelles sont les facteurs qui permettent la réalisation d’un rêve lucide ? – David FERRERO, Younes BOUHROUM, Amira AREM, Hamza EL GORCH, Zinedine BELKASSEM, Bouchra MEDDAH
26.36 Les câlins de Amma – Jérémie LECOCQ, Victoire GUERRINI, Zohra RUIZ, Laëtitia BOYER, Anthony KEFES
26.37 L’affaire du pain maudit de Pont-Saint-Esprit : est-il raisonnable de remettre en cause l’hypothèse de l’empoisonnement par l’ergot de seigle ? – Fanélie BUFFAT, Manon GINOUX, Justine LEFEBVRE, Athénaïs FANDOS
26.38 La gendarmerie fait-elle appel à des médiums en cas de disparition et si oui avec quelle efficacité ? – Erika COLLE, Sophia LARBI, Guldane OZER, Thomas COSTE-CLEMENT, Manon CATTANEO
26.39 Télépathie – Maëva RAKOTOSON, Apolline BARRET, Logan QUELVEN, Léna TUFNER, Céline BONNET
26.40 La carte du Vinland est-elle un faux ? – Yann UPJOHN, Léo ROBO
26.41 L’influence de la lune sur les naissances – Marius MAILLET, Robin LETERRIER, Basile RIHN, Rémi ROUX-SIBILON, Valentin MEZIANE, Noé GIRAUD
26.42 Quel est le savoir des pharmaciens sur les élixirs floraux de Bach ? – Nino ORIOL, Alissa GRITTI, Valentine PARAZZA, Lilia REMLI, Louise PERSONNAZ, Cléa PILET
26.43 L’efficacité de la lithothérapie peut-elle être prouvée ? » – Anaïs GREMILLET, Sébastien DUMONT, Yann MINARD, Encelyn VOISINE, Victor DEVAUX-CHUPIN
26.44 La conférence de Vincent Courtillot : les arguments avancés en faveur de la théorie climato-sceptique sont-ils valables ? – Thomas LESOURD-LAUX, Jordan PRAYER
26.45 Le pouvoir de la parole sur les plantes – Thibaut PELLISSIER, Loup BELLIARD, Louise FLORIN
26.46 Existe-t-il une stratégie optimale pour les jeux de société de type « loup-garou » ? – Julien FAGOT
26.47 Le Channeling – Alessio D’ARRIGO
26.48 La musique peut-elle influencer le développement et la croissance d’une plante ? – Marina ACEVEDO, Clara CROUZOULON, Maëlle THINON, Maëlle VIALLE, Zoé ZWISLER-JORAND
26.49 Analyse critique du sondage « Sexe et politique » – Aloïs DELASALLE, Marie AGIER, Juliette ORIOT, Tiphaine DUCHÂTEAU, Ambre AUJARD-CATTOT
26.50 Existe-t-il des émotions universelles ? – Romane BARBOTTE, Clara CARREZ-CORRAL, Coline DURUPT
26.51 Enseignement de la zététique – Yohan RICOLLEAU
26.52 Théorie de la justice de Rawls – Mathilde VOISIN, Mickaël GUIGAND, Caroline ROBERT
26.53 Lithothérapie – Jordan JIMENEZ, Dorian CERMENO-VIVANCOS
26.54 A quel point le principe des méridiens est impliqué dans les bienfaits (scientifiquement prouvés) engendrés par la médecine énergétique (Acupuncture, moxibustion)? – Charly MOLLE-COUSIN
26.55 Les experts économiques à la TV française sont-ils les vecteurs d’une pensée dominante ? – Nicolas CHARPENTIER
26.56 La théorie de la terre plate et ses partisans Guillaume GUERGUY
26.57 Affaire Petrik + traduction 25 moisissures en russe Elysaveta DYEGTYAROVA
26.58 Le pastafarisme – San Wee HUR

Best of – Les meilleurs dossiers Z du semestre 24, mai 2017

Depuis douze ans, les étudiant-es qui suivent le cours Zététique & autodéfense intellectuelle à l’Université Grenoble-Alpes rendent des dossiers. Certains sont vraiment très bons, et méritent d’être diffusés. D’autres sont certes moins bons, mais valent le détour par une certaine forme d’audace. Ce semestre, il y a de la psychologie (modèle Walt Disney de Dilts, test de Wason, affaire d’Outreau), de la parapsychologie (avec deux dossiers sur le Ganzfeld), de l’histoire (Jésus de Nazareth, Vercingétorix), de la lune, des médiums, et du bizarre comme à Kilteasheen ou dans le Minnesota avec l’homo pongoïdes. Il y aussi des sujets plus complexes, sur les argumentaires pédophiles et sur le pseudo-syndrome post-abortif cher aux anti-avortement. Merci à vous, collègues étudiant-es ! Je me régale à vous lire.

Je précise que pour des étudiant-es de 1ère et 2ème année, ce type de travail d’enquête est souvent une première pour elles-eux, aussi la forme est-elle parfois décousue, et les fautes sont parfois la forme de vraies constellations. Peu importe : ce qui compte est la qualité de la recherche, et la curiosité.

La Programmation Neurolinguistique : étude du modèle Walt Disney de R. Dilts – Laurene DEPIERREUX, Quentin PICCOLI, Lisa PAILLUSSIERE, Elsa BROCHIER, Elisa DECOURCELLE, Rayan HACINI

Y a-t-il une influence de la lune sur les naissances / sur les crimes et délits (effet transylvanien) ?  – Shaan PREVOST, Noémie JULITA, Iris PAPAIANNOU, Alysée DIJOUX, Marion BLAIN

L’efficacité des médiums lors d’enquêtes policières est-elle prouvée ?  – Francis DEVAUX, Rémi CHAMPON, Tristan CHAPUS, Céline CHARLES

Homo Pongoïdes, l’homme congelé du Minnesota – Hugo VALDENAIRE, Félicien MARGUERETTAZ-MAIRESSE, Alexia BENDRIS, Mathilde CHAMEL

Mémoire des enfants. Étude de cas : l’affaire d’Outreau – Morganne ARNAUD, Léa LISI, Anastasia LESNE, Romain BALDUCCI

Les sépultures déviantes de Kilteasheen – Arthur SERBAT, Roman CHARVIER, Carla CorteX_KilteasheenDAMIRON, Mélodie DUPRE, Yoshua PINERA, Pierre Vincent BARBON

L’existence de Jésus Christ est-elle plausible ? – Gabriel ROGER-MARGUERITAT, Amelle ZITOUNI, Angélina COQUELIN, Yannis VECCHIALI, Marie DANTONNEL

Les raisons de censure peuvent-elles être similaires dans les pays du Maghreb et en France ? – Wissem MHANI, Hanan MOUNTAZIH, Majdouline MERRI, Nora JAAFAR, Simon MARSEILLE

Test de Wason, biais de confirmation, d’appariement, influence sociologique – Martial DAMAISIN, Anthony PRUDENT, Mohamed LAALIAOUI, Arnaud TUPIN

Le protocole Ganzfeld permet-il de mettre en évidence l’existence de la télépathie ?

Head of "Mind Control" Jack Gariss
Head of « Mind Control » Jack Gariss

Émilie COUTIER, Mathilde CHAPELAY, Camille TRIBOUT, Anaïs DANIEL, Antoine ROTIVAL, Antoine DROBECQ, Thomas GUEVARA, Marion CARRE, Jules GUTTIERREZ, Rayan HACINI, Dylan GILLIOZ, Maxime VALENTIN, Thomas GARDON, Mathieu SAVIN, Benjamin METHE, Sylvain BUSCOZ, Marion CARRÉ, Antoine ROUX

L’expérience de Ganzfeld prouve-t-elle l’existence d’un paramètre de nature télépathique entre deux individus ? – Bastien SAVIN, Noélie GANIVET, Timothée MUNSCH, Esteban GARCIA

CorteX_Nambla

Les arguments de la NAMBLA et de la René Guyon Society sont-ils valables au regard de la science et de l’analyse rhétorique ? – Charlotte MARTIN, Noémie MALOSSANE, Childeric DEZIER, David MIMRAN

La statue de Vercingétorix d’Alise-Sainte-Reine est-elle réaliste ? – Solène DELEGLISE, Caroline FACCHINI, Arsène MARQUIAND, Théo MAZOYER, Antoine PICAROUGNE, Adrien RASATA

Les arguments anti-avortements sur le syndrome post-abortif sont-ils valables ?  – Salomé BURGET, Deborah TORRES PEREIRA, Isadora MATHEVET, Mélanie MILLIOZ, Priscilla FREYDIER, Dorine LAMPASONA, Aurore CHATELLET, Sarah BALDIN-BRESSOT COIMBRA, Valentine LAIZEAU

Le biais de financement

On appelle biais de financement le fait qu’une étude financée par une industrie, ou dont les investigatrices ou investigateurs sont financé·es par une industrie, a plus de chance d’avoir des résultats favorables à l’industrie concernée toutes choses égales par ailleurs.

On peut introduire ce biais avec cet extrait de Cash investigation « Industrie agroalimentaire : business contre santé » de septembre 2016.

La journaliste interroge un chercheur ayant écrit un rapport pour lequel celui-ci a été rémunéré par l’American Meat Institute (association qui représentait les industries de la viande et des volailles aux États-Unis)1. Ce rapport critique les travaux sur les effets délétères pour la santé de la consommation de viande d’une scientifique, S. Preston-Martin. À la question « Vous ne pensez pas que votre point de vue serait plus fort si je n’avais pas découvert que aviez été payé ?« , le chercheur répond « Non, je ne pense pas que ça changerait mon point de vue« .

L’étude de 2013 Bes-Rastrollo et al. 2 recense toutes les études portant sur le lien entre consommation de boissons sucrées et prise de poids et obésité. Les chercheuses et chercheurs les ont classées en deux catégories : celles dont les résultats montraient un lien entre ces deux variables, et celles dont les résultats ne montraient pas de lien. On peut schématiser ainsi ces résultats (figure A).

CorteX_Bes-rastrollo1
Figure A

Un autre chercheur de manière indépendante a ensuite classé les études en fonction des déclarations de liens d’intérêt des chercheuses et chercheurs avec les industries fabricants des boissons sucrées. Si on prend en compte cette variable là, les résultats sont les suivants (figure B).

CorteX_Bes-rastrollo2
Figure B

On s’aperçoit alors que la plupart des études montrant un lien entre consommation de produits sucrés et prise de poids n’ont pas déclaré de liens d’intérêt alors que la plupart des études ne montrant pas de lien entre ces deux variables déclarent des liens d’intérêts avec des industries.

Ces résultats convergent avec d’autres au sujet desquels les industries agro-alimentaires 3, pharmaceutiques 4, du tabac 5, des organismes génétiquement modifié 6, des télécommunications 7, des nanotechnologies 8 ou encore du nucléaire 9 sont impliquées.

Une des hypothèses explicatives possible du biais de financement est le biais de publication, le fait que les chercheuses et chercheurs ont bien plus tendance à soumettre,  et les revues scientifiques à publier des expériences ayant obtenu un résultat positif que des expériences ayant obtenu un résultat négatif. Cela soulève le problème de l’inféodation des recherches aux intérêts commerciaux des grands groupes d’éditeurs privés (voir à ce sujet ici et ).

CorteX_couteau_suisse_critique

Grande braderie de l'autodéfense intellectuelle

Les attentats qui ont agité la France et la médiatisation qui s’en est suivie ont crée un processus assez étonnant dont nous sommes un peu les victimes collatérales. La sphère intellectuelle médiatique et enseignante semble avoir trouvé son gadget : l’esprit critique. L’esprit critique redresse les délinquant.es, l’esprit critique ramène dans le droit chemin les complotistes, l’esprit critique calme les djihadistes, bientôt l’esprit critique redressera les sexes tordus et récurera même le linge. Il faut en mettre partout, même dans BFMTV ou dans Le Point, organes pourtant connus pour leur entreprise de décervelage des masses. Et nous dans tout ça ? [Mise à jour du 22 février : réaction de quelques penseurs/se critiques francophones et notre réponse.]

Notre point de vue

Notre point de vue est résumable en un point : l’esprit critique est en train d’être bradé. De trois façons différentes : médiatisation, appauvrissement et dépolitisation.

La médiatisation d’abord : si on enseigne l’autodéfense intellectuelle, on enseigne la critique des médias. Or les travaux bourdieusiens, parmi d’autres, illustrent le fait que le cadre télévisuel en particulier ne permet généralement pas de développer une argumentation complète et rigoureuse, et fait le jeu des slogans et des thèses simples. Donc un.e spécialiste devrait toujours se demander : est-il justifié que je parle dans telle ou telle émission ? Au prix de quelle déformation de mon propos, de quelle mise en scène scénaristique ? Car si nous acceptons de parler dans un média qui bourre le mou de son lecteur ou de son spectateur depuis des années, nous lui donnons une caution évidente, dont il saura se targuer quand des critiques fuseront. Si nous acceptons de ne parler qu’en borborygmes, en quolibet, de ne débattre qu’en se soumettant aux codes violents de la coupure de parole et du horion, que restera-t-il de constructif dans l’explosion de divertissement ? Si nous acceptions de parler dans Le Point, alors que nous faisons des cours critiques basés sur le décorticage des scénaristiques conservatrices, des mensonges chiffrés, des généralisations abusives, voire des fraudes (voir affaire Bintou) sur le même journal, quelle serait la cohérence ? Un.e penseur/se critique qui fait des piges dans des médias corrodés leur sert de danseuse, pour reprendre cette expression un tantinet sexiste. Mais il semble que cela ne leur pose pas trop de problème moral, ou que s’ils/elles en vivent un, les bouffées médiatiques régulières dont leur visage est baigné le leur font vite oublier. En effet, en vertu de l’effet Matthieu, « on donnera à celui qui a, et il sera dans l’abondance, mais à celui qui n’a pas, on ôtera même ce qu’il a » c’est-à-dire que plus ils/elles sont invité.es dans les médias, plus ils/elles sont invité.es dans les médias. Mais rappelons ces deux règles classiques : d’abord, si les médias les invitent, c’est qu’ils/elles ne sont pas trop critique pour eux. Ensuite, les médias se serviront d’eux/elles, les feront parler de tout et son contraire, feront d’eux/elles des fast thinker, et les jetteront lorsque la mode sera passée.

CorteX_on-te-manipule
Logo du site gouvernemental visant à lutter contre les « théories du complot » depuis 2016, en enseignant l’esprit critique

L’appauvrissement : les médias ne sciant pas leur branche, il ne faut pas s’attendre à de la pensée critique très élaborée de la part de ces sortes de « chiens de garde » de l’esprit critique. Foin de la critique des institutions, du système (éducatif, carcéral, etc.). Un exemple ? Nous avons entendu plein de gens « spécialistes » de l’esprit critique se congratuler à l’idée de faire des interventions en prison pour « guérir » les jeunes détenus du complotisme – l’un de nous a même rencontré une fonctionnaire pénitentiaire qui lui a dit récemment « moi je m’en fous, je me tire bientôt, il y a un créneau dans la déradicalisation, j’y connais rien mais on verra bien ». Mais nous n’avons entendu aucun de ces penseur/ses médiatiques « spontané.es » capables d’évoquer les critiques mettant en cause la capacité du système carcéral à endiguer le problème qu’il est censé traiter. Surtout, ne pas toucher aux médias dominants et ne pas toucher à la prison. En gros, ne toucher à rien.

Ce qui amène à la dépolitisation. La pensée critique est censée permettre de plein de façons différentes une seule chose : élargir le champ des possibles pour un individu. En lui expliquant les biais de son cerveau, les représentations sociales non conscientes, etc., on lui donne des leviers sur sa vie, intime et publique. Mais les « chiens de garde » de la pensée critique font le focus sur les biais cognitifs et rient de complotismes naïfs, sans jamais aborder les problèmes de fond comme « À quelle politique post-coloniale doit-on ces poches de descendants d’immigrés qui font le choix de la violence politique ? » ; ou encore « quand dans un programme scolaire est-il abordé le fait que des grandes puissances s’arrogent le droit de bombarder, de nos jours, des peuples civils ? » ou bien « quand, en éducation morale, aborde-t-on la question du nombre de conflits dans lesquelles la France est impliquée, et son statut officiel de 2e vendeur d’armes au monde en 2016 ? » Et quand discutera-t-on avec les élèves du statut du savoir, qu’il est des choses qu’il faut connaître avant d’arriver dans la vie adulte et que l’école est là pour ça, alors que pour eux, le plus souvent, l’école est une corvée, non négociée, non négociable, coercitive, infantilisante et élitiste ?

Nous ne nous reconnaissons pas dans cette autodéfense aseptisée, dans cet esprit critique circonscrit. Un peu comme certain.es rationalistes, prompts à s’acharner sur la mémoire de l’eau, les granules et les croyances du quidam qui passe, mais qui ne présentent pas la même heuristique de doute lorsqu’il s’agit de critiquer leurs propres système de croyances, ainsi que de questionner rationnellement la moralité des comportements qui en résultent. Nous n’avons pas envie de laisser l’autodéfense intellectuelle chomskienne bradée à des petites carrières de pédagogues à la mode, sans aucun mordant, sans aucune velléité de réformer ou modifier un tant soit peu les barreaux de la cage, qui conspuent l’anti-darwinisme chez les élèves musulmans, mais ne raillent pas l’iniquité du contrat didactique tissé à l’école, ni la reproduction des classes sociales que celle-ci proroge, et encore moins l’imposture de certains médias qui font appel à elles/eux, ni le détournement du problème politique soulevé par les « djihadistes » en pur problème cognitivo-mental.

Le CorteX

Des camarades sceptiques nous répondent

Quelques camarades sceptiques nous ont fait le plaisir de réagir à ce texte, et nous les en remercions. Ils nous ont autorisé à reproduire le courrier du 29 janvier 2017 contenant leurs remarques, et à rendre publics nos échanges ultérieurs éventuels. Puisse tout ceci te permettre, ami.e lecteur.rice, de te faire une opinion éclairée de divers points de vue. :

lire leur réaction

Cher CORTECS,

Votre article sur la grande braderie de « l’autodéfense intellectuelle » a heurté plusieurs acteurs des réseaux de l’esprit critique. Nous vous savons ouverts aux critiques, c’est pourquoi nous vous écrivons. Le but n’est pas de se lancer dans un débat, mais de vous fournir nos impressions pour que vous jugiez des suites à donner à votre publication.

Tout d’abord, le ciblage de cet article nous semble problématique, puisque nous avons été plusieurs à ne pas savoir qui était concerné par les accusations qu’il contient : la “cible” réelle n’est apparue aux lecteurs “éclairés” que nous croyons être qu’aux termes de longs échanges, et surtout d’un “décodage” sollicité auprès de Richard Monvoisin par Jérémy Royaux.

Le ton général du texte s’éloigne de la qualité habituelle des contributions du Cortecs par son ton moqueur, ton qui peut parfois même être perçu comme agressif par certains.

Le ressenti spontané de nombreux lecteurs a été celui d’un mépris de votre part envers les initiatives tournées vers les médias populaires. Nous respectons bien évidemment les choix du CORTECS d’agir en dehors de ces médias et de trouver des manières alternatives de transmettre l’esprit critique. Nous sommes néanmoins préoccupés par l’image que votre billet donne, volontairement ou involontairement, de ne pas respecter les autres choix. En effet, l’alternative est féconde, et nous pensons de notre côté qu’il faut encourager la diffusion des outils de la pensée critique, y compris auprès des médias qui font partie du problème. Sans complaisance, mais sans sembler condamner d’emblée les efforts de ceux qui s’impliquent sur ce terrain. Nous sommes beaucoup à avoir conclu, après de longs échanges, que telle n’était pas votre intention… mais ceci n’a semblé évident à personne. Nous comprenons que votre approche du scepticisme soit politisée, et nous respectons votre choix en la matière, mais nous pensons que vous devriez aussi respecter les autres démarches. Depuis l’origine du mouvement sceptique, certains ont principalement étudié le paranormal (Houdini par ex.), d’autres critiqués la religion (comme Richard Dawkins), d’autres encore se sont investis dans les débats politiques (à la Chomsky). Il n’y a pas là un bon choix versus des mauvais choix, uniquement des manières différentes de pratiquer la zététique.

Parallèlement à ces considérations de forme, qui ont nuit à l’intelligibilité des intentions, des débats sur le fond ont émergé. Cette seconde partie de notre lettre portera sur ces questionnements.

Tel que beaucoup ont pu comprendre (et ont compris) votre article, vous semblez rejeter toute participation sceptique aux médias que nous critiquons, en raison d’une supposée validation de ces médias que provoquerait la présence des sceptiques sur leurs ondes. (La présence de Mendax sur Meta TV vaut-elle validation de ce média par la Tronche en Biais ?) Si la question peut être posée, on ne peut y répondre aussi rapidement et encore moins avec une posture aussi marquée.

Cet argument nous paraît peu étayé. Les médias ne sont pas univoques, et des auteurs d’un même journal peuvent donner différents sons de cloche. On peut certes craindre un effet de halo, mais la remise en cause de la fiabilité des médias n’en est pas moins rendue visible par les productions critiques alors publiées. Savoir quel effet prédomine n’est pas clair.

Soulignons de plus que l’intrusion de l’esprit critique dans ces médias grand public (qui nous posent problème par ailleurs) permet de toucher une cible importante, souvent inaccessible autrement : le “grand public”, première victime des dérives de ces médias. Cette cible n’a pas forcément accès aux supports qui remettent en question la légitimité des discours diffusés, et peut ignorer jusqu’à l’existence même d’entités proposant une critique constructive des médias. N’oublions pas qu’il y a peu de temps encore les divers réseaux de l’esprit critique demeuraient relativement confidentiels. L’engouement actuel (par milliers) sur les réseaux du scepticisme est le résultat d’une forme de présence médiatique que nous jugeons bénéfique. Et cet engouement en lui-même nous semble tout à fait souhaitable.

Tel que d’autres lecteurs sont parvenus à le comprendre, votre texte est une récrimination à l’égard de figures médiatisées de façon récurrentes, et qui présenteraient une vision abâtardie, simplifiée, étriquée, de l’esprit critique. Cet esprit critique édulcoré, qui ne peut critiquer les médias car étant DANS les médias, pose très probablement problème. Mais votre texte ne semble offrir qu’une réaction possible : la déception, teintée d’une certaine hargne (ressentie sinon exprimée). Le texte ne semblant pas proposer d’alternative, nous nous demandons encore une fois : quel est son but ?

Enfin l’aspect politique est central dans ce texte et dans la démarche du CORTECS, mais il reste à prouver que cela doive être le cas du scepticisme en général. On pourrait arguer que la zététique en tant que didactique des sciences a pour noyau l’analyse du paranormal ou des pseudosciences. Cette discipline permet une évolution des représentations du champ social vers plus de rationalisme sans que tous les sceptiques se préoccupent forcément de cet objectif. Dans cette optique l’incursion d’un discours politique peut être jugée problématique car potentiellement contre-productive dans la diffusion de l’esprit critique vers des populations rétives à une approche politisée. Pourtant aucun d’entre nous n’imagine une seconde contester à quiconque la légitimité de porter ce combat. Nous sommes plus circonspects, encore une fois, quand votre collectif, figure importante et respectée, semble décréter que sa ligne est en quelque sorte « l’authentique scepticisme» et que les autres sont « aseptisés ».

Oui, en somme, et comme l’a confirmé la nécessité des éclaircissements transmis par Richard Monvoisin à Jérémy Royaux, aucun de nous n’a compris le but (ou les buts ?) de cet article. Nous craignons de ne pas être les seuls.

Et c’est bien cette crainte qui nous pousse à vous écrire aujourd’hui. Il est nécessaire que les sceptiques se critiquent. Ils doivent néanmoins s’assurer que leur critique est claire, et ne prête pas à des interprétations abusives. Les “sceptiques du scepticisme”, que beaucoup d’entre nous devons subir dans nos réseaux, vont très certainement instrumentaliser ce texte sans nuance pour nous jeter du “chien de garde du système” avec une délectation accrue par la possibilité de citer le CORTECS à l’appui de telles accusations. Il serait regrettable de ne pas tenir compte des écosystèmes dans lesquels d’autres que vous travaillent, et qui représentent leurs propres défis.

Votre intention n’était peut-être pas, nous en convenons, de critiquer les sceptiques qui ont une approche moins politisée que la vôtre, mais plutôt de cibler quelques figures médiatiques. Néanmoins vous savez aussi bien que nous qu’un article n’est pas qu’une affaire d’intention, mais également d’intelligibilité et de perception. Or cet article nous semble loin d’être transparent aux yeux des éventuels lecteurs potentiels.

Signatures : Jean-Michel Abrassart, Ariane Beldi, Sylvain Bissel des Chroniques Zététiques, Bunker D, Marc Doridant, Thomas Durand, Nichoax Pocus, Jérémy Royaux, Vled Tapas

Le pacte cérébelleux, réponse aux camarades

Nous avons pris bonne note, réfléchi, discuté, et co-écrit une réponse collégiale, postée le 19 février 2017 avec l’espoir qu’elle augure maintes réflexions critiques dans les chaumières – et nous gratifie d’autres courriers, d’accord avec nous ou non. Puisse tout ceci te permettre, ami.e lecteur.rice, d’usiner ta réflexion déjà bien aiguisée (méfie-toi, cette dernière phrase est une technique de flatterie). :

lire notre réponse

Bonjour à vous, consortium d’acteurs et d’actrices de l’esprit critique.

Merci de vos retours et de vos questionnements. Nous avons pris le temps pour répondre car notre collectif a pour fâcheuse habitude de travailler par consensus. Par conséquent, nous avons bossé à plus de 20 mains. C’est plus que Blanche-Neige, qui elle bossait seulement avec 7.

Nous ne voyons pas où serait le problème, comme vous dites, de se « lancer dans un débat », bien au contraire, surtout s’il est rationnel. Nous ne sommes par contre pas sûr.es de voir en quoi le fait de ne pas mentionner une cible réelle serait problématique en soi : ce que nous critiquons, c’est une certaine posture, une disposition vis-à-vis de la diffusion de l’esprit critique. Viser telle ou telle personne raterait doublement l’objectif : d’une part, cela confinerait à de l’ad hominem 1, or ce ne sont pas les personnes qui nous préoccupent, mais les comportements ; et d’autre part ces comportements ayant de réelles conséquences dans la vie publique et politique, il nous semble judicieux que toute la « communauté » sceptique, zététique, rationaliste, matérialiste, bright, peu importe l’épithète, s’empare de ces préoccupations. Nos critiques sont vectorielles, si vous nous passez l’expression, car étant toutes et tous à des implications diverses et au moyen de supports différents, elles visent un effet de direction. Pointer des gens en particulier, c’est possible – certains d’entre vous l’ont fait copieusement à propos d’Idriss Aberkane (épisode 362 du podcast Scepticisme scientifique, ou menace-théoriste en octobre 2016), ou dans un temps plus ancien sur Pierre Lagrange par exemple – mais malgré la justesse de ces critiques, cela nous a souvent laissé une impression de s’en prendre à la culotte du zouave, et non au colonialisme.

Vous avez été « heurté.es », et déplorez un « ton moqueur », « pouvant être perçu comme agressif ».

Nous ne savons pas trop quoi faire avec ça. C’est plutôt paradoxal parce que les affects n’auraient dû justement s’ébouriffer que si nous avions ciblé des individus, ce que volontairement nous n’avons pas fait. Loin de nous toutefois l’intention de développer des ressentis de ce genre, mais, que le lecteur en palpe le caractère corrosif, et le prenne de plein fouet, oui, c’était notre but.

Il faut dire que l’enjeu est de taille. L’un.e d’entre vous a par exemple cité le passage suivant :

« […] des petites carrières de pédagogues à la mode, sans aucun mordant, sans aucune velléité de réformer ou modifier un tant soit peu les barreaux de la cage, qui conspuent l’anti-darwinisme chez les élèves musulmans, mais ne raillent pas l’iniquité du contrat didactique tissé à l’école, ni la reproduction des classes sociales que celle-ci proroge, et encore moins l’imposture de certains médias qui font appel à elles/eux, ni le détournement du problème politique soulevé par les « djihadistes » en pur problème cognitivo-mental. »

N’oubliez pas que ce passage est précédé de « Nous n’avons pas envie de laisser l’autodéfense intellectuelle [ADI] à » ces types de carrières. Il s’agit donc d’un souhait qui ne nous semble pas déraisonnable, et que vous partagez probablement : nous avons du mal à imaginer quelqu’un.e qui souhaiterait que l’ADI soit bradée à des petites carrières de pédagogue à la mode, etc.

Au sujet du ton peu orthodoxe de cet article, il est spécifié dans sa catégorisation qu’il s’agit pas d’un matériel didactique, mais d’un article d’opinion. Ce n’est d’ailleurs pas le premier. Il ne faut donc pas s’attendre à un « standard scientifique » – à moins que l’on y décèle la présence d’assertions fausses (le cas échéant, merci de nous le signaler).

Puisqu’il faut rentrer dans le détail de votre courrier, faisons-le précisément si le mode par incises ne vous gêne pas. Nous en profiterons pour aborder les trois ou quatre points-clés de la discussion.

Vous écrivez :

« Le ressenti spontané de nombreux lecteurs a été celui d’un mépris de votre part envers les initiatives tournées vers les médias populaires. »

Un sentiment étant subjectif, il nous sera difficile d’argumenter dessus. Vous serez d’accord qu’invoquer « de nombreux lecteurs », sans chiffres, fasse un peu flop. Et quand bien même ces lecteurs seraient légion, l’ad populum ne serait pas loin.

Quant aux deux seuls médias explicitement cités, il s’agit de BFMTV et Le Point. Pourvu que ça ne résume pas ce que vous appelez des médias « populaires », terme pour le moins impropre. BFMTV est une filiale du groupe NextRadioTV, elle-même possédée par le groupe News participation dont l’actionnaire principal est André Weill, une des plus grandes fortunes de France. Le Point est une filiale du groupe Sebdo Le Point, elle-même possédée par le groupe Artemis dont l’actionnaire principal est François Pinault, une autre des plus grandes fortunes de France (voir cette infographie). On fait plus « populaire » ! Ce sont des médias qui sont des rouages de propagande bien connus, décrits comme tels depuis longtemps, et coutumiers de toute la panoplie des biais que vous et nous critiquons et d’un certain nombre d’arrangements avec la réalité, confinant parfois à la fraude (voir l’affaire Décugis en 2010, par exemple).

Donc nous ne citons pas de médias « populaires », par conséquent il ne risque pas d’y avoir de « mépris » envers eux dans notre texte.

Peut-être entendez-vous « populaire » au sens de « beaucoup lus ou vus » ? Pas de « mépris » a priori non plus envers ce type de média, ou envers leur lectorat ! Bon, il y a bien deux bémols : pour les presses quotidiennes régionales, qui nous fournissent tant de matériel critique sans le vouloir qu’on a du mal à les prendre au sérieux ; et pour les presses gratuites qui ne sont plus vraiment des presses, mais des publicités.

Répétons-nous si besoin : nous remettons en question le fait de se tourner spontanément et sans hésitation vers ce type de média pour diffuser l’esprit critique. Pas de mépris, donc, mais des doutes rationnels, qui ne semblent pas être vôtres.

Vous dîtes :

« Nous respectons bien évidemment les choix du CORTECS d’agir en dehors de ces médias et de trouver des manières alternatives de transmettre l’esprit critique. Nous sommes néanmoins préoccupés par l’image que votre billet donne, volontairement ou involontairement, de ne pas respecter les autres choix.

En effet, l’alternative est féconde, et nous pensons de notre côté qu’il faut encourager la diffusion des outils de la pensée critique, y compris auprès des médias qui font partie du problème. »

L’alternative est féconde quand il s’agit d’imaginer plusieurs hypothèses pour expliquer un phénomène. En revanche, c’est franchement inadapté dans le cas présent, puisque l’enjeu n’est pas de proposer une théorie alternative, mais d’atteindre un objectif de transformation sociale ou politique – car que peut avoir, in fine, comme autre objectif valable la diffusion de la pensée critique, sinon une transformation sociale vers la fameuse et hypothétique connaissance de cause ?

Attardons-nous une seconde sur ce point : qu’est-ce qu’apprendre à détecter des sophismes, des corrélations hasardeuses, des concepts creux, des mensonges pseudoscientifiques, si ce n’est pour une vertu sociale, ou citoyenne ? Enseigner la zététique sans velléité de transformation sociale, c’est comme chanter en silence, comme danser sans bouger, comme croire sans Dieu ou l’un de ses avatars. Beaucoup d’associations sceptiques revendiquent ce principe plutôt déontologiste, « de ne pas faire de politique », mais elles optent toutes pour des conférences publiques et des apparitions médiatiques : pourquoi sinon pour changer des opinions et faire de l’éducation populaire ? Au sens grec ancien, ça s’appelle de la politique.

Afin d’éviter tout écueil type effet paillasson sur le mot « politique », disons en première approche que par « politisé » nous entendons au minimum :

− qui se questionne ou est disposé à se questionner sur la dimension morale de ses actions (de toutes ses actions) ;

− qui possède une volonté d’agir pour transformer nos systèmes sociaux et politiques ;

− qui croit que l’état actuel de ces systèmes ne résultent pas d’un processus inexorable, d’un deus ex machina, mais résultent en partie de choix, qu’il aurait pu en être autrement et qu’il peut en être autrement (évidemment ce point est lié au précédent). Le scepticisme raisonnable moderne s’inscrit exactement dans cette visée.

Aussi, faire une transmission apolitique de la zététique, c’est un oxymore, pour ne pas dire un non-sens. Que ferait une association zététique vraiment apolitique ? Elle ferait de la pantoufle dans un entre-soi de salon, et se garderait par-dessus tout d’aller dans les médias.

Un peu plus en aval dans votre lettre vous mentionnez que

« […] l’incursion d’un discours politique peut être jugée problématique car potentiellement contre-productive dans la diffusion de l’esprit critique vers des populations rétives à une approche politisée. »

On pourrait retourner cet argument comme une chaussette : une zététique qui se dit apolitique pourrait être contre-productive dans la diffusion de l’esprit critique vers des populations avides d’approches politisées – qui sont aussi très présentes dans les classes populaires.

Mais de manière plus vaste, nous ne sommes pas les seul.es à politiser la question. D’autres le font, avec des moyens autrement plus importants que les nôtres, en affichant en outre une prétendue « neutralité ». Or, vous connaissez l’aphorisme de Howard Zinn : « on ne peut pas être neutre dans un train en marche ». Centrer l’apprentissage de l’esprit critique sur certains sujets, en en évitant d’autres est un choix non neutre. Y a-t-il besoin d’exemples ?

Nous sommes sollicité.es pour promouvoir l’esprit critique dans des formations pour les enseignants sur la laïcité : au programme, questionner le port du voile ou faire accepter les fameuses « valeurs de la République »… sans aucune injonction à toucher aux grosses entorses à la laïcité faites par nos institutions, à commencer par la Loi o 59-1557 dite Loi Debré, instaurant un financement étatique des établissements d’enseignement privés et confessionnels. Ou encore, enseigner ce qu’est une propagande au sens donné par Edward Bernaÿs, et l’appliquer sur Daesch et la Corée du Nord plutôt que dans la communication militaire de l’état français. Ce sont des choix politiques implicites. Nous, à l’opposé, nous assumons notre politisation, la rendons explicite, l’exposons, et la soumettons à critique rationnelle.

Nous pensons qu’une approche apolitisée de la zététique est un non-sens. Donc diffuser un esprit critique apolitique, ça ressemble un peu à certaines positions d’associations anti-sectes qui ne souhaitent pas toucher à Freud de peur de perdre leur public. Transmettre la zététique sans un programme progressiste de transformation sociale, ce serait transformer la zététique en hobby de bourgeois, en scepticisme mondain.

Tant mieux, que l’esprit critique soit diffusé dans des populations apolitiques, mais si tant est que le but soit de les rendre plus politisées, en clair plus actrices de leur propre monde.

Revenons maintenant sur cette vertu d’utilité publique, ou de bien social, ou de transformation politique, comme vous voudrez. Dans cette direction, tout ne se vaut malheureusement pas. Le raisonnement n’est pas différent de celui applicable en santé : toutes les thérapies auto-proclamées ne se valent pas pour améliorer la souffrance d’un patient.
En matière d’intervention dans les médias, un certain nombre d’auteurs ont démontré, dans une filiation allant de Nizan à Bourdieu, de Hermann à Finkelstein, qu’ici non plus tout ne se vaut pas.

Fort heureusement, dans les médias tout n’est pas à jeter ! C’est pourquoi il nous arrive, au bout d’un processus algorithmique des plus tortueux et nécessitant moult palabres internes, qu’on cède de ci ou de là : France Inter, France Culture, RFI, ou le Monde comme c’était le cas il y a quelques jours… 2

Néanmoins, présenter qu’il est pertinent de diffuser les outils de la pensée critique tous azimuts sans regard sur le média, montre une ignorance assez forte, qui ne peut pas être vôtre, de la sphère médiatique, et surtout nécessite des preuves. Le problème, c’est qu’afin de constituer ces preuves, il va falloir s’entendre sur ce qu’il est entendu par « pertinent ». Or c’est là que le bât blesse : nous ne sommes, par exemple, pas du tout convaincu.es que le plus pertinent soit de « saupoudrer sur une masse de gens importante », qui plus est par le truchement d’un média corrodé, scénarisant les discours, faisant des coupes. À la rigueur pourriez-vous rétorquer que faire la prétention inverse (il n’est pas pertinent de…) requiert, elle aussi, des preuves, mais ce serait faire fi de la charge de la preuve, qui immanquablement revient à celui qui produit l’énoncé sur le monde, non pas à nous qui en doutons. Autrement dit, c’est aux sceptiques qui pensent qu’utiliser les médias sans distinction de Féminin Psycho au Dauphiné Libéré, d’On est pas couché au Figaro Magazine, est pertinente pour la diffusion de l’esprit critique (et donc la transformation sociale émancipatrice), d’en apporter la preuve. Et ils/elles partent avec un handicap : car écrire dans Le Point par exemple, sert d’abord Le Point avant de servir le propos. Un média a pour objectif de se vendre. Si on lui propose des informations qui scient la branche sur laquelle lui ou ses annonceurs reposent, il n’y a aucune chance qu’il les accepte (pensez à Lazarus sur France 2, ou les films de Pierre Carles, entre autres). Si Gérald Bronner mettait en danger Le Point avec ses chroniques, Le Point aurait tôt fait de mettre un terme à sa pige. Or Le Point vit très bien les chroniques de Gérald. Et toute la soupe économiquement orthodoxe au bouillon réactionnaire gorgé de valeurs conservatrices que déverse ce « journal de milliardaire » peut s’enorgueillir d’un petit croûton à l’ail d’esprit critique, aussi goûtu soit ce croûton. Il est même probable que les chroniques bien tournées de Gérald amènent du lectorat au Point, ce qui serait quand même un comble.

Vous écrivez que nous souhaitons « condamner d’emblée les efforts de ceux qui s’impliquent sur ce terrain » ? Que nenni ! Ça sent un peu l’épouvantail. Ce n’est ni une condamnation, ni « d’emblée », ni des gens.

Mais les implications en question témoignent soit d’une forte ignorance des processus médiatiques ; soit d’un idéalisme angélique que même les théologiens envieraient ; soit de la simple et compréhensible envie d’être reconnu par son boulanger et d’enorgueillir sa maman. Il ne s’agit pas d’un faux trilemme ! À moins que… à moins que la démonstration soit faite qu’une présence bien souvent cantonnée au « gadget » dans un média « populaire », comme vous dites, ait un effet pérenne en matière de pensée critique chez les récipiendaires. Là, c’est comme en santé :on ne peut pas se cantonner à mesurer l’effet satisfaisant d’une intervention. Il s’agit plutôt de mesurer le rapport bénéfice – risque. Et nous rencontrons des publics qui en ont ras la casquette de se faire expliquer qu’ils ne pensent pas comme il faut (conspirations, laïcité, « radicalisation », médecines dites alternatives) mais à qui on rétorque que leurs critiques – souvent rationnelles – envers un système qui les opprime, hé bien, c’est autre chose, voyons, allez circulez y a rien à voir. Ces gens risquent de jeter le bébé (la démarche sceptique en général) avec l’eau du bain (une démarche sceptique ciblée uniquement sur leurs croyances et leurs pratiques).

Merci en tout cas de nous préciser, malgré l’ad populum discret, que vous êtes

« beaucoup à avoir conclu, après de longs échanges, que telle n’était pas [n]otre intention »

C’est gentil, mais dites-nous : de quelle intention s’agissait-il ? S’il s’agit de jalouser des passages médiatiques, ça ne risque pas – on a déjà donné !

S’il s’agit de nuire à quelqu’un.e non plus. S’il s’agit de mettre la pression sur la communauté sceptique pour qu’elle hisse ses critères d’analyse médiatique, alors oui.

S’il s’agit de stresser un peu les candidat.es au rôle de fast thinker médiatique, alors deux fois youpi !

S’il s’agit de dire que le costume de sceptique revêtu en public implique un devoir de constance critique (constance au sens psychologique), alors trois fois hourra !

En attendant, vous « compren[ez] que [n]otre approche du scepticisme soit politisée, et nous respectons votre choix en la matière » : mais il ne s’agit pas d’un choix. La démarche de diffusion du scepticisme est politisée.

Le registre change un peu ici :

« […] nous pensons que vous devriez aussi respecter les autres démarches »

Il serait étonnant que notre billet nuise bien fort à d’autres démarches. Nous ne sabotons pas les passages médiatiques, ne polluons pas les Youtube, ne commentons rien sur Facebook et pour cause (voir à ce sujet Pour les facebookiens, youtubers, twittors et gmaileux – Entrevue avec Thomas vO) et n’empruntons pas à l’Internationale pâtissière ses tartes à la crème pour faire des entartages. Faut-il pour autant « respecter » une démarche qui semble aller à l’encontre du but escompté ? Cet argument du respect, bizarrement, est exactement homologue des arguments des médecines dites alternatives, des nouveaux mouvements religieux, etc. Nous respectons les acteurs et actrices qui se mouillent, mais déplorons le peu de regard sur une machinerie qui se joue souvent d’elles.eux. Comme aurait dit Bernard de Clairvaux un soir de déprime, l’enfer est pavé de bonnes intentions.

Vous écrivez que

« depuis l’origine du mouvement sceptique, certains ont principalement étudié le paranormal (Houdini par ex.), d’autres critiqués la religion (comme Richard Dawkins), d’autres encore se sont investis dans les débats politiques (à la Chomsky). Il n’y a pas là un bon choix versus des mauvais choix, uniquement des manières différentes de pratiquer la zététique. »

Qu’il y ait différents objets sur lesquels appliquer l’esprit critique (paranormal, religion, pratiques sociales ou politiques, etc.) et qu’il y ait différentes manières de l’appliquer – on peut par exemple critiquer la religion sur ses assertions factuelles ou sur ses assertions morales – est quelque chose que personne chez nous ne songe à remettre en cause. C’est presque un truisme.

En revanche, nous pensons qu’une fois le pavois moral choisi (par exemple, diminuer la souffrance et maximiser le bien-être du plus grand nombre, option type conséquentialiste, dans le sillage ramifié d’un Bentham par exemple, comme certains d’entre vous l’ont traité dans de récents podcasts), tous les moyens utilisés pour diffuser l’esprit critique ne se valent pas – mais nous avons déjà traité ce point plus haut. De surcroît, on remarque que bien souvent les critiques épargnent des sujets avec lesquels les zététicien.nes ont des liens d’intérêt : pensez au peu de crédit qui est donné aux critiques des croyances sur les médias type Google, Facebook, Youtube et sur les questions de propriété intellectuelle ; pensez au peu de présence zététicienne sur les questions de genre, sur les questions de naturalisme/essentialisme, sur les questions d’éthique animale, sur les questions de propagande de guerre, sur le système carcéral, sur le concept de déradicalisation, sur les politiques de santé publique, sur l’indépendance des professionnels de santé vis-à-vis de l’industrie, sur l’économie orthodoxe, et tant d’autres.

Bien entendu, c’est là l’objet d’une discussion à part entière. Nous nous ferons un plaisir d’y revenir si besoin est.

Surtout, ceci : il n’y a pas différentes méthodes d’application de la zététique ! Il n’y a que des sujets différents. L’heuristique elle est la même, et la rigueur doit être maximale. Le tout est de reconnaître qu’on reste dans un champ et dire pourquoi on en sort, de peur d’être incompétent, et non de peur de mouiller la chemise ou de déplaire au public qui nous écoute. Mais, et c’est ce que font certain.es qui méritent bien nos critiques, si quelqu’un.e se présente nationalement comme zététicien.ne professionnel.le, ou comme champion.ne de la pensée critique, et sans le dire cantonne sa critique à des sujets particuliers en occultant sciemment des pans entiers de réflexion, il y a usurpation ! Nous préférons mille fois des membres d’associations qui disent « nous nous cantonnons au paranormal » en regrettant de ne pas se pencher plus avant sur d’autres sujets plus prégnants par manque de temps, d’énergie, etc. – et Broch en fait partie ! Bien qu’il n’ait par contre jamais nié son engagement de transformation sociale d’extrême-gauche – que des personnages qui font leur capital médiatique sur cette pensée critique, mais ne l’appliquent plus sur des énoncés plus graves, possiblement par incompétence (dans ce cas ils usurpent vraiment leur statut d’incarnation de l’esprit critique), plus probablement de peur de heurter de plein fouet les structures de domination dont ils profitent, ou afin de ne pas mordre la main qui les nourrit (ou les flatte) : dans ce cas, ils.elles sont consciemment ou non rouages du système, nervis.es du pouvoir.

Un exemple : nous savons au CorteX que la critique de l’économie orthodoxe est primordiale. Seulement, nous ne sommes pas expert.es. Aussi reconnaissons-nous que nous péchons par incompétence, et qu’il faudrait dans l’absolu y remédier vue la souffrance générale créée par le modèle économique actuel, qui dépasse largement la souffrance générée par l’ésotérisme ou les médecines dites alternatives.

« Tel que beaucoup ont pu comprendre (et ont compris) votre article, vous semblez rejeter toute participation sceptique aux médias que nous critiquons, en raison d’une supposée validation de ces médias que provoquerait la présence des sceptiques sur leurs ondes. (La présence de Mendax sur Meta TV vaut-elle validation de ce média par la Tronche en Biais ?) Si la question peut être posée, on ne peut y répondre aussi rapidement et encore moins avec une posture aussi marquée. »

Encore une fois, il serait profitable à tous de nous citer précisément. Ici, vous nous servez une généralisation abusive (« toute participation ») et un effet cigogne (« en raison d’une supposée ») alors que justement, nous ne rejetons aucune participation dans les médias a priori et nous soupesons chacun de nos choix, selon des critères que nous avons longuement discutés ensemble (et qu’on appelle entre nous notre « algorithme média »). Nous disons en substance : « Car si nous acceptons de parler dans un média qui bourre le mou de son lecteur ou de son spectateur depuis des années, nous lui donnons une caution évidente, dont il saura se targuer quand des critiques fuseront. » La participation d’un.e sceptique à un média constitue une caution, minime, mais réelle, à ce média. D’ailleurs, aucun média ne finance des piges ou des propos qui vont à l’encontre de leur ligne. Autrement dit, en tant que penseur.se critique, si nous acceptons de parler dans ce média-ci, c’est qu’il nous apparaît comme fréquentable, qu’il a suffisamment de bons côtés. Au moins pour des penseurs.ses critiques, la question qui gouverne ces choix doit être la suivante : « La caution que je vais apporter à ce média moisi va-t-elle être contrebalancée par l’effet de mon intervention ? ». Or comme nous l’avons exposé précédemment, la question de l’efficacité de l’intervention n’est pas du tout évidente… les aspects problématiques de bon nombre de médias, eux, par contre, sont évidents. Donc si vous êtes à tendance conséquentialiste, ce qui est assez probable, le choix est souvent assez vite fait.

Pour vous montrer à quel point il n’y a pas grand chose de postural dans notre position : même le média « enseignemental », central dans notre travail, est discuté chez nous. En prison par exemple, le leitmotiv est le suivant : dans quelle mesure faire des cours d’esprit critique en prison légitime une structure de purgation de peine qui est mortifère ? Durant six ans, nous avons pensé que cela valait la peine. En 2017, avec le nouveau plan de lutte anti-terrorisme, il nous est quasiment demandé de fliquer les détenu.es radicalisé.es. Le ratio n’est plus bon. Nous allons nous retirer, en expliquant publiquement pourquoi (voir note supra).

Alors, vous autres camarades et collègues : y a-t-il un comportement de Youtube qui vous ferait un jour quitter la plate-forme ?

Y a-t-il un point qui ferait que vous déclineriez un plateau télé ?

Sans critère de démarcation, une unilatéralisation médiatique est un scénario incontradictible. Comme dans une théorie auto-immune. Comme dans la tombe de Popper. Comme si « évangéliser le grand public » quelle que soit la forme était « bien » en soi. Auquel cas, cela ressemblerait aux postures humanitaristes classiques, fortement déontologistes.

En attendant, pour répondre prosaïquement, oui Mendax sur MétaTV est une caution (non pas dans le sens où Mendax doive cautionner tous ce qui est dit sur MétaTV en général, mais au sens où MétaTV peut se prévaloir de l’avoir invité), Jean-Michel Abrassart dans un magazine « féminin » aussi, Richard Monvoisin sur RFI aussi, Albin Guillaud sur Scepticisme scientifique également, mais bien moins à déplorer que, par exemple, un.e rationaliste qui irait écrire dans Valeurs actuelles ou Le Point : si vraiment la critique filtrait chez les lecteurs du Point, alors il y a fort à parier que les lecteurs… arrêteraient de lire le Point ! Donc si Le Point y trouve son compte, la démonstration est faite. Idem pour un.e sceptique qui irait sur BFMTV. D’ailleurs, regardons ensemble l’argument suivant : c’est probablement plus grave d’aller dans un média décérébrant que dans un média d’opinion assumée comme la presse d’extrême-droite National hebdo. Bizarrement, aucun.e des sceptiques au nom desquels vous parlez n’y va, à notre connaissance. Nous non plus d’ailleurs, à là différence près que nous avons questionné ce choix, de la même manière que celui d’aller dans les autres médias. Et maintenant vous connaissez notre algorithme 3. Mais le vôtre ne nous est pas connu.

Si « tout est bon », pourquoi n’allez-vous pas dans les médias nationalistes ? Et pourquoi, si « zététique apolitique » était vraie, certain.es d’entre vous en veulent à Bricmont de ne pas regarder dans quel média il s’exprime ? N’y-a-t-il pas là contradiction ?

« Les médias ne sont pas univoques, et des auteurs d’un même journal peuvent donner différents sons de cloche. On peut certes craindre un effet de halo, mais la remise en cause de la fiabilité des médias n’en est pas moins rendue visible par les productions critiques alors publiées. Savoir quel effet prédomine n’est pas clair. »

Nous sommes a priori d’accord avec le début (même si nous n’avons pas bien compris la fin de la deuxième phrase).

« Soulignons de plus que l’intrusion de l’esprit critique dans ces médias grand public (qui nous posent problème par ailleurs) permet de toucher une cible importante, souvent inaccessible autrement : le “grand public”, première victime des dérives de ces médias. »

C’est toujours la même antienne.

Notre problème réside dans « toucher une cible importante ». Une personne ayant à cœur la diffusion de l’esprit critique dans une perspective de transformation sociale doit-elle souhaiter qu’un maximum de monde soit « touché » par une intervention critique éructée par un.e sceptique qui doit crier plus fort que les autres ? « touché » par un « savant » qui se voit contraint de se mettre une plume dans un orifice en gloussant entre Miss France et un chroniqueur célèbre ? Ou « touché » par un discours tronqué, coupé quand trop technique, transformant l’outil très abrasif qu’est le rasoir d’Occam en un gadget incompréhensible du type « l’explication simple est toujours la bonne » ? Ou « touché » par une critique d’une thérapie alternative, mais en épargnant l’héritage freudien qui permettra telle une hydre de refaire renaître autant de nouvelles thérapies du même genre ?

Il y a une part d’angélisme dans cette posture qu’au fond, on envierait presque. À ce que nous voyons, les interventions média grand public des zététicien.nes dont vous portez la parole ne sont pas choisies sur un ratio morceaux-d’outils-critiques-transposables-à-telle-heure-devant-tel-public-mangeant-des-cacahuètes-après-le-boulot versus déformation-du-propos-occasionnée-par-le-montage, le cadre et la scénarisation entourant l’intervention, etc.

Baaah, nous ne faisons que radoter. Ces points ont déjà été abordés entre autres dans « Le débat immobile, ou L’argumentation dans le débat médiatique sur les « parasciences » » de Marianne Doury aux éditions Kimé. C’était il y a maintenant 20 ans. Sans doute est-ce trop peu lu.

« N’oublions pas qu’il y a peu de temps encore les divers réseaux de l’esprit critique demeuraient relativement confidentiels. L’engouement actuel (par milliers) sur les réseaux du scepticisme est le résultat d’une forme de présence médiatique que nous jugeons bénéfique. Et cet engouement en lui-même nous semble tout à fait souhaitable. »

Voilà factuellement l’angélisme, humanitariste. D’abord, votre effet cigogne : comment savoir si l’engouement est dû à un effet de seuil dans la population, aux interventions médiatiques, aux enseignements, etc. ? Car, pardon de le rappeler, il y a un faux dilemme à éventer : soit on va dans les médias, soit on prive le grand public de l’esprit critique. C’est le dilemme devant lequel nous avons été mis par la journaliste du Point, d’ailleurs. Il y a pourtant d’autres moyens de diffuser nos outils, dans des cadres qui permettent un meilleur rapport bénéfice risque, par exemple créer des enseignements au long cours.

D’ailleurs, n’êtes-vous pas étonnés de cet engouement ? N’êtes-vous pas étonnés de la prolifération de youtubers, à la qualité parfois vraiment discutable ? Quels sont les critères que vous transmettriez pour discriminer un.e bon.e youtubeu.r.euse zététicien.ne d’un.e mauvais.e ? S’il n’y en a pas, alors on rejoint les chasseurs du Bouchonnois.

Et cet engouement vous paraît souhaitable ? Quel type d’engouement ? Si c’est une pensée critique qui amène les citoyen.nes à trouver des sophismes chez leurs dirigeants, ou leur donne des degrés de libertés en plus, pas de problème. Si c’est une version critique édulcorée, sans dent, sans main, sans rien d’autre que le statut social que l’on peut prendre en discutant très tard de la mémoire de l’eau, mais en quittant la discussion par exemple quand il s’agit de discuter des plafonds de verre des femmes, et des rouages qui font que la majorité des gens se tournant vers la zététique semblent être des hommes, blancs, hétéro, CSP moyenne aisée… alors oui, cela revient à brader la démarche.

On espère que vous ne revendiquez pas l’évangélisation d’une armée de zététicien.nes de surface, cantonné.es à des sujets précis et souvent inoffensifs, avec quelques héraults médiatiques épatant la galerie. Nous, nous voulons former des penseurs.ses critiques sans fard, sans œillères, sans limite sinon des limites assumées, en déclarant par ex. « oui, en tant que penseur critique, je devrais être pointu sur la science officielle qu’est devenue l’économie libérale / la psychanalyse / la pseudo-histoire, mais je n’ai pas eu le temps de m’y pencher. Cependant, c’est un défaut de mon organisation ou de mes goûts, et non une frontière légitime dans l’utilisation de mon cerveau critique qui se doit d’être constante ». Ce genre de réponse serait vraiment géniale. Nous en connaissons quelqu’un.es qui la font et l’assument. C’est une sorte de pacte cérébelleux.

« Tel que d’autres lecteurs sont parvenus à le comprendre, votre texte est une récrimination à l’égard de figures médiatisées de façon récurrentes, et qui présenteraient une vision abâtardie, simplifiée, étriquée, de l’esprit critique. Cet esprit critique édulcoré, qui ne peut critiquer les médias car étant DANS les médias, pose très probablement problème. Mais votre texte ne semble offrir qu’une réaction possible : la déception, teintée d’une certaine hargne (ressentie sinon exprimée). Le texte ne semblant pas proposer d’alternative, nous nous demandons encore une fois : quel est son but ? »

Si ce texte nous a permis de pointer cet embourgeoisement « topique », le premier but est atteint. Nous avons un certain nombre de courriers qui nous en remercient – mais le nombre n’est pas un argument.

S’il nous a permis également d’exprimer que le scepticisme scientifique est une posture qu’on ne peut revêtir facilement, le deuxième but est également atteint. Que le scepticisme et le matérialisme méthodologique soit une posture permanente et non un hobby « pépère » ; et que ceux qui s’octroient du pouvoir aient cette cohérence intellectuelle et la rigueur maximale. CorteX ou pas CorteX, peu importe, il s’agit de hisser le niveau général. De fournir un standard de rigueur et de cohérence intellectuelle. Nous faisons avec notre milieu sceptique la même chose que dans le monde des thérapies manuelles, par exemple : mettre un standard élevé, sous peine de voir la discipline galvaudée. Un certain nombre d’entre vous remplissent d’ailleurs en grande partie ces exigences. Et nous ne proposons pas d’alternatives ? Bien sûr que si : les cours, en amphi, en classe. Les conférences. Les formations pédagogiques de profs. L’auto-hébergement de ressources. La mise en ligne de séquences pédagogiques. La participation aux podcasts qui tiennent sévèrement la route comme Scepticisme scientifique ainsi que nos contributions financières pour soutenir nombre de projets sceptiques de tout type. La publication dans des revues scientifiques libres et dans des maisons d’édition qui ne soient pas des majors. Le financement participatif de films et de documentaires, de webradio, etc.

Il y en a un paquet.

Dans notre démarche, nous sommes loin d’être des modèles : Bertrand Russell est bien plus solide que nous, de même qu’en vrac à différents niveaux des Baillargeon, Lecointre, Bricmont, Chomsky, Zinn, Sand, Dawkins, Nasreen, Bourdieu, Accardo, Gardner, et plus anciens comme Fanon, Rostand, Diderot… et tellement d’autres ! Le bouquin de Charbonnat « Histoire des matérialismes » chez Matériologiques regorge de personnages de ce genre, bien plus proches de ce que nous appelons de nos vœux que nous-mêmes.

« Les “sceptiques du scepticisme”, que beaucoup d’entre nous devons subir dans nos réseaux, vont très certainement instrumentaliser ce texte sans nuance pour nous jeter du “chien de garde du système” avec une délectation accrue par la possibilité de citer le CORTECS à l’appui de telles accusations. Il serait regrettable de ne pas tenir compte des écosystèmes dans lesquels d’autres que vous travaillent, et qui représentent leurs propres défis. »

Les nuances, c’est comme le Dieu de Laplace : cela n’est pas nécessaire ici. L’argument des nuances est un grand classique, par exemple, des curés envers les athées, des Intelligent designers envers les évolutionnistes ! C’est une sorte de sous-ensemble de l’argument du pluralisme démocratique discuté plus haut.

Toute cette inquiétude est réflexive : sommes-nous des chiens de garde du système ? Sommes-nous des « danseuses », des « bouffons » à l’université ou dans l’éducation nationale ? Pour le savoir, il faut essayer de se doter de critères rationnels, et solliciter des regards extérieurs. Nous avons pensé réunir un panel de personnes peu complaisantes qui pourraient nous dire « stop, là, les couleuvres que vous avalez sont trop grosses pour laisser votre scepticisme indemne ». De votre côté, sans critère de ce genre, vous prenez le risque d’être confit.es dans une position relativiste, sans critère de réfutabilité à vos stratégies médiatiques. Et c’est là qu’on devient un.e chien.ne de garde. Alors partageons nos réflexions et nos critères, hissons-nous mutuellement vers le haut.

Quant au risque d’instrumentalisation de notre texte par les sceptiques du scepticisme dans les « écosystèmes » sceptiques francophones, il ne nous inquiète pas vraiment. Les sceptiques du scepticisme sont souvent soit des relativistes cognitifs, soit des croyant.es (avec acte de foi), donc leurs attaques sont fragiles et supportent mal la panoplie atropopaïque des rasoirs d’Occam, critère de Popper, etc. Et il est des « écosystèmes » bien plus difficiles. Car méditons quand même ceci : vous qui semblez défendre une zététique apolitique, comment expliquer qu’en se déplaçant dans des « écosystèmes » un peu plus lointains, chez Basava Premanand ou chez Narendra Dabolkar, ou quelques kilomètres plus loin, chez Avijit Roy, Washiqur Raman ou Ananta Bijoy Das, ou quelques kilomètres plus près comme Raïf Badawi, comment expliquer que le contenu « apolitique » que vous produisez ici vous vaudrait au mieux les fers, au pire l’éventration ailleurs ? Revendiquer une zététique non politisée, comment cela serait-il possible quand déjouer des illusions ou appliquer le pacte cérebelleux vous fait tuer à la machette à quelques milliers de kilomètres ? Si vous y croyez vraiment, alors par pitié ne faites plus de vidéos ou de podcasts ! Car il est des contrées où le simple fait de les utiliser fait prendre le risque d’une rafale de plomb.

Avec toute notre sympathie pour la plupart de vos initiatives, avec doute rationnel pour certaines, et avec l’espoir que toute la communauté sceptique reconnaisse et se saisisse des aspects politiques de la diffusion de la pensée critique.

L’équipe du CorteX


Pour compléter cette réponse, voici le lien vers l’interview de Richard Monvoisin réalisée en octobre 2015 par Jérémy Royaux et Jean-Michel Abrassart pour le balado Scepticisme Scientifique, interview dans laquelle sont abordés plusieurs sujets en rapport direct avec la discussion entamée ci-dessus :

(notamment à partir de 25′)

Rapport ostéopathie crânienne – réponses aux réactions

Voici une compilation des réactions au rapport produit pour le Conseil national des masso-kinésithérapeutes sur l’ostéopathie crânienne. Nous mettrons l’article à jour au fur et à mesure des réceptions ; la dernière mise à jour date du 19 février 2017 (voir en toute fin de page).

Il y a différents types de questions (ou d’invectives, mais nous les prenons pour des questions) et remarques.

1. Les questions épistémologiques

(…)  Lors des commissions ministérielles dès 2002, j’avais prôné le fait que l’osteo soit reconnue à l’identique des psychologues cliniciens ; c’est-à-dire que cela ne peut être du domaine des sciences dures, et la nécessité de créer nos propres outils. En effet si les uns travaillent avec le verbe, nous en plus, c’est avec le toucher et les mains qui « parlent et écoutent ». Difficile de l’évaluer ! (…)  J.L., février 2016

Que chaque discipline ait des outils d’évaluation un tantinet différents selon les objets étudiés est évident. Si on considère la science comme une activité de production de connaissances « communisables » sur le monde (cf. notre dialogue  La science (complet) – Base d’entraînement pour les enseignants qui voudraient parler de science) alors il n’existe plus de dichotomie sciences dures / sciences molles : il n’est que des champs de connaissances plus ou moins solides. Enfin, les méthodes de gynécologie par exemple sont des méthodes éprouvées, reposant sur le toucher, et faisant partie des méthodes reposant sur les faits. Si l’on récuse l’évaluation des méthodes ostéopathiques, cela signifie que le choix de chaque thérapeute sera subjectif – auquel cas, ce n’est plus un statut de scientificité qui est recherché, mais celui d’un art. Peu probable que quelqu’un cherchant un soin souhaite avoir affaire à (seulement) un artiste.

« C’est l’éternel débat entre empirisme et positivisme ,au demeurant fort intéressant car l’un contribue à faire progresser l’autre ». J.L., février 2016

Nous allons être pointilleux sur les termes philosophiques, puisqu’il s’agit de l’un de nos violons d’Ingres. Que l’empirisme nourrisse la connaissance, certes, moyennant recoupement et reproduction de cet empirisme. On « sent » que quelque chose marche, on n’est pas très sûr, alors on le soumet à ses pairs, qui valident objectivement ou récusent la méthode. Lorsque l’empirisme est répété sans examen collectif, on appelle ça une tradition, voire une superstition.

Quant au positivisme, ce mot est ambigu dans votre phrase. Si vous faites appel au programme positiviste d’Auguste Comte, il  n’est évidemment pas le nôtre. Sur ce que ce terme sous-tend, voici une excellente lecture de J. Bricmont dans la revue DOGMA, Comment peut-on être  » positiviste  » ?

(…)  et comment s’il vous plaît, pourrions-nous reproduire un acte qui par nature est relationnel c’est-à-dire qui engage l’entièreté de deux personnes (corps, mental et être) ? (Pierre Tricot, Le crânien, ça vaut rien !)

La description du coït est très bien décrite scientifiquement, n’est-ce pas ? 🙂 Nous prenons cet exemple à dessein : on peut souhaiter une part de mystère dans l’acte charnel si on le veut, c’est un choix subjectif. Mais si quelqu’un souhaite une efficacité à l’acte (pour ce qui est du plaisir, ou de la fécondation, ou autre) la part de mystère n’a guère sa place.

Toute la psychologie sociale, les sciences politiques, s’élaborent sur des théories basées sur les faits. Si un acte ostéopathique a une validité en soi, une « efficacité propre » (à bien dissocier pour la discussion de l’efficacité globale qui comprend les effets contextuels ; voir sur ce point la conférence de N. Pinsault) alors elle doit pouvoir être reproduite. Ce débat a déjà eu lieu en sciences biologiques, et même en sciences médicales, il y a plus de cinq siècles, pourquoi le reprendre ici ?

Mais, s’il vous plaît, retournons les choses : ce travail montre effectivement que l’ostéopathie crânienne (mais aussi je pense, l’ostéopathie en général) ne parvient pas à s’inscrire dans le cadre scientifique que l’on voudrait lui imposer. Mais il montre surtout que le cadre scientifique qu’on voudrait lui imposer ne lui convient tout simplement pas ! Et du coup, ce travail considérable (merci de l’avoir fait à notre place) montre qu’utiliser un outil inadéquat pour analyser quelque chose donne des résultats fantaisistes. (…) (Pierre Tricot, Le crânien, ça vaut rien !)

Nous supposons, à tort peut être, que vous faites une erreur classique sur le plan épistémologique. De tout temps, lorsqu’une hypothèse n’était pas corroborée par les faits, les défenseurs de celle-ci ont toujours résolu leur dissonance cognitive en incriminant les critères de scientificité. Pourtant ces critères, qui s’agrémentent avec le temps, ne sont pas pris en défaut, tandis que le cimetière des hypothèses rejetées est lui plein à craquer. Si la science était un simple jeu, assisterions-nous stoïquement à la renégociation des règles du football par une équipe de 5ème division étrillée au dernier match ? Que nous nous fassions bien comprendre : que les ostéopathes crâniens viennent avec tout ce qu’ils ont comme prémisse de phénomène, tentent de caractériser celui-ci pour que de manière inter-subjective on en fasse l’étude, et là on verra s’il faut de nouveaux critères de scientificité. En attendant, sans plus d’éléments que ce que nous avons trouvé, il n’y a pas de raison de donner du crédit aux techniques (nous disons bien aux techniques, pas au soin global, plus complexe) ostéopathiques crâniennes. Si nous en donnions, il faudrait en donner aux magnétiseurs, aux révérends prédicateurs évangéliques, qui eux non plus n’ont pas de corpus de preuve – et eux aussi, contestent les critères de scientificité. De ce fait, votre profession deviendrait une pratique ésotérique, et vous n’auriez guère à y gagner.

« Et le grand tort des ostéopathes est d’avoir cherché (pour des raisons de reconnaissance) à s’inscrire dans un cadre ne leur convenant pas au lieu de faire le nécessaire pour se doter des outils épistémologiques adaptés à leur approche. (…) (Pierre Tricot, Le crânien, ça vaut rien !)

Nous sommes navrés de vous contredire. Tout notre rapport montre que justement, les ostéopathes crâniens n’ont semble-t-il pas souvent souhaité s’inscrire dans le cadre de la recherche scientifique, même à prémisse empirique (sur ce point voir plus haut, courrier de J.L). La preuve en est la somme d’études indigentes sur le plan méthodologique.

C’est que même si les preuves ne sont pas apportées à la satisfaction des critères « scientifiques » exigés, l’ostéopathie crânienne a, de toute évidence, aidé et continue d’aider des millions de personnes de par le monde. Cela est un fait. (…) (Pierre Tricot, Le crânien, ça vaut rien !)

Certes. Ne s’agit-il pas d’un sophisme du pragmatisme ?

En tous les cas la question change : que des personnes soient aidées par les soins de l’ostéopathie crânienne, c’est très probable. Il en est qui sont aidés par les religions, d’autres par la détestation d’une autre caste, race, culte, tribu, région, et tant d’autres versions de se faire du bien. La question est de savoir s’ils sont aidés :

1) parce que vous êtes très agréable humainement ?

2) parce qu’ils parlent d’eux pendant la consultation ?

3) parce que vous avez un fort argumentaire d’autorité ?

4) parce que la méthode est efficace en propre ? 

5) etc. ou la somme de tout cela ? Nous ne pouvons que vous renvoyer à la conférence de N. Pinsault sur le sujet, ou dans l’ouvrage « tout ce que… » sur la différence entre efficacité globale et efficacité propre.

Je ne vois pas pourquoi elle continuerait d’exister si elle n’était pas utile ! (Pierre Tricot, Le crânien, ça vaut rien !)

Sans vouloir vous déprimer, il est beaucoup de choses qui remplissent une fonction, sans pour autant avoir d’efficacité propre – la religiosité en est une (et on sait étude à l’appui que l’efficacité des prières d’intercession est nulle).

Le fait qu’elle ne puisse le « prouver » selon certains critères très précis ne suffit pas à prétendre qu’elle est inutile. Et je m’attriste toujours devant l’incapacité à accepter qu’une pratique puisse être efficace et utile bien qu’elle échappe aux moyens d’investigation d’un système. Et si c’étaient le moyen d’investigation et les critères retenus qui devaient être remis en cause, plutôt que la technique ? (…) (Pierre Tricot, Le crânien, ça vaut rien !)

Une fois encore nous n’avons jamais prétendu l’inutilité de la discipline puisque l’utilité présente des caractères bien plus vaste que l’efficacité. L’utilité peut-être sociale par exemple, mais c’est un autre débat que nous n’auront pas ici.

Nous attendons toutes propositions, que ce soit sur un phénomène isolé, un « effet », une « efficacité », ou même sur de nouveaux critères d’évaluation. Nous saurons faire amende honorable le cas échéant.

L’absence de preuve scientifique concernant l’efficacité de la pratique n’est pas une nouveauté en soi. Ce fait est connu et c’est pourquoi des études sont toujours en cours pour essayer de démontrer un effet et une indication de ce type de thérapie (Raithet al, 2016, Haleret al, 2015, Elden et al, 2013) avec des protocoles plus ou moins bien bordés. Les résultats sont mitigés en fonction des études mais certains semblent montrer un effet intéressant ainsi qu’une absence d’effets secondaires gênants. Actuellement, il n’y a que 2 articles relevés par les auteurs qui montrent un résultat intéressant sur les cervicalgies et le syndrome douloureux pelvien gravidique. (Laurent Marc, Rapport de Cortecs sur l’ostéopathie cranienne : où est la surprise?)

Concernant les études de Haller et al et de Elden et al, comme vous l’avez lu dans notre rapport nous ne partageons pas votre interprétation. Nous écrivions :

« Les deux preuves méthodologiquement valables que nous avons trouvées présentent de modestes résultats qui, pour diverses raisons que nous avons évoquées, peuvent raisonnablement s’interpréter en terme d’efficacité non spécifique des traitements. »

Bien sûr, cette interprétation est longuement argumentée dans notre rapport et ne tombe pas du ciel.

Pour l’étude de Raith et al nous n’avons rien exprimé et pour cause ! Cette publication est postérieure à notre revue de littérature.

Ce rapport est référencé à partir d’articles pour leur grande majorité « vieux » de 20 et 100 ans (Seulement 14,5% des ouvrages cités et 23% des articles tirés de revues scientifiques ont moins de 5 ans) Comment déduire des conclusions scientifiques crédibles avec une telle bibliographie ? C’est vraiment dommage de ne pas considérer la littérature récente qui remet en cause le MRP pour se faire un avis au sujet de l’ostéopathie crânienne ! (Ostéopathes Plus)

Pour information, l’ancienneté d’un travail expérimental ne permet en rien de juger de sa valeur. Dans l’histoire de la médecine par exemple, il existe des essais cliniques anciens qui ont fait date. C’est par exemple le cas du tout premier essai contrôlé randomisé en double aveugle sur la streptomycine dans le cadre de la tuberculose à la fin des années 1940 [Streptomycin in Tuberculosis Trials Committee, « Streptomycin treatment of pulmonary tuberculosis. A Medical Research Council investigation, Br Med J,  v.2(4582),‎ pp. 769–82 ]. On trouve aussi moult études récentes à la méthodologie défaillante. C’est malheureusement la règle en ostéopathie crânienne. Mais s’il existe des études récentes et méthodologiquement rigoureuses qui nous ont échappé, rien ne vous empêche de nous les faire parvenir, bien au contraire ! Contrairement à beaucoup d’interlocuteurs plus ou moins amènes dans ce débat, nous ne serions pas gênés de changer d’avis. Si ces études n’existent pas, alors, vous ne pouvez en tenir rigueur qu’aux acteurs/actrices du champ de l’ostéopathie crânienne de ne pas avoir réalisé plus d’expérimentations rigoureuses ces dernières années. Pas à nous.

2. Les questions de procès d’intention

(…) C’est bien que ce rapport soit fait, il a aussi ses limites dans la mesure où il fait preuve de scientisme (…) J.L., février 2016

Le scientisme ne fait pas partie de notre programme intellectuel. Nous ne souhaitons pas, comme écrivait Renan, « organiser scientifiquement l’humanité », juste évaluer la validité, la reproductibilité et l’inter-subjectivité d’un corpus scientifique. Nous pourrions faire la même chose sur une théorie sociale, une théorie politique, une théorie physique ou mathématique (dans la limite de nos compétences additionnées).

[sur la biodynamie] (…) Là, on sent que les auteurs se sont vraiment fait plaisir ! On sent qu’ils font un très gros effort pour masquer leur bienveillance vis-à-vis du concept. (…) (Pierre Tricot, Le crânien, ça vaut rien !)

Nous avons une posture neutre sur le plan philosophique, c’est-à-dire une suspension de jugement, comme les sceptiques Grecs anciens, qui se résume ainsi : donnez-nous de bonne raison de penser ce que vous pensez, et on le pensera aussi. En attendant, les affirmations sans preuves peuvent être réfutées sans preuves (voir à ce sujet nos articles Rasoir d’Occam, etc).

Et pour conclure, la méthode ne présente finalement « aucune efficacité prouvée » (p. 244). Chapeau bas, Messieurs Dames, voilà du travail de pro ! Il a dû prendre beaucoup de temps, coûter beaucoup d’investissement personnel et sans doute financier.(…) (Pierre Tricot, Le crânien, ça vaut rien !)

C’est effectivement du travail de pro. Il a pris de nombreux mois, à plusieurs (comptons entre 600 et 800 heures), il a effectivement coûté beaucoup d’investissement personnel, et sur le plan financier nous ne souhaitons pas nous substituer au CNOMK pour vous répondre : sachez seulement qu’on est bien loin d’un SMIC horaire.

« Je suppose que, sous couvert d’objectivité, le but était dès le départ de démontrer que l’ostéopathie crânienne, c’est de la foutaise. L’objectif est atteint. » (…) (Pierre Tricot, Le crânien, ça vaut rien !)

Convenons que nous sortons là d’un débat scientifique. Il suffit juste de savoir que si l’ostéopathie crânienne avait des bribes de validité, nous l’aurions écrit de la même façon. Que le résultat vous déplaise, c’est en faire une affaire personnelle. Nous, nous faisons de ce rapport une chose publique, qu’il vous appartient de prendre en défaut.

« N’étant pas prescripteurs de recommandations, nous nous sommes limités à une analyse impartiale… » Impartiale ? Il semble que ce mot n’ai pas pour les rédacteurs le même sens que pour le dictionnaire… Ce qui est écrit ci-dessus à propos de la biodynamique est en contradiction flagrante avec une telle affirmation. (…) (Pierre Tricot, Le crânien, ça vaut rien !)

Dire que la Terre n’est pas plate, qu’il n’y a pas d’ether et que le complot Illuminati est une vue de l’esprit serait aussi partial ? Méfions-nous de l’effet bi-standard. Nous ne voyons pas où serait la partialité dans ce paragraphe cité.

Nous ne savons pas vraiment comment et pourquoi ça fonctionne, mais ça fonctionne !

Alors montrons-le. Montrez-le, c’est votre métier, cela devrait rendre les choses plus faciles.

Refuser cette évidence revient à se moquer des millions de gens qui ont été aidés par cette technique et qui, Dieu merci, le seront encore demain.

Vous usez ici d’une technique de l’épouvantail. C’est dommage.

Elle revient à prendre tous les patients pour des « gogos extatiques » pour reprendre les mots outrageants de J-M Abgrall dans son livre Les charlatans de la santé.

Même technique. Nous n’avions aucun lien avec J-M. Abgrall – non qu’on ne le souhaite pas. Nous connaissons ses livres. Le ton n’y est effectivement pas le nôtre.

Quel manque de respect pour les patients que de les considérer comme de gogos incapables de juger ce qui est bon pour eux ! (…) (Pierre Tricot, Le crânien, ça vaut rien !)

C’est de votre plume. Nous n’avons pas écrit ce genre de chose.

Quelle suffisance, quel mépris d’autrui de la part de gens se prétendant thérapeutes ! Cette incapacité à observer et à accepter l’évidence, même lorsqu’on ne peut pas l’expliquer est une maladie mentale grave et hélas, incurable.  (…) (Pierre Tricot, Le crânien, ça vaut rien !)

Gagez que là, la teneur de la discussion ne permet plus le questionnement collectif. C’est dommage.

Ici, c’est Alain Andrieux sur www.enfantsdestill.com qui nous éreinte dans

Ceux qui se cachent derrière un tel acronyme, sans doute mûrement réfléchi,

Vous semblez prompt à juger nos intentions, nous ne nous risquerions pas à en faire de même pour les vôtres. Pourtant nous ne nous cachons de rien, l’ensemble du processus est transparent, nos écrits signés, nos liens d’intérêt déclarés, nos photos disponibles et nos contacts faciles d’accès.

[…] ne pouvaient avoir qu’une seule intention : passer pour des gens intelligents voire supérieurement intelligents. Des gens qui ne plaisantent pas avec la science, enfin, leur façon d’envisager la science. Des gens qui… chez ces gens-là Monsieur on ne sort pas de la doxa même si celle-ci est extrêmement rhumatisante et en très mauvais état pour défiler de façon convaincante au moins sur le fait qu’on sait marcher. (Alain Andrieux)

Doxa, gens intelligents… Nous avons fait le travail demandé, avec des canons scientifiques que nous n’avons pas inventés, et qui ne tombent pas du ciel. Ce n’est pas parce que les résultats qu’ils donnent ne vont pas dans le sens de ce que vous pensez qu’il faut jeter la démarche scientifique critique.

Des gens qui ont consacré deux cent quatre-vingt-six pages à la compilation de tous les textes possibles et imaginables pour tenter de détruire un pan de la pratique ostéopathique auquel ils n’ont pas accès, car vous pouvez en être certains aucun praticien digne de ce nom n’a participé à ce travail de démolition, car chez ces gens là Monsieur on bave, mais on ne pratique pas. (Alain Andrieux)

Heureusement que nous ne sommes pas faciles à vexer. Baver sur 286 pages, c’est long, il ne suffit à vous lire que de quelques lignes. Par ailleurs vous faites erreur, il y a trois praticiens sur quatre qui ont rédigé ce rapport. Ne faisons pas d’erreur d’attribution : ce n’est pas nous qui détruisons un édifice, c’est plutôt vos collègues qui ne l’ont pas construits. Alors construisez-le, et notre rapport sera changé. Et comme vous semblez féru de citations de Jacques Brel, vous ne découvrirez certainement pas celle-ci : dès qu’il y a des gens qui bougent, les immobiles disent qu’ils fuient.

Et bien ce bref moment d’humeur ne m’entrainera pas vers la rédaction d’une seule page pour dénoncer une telle médiocrité aussi besogneuse soit-elle. Bon courage aux kinésithérapeutes qui vivent sous la protection d’un tel ordre qui, comme d’autres ordres, montre à quel point la zone des ouïes ( figurées parait-il par le sphénoïde ! ) a été terriblement comprimée. – mais le choc vint de la contemplation d’un crâne de la collection de Still et de l’analogie qu’il fît entre la forme de l’os sphénoïde et celle des ouïes de poissons, « indiquant une mobilité pour un mécanisme respiratoire- ».(cortes.org) (Alain Andrieux)

Pourriez-vous mettre la bonne adresse s’il vous plait ?

Pour ces gens-là, pour ce groupe-là, même pas capables de reproduire une citation correctement, l’intention d’apparaître comme une personnification de l’intelligence et de la raison est débusquée mais pour ce qui est du but à atteindre, il est totalement raté. Nous attendons avec impatience d’autres productions du Cortecs sûrement toutes porteuses de cette ouverture d’esprit qui va jusqu’à créer des courants d’air dans cette production mal cortiquée. (Alain Andrieux)

Là, nous ne savons pas quoi dire. Il n’y a rien d’autre dans l’article.

Le site Osteopathes Plus, quant à lui, tente de déverser du poison dans l’eau du puits à notre sujet :

Le rapport CORTECS n’a aucune légitimité et objectivité scientifique vu qu’il a été demandé par le CNOMK pour évaluer l’ostéopathie crânienne et réalisé sous la direction de son vice-président Mr Vaillant. Mr Vaillant, personne très influente, est également directeur de L’IFMK de Grenoble où il encadre une équipe pédagogique constituée entre autre des auteurs du rapport CORTECS. Peut-on parler de conflit d’intérêts ?

Ostéopathes Plus adjoint à ces quelques lignes un schéma intitulé « Le rapport « indépendant » du CORTECS commandé par le CNOMK est-il réellement dénué de conflits d’intérêts ? ».

L’article et le schéma, malgré leur brièveté, regorgent d’erreurs que nous énumérons ci-dessous :

– le rapport n’a pas été réalisé sous la direction de M.Vaillant ;

– seul un des quatre auteur.e.s, Nicolas Pinsault, faisait partie de l’équipe pédagogique de l’IFMK de Grenoble en tant que cadre de santé au moment de la rédaction du rapport. Son traitement est administré par le CHU Grenoble-Alpes et provenait d’une enveloppe du Conseil Régional (comme pour toutes les formations sanitaires et sociales) ;

– Richard Monvoisin n’est actuellement pas chargé de cours à l’IFMK de Grenoble (il a seulement fait quelques heures de cours entre 2009 et 2012) ;

– les deux autres auteur.e.s (Nelly Darbois et Albin Guillaud) enseignent ponctuellement à l’IFMK de Grenoble en tant que vacataire (moins de 10 heures par an) sur des thèmes sans lien avec l’ostéopathie ;

– les auteur.e.s n’ont reçu aucune rétribution financière à titre individuel pour la rédaction du rapport par le CORTECS ou le CNOMK. L’argent versé par le CNOMK au CORTECS permet à cette structure de financer des bourses d’étudiant.e.s et du matériel pédagogique, en l’occurrence des livres critiques, prêtés gratuitement à toute personne qui en fait la demande.

Quant au qualificatif de « personne très influente » adossé à la personne de M. Vaillant, nous ne comprenons pas à quoi il renvoie.

Le terme de conflit d’intérêt est utilisé à deux reprises par Ostéopathes Plus. Il est utile de rappeler qu’une rétribution financière pour un travail rendu n’entraîne pas nécessairement un conflit d’intérêt, comme cela est questionné par Ostéopathes Plus. Dans le cas qui nous intéresse, il pourrait y avoir conflit d’intérêt si les conclusions du rapport allaient dans un sens qui servait les intérêts du CNOMK, du CORTECS ou des auteur.e.s. Quels seraient donc ces intérêts ? Dans l’article et d’Ostéopathes PLUS il n’est nullement expliqué en quoi les liens d’intérêt des auteur.e.s, déclarés de manière transparente à la fois sur le site du CORTECS et sur celui de l’ordre, seraient sources de conflit d’intérêts.

En résumé, Ostéopathes Plus ne donne aucun argument pour justifier en quoi le fait que le CNOMK soit le commanditaire de notre rapport entraverait notre légitimité, et plus encore notre objectivité scientifique à travailler sur l’ostéopathie crânienne.

Et pour la petite histoire, c’est parce que Vaillant, directeur, connaît bien la qualité du travail du CORTECS qu’il a suggéré au CNOMK de le contacter pour des rapports scientifiques. Il faut en outre savoir que ce rapport a entraîné des débats au sein du CNOMK lui-même, de même qu’au CORTECS quand le CNOMK a émis ses avis

Avec une phrase comme « Peut-on parler de conflit d’intérêts ? », il est facile d’instiller du doute gratuit et fallacieux. Nous pourrions répondre par « Peut-on diffamer tranquillement chez Ostéopathes Plus ? », mais nous préférons renvoyer ses auteurs aux leçons des grands classiques, comme Francis Bacon dansDe la dignité et de l’accroissement des sciences (1623), livre VIII, chapitre II  : « Va ! calomnie hardiment, il en reste toujours quelque chose (audacter calumniare, semper aliquid haeret).

À aucun moment les auteurs n’ont eu envie de remettre en cause leur jugement bien dommage pour des « scientifiques ». (Ostéopathes Plus)

Cette affirmation est assez gratuite. Ne serait-ce pas tout simplement parce que la conclusion ne va pas dans le sens que vous auriez souhaité ? Rappelez-vous : nous n’avons aucun problème à changer d’avis preuves à l’appui. Et vous ? Changerez-vous d’avis en l’absence de preuve ?

Le Cnomk se contente de l’avis de mk opposés à l’ostéopathie (Richard Monvoisin, Nicolas Pinsault « La kinésithérapie piégée par les mages » http://www.monde-diplomatique.fr/2015/12/MONVOISIN/54379. (Ostéopathes Plus)

− Précisions d’abord que l’un des auteurs n’est pas kiné, ni même professionnel de santé ;

− il n’y est pas question de l’ostéopathie dans son ensemble ;

− s’il y a des raisons d’être rétifs à certaines de ses branches, c’est que les professionnels de celles-ci n’ont pas fait le travail requis ; ce n’est pas une critique a priori, et encore moins une querelle de chapelle – même si c’est, cela se comprend, plus facile pour vous de scénariser de cette façon.

− Vous conviendrez que l’article que vous citez est publié dans un journal dont la portée est bien plus politique que scientifique ou technique. Or si nous pensons qu’il n’y a pas de raisons a priori de s’opposer à des pratiques thérapeutiques comme celles de l’ostéopathie, nous sommes en revanche opposé à un modèle de politique de santé non redistributif et au saccage permanent des acquis sociaux de 1946. Si l’ostéopathie est mentionnée dans cet article, c’est parce qu’elle offre un exemple de l’évolution des politiques que nous dénonçons.

Karine Krzeptowski est une des premières a avoir réagi à la sortie du rapport :

Ce rapport ne peut être considéré par l’Ordre et par les pouvoirs publics car il y a faute grossière de procédure dans le choix du profil de ses auteurs, (tous kinésithérapeutes connus pour leur position négative à l’égard de l’ostéopathie). (Karine Krzeptowski sur le Site de l’Ostéopathie)

Il y a là une erreur et une confusion. Tout d’abord, seulement 3 des 4 auteur.e.s sont diplômés en kinésithérapie. Il vous revient d’expliquer en quoi la formation initiale de ces auteurs constitue un critère douteux quant au choix de leur confier une tâche d’évaluation scientifique de l’ostéopathie crânienne. Ensuite, vous confondez « position négative » et scepticisme. Ce dernier est consubstantiel de la démarche scientifique et implique un doute préalable à toute investigation. Nous n’avions pas de position de départ morale ou affective sur le sujet, et quand bien même, une démarche méthodique s’abstrait des préalables subjectifs lorsqu’elle est bien menée. Ce n’est pas parce que les conclusions ne vont pas dans le sens que vous souhaitez qu’il faut déligitimer artificiellement les compétences des auteurs.

Quand on est à la recherche de preuve d’efficacité ou de justification d’un concept, il faut s’adresser aux personnes directement concernées, ici les ostéopathes et non aux détracteurs. (Karine Krzeptowski sur le Site de l’Ostéopathie)

L’efficacité d’une technique ou la validité scientifique d’un concept n’est pas une affaire de personnes mais de données expérimentales. Nous nous sommes tournés vers les auteurs, ostéopathes ou non, « détracteurs » ou non, qui ont contribué à la connaissance sur le sujet.

De surcroît, le mot détracteur n’est pas très heureux : s’il y a des détracteurs, c’est qu’il y a des promoteurs. Nous ne nous inscrivons pas dans ce débat : que nous soyons détracteurs ou promoteurs de la gravitation, elle fonctionne, quel que soit notre avis. Que nous soyons détracteurs ou promoteurs des humeurs d’Hippocrate, elles n’existent pas. La connaissance scientifique s’abstrait du point de vue personnel.

Ce rapport ne peut être retenu et présenté décemment aux pouvoirs publics car il y a conflit d’intérêt dans le choix même des auteurs. (Karine Krzeptowski sur le Site de l’Ostéopathie)

Voir notre réponse aux rédacteurs du site Ostéopathe Plus dans la présente section, ci-dessus.

Les auteurs eux-mêmes auraient dû refuser cette mission qui ne leur revenait pas, ils terminent la conclusion de leur rapport CORTECS : « Avec le soutien du CNOMK, nous avons accepté de faire le travail laborieux qui revenait logiquement aux prétendants. De fait, alors que nous pensions qu’il n’y avait pas a priori de raison scientifique de défendre cette discipline, désormais nous le savons. »
Cette phrase dans les conclusions en dit long ! Ils partaient d’un a priori négatif et ne trouvaient pas logique eux-mêmes que cette tâche leur fut demandée à eux plutôt qu’aux ostéopathes ! (Karine Krzeptowski sur le Site de l’Ostéopathie)

Peut-être devons-nous insister sur ce qui est pourtant une évidence : le travail scientifique est une remise en question permanente de ce qu’on croit acquis. La posture de départ est « méfiante », sceptique. Au fond, vous faites la même chose : si nous affirmons guérir le cancer par massage du cou, vous serez sceptique au premier abord. La charge de la preuve incombe d’ailleurs à celui qui prétend. Donc en tout état de cause, c’était aux ostéopathes de démontrer leur théorie, mais ils ne l’ont pas fait. On a demandé à des sceptiques (non détracteurs, donc) de regarder de près, pour voir si quelque chose tenait tout de même. Si la conclusion vous déplaît, refaites nos recherches, ou produisez de nouvelles données. Alors seulement, s’il y a lieu, nous changerons nos conclusions.

Je pose la question au CORTECS : Pourquoi avoir accepté cette mission si d’emblée elle n’était pas honnête sur le plan éthique ? Ceci est une première erreur qui fausse votre approche et vous vous targuez d’avoir l’esprit scientifique ! (Karine Krzeptowski sur le Site de l’Ostéopathie)

Votre question est un plurium interrogationum. En nous sollicitant pour y répondre, vous posez comme prémisse que la mission du CORTECS concernant l’ostéopathie crânienne n’était pas « éthique » (ou décente, comme vous l’avez glissé plus tôt) S’il vous plaît, essayez de juger de notre esprit scientifique à la méthode que nous avons utilisée. Ne laissez pas la colère de votre lien d’intérêt avec le sujet chercher à s’évacuer par des vindictes gratuites.

L’Ordre finance des rapports mal ciblés dès le départ. De manière pragmatique, Si l’Ordre des MKDE souhaite encore dans l’avenir s’éclairer sur le thème de l’ostéopathie, ne serait-il pas plus sain d’instauré au sein de l’Ordre un conseil représentant des MKDE-D.O. qui pourrait dès lors œuvrer positivement lorsqu’il s’agit de faire comprendre les spécificités et l’actualisation des compétences de leur métier d’ostéopathe ? (Karine Krzeptowski sur le Site de l’Ostéopathie)

Il ne faut pas confondre démarche de communication (« œuvrer positivement ») et démarche d’évaluation scientifique. Mais si vous substituez la communication à la science, ce seront les meilleurs lobbies qui imposeront leurs vues, et c’en sera fini de la science. Un lobby de la Société de la Terre Plate pourrait imposer ses vues à tous les géologues. Nous pensons que ce n’est pas souhaitable.

3. Les questions méthodologiques

Malheureusement, ce ne sont pas là les seules sources sur le concept. Il manque l’ouvrage de Nicette Sergueef , sans parler de celui d’A Croibier sur le diagnostic général ostéopathique (qui reste un livre important pour étudier en partie le fonctionnement du raisonnement ostéopathique) aux éditions Masson ou un ouvrage de référence de T Liem aux éditions Maloine. Il faut noter que certains ouvrages apparaissent sur le site de l’ostéopathie en fouillant les articles sur les ouvrages ou avec des termes comme « crâne », « crânienne », « crânien ». (Laurent Marc, Rapport de Cortecs sur l’ostéopathie cranienne : où est la surprise?)

Nous vous encourageons à lire ou relire en détail la méthodologie suivie dans cette partie du rapport pour comprendre pourquoi ces références n’apparaissent pas. En effet, nous avons relevé uniquement les concepts élaborés par le fondateur et les continuateurs de l’ostéopathie crânienne, identifiés dans la partie précédente du rapport ; Nicette Sergueeg, A Croibier et T Lien ne font pas partie de ces personnes. Ce choix méthodologique, qui a ses limites, permet de rendre notre méthode reproductible et incrémentale. Nous ne travaillons plus directement sur ce sujet, mais rien n’empêche qu’une autre équipe aille plus loin en exploitant d’éventuels points aveugles de notre méthodologie..

Je suis étonné que, les auteurs du rapport ayant l’occasion d’échanger avec des ostéopathes (c’est noté dans les remerciements), ces sources n’aient pas été évoquées. (Laurent Marc, Rapport de Cortecs sur l’ostéopathie cranienne : où est la surprise?)

Elles n’ont effectivement pas été suggérées par les différentes personnes contactées – mais il est difficile de leur en tenir grief. Il est probable qu’autant de contacts, autant de sources possibles. Cela corrobore notre impression que si le « feuillage » de l’ostéopathie crânienne est partout, il est assez difficile de bien distinguer un tronc solide.

De même, puisqu’utilisant un moteur de recherche généraliste qui est probablement google (on peut le supposer étant donné que google scholar est cité plus tard dans le rapport), les auteurs auraient pu utiliser google books où toutes les références citées plus haut ressortaient.(Laurent Marc, Rapport de Cortecs sur l’ostéopathie cranienne : où est la surprise?)

Détrompez-vous : ces références ne ressortent pas si l’on suit de manière précise la méthodologie décrite dans le rapport, qui cherchait à identifier les sources bibliographiques du fondateur et des continuateurs (voir supra). Maintenant, rien ne vous empêche de changer de méthodologie et de refaire le travail.

Poussons un peu plus loin et soyons indulgents sur le fait qu’ils ne connaissent pas les ouvrages d’ostéopathie en dehors des éditions Sully (car n’étant pas du métier).(Laurent Marc, Rapport de Cortecs sur l’ostéopathie cranienne : où est la surprise?)

Merci de votre indulgence – au sens canonique, l’indulgence est une rémission de la peine encourue du fait d’un péché. Ouf !

Vous faites assurément un effet paillasson en mélangeant « ne connaissent pas » et « ne jugent pas majeurs selon la méthodologie employée »

Et comme vous pouvez le constater vous-même les ostéopathes avec lesquels nous avons échangé semblent eux non plus soit ne pas connaître, soit ne pas juger majeurs les ouvrages que vous évoquez. Pensez-vous réellement qu’il suffit d’« être du métier » pour connaître tous les ouvrages pertinents en rapport avec ce métier ? Appliquer cela à de nombreux métiers, de boulanger à prêtre, de cordonnier à prostitué, suffit à en douter.

Ils préviennent que ce sera succinct, sauf que même en suivant leur méthode, il y a une part du concept plus récente (basée la tenségrité) qui n’est pas prise en compte comme l’ouvrage de Gilles Boudéhen qui fait partie du catalogue des éditions Sully. Alors comment ont-ils vraiment fait leur recherche bibliographique?  (Laurent Marc, Rapport de Cortecs sur l’ostéopathie cranienne : où est la surprise?)

Si vous lisez le rapport, vous saurez comment notre recherche méthodologique a été faite. Il vous appartient de l’améliorer si vous le jugez nécessaire. A toutes fins utiles, vous pouvez agglomérer toutes les études qui vous paraissent manquer et contacter le Conseil national de l’ordre ici pour pousser plus loin notre rapport. Mais la question reste celle-ci : ces « nouvelles » publications vont-elles infléchir les conclusions de notre rapport ? Croyez bien que si nous le redoutons par pur péché d’orgueil, nous le souhaitons à l’ostéopathie crânienne – et c’est ça qui compte.

Celle-ci est vraiment limitée, comment juger objectivement de l’aspect scientifique d’un concept en étudiant la partie qui n’a pas été mise à jour au niveau des connaissances scientifiques actuelles? (Laurent Marc, Rapport de Cortecs sur l’ostéopathie cranienne : où est la surprise?)

L’ostéopathie crânienne n’est pas un concept mais un champ (une « sphère » disait Sutherland) recouvrant plusieurs concepts (MRP, membrane de tension réciproque, etc.) S’il est toujours possible que nous soyons passés à côté d’un concept particulier – encore faut-il nous le montrer – en quoi cela remet-il en question le reste de notre analyse ? Vous savez, la connaissance fonctionne par parcimonie des hypothèses depuis Aristote, puis William d’Occam. Il s’agit d’essayer de comprendre au moyen du moins grand nombre d’entités possibles une gamme de faits. Le problème majeur de votre discipline, l’ostéopathie crânienne, c’est qu’elle prend des concepts un peu flous, pour nimber de mystère une gamme de faits que personne n’a réellement objectivé. Avant de faire des châteaux de sable en Espagne, aurait dit R. Mianajbaro, penseur du XIXe siècle, vérifions d’abord qu’il y a bien du sable. Et Fontenelle l’a très bien décrit ici .

Au sujet de la tenségrité, non seulement ça n’est pas un concept spécifique à l’ostéopathie crânienne mais encore moins à l’ostéopathie tout court. C’est une notion d’abord architecturale (créée par Buckminster Fuller), puis importée en biologie avec une définition relativement précise puis, devenant concept nomade, a été adapté à de nombreuses sauces (dont celles des héritiers du mystique Carlos Castaneda, qui en firent un agglomérat de prétendus exercices spiritualistes et magiques sinon toltèques, au moins venus des pratiques des natives américains.). Encore une fois, si l’on suit notre méthode scrupuleusement décrite, il est normal que ce concept n’apparaisse pas puisqu’il n’a pas été émis par un des fondateur et continuateurs identifiés.

D’autre part, nous nous interrogeons sur la pertinence d’évaluer a posteriori ce concept puisque vous dites vous-même dans la conclusion de votre article :

Le concept étudié est amputé de sa partie la plus récente basée sur d’autres principes que le MRP. J’ai cependant quelques réserves sur ce nouveau concept qui ne fait pas davantage preuve de sa véracité dans le cadre de l’ostéopathie crânienne que l’ancien concept. (Laurent Marc, Rapport de Cortecs sur l’ostéopathie cranienne : où est la surprise?)

(…) Cette erreur rédactionnelle met aussi en évidence qu’il est sans arrêt question de manipulation crânienne sans jamais que soit défini ce terme. C’est embêtant d’évaluer l’ostéopathie dans le champ crânien sans définir le geste que ça implique. Si on fait une recherche dans le document avec les termes « manipulation crânienne », jamais le terme n’est associé à une quelconque définition. (Laurent Marc, Rapport de Cortecs sur l’ostéopathie cranienne : où est la surprise?)

Le principe juridique de l’onus probandi s’applique aussi et surtout en science : la charge de la preuve incombe à celui qui prétend. Il est difficile de nous en vouloir de ne pas avoir défini la « manipulation crânienne » alors que Sutherland lui-même n’a pas pris soin de le faire de manière claire. Cela ressemble aux discussions sceptiques vs. théologiens : des théologiens reprochent souvent aux sceptiques de critiquer la notion de Dieu sans le définir. Mais lorsqu’il s’agit de prendre l’avis des théologiens sur ce qu’est Dieu, personne n’est d’accord. Finalement, de quoi parle-t-on ?
D’ailleurs, dans les textes identifiés se rapportant à l’ostéopathie crânienne,  « manipulation crânienne » n’est jamais présentée comme un concept central. Il y a comme qui dirait un bug dans l’épistémologie de votre discipline.

[Concernant la partie Fondement physiopathologique de l’ostéopathie crânienne]La méthodologie est décrite et semble avoir essuyé quelques écueils. Il semble que ces difficultés ne leur aient pas permis de faire une revue de littérature dans les « règles de l’art ». (Laurent Marc, Rapport de Cortecs sur l’ostéopathie cranienne : où est la surprise?)

Nous avons tenu précisément le propos suivant : « Nous avons rencontré des difficultés pour mener, dans les « règles de l’art », une revue de littérature systématique compte-tenu principalement : […] », et les raisons sont listées pages 58 et 59. En fait, l’expression « règle de l’art » est mal choisie car contrairement à d’autres disciplines, , il n’existe à notre connaissance pas de « règle de l’art » pour réaliser une revue systématique de littérature sur des concepts physiopathologiques, surtout issues d’une littérature essentiellement non-indexée ! Ce qui montre que bien plus urgent que la critique de la méthodologie que nous avons prise, serait de faire de la littérature scientifique indexée ! En gros, faire de la recherche d’objectivation. C’est ce qui aurait dû être fait depuis plus d’un siècle. Par conséquent, vous pourriez tout aussi bien dire que ce que nous avons réalisé est une première et ajouter « bravo au CORTECS d’avoir essayé de démêler l’écheveau d’une discipline éparpillée et peu scrupuleuse sur la méthode expérimentale, et d’avoir construit un bon socle méthodologique (probablement améliorable) à quiconque souhaiterait entreprendre un travail similaire » N’est-ce pas ?

Sachant qu’un certain nombre d’ouvrages de référence dont nous avons parlés précédemment ne seront pas cités davantage dans cette partie, il va donc manquer un pan entier des modèles physiopathologiques. Néanmoins, concernant les modèles étudiés, il est évident que leurs conclusions sont valides: (Laurent Marc, Rapport de Cortecs sur l’ostéopathie cranienne : où est la surprise?)

Rappelons-nous : avant de multiplier les modèles, il faut des faits. C’est un des critères de pseudoscientificité que de faire des modèles sans fait caractérisé (il y a même des modèles de physiologie des « vivants dans l’au-delà », à la suite des EVP de Konstantin Raudive). Si malgré tout vous estimez qu’émerge ou ont émergé des concepts spécifiques à la sphère crânienne que nous n’aurions pas traité, n’hésitez pas à nous transmettre les références des études expérimentales qui les soutiennent. Et si vraiment vous argumentez que ces concepts ont leur place dans l’historique de l’ostéopathie crânienne, vous pouvez en faire une synthèse et la rendre publique (car un des critères scientifiques de la connaissance est la connaissance partagée). Nous pourrions ainsi la publier dans un addendum du rapport grâce à vous.

[Sur la fiabilité et la validité des tests ostéopathiques employés dans le champ crânien] Cette analyse repose sur l’utilisation d’une grille d’analyse QUAREL (qui en fait s’écrit correctement QAREL). C’est un outil d’une bonne qualité (Lucas et al, 2013)pour évaluer la reproductibilité de certains tests dans un contexte de revue systématique. Il a cependant quelques limites surtout quand le test en question n’a pas de moyen d’évaluation fiable disponible (une sorte de gold standard). Les Items 9 et 10 sont notamment source de biais pour cet outil où les questions sont subjectives. Ces limites sont soulevées par les auteurs qui pointent notamment :

  • L’absence d’un gold standard,
  • Pour évaluer la constance de la mesure dans le temps, il manque la preuve du MRP et de mesures fiables.
  • L’absence d’interprétation des résultats par les évaluateurs (pour savoir si le test a été fait correctement).

En conséquence, les auteurs font un questionnaire simplifié mélangé à celui du groupe Cochrane (risk of bias tool). Ils procèdent à l’ajout d’un item crée pour l’occasion. Ce choix peut être discutable dans le sens où le mélange et la modification de questionnaires valides ne créent pas forcément un outil exempt de biais. Néanmoins, en l’absence d’outils standardisés pour la situation en question, cet outil permet une première approche.

Mais pour faire simple :

  • Un risque de biais est quasiment jugé élevé à chaque fois car le contenu d’un item est non décrit dans l’article (souvent les deux derniers items).
  • Les scores de corrélation ICC inter-observateurs sont en général assez faibles signant un manque de reproductibilité des tests ostéopathiques.
  • Les scores ICC intra-observateurs peuvent être parfois élevés en revanche avec un risque de biais non négligeable.

En résumé, l’analyse faite pour cette partie est intéressante mais l’outil employé pour l’analyse des biais est discutable du fait de ses modifications par rapport à l’outil validé et de l’attribution d’un biais élevé systématique par manque de description du protocole. Les scores ICC parlent d’eux-mêmes, et sans analyser le biais, la reproductibilité est de toute façon faible. (Laurent Marc, Rapport de Cortecs sur l’ostéopathie cranienne : où est la surprise?)

Permettez-nous de récapituler le premier argument de ce paragraphe (que nous étoffons d’une prémisse glanée dans le troisième paragraphe de cette partie « La fiabilité et la validité des tests ostéopathiques employés dans le champ crânien » ; nous intitulerons cette dernière « prémisse (1) »). Si nous vous comprenons bien, cela donne la chaîne logique suivante :

Prémisse (1) – « […] le mélange et la modification de questionnaires valides ne créent pas forcément un outil exempt de biais. »

Prémisse (2) – L’outil utilisé pour l’analyse des biais des études de reproductibilité a été modifié par rapport à l’outil validé ; 

Prémisse (3) – Il a été attribué un risque de biais élevé systématique par manque de description du protocole ; 

DONC

Conclusion – L’outil pour l’analyse des biais des études de reproductibilité est discutable.

Discutons d’abord de la prémisse (1). Nous sommes d’accord avec vous. Comme vous le faites vous-même remarquer dans le texte à la suite de cette prémisse : « Néanmoins, en l’absence d’outils standardisés pour la situation en question, cet outil permet une première approche. ». C’est ce que nous nous sommes dit lors de la création de l’outil.

Abordons maintenant la prémisse (2). Comme vous l’avez vous-même pointé (voir prémisse (1)), notre outil compile deux outils existants (QAREL et Cochrane risk of bias tool). Ce n’est donc pas qu’une simple modification d’un outil particulier comme vous le dites ici. Nous fondrons donc cette prémisse avec la prémisse (1) dans la suite de l’analyse.

Considérons enfin la prémisse (3). Cette prémisse n’est vrai que pour un item sur sept (l’item n°6). Pour tous les autres items, quand le protocole était insuffisamment décrit, nous avons attribué une incertitude sur le risque de biais. Autrement dit, la prémisse (3) de votre propos est fausse pour 6 items sur 7. Nous avons développé largement l’argumentaire de la création de l’outil qui s’étale pour mémoire de la page 155 à la page 159 du rapport.

Examinons enfin la conclusion de votre argument et tentons de voir dans quelle mesure les prémisses la justifie. Vous dites que notre choix méthodologique est discutable. Certes, mais tout choix méthodologique étant discutable per se, donc ce propos est trivial et il vous appartient d’en choisir un autre. Outre la trivialité de cette critique, il pourrait y avoir quelque chose d’intéressant à en tirer tout de même, moyennant de par exemple (a) pointer le type de biais émergeant de l’application de l’outil ; (b) expliquer comment tel ou tel type de biais influence ou modifie les résultats ; (c) faire des suggestions qui permettraient soit d’améliorer l’outil en question pour éviter ou diminuer ces biais, soit de le remplacer par un autre outil existant plus adapté qui ne serait pas venu à notre connaissance. Sinon, cette phrase ne sert à rien.

Quant à la prémisse 3, elle est fausse dans 6 cas sur 7. Pour l’item 6, nous avons justifié notre choix méthodologique page 159 du rapport que nous citons à nouveau ici :

« À propos de l’item 6 « Est-il prévu un dispositif pour empêcher les évaluateurs d’avoir accès à des indices additionnels sur les sujets (tatouage, taille, genre, etc.) et qui ne faisaient pas partie du test ? » : étant donnée l’importance que prend le dispositif nécessaire à sa réalisation (voir par exemple l’étude d’Halma et al. de 2008) nous considérerons qu’une absence d’information au sujet de cet item équivaut à l’absence de dispositif, c’est-à-dire à un risque de biais élevé. En toute honnêteté, ce choix pourrait être fait pour d’autres items. Seulement celui-ci nous apparaît très particulier car le dispositif nécessaire, sur le plan logistique, est tellement important que nous pressentons peu crédible le fait qu’aucun mot n’en soit dit dans la publication à cause de contraintes éditoriales ou par simple oubli. »

N’est-ce pas suffisant ?

C’est une chose assez facile de dire qu’une méthodologie est discutable. C’est une autre paire de manche que de la discuter de manière circonstanciée. Mais peut être le ferez-vous, à notre grand plaisir.

Venons-en maintenant à votre dernier énoncé de cette partie : 

« Les scores ICC parlent d’eux-mêmes, et sans analyser le biais, la reproductibilité est de toute façon faible. »

Oui, vous avez raison. La volonté de procéder à une analyse des biais relève de plusieurs motifs. Nous n’en évoquerons ici qu’un seul en citant un passage de notre rapport : 

« La majorité des études existantes et disponibles échouent à mettre en évidence ces reproductibilités pour tous les paramètres considérés, cela malgré des risques de biais souvent favorables à l’émergence de résultats positifs. » p. 195 (nous surlignons)

Autrement dit, ce que nous apprend l’analyse des biais, c’est que même en utilisant des méthodologies biaisées favorables à l’obtention de résultats reproductibles, les chercheurs échouent à mettre en évidence la reproductibilité des techniques crâniennes utilisées par les praticiens. Ceci est selon nous un indice majeur en faveur du fait que même en améliorant la méthodologie, il est probable que les chercheurs continuent malheureusement à échouer. Pour quiconque souhaiterait entreprendre une étude de reproductibilité d’une technique d’évaluation issue de l’ostéopathie dans le champ crânien, ce fait nous parait essentiel à considérer. Avant l’élaboration de ce rapport, nous avons rencontré des ostéopathes motivés pour faire ce type d’étude avec nous. Dès lors, nous leur avions proposé de nous recontacter quand nous aurions terminé le rapport, ceci pour que d’une part nous puissions éventuellement saisir des contraintes méthodologiques inhérentes à la pratique que nous aurions sous-estimées, et que d’autre part les ostéopathes intéressés puissent aisément accéder aux travaux déjà réalisés ainsi qu’aux difficultés s’y rattachant pour mesurer l’ampleur de la tâche.

[Concernant l’efficacité thérapeutique]

Les auteurs ont mis en évidence 4 revues de littérature sur les sujets :

Nous observerons que ces quatre revues convergent toutes vers un défaut de preuve de l’efficacité des techniques et stratégies thérapeutiques issues de l’ostéopathie crânienne.
Rapport CORTECS p204

Les auteurs, devant le fait qu’il y ait eu depuis la dernière revue d’autres publications, vont effectuer eux-mêmes leur propre revue de littérature.

Ils relèvent qu’un protocole en triple aveugle (patient, praticien, analyste) n’est pas applicable en thérapie manuelle pour le praticien, mais que les protocoles qui tentent de le faire pour les deux autres acteurs vont dans le bon sens.

Les auteurs vont utiliser l’outil de cochrane cité précédemment, mais seul (sans le QAREL, non adapté à l’analyse).

En résumé, il y a en général un grand risque de biais du fait de l’absence de données sur l’aspect aveuglement des trois acteurs de la recherche, soit sur la randomisation dans le protocole, soit sur les données manquantes. Les articles ne sont donc pas assez détaillés pour que les résultats puissent être correctement analysés, et quand ils le sont, il y a des manques qui portent préjudice aux résultats.

Seuls 2 études sortent du lot avec un risque de biais raisonnable (Elden et al., 2013, Haller et al., 2015).

(…)

L’utilité même d’un tel rapport (dont la responsabilité incombait à ceux qui pratiquent l’ostéopathie crânienne d’après les auteurs) est discutable du fait que des travaux de revue de littérature sur le sujet ont déjà été faits (Jackel & Von Hauenschild, 2012, Jackel & Von Hauenschild, 2011, Green et al, 1999), de même que la remise en question du concept existe depuis longtemps et a toujours cours (Gabutti & Draper-Rodi, 2014,Tricot, 2000, Roger & Witt, 1997). Enfin, parfois les outils d’évaluation choisis et modifiés peuvent être discutables. (Laurent Marc, Rapport de Cortecs sur l’ostéopathie cranienne : où est la surprise?)

Comme précédemment, il nous faut pour ne pas perdre l’éventuel lecteur, décortiquer l’argument de ce paragraphe.

Prémisse (1) – Des revues de littérature ont déjà été réalisées sur le sujet.

Prémisse (2) – « […] la remise en question du concept existe depuis longtemps et a toujours cours. »

Prémisse (3) – « […] parfois, les outils d’évaluation choisis et modifiés peuvent être discutables. »

DONC

Conclusion – L’utilité du rapport CORTECS sur l’analyse scientifique de l’ostéopathie crânienne est discutable.

Concernant la prémisse (1), nous n’y trouvons rien à redire puisque effectivement, des revues de littérature ont déjà été réalisées sur le sujet. Non seulement nous les mentionnons dans le rapport mais en plus nous en faisons la synthèse.

Au sujet de la prémisse (2), nous sommes au courant qu’il existe des divergences d’opinions chez les ostéopathes concernant les différents concepts (voir par exemple la page 59 du rapport qui concerne le MRP).

Quant à la prémisse (3), nous en avons déjà discuté : propos trivial et sans fondement (voir ci-dessus).

Regardons maintenant la conclusion et observons dans quelle mesure les prémisses la justifie.

Prémisse (1) À propos des revues de littérature déjà réalisées sur le sujet et sur l’intérêt d’en réaliser de nouvelles nous l’avons expliqué dans le rapport en deux endroits. Pour la revue sur la reproductibilité nous avons écrit ceci : 

« Nous constatons que ces trois revues convergent toutes sur le défaut de preuve de la reproductibilité intra et inter-observateurs des tests et procédures diagnostiques issus de l’ostéopathie crânienne. Cependant, nous allons pousser plus loin notre enquête car :

1) de nouvelle études ont été publiées depuis les travaux de Green et al. et Hartman & Norton ;

2) nous avons recensé dans notre recherche systématique un document que le travail de Fadipe et al. n’incluait pas;

3) il n’existe pas de travail similaire au nôtre en français ;

4) enfin, il en va de notre légitimité que de réaliser sa propre analyse, la plus attentive possible. »

Pour la revue sur l’efficacité nous précisons : 

« Nous observons que ces quatre revues convergent toutes vers un défaut de preuve de l’efficacité des techniques et stratégies thérapeutiques issues de l’ostéopathie crânienne. En dépit de cette convergence, nous avons tout de même fait notre propre investigation pour des motifs similaires à ceux évoqués lors de notre revue sur la reproductibilité des procédures diagnostiques. »

Nous constatons qu’il est nécessaire d’apporter quelques précisions supplémentaires pour la revue sur l’efficacité : 

(a) depuis la parution des revues les plus récentes en 2012 (les revues de Jäkel et Von Hauenschild et celle de Ernst de 2012), il y a eu 5 nouvelles publications ; 

(b) ces revues n’ont pas les mêmes critères d’inclusion et de non-inclusion que la nôtre. La conséquence est que notre revue ne comporte en commun avec ces revues que 3, 3 et 4 publications respectivement (sur les 8 publications que nous avons analysées hors celles publiées après 2012).

Pour conclure sur cette articulation prémisse (1) / conclusion (B), encore une fois ici vous faites une critique à laquelle nous avons déjà donné des éléments de réponse . Nous faisons l’hypothèse que ces passages vous ont échappés.

Prémisse (2) – « […] la remise en question du concept existe depuis longtemps et a toujours cours. »

D’expérience, nous savons malheureusement que même quand la critique d’un concept est ancienne elle gagne toujours à être réactualisée et maintenue (l’astrologie, la chiromancie pour ne prendre que des exemples « faciles », la psychanalyse freudienne pour prendre un exemple plus complexe, etc.).

Prémisse (3) – « […] parfois, les outils d’évaluation choisis et modifiés peuvent être discutables. »

Nous y sommes déjà venu. Dans votre commentaire, c’est un propos trivial et sans fondement qui ne peut justifier en rien la conclusion de votre argument.

En résumé, nous dirons encore une fois que c’est une chose de dire que quelque chose est discutable mais que s’en est une autre de la discuter sérieusement. L’analyse de vos arguments démontre que ceci n’est, hélas, pas le cas.

3. Concernant la phrase « Les critères de qualité n’étant pas mentionnés, nous ne pouvons exclure un tri sélectif, volontaire ou non des données », nous avons écrit dans notre publication (page 166 du JAOA) :
Descriptive statistics. Twelve subjects participated in the study. Of these, 11 provided high-quality data for analysis. For subject 12, the signal-to-noise ratio observed in the laser-Doppler (time-domain) output was too low for precise quantitative measurement. However, the Fourier transform (frequency-domain) record of subject 12 included all of the features observed for the other 11 subjects.
(Statistiques descriptives. Douze sujets ont participé à l’étude. Parmi ceux-ci, 11 ont fourni des données exploitables pour l’analyse. Pour le douzième, le rapport signal-bruit observé dans la production du laser-Doppler (domaine-temps) était trop bas pour une mesure quantitative précise. Pour autant, la transformation Fourier de l’enregistrement du sujet 12 contenait toutes les caractéristiques observées chez les autres onze sujets).
Les auteurs du rapport n’ont-ils pas compris cette partie ?
S’ils ne comprennent pas le rapport signal-bruit, nous les renvoyons à notre chapitre “Physiological Rhythms/Oscillations”, page 182, paragraphe « additional observations » et fig 11-18. Ils y trouveront l’interprétation du rapport signal-bruit dans nos travaux.
(“Physiological Rhythms/Oscillations”, Glonek, Sergueef, Nelson. chapt. 11. In: Chila A, ed., Foundations of Osteopathic Medicine. Baltimore, MD: Lippincott, Williams & Wilkins; 2011;162-190.) (Courrier de Nicette Sergueef, Kenneth E Nelson, Thomas Glonek adressé au CNOMK et mis en ligne sur osteopathie-france.net.)

Merci de vous préoccuper de notre compréhension du rapport signal-bruit. Cette publication devrait en tout état de cause délivrer tous les éléments permettant de comprendre et d’analyser la méthode suivie. Toutefois, notre remarque concernant l’absence de mention des critères de qualité s’appliquait en cas d’exclusion de sujets évalués, ce qui n’est pas le cas (voir infra).

Dans une seconde partie, les auteurs ont étudié les articles parlant de la fréquence du rythme crânien et la restriction de mobilité des os du crâne. Selon eux, on ne retrouve pas de reproductibilité inter et intra observateur sur le plan scientifique à ce sujet (exclusion des études ayant des résultats positifs pour un risque de biais important). Dans une dernière partie, les scientifiques ont évalué 12 études sur l’efficacité thérapeutique des techniques crâniennes. Ils en ont exclu 10 présentant des résultats positifs pour risques de biais élevé. 2 études sérieuses ont été conservés. Une concerne les syndromes douloureux pelviens de la femme enceinte (Elden et al 2013. Acta obstetricia et gynecologica Scandinavia). Les résultats positifs de cette étude sont modérés par les auteurs qui encouragent la poursuite des recherches en ce sens. (Ostéopathes Plus)

[Autre citation] Les études référencées ayant un risque de biais élevé ont été analysées de manière bien différentes tout au long de ce rapport. Elles ont été qualifiées de non sérieuses et employées pour remettre en cause l’ostéopathie crânienne (ex : concept de la mobilité suturale) Ou alors elles ont été purement exclues des résultats lorsqu’elles étaient favorables à l’ostéopathie crânienne. (ex: le chapitre sur l’efficacité thérapeutique de l’ostéopathie crânienne). (Ostéopathes Plus)

Nous pensons que votre problème vient du terme « exclusion », nous entendons « exclusion avec critères », en l’occurrence une méthodologie bien construire. Par ailleurs, il est inexact de dire que les études présentant un risque de biais élevé ont été exclues. Ceci n’est méthodologiquement pas possible dans la mesure ou l’évaluation du risque de biais des études survient après et non avant l’application des critères d’inclusion et de non-inclusion.

[…] MAIS… « en science on publie plus facilement les résultats positifs que ceux négatifs » il s’agit d’un biais de publication. « Il faut donc considérer la proportion des études positives par rapport aux négatives » ils utilisent également le principe de symétrie « si un très petit nombre d’études existe avec des résultats positifs il existe également un petit nombre d’études avec résultat négatif, cela doit nous encourager à ne rien conclure de favorable à travers ces études. » (Ostéopathes Plus)

Cela fait plusieurs fois que vous faites de fausses citations de nous. Nous vous serions reconnaissant d’utiliser des citations réelles pour alimenter la discussion.

À aucun moment l’avis d’un organisme de formation en ostéopathie agréé ou formateur écrivant des livres de références actuelles en ostéopathie crânienne n’a été consulté (Tricot, Boudehen, Gehin etc.). (Ostéopathes Plus)

La seule façon permettant à un organisme de formation ou une quelconque personne de nous aider eut été de nous fournir des comptes-rendus de travaux expérimentaux. Nous avons fait tout ce qui était en notre pouvoir pour récolter un maximum de ces compte-rendus. Pour mémoire, nous avons contacté :

  • L’Upledger Institute Belgium
  • L’Upledger Institute International
  • La Biodynamic Craniosacral Therapy Association of North America
  • La Sutherland Cranial Teaching Foundation
  • La Sutherland Cranial Academy of Belgium
  • La Société Française d’Ostéopathie
  • Association Française de Thérapie Cranio-Sacrale
  • La Société Suisse de Thérapie Cranio-sacrale
  • Le Collège d’Ostéopathie Sutherland Atlantique
  • La Société Européenne de Recherche en Ostéopathie Périnatale et Pédiatrique
  • Le Collectif de Développement de l’Ostéopathie Périnatale
  • L’Académie d’Ostéopathie de France
  • L’Académie Sutherland d’Ostéopathie du Québec
  • L’European Federation of Osteopaths
  • Le Forum for Osteopathic Regulation in Europe
  • L’Osteopathic Cranial Academy

Aucune de ces organisations ne nous a fourni de référence que nous n’ayons pas trouvée par d’autres moyens. Il est certes toujours possible que nous soyons passés à côté de travaux importants mais le problème reste le même : où sont-ils ? Montrez-nous ces fameuses études essentielles et fantomatiques à côté desquelles nous aurions pu passer. La charge de la preuve incombant à celui qui prétend, ce n’est théoriquement pas à nous, mais aux auteurs dont vous parler de fournir matière à leur discipline, et cela ne devrait pas être à nous de parcourir la Terre entière à la recherche de la potentielle publication en wano ou en espéranto que nous aurions pu manquer.

4. Les questions sur nos sources

Ailleurs, il est fait référence à un projet de loi sur l’ostéopathie initié par le professeur Debré, projet de loi particulièrement contesté à l’époque et qui n’a jamais été discuté à l’Assemblée nationale et encore moins en commission. Pourquoi les auteurs font-ils référence à ce projet Debré, qui n’a ni queue ni tête ? (6): « Pour un rappel historique de l’évolution du cadre législatif de l’ostéopathie, nous renvoyons à la proposition de loi portant sur la création d’un Haut Conseil de l’ostéopathie et de la chiropraxie enregistrée à la Présidence de l’Assemblée nationale le 21 septembre 2011 (dite proposition de loi Debré). Elle rappelle notamment que jusqu’en 2002, « l’exercice de l’ostéopathie et de la chiropraxie était réservé aux seuls médecins, toute autre personne pratiquant ces disciplines relevait de l’exercice illégal de la médecine » (p. 52-53 du Rapport). (Jean-Louis Boutin sur le Site de l’Ostéopathie)

Il vous revient d’expliquer en quoi ce projet n’a « ni queue ni tête ». Comme nous l’avons précisé dans le texte que vous citez, nous avons fait référence à ce projet de loi car il décrit l’historique de l’évolution du cadre législatif de l’ostéopathie. Sur ce point précis il s’avère tout à fait pertinent.

Mais pourquoi n’ont-ils pas noté dans leur rapport que les manipulations dites d’ostéopathie et de chiropraxie ne sont devenues réservées qu’aux seuls médecins par un arrêté du 6 janvier 1962 :

« Article 2 : Ne peuvent être pratiqués que par les docteurs en médecine, conformément à l’article L. 372 (1°) du code de la santé publique, les actes médicaux suivants : 1° Toute mobilisation forcée des articulations et toute réduction de déplacement osseux, ainsi que toutes manipulations vertébrales, et, d’une façon générale, tous les traitements dits d’ostéopathie, de spondylothérapie (ou vertébrothérapie) et de chiropraxie. Arrêté du 6 janvier 1962 fixant liste des actes médicaux ne pouvant être pratiqués que par des médecins ou pouvant être pratiqués également par des auxiliaires médicaux ou par des directeurs de laboratoires d’analyses médicales non médecins. » (Jean-Louis Boutin sur le Site de l’Ostéopathie)

Nous vous remercions pour votre complément à la partie législative du rapport. Nous n’avons effectivement pas été exhaustif sur la législation au sujet de l’ostéopathie car cela nous éloignait de notre sujet de départ, la validité scientifique et l’efficacité thérapeutique de l’ostéopathie crânienne. Nous avons donc préféré renvoyer à un document synthétique, cf. réponse ci-dessus.

5. Les (fausses) erreurs relevées

Un exemple : la critique des travaux de Jean-Claude Herniou, du moins le résumé qui en est fait va totalement à l’encontre de ce que j’ai lu de son article publié sur le Site de l’Ostéopathie par mes soins : « Le mécanisme respiratoire primaire n’existe pas ». Son étude sur le mouton cherchait : « à évaluer et à comparer la mobilité de la suture et de l’os frontal du mouton soumis à faible contrainte (p.99 du rapport). Or de cette étude, il en est ressorti pour Herniou que le MRP n’existait pas ! En effet, dans l’interview qu’il donne à la revue Æsculape (2) Herniou précise parfaitement ceci: « Depuis 1987, j’ai la preuve que le liquide céphalo-rachidien (LCR), très cher à mes confrères ostéopathes, n’est pas le moteur de la mobilité crânienne. Le LCR n’est le moteur de rien du tout. Et, plus important encore, j’ai la preuve que le « mécanisme respiratoire primaire », tel qu’il est habituellement décrit en Ostéopathie, n’existe pas. Quand je lis ce qui est écrit à ce niveau je suis, pour le moins, perplexe !… Il me semble que de nombreux auteurs, par culte de Sutherland, perpétuent une erreur grossière. Cette idée bien explicable pour l’époque est aujourd’hui totalement obsolète. À mon avis, elle décrédibilise l’ostéopathie. » Fallait-il donc tout cela pour démontrer ce qui est déjà démontré ? (Jean-Louis Boutin sur le Site de l’Ostéopathie)

Nous écrivons page 59 que « D’autres ostéopathes crâniens, certes isolés comme l’ostéopathe français Jean Claude Herniou, contestent l’existence-même du MRP. ». Le résumé et l’analyse de son étude sont insérés dans la partie relative à la mobilité des os du crâne et non à l’existence du MRP. Donc il n’y a pas de contradiction entre ce que vous dites et ce que nous avons rédigé.

En ce qui concerne votre question : « Fallait-il donc tout cela pour démontrer ce qui est déjà démontré ? », nous ne prétendons pas avoir démontré que le MRP n’existait pas (On ne peut pas démontrer l’inexistence d’un phénomène, grande injustice épistémologique), mais démontré qu’il n’y a aucune preuve de l’existence du MRP, ce qui est différent. Ensuite, rappelons-le, nous n’avons pas fait cela uniquement pour le présumé phénomène « MRP » mais aussi pour la mobilité des os du crâne, la mobilité involontaire des articulations sacro-iliaques, le rôle des membranes de tension réciproque, le souffle de vie et enfin la reproductibilité des procédures diagnostiques de l’ostéopathie crânienne ainsi que l’efficacité de ses techniques thérapeutiques. En outre, vous conviendrez que d’un point de vue scientifique, si nous nous étions contentés au sujet du MRP de renvoyer aux travaux de Herniou, il est assuré que certains de vos confrères-sœurs auraient trouvé cela quelque peu insatisfaisant, et entre nous ils ou elles auraient eu raison.

Bien que le concept d’ostéopathie crânienne soit fort bien exposé dans ces pages, les auteurs ont du mal – il faut les comprendre – pour bien analyser ce qu’est le MRP et ce qu’est l’IRC ou l’impulsion rythmique crânienne (4) au point, semble-t-il, parfois de les confondre : « Le fait de percevoir un phénomène rythmique et de pouvoir caractériser sa fréquence ne permet pas de conclure quant à l’existence du phénomène rythmique, encore moins quant à l’existence d’un MRP ou IRC. » (p.73 du Rapport).(Jean-Louis Boutin sur le Site de l’Ostéopathie)

Effectivement, il est difficile de s’y retrouver dans ces dénominations tant elles varient selon les auteur.e.s et les époques. Cependant, nous avions bien précisé page 59 du rapport les liens et confusions possibles entre MRP et IRC : « Lorsqu’il s’agit de quantifier ce qui s’apparente au MRP, une majorité d’ostéopathes emploient le terme d’impulsion rythmique crânienne (IRC). En fait, la nomenclature employée est très diverse pour qualifier ce mouvement qui en théorie parcourt le crâne et probablement le corps. Pour certains ostéopathes, IRC et MRP sont sensiblement la même chose, l’IRC étant la manifestation du MRP, mais il existe des voix divergentes. »

S’il existe des certitudes en ostéopathie crânienne, c’est celle du sens que les ostéopathes donnent à l’abréviation MRP et notamment au « M » : c’est un mécanisme et non un mouvement. Même si cela est faux, au sens où le mécanisme n’est pas démontré scientifiquement, le MRP est et reste un mécanisme et en tant que tel il est impossible de soutenir que c’est un phénomène rythmique que l’on pourrait palper… (Jean-Louis Boutin sur le Site de l’Ostéopathie)

Certes, nous lisons et entendons souvent « mécanisme » plutôt que « mouvement » pour le M du MRP, mais les deux appellations co-existent. Une recherche avec Google books l’illustre : « mouvement respiratoire primaire » donne 90 occurrences contre 194 pour « mécanisme respiratoire primaire ». La certitude du sens du « M » de « MRP » pour les ostéopathes n’en est donc pas une. Comme nous l’avons rappelé plus haut, il est très difficile de s’y retrouver dans le fouillis des nomenclatures ostéopathiques, entretenu par les ostéopathes eux et elles-mêmes. Quant au fait que : « il est impossible de soutenir que c’est un phénomène rythmique que l’on pourrait palper… », c’est pourtant ce que font de nombreux et nombreuses ostéopathes, à l’image de celles et ceux que nous citons dans la partie relatant les études ayant essayé de mettre en évidence ce phénomène rythmique supposé.

Et plus loin encore : « Il est important de préciser que dans cette étude [Frymann 1971] n’est pas évoqué un mouvement des os du crâne entre eux, mais un mouvement crânien global, de type MRP ou IRC » (p.93 du Rapport). Le MRP pas plus que l’IRC ne sont des mouvements globaux. Le MRP est un essai d’explication donné par Sutherland, une sorte de formalisation explicative, d’hypothèse liée à la palpation qu’avait Sutherland, mais n’a jamais été donné par son créateur comme une vérité scientifique absolue. (Jean-Louis Boutin sur le Site de l’Ostéopathie)

Il s’agit de votre interprétation des écrits de Sutherland. D’autres explicitent les choses autrement. Nous avons préféré ne pas qualifier le MRP de « vérité scientifique absolue », pas plus que de « formalisation explicative ».

Ce sont ses élèves qui en ont fait une théorie qui se voudrait scientifique pour essayer d’expliquer ce que ressent un ostéopathe quand il met les mains sur le crâne. Le Dr Dominique Bonneau a essayé d’éclairer ce phénomène de palpation dans un article publié dans la revue de Médecine Manuelle Ostéopathie (5). Mais le fait d’avoir voulu en faire une théorie scientifique pure et dure a amené les ostéopathes crâniens à s’enfermer dans une conception qui ne devrait plus avoir cours, même si leur palpation pourrait avoir un sens… (Jean-Louis Boutin sur le Site de l’Ostéopathie)

Là encore, il s’agit de votre interprétation et de votre compréhension de l’histoire de l’ostéopathie. Peut-être est-ce une discussion qu’il faudrait avoir entre ostéopathes pour fixer clairement les terminologies employées ? Les choses en seraient grandement facilitées.

Une autre imprécision surprenante pour des scientifiques, c’est d’associer le new âge avec la Société de théosophie : « … Passé par la Société théosophique de Helena Blavatsky, association ésotérico new-ageuse empruntant nombre de ses concepts à l’Hindouisme, à l’occultisme et à l’astrologie, Steiner fonda ensuite la Société anthroposophique… » (p.136 du Rapport). Je reste confondu devant cette assimilation, non pas que je sois un adepte de la Société théosophique, mais parce que je me suis posé la question de la date de création de cette société. Si on en croit Wikipédia, la Société théosophique a été « fondée à New York le 17 novembre 1875, par Helena Petrovna Blavatsky, ainsi que par le Colonel Henry Steel Olcott et William Quan Judge ». Mais qu’allait donc faire le new âge en cette affaire même si ses adeptes ont cherché dans les écrits anciens des références et des appuis ? (Jean-Louis Boutin sur le Site de l’Ostéopathie)

Nous nous faisons fort de ne pas vous laisser trop longtemps confondu : le New Age, avec un petit R marque déposée, comme courant étiqueté comme tel, n’existe pas vraiment : il est généralement présenté comme le fuit des « travaux » de Ferguson, années 1970, sur l’aquarian conspiracy, on est d’accord., mais ses racines, ainsi que le concept d’un nouvel âge à venir, viennent du XIXe, de la convergence entre la société anthroposophique, les courants type Lebensreform, retour à la Nature avec des gens comme Adolf Just, la Naturphilosophie dans ses différentes formes, etc. avec des soupçons de millénarisme, de maîtres ascensionnés pris à l’hindouisme et de retour du Christ-roi d’Alice Bailey – on est dans les années 20 à ce moment-là. Mais le New Age est tellement éclectique qu’on pourrait -certains auteurs le font – remonter à Swedenborg. Donc nous sommes raccord avec un bon nombre d’historiens en faisant naître la mouvance New Age dans le brouet spiritualiste de la fin du XIXe. En 1864 par exemple, le très swedenborgien Warren Felt Evans publia The New Age and its Message, ; en 1907 Alfred Orage and Holbrook Jackson firent paraître un hebdo mélange de socialisme et de libéralisme chrétien intitulé The New Age. Ensuite, il y aura Disciplineship in the New Age (1944) and Education in the New Age (1954), d’Alice Bailey.

Donc oui, le New age a des racines très profondes, et l’anthroposophie n’en fut pas l’une des moindres.. Pour cette filiation, vous pouvez lire en anglais Sarah M. Pike, New Age and Neopagan Religions in America. Columbia University Press, ou Sutcliffe, Steven J. Children of the New Age: A History of Spiritual Practices. London and New York: Routledge (2003) ainsi qu’en français Marhic et Besnier, le New age, son histoire ses pratiques ses arnaques, Castor Astral 1998.

6. Les (vraies) erreurs relevées

Concernant le côté du résumé du cadre législatif, il y a un petit problème avec ce paragraphe
C.3 Pratique
Les ostéopathes n’ont pas le droit de pratiquer un certain nombre d’actes s’ils ne sont pas « soumis à diagnostic médical préalable de non contre-indication ». Parmi ces actes, on note les « manipulations du crâne ».
Rapport CORTECS, p53
Or, dans les décrets qui auraient pu être cités en entier, il était fait mention d’un élément supplémentaire qui change le champ d’application de la restriction de prise en charge. Premièrement ça ne rajoutait pas beaucoup plus de lignes et surtout, deuxièmement, ça évitait une erreur factuelle:

Article 3
(…)
Décrets du 27 mars 2007
On voit que cette restriction concerne la prise en charge des nourrissons. Il existe donc un risque de confusion. (Laurent Marc, Rapport de Cortecs sur l’ostéopathie cranienne : où est la surprise?)

Vous avez raison, il aurait fallu préciser que cette contre-indication s’appliquait uniquement pour la prise en charge des nourrissons. Nous nous sommes nous aussi rendus compte de cette imprécision hélas peu de temps après le rendu du rapport. Nous sommes ravis que vous l’ayez pointé du doigt. Même si cette erreur ne change rien aux conclusions, nous ferons un addendum au rapport en vous remerciant.

« Cette analyse repose sur l’utilisation d’une grille d’analyse QUAREL (qui en fait s’écrit correctement QAREL). » (nous surlignons). (Laurent Marc, Rapport de Cortecs sur l’ostéopathie cranienne : où est la surprise?)

Exact ! Coquille qui s’est subrepticement insinuée puis répliquée dans l’intégralité du document. Nous avons probablement fondu QUAREL, quarrel en anglais (la querelle ou dispute oratoire), et peut être même squirrel, l’écureuil. Merci pour cette remarque.

Suite à la lecture du rapport sur l’ostéopathie crânienne rédigé par le Collectif de recherche transdisciplinaire esprit critique et sciences (Cortecs), en date du 26 janvier 2016, à la demande du Conseil National de l’Ordre des Masseurs-Kinésithérapeutes, nous voudrions apporter quelques remarques.

Dans ce rapport, nous nous sommes particulièrement intéressés à la revue des publications que nous avons réalisées au Chicago College of Osteopathic Medicine, Midwestern University, Downers Grove, Il, USA. (Nelson KE, Sergueef N, Glonek T).

1. Page 69 du rapport du Cortecs, les auteurs évaluent notre étude : « Cranial rhythmic impulse related to the Traube-Hering-Mayer oscillation: Comparing laser-Doppler flowmetry and palpation”. Nelson, Sergueef, Lipinski, Chapman, Glonek. JAOA March 2001:163-73.
Ils écrivent : « Pour se faire, l’oscillation de THM était mesurée chez 20 sujets en bonne santé par le biais d’une sonde Doppler positionnée sur le lobe de l’oreille gauche de chaque sujet ».
Page 70 : « En analysant cette publication, on sera étonné que seulement 12 sujets sur les 20 initiaux font l’objet d’un traitement statistique, du fait de la mauvaise qualité d’acquisition des autres enregistrements, selon les auteurs. Les critères de qualité n’étant pas mentionnés, nous ne pouvons exclure un tri sélectif, volontaire ou non des données ».

2. En fait, dans cette étude, nous avons mesuré l’oscillation de THM chez 12 sujets, et non 20 comme l’auteur de ce rapport le mentionne. Il est donc évident que nous ne pouvions traiter les données statistiques de 20 personnes. On peut lire dans notre publication (page 163 du JAOA) : « Twelve healthy subjects over 18 years of age (6 males; 6 females, none pregnant) were recruited from the faculty and students of the Chicago College of Osteopathic Medicine ».
(Douze sujets en bonne santé, de plus de 18 ans (6 hommes, 6 femmes, aucune enceinte)ont été recrutés parmi les professeurs et les étudiants du Collège de Médecine Ostéopathique Chicago) (Courrier de Nicette Sergueef, Kenneth E Nelson, Thomas Glonek adressé au CNOMK et mis en ligne sur osteopathie-france.net.)

Nous vous remercions d’avoir relevé cette coquille qui s’est subrepticement glissée dans le rapport et a ensuite échappé à notre vigilance lors des relectures. Effectivement, il s’agit d’une erreur factuelle importante de notre part – probablement une confusion twelve / twenty. Nous vous remercions de nous l’indiquer, et déplorons vivement notre erreur. Les données ont pu être recueillies de manière satisfaisante pour 11 sujets sur les 12 inclus dans l’étude, et non 20.
Précisons cependant que, vous en conviendrez que, cela ne remet pas en cause nos remarques ultérieures concernant les limites intrinsèques de l’étude. Nous écrivions :

« En outre, compte tenu du faible nombre de sujets analysés l’analyse statistique se révèle insuffisamment détaillée pour conclure à sa validité. Enfin, notons que quand bien même il y eut coïncidence entre les deux ondes, il faudrait plus de contrôles dans la méthodologie utilisée pour que l’onde palpée puisse effectivement être reliée au MRP. »

4. Les auteurs du rapport décrivent ainsi la prise utilisée par le praticien … »L’examinateur presse légèrement de dehors en dedans, de manière à provoquer une rotation externe des deux os pariétaux ». Il s’agit d’une extrapolation, car nous avons écrit : « the examiner, at the head of the table, palpated the CRI using light touch with the hands in a biparietal-hold position » (le praticien à la tête de la table, palpait l’IRC avec un toucher léger et une prise bipariétale). La prise bipariétale n’implique pas une induction de mouvement. (Courrier de Nicette Sergueef, Kenneth E Nelson, Thomas Glonek adressé au CNOMK et mis en ligne sur osteopathie-france.net.)

Merci d’apporter plus de précisions concernant les modalités des techniques appliquées qui ont pu nous échapper.

5. L’étude référencée en bas de la page 72, n’a rien à voir avec les remarques qui sont faites dans ce paragraphe. (Courrier de Nicette Sergueef, Kenneth E Nelson, Thomas Glonek adressé au CNOMK et mis en ligne sur osteopathie-france.net.)

Vous relevez aussi une erreur de notre part de référencement. L’étude correspondant à l’analyse figurant en p72 est celle-ci : Sergueff N., Nelson K. E., Glonek T., The effect of cranial manipulation upon the Traube-Hering-Mayer oscillation as measured by Laser-Doppler flowmetry, Alternative Therapies. (2002) Nov/Dec ; 8(6) que l’on retrouve citée en page 267 et 285.

Nous sommes heureux que les auteurs aient pris le temps d’examiner notre travail, mais déçus par la fausse représentation qu’ils en ont faite. Les auteurs n’ont manifestement pas lu notre étude attentivement, et leurs conclusions ne peuvent être validées par le fait des erreurs d’interprétation qu’ils ont faites. (Courrier de Nicette Sergueef, Kenneth E Nelson, Thomas Glonek adressé au CNOMK et mis en ligne sur osteopathie-france.net.)

Nous partageons sincèrement votre déception concernant les erreurs que nous avons commises concernant cette publication. Cependant, nos conclusions ne nous semblent pas affectées par ces erreurs, comme nous l’avons précisé précédemment lorsque nous avons rappelé les autres limites intrinsèques de cette dernière.

Il reste à dire quelques mots de l’orthographe. Je suppose que le clavier n’avait pas toujours les accents français car de très nombreuses fois nous trouvons ou au lieu de ce qui perturbe momentanément la lecture. Et que dire alors de cette confusion de verbe : « Nous considérons que l’expérience minimale est le fait d’avoir terminé une formation spécifique à la pratique. Il nous semble en effet indispensable, en tant que patients, de ne pas devoir attendre qu’un praticien est (sic au lieu de ait) plusieurs années d’expérience pour pouvoir fonder ces choix thérapeutiques sur des examens reproductibles » (p.158 du Rapport). Finalement c’est bien peu de choses, et je me suis même posé la question de savoir : fallait-il le signaler ? (Jean-Louis Boutin sur le Site de l’Ostéopathie)

Question qui ressemble à une prétérition, puisque finalement vous avez choisi de le faire. On pourrait dire trois choses sur ce point : primo, c’est un angle de critique assez pauvre, vous en conviendrez. Secundo, sans relecteur professionnel à rémunérer, c’est impossible sur un aussi long travail de relever toutes les coquilles. Enfin, dernier point, il y a une façon plus élégante de nous aider : au lieu d’exposer en public en les citant nos fautes d’orthographe, ce qui manque un peu de… style… Vous auriez pu les noter, nous les envoyer, et nous permettre de remettre en ligne une version expurgée, avec nos remerciements et l’impression d’une collaboration, pas d’un tir au pigeon.

7. Les extrapolations

A l’aide de la littérature, ils concluent : […] – la circulation du LCR est admise mais il n’existe aucune preuve de lien de cause à effet entre fluctuation du LCR et mobilité du crâne ; […] (Ostéopathes Plus)

Vous nous amenez ici hors de notre sujet. La question d’un lien entre fluctuation du LCR et mobilité du crâne n’est abordée nulle part dans notre travail et pour cause : aucune donnée expérimentale consistante pour soutenir l’hypothèse d’une mobilité des os du crâne entre eux n’a été découverte.

[…] – aucune étude au sujet des membranes de tensions réciproques et toujours ce même raisonnement « vu qu’on a montré que le MRP n’est pas démontrable, il n’est pas soutenable de lier les membranes de tensions réciproques à la mobilité crânienne ». (Ostéopathes Plus)

Notre citation exacte est substantiellement différente de celle que vous rapportez. La voici :

« Le concept de MRP n’étant pas lui non plus démontré, il n’est pas soutenable de penser que les membranes de tension réciproque jouent un rôle dans la mobilité des os du crâne et de la face (elle non plus infondée scientifiquement) ou dans la mobilité involontaire du sacrum (idem). » (page 132)

En fait, l’imbroglio est un peu de notre faute car faire apparaître le MRP ici était dilatoire. S’il nous appartenait de changer notre phrase, nous mettrions : « Il n’est pas soutenable de penser que les membranes de tension réciproque jouent un rôle dans la mobilité des os du crâne ou dans la mobilité involontaire du sacrum dans la mesure où ces deux types de mobilité ne sont pas démontrées. »

Le dernier article étudie les techniques crâniennes sur les cervicalgies chroniques. Les auteurs reconnaissent l’efficacité de l’ostéopathie crânienne dans ce cadre […] (Ostéopathes Plus)

Vous allez vite en besogne ! Nous vous encourageons à nous relire : ce que nous reconnaissons, c’est la valeur de l’étude de Haller et al. en tant que données expérimentales pour soutenir l’efficacité de l’ostéopathie crânienne dans le cadre des cervicalgies chroniques. Ceci n’est pas la même chose que de dire que nous reconnaissons l’efficacité de l’ostéopathie crânienne dans ce cadre. Pour cela, il nous faudrait plusieurs études épurées des biais méthodologiques présents dans l’étude de Haller et al. En gros, ostéopathes, retroussez vos manches !

8. Les redites

Rappelons également que Sutherland s’est largement servi des écrits de Swedenborg (1688-1772) pour inventer son MRP. Et quitte à être iconoclaste, Sutherland a simplement rajouté le mouvement des os du crâne et celui du sacrum entre les iliaques à la théorie de Swedenborg exposé dans son livre « The Brain ». (Jean-Louis Boutin sur le Site de l’Ostéopathie)

Oui, nous évoquons cela page 17 du rapport : « Swedenborg est un philosophe et théologien suédois du XVIIIe siècle. Deux travaux d’ostéopathes ont suggéré que Sutherland connaissait les idées de Swedenborg concernant la physiologie et l’anatomie cérébrale et crânienne et s’en est inspiré pour élaborer son modèle du mécanisme respiratoire primaire. Jordan T., Swedenborg’s influence on Sutherland’s ‘Primary Respiratory Mechanism’ model in cranial osteopathy, International Journal of Osteopathic Medicine.(2009) Sept ; 12(3):100–105, et Fuller D.D., A Comparison of Swedenborg’s and Sutherland’s Descriptions of Brain, Dural Membrane and Cranial Bone Motion, The new philosophy. (2008) Oct–Dec ; 619-650. » Swedenborg apparaît même dans notre tableau page 46 où nous faisons la synthèse des principaux concepts et pratiques associées, développés par Sutherland et ses continuateurs.

9. Les questions concernant l’intérêt du rapport

D’où ma question sur ce rapport, où est la surprise? Il n’y a rien d’étonnant sur les résultats, il y a seulement 79 publications sur pubmed dont la majorité date d’avant 2000. Comment le niveau de preuve aurait pu changer du tout au tout avec si peu d’études récentes? Y avait-il vraiment besoin d’un rapport pour nous faire l’historique incomplet du concept et nous livrer des conclusions que des revues de littérature datant de 2012 et 1999 nous avait déjà apprises (quasi-absence de preuves, manque de reproductibilité de tests, besoin de recherche)? (Laurent Marc, Rapport de Cortecs sur l’ostéopathie cranienne : où est la surprise?)

Votre dernier paragraphe nécessite quelques réponses.

1) Personne (et certainement pas le CorteX) n’avait promis de surprise ou quelque chose d’étonnant. Nous ne sommes pas des producteurs de sensationnel.

2) Vous dites :

« […] seulement 79 publications sur pubmed dont la majorité date d’avant 2000. Comment le niveau de preuve aurait pu changer du tout au tout avec si peu d’études récentes? »

Cinq nouvelles publications sont parues depuis les dernières revues de 2012. Libre à vous de juger que cela fait peu. En attendant, pour des raisons redondantes, nous ne pouvions pas nous contenter de citer les revues existantes en ignorant les publications récentes sous prétexte qu’il y en avait peu. Et bien nous en a pris car les études présentant les plus faibles risques de biais font partie des études récentes.

3) Concernant les revues de littérature, nous en avons déjà discuté.

4) Vous jugez l’historique incomplet ? Voir nos réponses précédentes. Nous estimons qu’aucun des auteurs et concept que vous avez évoqués ne peuvent être cités (aujourd’hui en tout cas) dans un historique spécifique de l’ostéopathie crânienne. Et il est très probable qu’ad nauseam, quand bien même nous aurions eu la chance de citer vos auteurs, seraient venus d’autres professionnels nous notifiant d’avoir manqué tel ou tel nom. Sans vouloir être cinglant : peut être n’y avait-il pas besoin d’un rapport comme le nôtre, certes. Mais posons le problème autrement : comment se fait-il que sans réelle avancée majeure de la discipline en dépit des rapports précédents, les ostéopathes crâniens dans leur majorité ont continué à professer, sans tressaillir, sans faire des « assises » urgentes de leur discipline ? Comment se fait-il qu’il n’y ait pas eu urgence dans votre profession, devant un « bazar » épistémologique et scientifique pareil ? C’est cette question à laquelle il faudrait répondre.

L’équipe du rapport

Plus d’un an après la mise en ligne de notre rapport, des réactions nouvelles surviennent encore. Voici la dernière en date d’Eric Goyenvalle : ici et notre réponse ici. Cette réponse sera la dernière de notre part, notre temps étant hélas limité. Dorénavant, nous répondrons uniquement aux critiques qui, en apportant des éléments nouveaux (nouvelles études expérimentales ou études que nous aurions pu manquer) mettraient en cause nos conclusions concernant l’efficacité ou la validité de l’ostéopathie crânienne.

Mémoire de Master : intégration et évaluation des médecines alternatives et complémentaires

Albin Guillaud a réalisé en 2015-2016 le Master 2 d’Histoire, philosophie et sociologie des sciences de l’UGA (ici). Dans le cadre de son mémoire intitulé « Doit-on intégrer les « médecines alternatives » dans les systèmes de santé ? Éléments d’analyse générale, cas de la recherche clinique », il s’est intéressé à la question de l’intégration des médecines alternatives et complémentaires (MAC) au système de santé et plus précisément à la problématique de leur évaluation : doit-on évaluer toutes les médecines alternatives et complémentaires ? Aucune ? Certaines ? Le cas échéant, selon quels critères ? Quels sont les arguments avancés, notamment par l’Organisation mondiale de la santé, pour recommander l’intégration de ces médecines ? Ces arguments sont-ils rigoureux ? Autant de questions abordées dans ce travail qui permet de dépasser le débat stérile « pour » ou « contre » les MAC.

Résumé du mémoire d’Albin co-encadré par Nicolas Pinsault et Stéphanie Ruphy.

Les « médecines alternatives et complémentaires » (MAC) ont le vent en poupe à tel point que des institutions comme l’Organisation mondiale de la santé souhaiteraient que les États intègrent celles-ci à leur système de santé. On appelle un tel projet politique la « médecine intégrative ». Un tel projet est-il éthiquement justifiable ? L’identification et l’analyse d’une partie des arguments de l’OMS dans son dernier document stratégique ont permis de mettre en évidence la faiblesse et l’imprécision de son argumentaire, et l’importance de procéder à des clarifications et analyses des concepts de « médecine alternative et complémentaire », de « médecine » et de « médecine intégrative ». Ce travail a permis de dégager une multitude de sous-questions. Parmi ces dernières, nous avons choisi de traiter du problème de la justification à entreprendre des essais cliniques pour évaluer l’efficacité thérapeutique des MAC. Nous avons soutenu qu’il n’existait pas d’argument irréfutable d’un côté comme de l’autre et que la décision d’entreprendre ou non un essai clinique pour une MAC impliquait un choix politique. Dans la perspective d’un tel choix, un ensemble de treize critères a été proposé et illustré par une étude de cas de la MAC « ostéopathie crânienne ». Cette analyse de cas nous a permis d’apporter un éclairage sur les difficultés que rencontrerait un éventuel promoteur d’essai clinique portant sur l’ostéopathie crânienne pour justifier son souhait de réaliser une telle étude. D’une manière plus générale, notre travail démontre qu’un projet global de médecine intégrative qui ne précise pas les niveaux auxquels il compte opérer (pratique clinique, recherche clinique, etc.) n’est pas éthiquement justifiable.

Télécharger le mémoire