Cours de Zététique & autodéfense intellectuelle – PDF, podcasts et quelques compléments aux vidéos

CorteX_Monvoisin_amphi

Après 12 années de rodage, mes cours de zététique ont atteint un certain pallier. Aussi, avant de tout déconstruire, je souhaitais en garder trace, et c’est chose faite, grâce à l’équipe de choc du service audiovisuel de l’Université Grenoble-Alpes. Je me retrouve donc sur la playlist de l’Université Grenoble-Alpes, qui est sur… Youtube. Cocasse, non ? surtout après des entrevues comme celle avec Thomas VO Pour les facebookiens, youtubers, twittors et gmaileux. J’espère que dans les années à venir, la plate-forme libre framatube ouvrira ses portes. Je crée cet article pour mettre quelques documents, et je tenterai de répondre à quelques commentaires reçus.

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Critères d’évaluation

Dans l’épisode 2 du Cours N°0 – Zététique & autodéfense intellectuelle, le making offConseils aux enseignant-es, je parle des critères d’auto-évaluation que j’utilise.

Voici la fiche exacte que je leur donne. Télécharger, ou lire ci-dessous.

  1. BONNE NOUVELLE ! VOTRE DOSSIER NE DEVRAIT FAIRE QUE 5 /7 PAGES (plus si besoin, ou annexes)
    MAUVAISE NOUVELLE : VOS 5 ou 7 PAGES DOIVENT ÊTRE ULTRA BONNES
  2. il doit impérativement partir d’une question (avec un point d’interrogation) de type scientifique. Merci d’éviter un titre contenant un plurium interrogationum ou un faux dilemme (cf. cours sur les biais de raisonnement).
    Bons exemples :
    Y a t-il un lien scientifique entre graphologie et caractère ?
    L’efficacité de la colorothérapie peut-elle être prouvée ?
    Les méridiens d’acupuncture existent-ils ?
    Mauvais exemples :
    Les vampires : mythe ou réalité ? (faux dilemme)
    La planète Terre est-elle vraiment malade ? (plurium)
  3. Son plan doit être explicite. Vous êtes libres du plan, mais généralement, il est grosso modo en 8 parties :
    Formulation de la question, son contexte, ses enjeux
    Les différentes hypothèses, théories, scénarios sur le sujet : qui les défend, où, pourquoi ?
    Méthode de tri des hypothèses. Quels sont les biais, effets, erreurs que vous relevez pour chaque hypothèse ? Où se situe votre curseur vraisemblance ?
    Description de votre enquête personnelle (réelle ou en ligne) et de la méthode employée pour rechercher les informations qui vous manquent – même si ça foire ! Quelles erreurs relevez-vous dans les différentes théories ?
    Le résultat (même s’il est incomplet : l’important est moins ce que vous trouvez que la manière dont vous avez cherché)
    Votre conclusion objective de « chercheur/euse »
    Quels conseils pour des chercheurs qui voudraient aller plus loin ?
    Bibliographie utilisée, citée, source des illustrations, webographie
  4. Votre dossier doit obligatoirement comporter toutes les sources d’information utilisées, en note de bas de page, avec bibliographie/filmographie/webographie précise à la fin. Attention : toute affirmation ou thèse qui n’est pas de vous doit être référencée ainsi
    Livre : auteur, titre du livre, maison d’édition, année et page
    Article : auteur, titre de l’article, revue, année, volume et page
    Site Web (auteur, année)
    sinon elles risquent d’être considérées comme plagiées. Plagiat = 0 au dossier (je suis très fort pour trouver les plagiats).
  5. Vous devez immanquablement contacter un-e expert-e scientifique du domaine, sur Grenoble ou ailleurs, et expliquer comment vous l’avez choisi. Si en panne d’expert-e, demandez-moi
  6. Il est à rendre en 2 exemplaires propres, ainsi qu’une version informatisée (CD ou envoi par mail), avec vos nom et prénom, votre niveau d’étude et l’année en cours, ainsi que les supports nécessaires que vous jugerez utiles (photos, diapos, vidéo, audio, CD-Rom ou DVD, site web). Police recommandée : Liberation fonts (libérons-nous des polices « propriétaires » de Microsoft – sur ce point, voir ici), 10 simple interligne. Il est fortement recommandé de se servir d’un logiciel d’orthographe, de justifier votre écrit (aligner à droite et à gauche) et de faire relire par vos collègues. Un dossier garni de fautes entraîne forcément une « validation subjective négative ».
    Scoop : si vous préférez, vous pouvez rendre un film rendant compte de votre enquête. Tous les points précédents s’appliquent quand même. Sachez que c’est super à faire, mais très coûteux en temps
    Si vous choisissez de faire un film de votre enquête, la taille n’est pas limitée, mais on vous demandera 2 versions CD ou USB. Il doit posséder les mêmes références que le dossier papier (nom, année, études, bibliographies, etc.) dans le générique, ainsi que les références bibliographiques . À rendre sur CD en 2 exemplaires. Les images insérées doivent être référencées (quel site, quel livre). Attention : une vidéo présentant des fautes est difficile à projeter.
    Sauf si vous demandez le contraire en l’écrivant sur votre dossier, celui-ci sera mis en ligne sur le site du CorteX s’il reçoit une bonne note, et sera accessible au bureau CorteX. Si vous souhaitez être contactés sur ce dossier, indiquez votre courriel.
    Le rêve : que votre dossier serve à modifier la page wikipédia attenante à votre sujet.
    Le dossier sera lu par un jury de plusieurs personnes. Il vous sera demandé de vous auto-évaluer sur les 6 points suivants
  • Capacité à cerner votre question de recherche et les différentes hypothèses
  • Méthode d’enquête, et capacité à trouver les informations contradictoires
  • Capacité à vous servir des travaux antérieurs (me demander)
  • Votre conclusion (quoi doit être en lien avec ce que vous avez trouvé)
  • L’orthographe, la qualité de la bibliographie, le non-plagiat
  • Respect des consignes données ici

Mettez la note d’évaluation dans votre dossier, en 1ère ou dernière page. Si la note d’autoévaluation est différente de celle du jury, il y aura discussion nécessaire.

PDF des diaporamas

Ils sont tous là :

Balladodiffusion

CorteX_oreilleJ’ai pensé que la forme podcast, en pastilles de son, pourrait être adéquate pour qui veut faire son ménage en même temps, faire ses abdos, faire son marché ou ne pas entendre les pleurs geignards d’un enfant en bas âge. Alors voilà : à télécharger jusqu’à l’écœurement, par un petit clic bien placé dans les liens ci-dessous.

Cours N°1

Télécharger_1.01

Télécharger_1.02

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Cours N°2

Télécharger_2.01

Télécharger 2.02

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Télécharger 2.04

Cours N°3

Télécharger_3.01

Télécharger 3.02

Télecharger_3.03
La suite arrive.

Erratum

J’ai beau passer un temps fou à vérifier toutes mes sources, j’ai repris en m’écoutant non seulement les bêtises ou les confusions que j’ai pu émettre, mais aussi des détails que je n’avais pas exploré, ou tout simplement oublié. Autant vous dire que ce n’est pas quelques coquilles, mais un vrai parc à huîtres de Marennes d’Oléron !
Et comme le job principal d’un enseignant est de reconnaître ses boulettes, quoi qu’il en coûte à son image, elles accompagnes les détails de chaque vidéo. Je les ai regroupées ici. (à venir)

Réponses aux commentaires reçus.

  • N’ayant volontairement pas de compte Google, je ne peux techniquement pas répondre aux commentaires postés sous les vidéos. Le débat se pose d’ailleurs de leur intérêt. S’il y a des critiques constructives, on les gardera. S’il s’agit de « trollage », alors possible qu’on enlève la possibilité de commenter – ce sera l’Université qui tranchera ce point.
  • On me demande quel est le taux de présence dans l’amphi, car on ne voit qu’un petit carré avec pas mal de sièges vides, ce qui donne une impression de grand vide. En gros, j’ai 500 personnes au début de chaque semestre (400 inscrits et 100 curieux ou public) et je perds environ 100 étudiants au cours du semestre, ce qui est moins en moyenne que ce qu’il se passe dans les autres enseignements. Il arrive que les curieux affluent aussi, à certains sujets précis de cours – et là j’ai 600 personnes ; et parfois ce sont les semaines de partiels, auquel cas mon amphi tombe à 200 personnes. Il faut savoir le cadrage sur l’avant-centre et le devant ne rend pas hommage a public. Pour deux raisons : le fait que les étudiant.es étaient prévenu.es que c’était filmé, aussi ce carré a -t-il été déserté tout ce semestre – et nous avions pour consigne de ne pas filmer les étudiant.es ; le fait que cet amphi fait 900 places, et que dans tout amphi, il y a un tropisme fort vers le fond 🙂
  • Les cours arrivent au rythme de leur mise en ligne par une équipe très dévouée. Les cours 10 arriveront dans la semaine du 20 novembre, les cours suivants chaque semaine ensuite.
  • Le cours 3 est tronqué de sa deuxième partie. Nous avons attendu la session suivante pour le re-filmer en amphi. Ça va arriver en novembre également.
  • Mes erratum, quand j’en ai, figurent sous les vidéos. Contrairement à Cyrano de Bergerac, je me les sers moi-même, avec assez de verve, mais je permets que d’autres me les servent. Donc écrivez-moi.
  • Pourquoi je me permets quelques gros mots ? Croyez-le ou non : on me fait parfois le reproche de parler de manière ampoulée, avec des « abstrus », des « nonobstant », des « sotériologique », etc. Aussi j’ai choisi (ça ne m’est pas difficile) d’osciller entre expressions un peu pointues, et quelques termes vulgaires que je partage avec les étudiant-es. Généralement le langage étudiant est significativement moins châtié que le mien. Je revendique donc ces mini-pincées de vulgarité ou d’expressions populaires, car dans vulgaire il y a « vulgus », le peuple, tout comme dans populaire. J’estime qu’on peut dire dans la même phrase Anschauung et « merde ». Je me trompe peut être.
  • Je dois le fauteuil molletonné du cours N°0 à Djamel Hadji, et l’idée de ce fauteuil à Benoît Poelvoorde dans « Monsieur Manatane » de Poelvoorde et Lebrun (1997-1999) (par exemple ici  à 3’04, ou , à 5’06). Vous noterez que je ne sais pas quoi faire de mes grandes jambes.
  • Pourquoi avoir massacré Bach et sa fugue dans le générique ? Cinq raisons à cela, une seule est fausse :
  1. Il fallait que ça rentre en moins de 40 secondes.
  2. Nous voulions une musique libre de droit et que l’on aimait bien.
  3. J’ai eu une jeunesse difficile, faite de drogue et de tournantes dans les poubelles.
  4. C’est une idée de Francois B.
  5. Cette musique est celle dont je me sers dans le cours sur la biologie de l’évolution (à venir) en commentant la série Il était une fois l’Homme, d’Albert Barillet (1978) qui a marqué ma génération, tant par sa qualité, que par le caractère transformiste du générique, et sa fin thermonucléaire, censurée dans plusieurs pays.

  • Jean-Marc Temmos fait remarquer (cours 0 épisode 1 vers la 7ème minute) qu’on n’attrape pas froid, même dans une grotte. Il veut pointer par là l’idée couramment reçue (et fausse) que le rhume puisse être causé par un coup de froid. J’ai été imprécis mais j’insiste ! Promiscuité saisonnière accrue, parois muqueuses potentiellement affaiblies par le froid sont les raisons principales, mais… j’ai lu deux trucs nouveaux : d’abord qu’on hébergeait les virus dans notre complexe respiratoire même hors rhume, et que une température plus basse semblait solidement jouer un rôle dans leur prolifération dans notre gentil nez. Quand je regarde dans mes archives, je tombe sur Mourtzoukou & Falagas « Exposure to cold and respiratory tract infections ». The International Journal of Tuberculosis and Lung Disease. 11 (9): 938–43. 2007.  Mais je pense qu’on trouvera plus récent. Cela n’empêche que j’ai été imprécis.
  • L’épisode 4 du cours 6 a été bloqué par Google. Nous présumons que c’est CorteX_I_comme_Icaredû à l’utilisation d’un extrait de I comme Icare, de Henri Verneuil (1979). Alors ? Voici ci-dessous l’extrait utilisé. je suis certain que Henri Verneuil ne verrait aucun inconvénient à ce que des cours d’esprit critique s’emparent de son matériel.

    Télécharger l’extrait

  • L’épisode 8.4 a été malmené également : deux vidéos n’ont pas été incrustées. C’est chose faite depuis le 6 novembre 2017.
  • Dans l’épisode 4 du cours 12, un extrait de la série Westworld saison 1 est utilisé. Youtube ayant une politique très rugueuse sur l’utilisation des oeuvres, je place l’extrait vidéo

    en libre service. Télécharger là

Liste de tous les sujets traités depuis 2005 par les CorteX_Grimoireétudiant-es

Dans le même épisode, je parle de la liste de tous les sujets traités (plus ou bien bien) depuis 2005. Je tente, lorsque j’ai le temps, de mettre les meilleurs en ligne (comme ici, Best of de mai 2016, ou Best of de décembre 2016). En attendant, voici la liste complète des dossiers étudiants rendus et soutenus dans le cadre de l’unité d’enseignement transversal « Zététique & approche scientifique du paranormal », renommé depuis 2007 « Zététique & autodéfense intellectuelle ». Elle est  téléchargeable ici ou consultable (de manière indigeste) ci-dessous. Vous remarquerez peut-être que certain-es étudiant-es ont été un peu dilettantes avec les consignes sur le titre – même si parfois le contenu est correct. C’est ainsi.
Les dossiers, de qualité très variable (certains remarquables, d’autres franchement inutilisables) sont accessibles au Bureau du CorteX, Bibliothèque Universitaire des Sciences, 1er étage, 40 avenue des mathématiques, à Saint-Martin d’Hères, sur rendez-vous. Les dossiers particulièrement bien menés sont indiqués par une étoile.

Saison 1 : décembre 2005

Voir la liste

*1.02 – La médecine nouvelle du docteur Hamer – Charlotte A., Laurence Cerantola, Aurélie Perchet

1.03 – Les dames blanches – Chrystelle Gelas, Morgan Rey

1.04 – L’hypnose : une fin thérapeutique…ou une escroquerie ? – Islem Ghazi, Lorène Billon, Iris Neyron
1.05 – Entretien avec une voyante – Thibauld Duhem, Jonathan Perrin, Pascal Buis
1.06 – Les feux de Saint Elme, un phénomène de foudre en boule – Caroline Hantz, Benoit Bonnevie
1.07 – Les mécanismes du Vaudou – Damien Aubert, Christopher Dor, Gaël Fatou
1.08 – Jésus, les textes et l’Histoire – Alicia Rillh Giovanetti, Fabien Anthonioz
1.09 – Le Mothman – Florence Bertrand, Morgane Billaud

1.10 – Les géoglyphes de Nazca – Kevin Effantin, Rachel Amous
1.11 – Sourcellerie – Nicolas Touzard, Rémy Lopez, Mathieu Rochette
1.12 – L’Atlantide – Yvan Bossavit, Vivien Mazet
*1.13 – Anne D’Ambricourt Malassé : petit traité d’imposture scientifique – Étienne Delay, Adrien Devos
1.14 – Les coupeurs de feu – Adeline Rossillon, Virginie Thiebault
1.15 – La magie noire – Aïcha Raffadi, Marie-Céline Touzet
1.16 – Les Rois Maudits – Magali Marchetto, Guillaume Le Van Suu
1.17 – Les géoglyphes de Nazca – Morgane Flaux, Fabien Pradon, Romain Wambeke
1.18 – Les sorcières de Salem – Mélanie Osternaud, Gaëlle Pommier, Norbert Rostaing
1.19 – Les mystères de la zombification – Mohammed Dhifi, Johanne Pentier
1.20 – La marche sur le feu – Orval Touitou, Jimmy Mergy
1.21 – La manipulation liée au spiritisme – Yannick Loriot, Nicolas Baudel
1.22 – Le fakirisme – Johan Xavier, Boris Le Ninivin
1.23 – Le triangle des Bermudes – Guillaume Gey, Benjamin Lombard
1.24 – Les illusions d’optique et leurs mécanismes – Adrien Rochaix

Saison 2 : mai 2006

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2.01 – La vie de Padre Pio selon l’émission Mystères – Ivan Dinh, Guillaume Thouroude, Djamal Touitou
2.02 – Les mystérieuses influences de la lune – Sabrina Montet, Magali Blanchard, Céline Gaspar, Elodie Dutkowski
2.03 – Le monde des Ummites – Sylvia Carvalho, Marianne Duret, Jennifer Maherou
2.04 – Papier d’Arménie : assainit, purifie, asphyxie ? – Guillaume Le Van Suu, Charlène Delétrée, Robin Faure, Mathieu Sousbie
2.05 – Atlantide, le monde perdu – Julien Trincaz, Hatice Karakaya
2.06 – Le triangle des Bermudes, mythe ou réalité ? – Zohra Betraoui, Marion Danger
2.07 – Les mystères de la grande pyramide d’Égypte – Adeline Audouin, Anne Boudillon, Marie Chapuis
2.08 – La communication avec les esprits – Séverine Maunoir, Mélanie Brun, Colombe Bonnet
2.09 – Les Dragons – Morgane Buisson, Arnaud Gavard, Christine Pignarre
2.10 – La science dans la Scientologie – Axel Hars, Benjamin Guillard, Simon Piquenot, Farid Chelli
2.11 – L’ayahuasca utilisée par les chamans – Thomas Délémontex, Florent & Fabien Chardonnet, Manuel Adelh
2.12 – Les légendes urbaines – Marie Jouanneau, Kévin Mogeny, Mélanie Emptoz

2.13 – Un regard zététique dans la publicité – Élodie Clavel, Alexis Michalet, Nelly Nambot, Yann Seguin

2.14 – Les guérisseurs – Audrey Guillotin, Alex Abadie

2.15 – La mystérieuse carte de Piri Reis – Lucien Lardet, Malik Cilakkal, Murat Cirakli
2.16 – Les vampires – Ezequiel Pardo, Charlotte Boissard, Camille Allamand
2.17 – La mémoire de l’eau – Véronique Lallée, Romain Girard, Hugo Wuyam
2.18 – La polémique de l’acupuncture – Carole Guilloux
2.19 – Grenouilles et paranormal – Simon Bruno, Kristina D’Agostin, Cyril Florentin, Loïc Vignoli
2.20 – La bête du Gévaudan – Clément Buffaz, Florian Gohet
2.21 – Les hallucinations causées par les paralysies du sommeil – Denis Brouillet
2.22 – Les « larmes miraculeuses », le phénomène dit de lacrymation – Caroline Armand, Grâce Jouravel, Jean Aubert-Moulin, Blaise Robin
2.23 – Le triangle des Bermudes, entre mythe et réalité – Anne-Line Pignoly, Sophie Gimenez

Saison 3 : décembre 2006

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3.01 – Les cosmétiques de jouvence – Arnaud Carcenac, David Hamelin, François-Karim Laben

3.02 – Étude de l’émission Planète Choc, partie 1 – fantômes – Antoine Lejeune, Pierre Perdigon, Tom Perdreau, Manu Torres

*3.03 – Critique de l’émission « L’Arène de France : faut-il croire aux phénomènes inexpliqués ? » – Adeline Bellet, Leslie Joannin, Mathilde Senergues

3.04 – Lait et idées reçues – Élie El Hachem, Sébastien Girard, Laëtitia Picque

3.05 – L’orgonite – Anthony Chenevier, Denis Dechaux-Blanc, Anthony Ramalho

*3.06 – Le créationnisme – Camille Allamand, Ezequiel Pardo, Yohann Thirapathi

3.07 – Le sarcophage d’Arles-sur-Tech – David Bouchex, Lucie Morel, Johanne Terpend Ordassière

3.08 – L’impression de déjà-vu – Audrey Adamidi, Gaetan Boismal, Audrey Duc

3.09 – L’hypnosédation – Yann Diorcet, Ruslan Kalitvianski, Mickaël Perrier

3.10 – Les pharmaciens et les Fleurs de Bach – Pierre-Louis Aublin, Geoffroy Carrier, David Cattaneo

3.11 – La lithothérapie ou thérapie par les pierres – Arnaud Bonnemayre, Damien Meot, Clément Signoret-Molliere

3.12 – Gary Kurtz – Frédéric Da Silva, Adrien Marchetto

3.13 – Vendredi 13 & paraskevidekatriaphobia – Fanny Juret

3.14 – La voyance en ligne – Lisa Bron, Yohan Geffroy

3.14bis – La voyance en ligne – Sakina Bouroumana

Saison 4 : mai 2007

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4.01 – Les Feux follets dans la culture populaire – Alexandre Perruchon, Audrey Raibon, Marie Terrier, Alban Vorano

*4.02 – Les enfants Indigo I – Mathilde Daumas, Cécile Pinsart, Cédric Rios

4.03 – Les enfants Indigo II – Mélanie Corcombet, Fabrice Denoyer, Grégory Laurent, Mounir Mansour

4.04 – La cure Breuss – Thifaine Abraham, Vanessa Lejeune, Marina Ozil, Coline Raillon

4.05 – Les miracles, le cas de Marie-Pierre Simon – Romain Chevallier, Coralie Claudel, Brice Ponson, Mickaël Sollaris

4.06 – La manipulation mentale à l’appui d’expérience sur la tarologie – Chloé Chabert, Margaux Mazille, Quentin Moenne-Loccoz, Florie Philippe

4.07 – La programmation neuro-linguistique (PNL) – Claire Mollaret, Alisée Taluis, François Vibert, Cyrielle Vidale

4.08 – Loup-garou : du mythe à la réalité – Laurence Boudière, Fanélie Coynel, Delphine Dayde, Vincent Goellner, Sylvain Palmeira

4.09 – Le fantôme du château de Veauce – Ornella Dante, Laurence Jeymond, Jennifer Martin, Nassima Ould Kaci

4.10 – La lycanthropie – Marc Leconte, Jean-Baptiste Philibert, Julie Richard, Benjamin Rigotti

4.11 – Le fantôme de Lucie – Simon Brenet, Aurélie Ghionda

4.12 – Les vertus curatives de la forêt de Vallin – Florence Ardiaca, Elodie Aumaitre, Aurore Bernard, Maïlys Faraut

4.13 – Quand la science dompte les flammes… approche de la marche sur le feu – Bryce Bouvard, Juliette Carruel, Elsa Cerboni, Anouk de Lavaissière de Verduzan

4.14 – L’autocombustion humaine – Marie Abbes, Gaëlle Pesce, Rachel Quesada, Filiz Taskin

4.15 – Da Vinci Code, le film – Virgine Faure, Lorick Huang Slug, Amandine Lastella, Jessica Vayr

4.16 – L’expérience Philadelphie – Marc Falconet, Teddy Fernandez, Julien M’pota, Thomas Pavy

4.17 – Les coupeurs de feu, faiseurs de secrets – Elisa Bousquet, Antoine Charaix

4.18 – La psychogénéalogie – Alexandra Carre, Marie Dehut, Aurore Provent, Aurélien Thevenet

4.19 – NDE – Expériences de Mort Imminente – Loïc Dubot, Simon Galles, Clément Levin

4.20 – L’effet placebo : méthode d’observation et discussion sur son évaluation – Damien Bentivoglio, Alexis Descroix, Nicolas Hans, Nicolas Bourget

4.21 – Les impressions de déjà-vu – William Levet, Loïc Poix, Etienne Reynaud

4.22 – Little Buddha, la réincarnation de Bouddha – Florine Arduin, Didier Jacquin, Lauréline Lecarme, Melissa Leconte

4.23 – L’incorruptibilité physique – Jean Bollard, Rémi Donnier-Valentin, Julien Keutchayan, Michaël Rabibisoa

Saison 5 : décembre 2007

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5.01 – L’importance et l’influence du Quotient Intellectuel – Elise Forge, Orlane Raffin, Jessica Penin, Emily Tubbs

5.02 – Les crânes de cristal – Lauranne Berger, Florian Masson, Benoit Philibert, Loïc Puissant

5.03 – L’hypnose – Stanley Mayette, David Mourier

5.04 – Les Poltergeisten – Laura Genevet, Maxime Buisson, Amira Essid, Emmanuelle Lefevre, Théophile Porte

5.05 – La possession, l’exorcisme – Claire Laperrouse, Jessica Posypanko, Adrien Valtat, Arnaud Grimaud

5.06 – Effets et vertus des plantes et potions aphrodisiaques – Adelaide Sibeaux, Nicolas Gamba, Louis Chapu, Eva Lartigau

5.07 – La fin du monde – Pierre Brestaz, Eric Pillaud Tirard, Vincent Reymond

Saison 6 : mai 2008

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*6.01 – Allergies : quand l’Énergie s’en mêle – Ludovic Chataing, Mathilde Garnier-Moiroux, Antonin Leclercq, Florent Lahmeri

6.02 – L’homéopathie – Amélie Viallet, Fanny Martinez

*6.03 – Les expériences de sortie de corps – Alicia Contet, Kévin Bremond, Emmanuel Sortais

6.04 – L’église du dernier Testament – Sandrine Duclos, Vanessa Rouag, Alexandre Lugiez, Matthieu Lesgoirres

6.05 – La sourcellerie et la démarche zététique – Louis Voegele, Yann Beilliard, Jean-Baptiste Deleage, Nicolas Tropini

6.06 – Les mystérieux pouvoirs des moines Shaolin – Gérald Tasterou, Amélie Tessieux, Virginie Gilibert

6.07 – Le sixième sens des animaux – Lydia André, Elise Rivollet, Audrey Pichet, Elodie Ayaou

6.08 – Les vrais jumeaux et la télépathie – Caroline Brunel, Noémie Lecomte

*6.09 – L’homéopathie en pharmacie, enquête et réflexion – Marine Louis, Sylvie Manuse, Julie Messina, Delphine Rieutort

6.10 – Mirin Dajo ou l’homme-brochette – Julien Le Roy, Guillaume Conzatti, Jérémy Rouvière, Julien Allègre

Saison 7 : décembre 2008

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*7.01 – La graphologie de nos jours, validité scientifique et persistance – Benjamin Bund, Nina Lendrin

*7.01bis – La graphologie – Nils Lanctot, Pablo Schweizer

*7.02 – Pellegrino Ernetti ou les voix du passé – Valentin Baumont, Haroun Mekhancha, Clément Huez, Sylvain Blanchon

7.03 – L’effet placebo et les animaux – Aurélie Flavien, Jonathan Lesur, Loïc Le Bihan, Mélanie Vandermarcq

*7.04 – Le réseau Hartmann et la géobiologie – Quentin Bérard, Nathan Blanckaert, Romain Luque, Julien Mocellin

*7.05 – Les semelles Nikken – Rita Affa, Meryll Allié, Maïlys Barbagallo, Adrien Juhem*

*7.06 – Transcommunication instrumentale audio – Marjorie Bérard, Gaëlle Chmargounof, Laury Dumas, Camille Laporte

7.07 – Les éléphants peuvent-ils pressentir les tsunami ? – Kévin Herbeaux, Azdine Chloud, Sophie Penot, Hermanus Ruigrok
7.08 – La chance, entre concept scientifique et vue de l’esprit – Léa Ivanoff, Alicia Mermillod-Blondin, Thomas Martin, Anne-Laure Decaen*
*7.09 – Le LHC du Cern, un danger ? – Loahn Baldy, Sofia Louro De Oliveira, Rémi Ribeiro, Anthony Carlone

7.10 – Preuves du Déluge ? – Erwan Agaesse, Anthony Calabro, Thibault Debruyne

7.11 – Le chupacabra – Stéphanie Cottaz, David Cumin, Benjamin Dénommé, Quentin Fesselet
7.12 – L’unité Bovis – Benjamin Bouniol, Florent Dartora, Rafaël Milla, Pierre Antoine

7.13 – Eleonora Zugun – Cécile Chaillout, Manon Chaine, Laurine Bidard, Aurélie Thiollier

7.14 – vendredi 13 : porte bonheur ou porte malheur ? – Margaux bouchand, Johane Pelissier, Chloé Goussot, Florida Comuce

7.15 – Enquête sur les « marabouts de papier » – Bastien Artero, Huong Huynh, Julien Ortega, Jonathan Vivien

Saison 8 : mai 2009

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8.01 – Les fantômes du château de Combourg – Ludovic Bertagnolo, Aline Mongellaz

8.02 – Le triangle de la Burle – Mélanie Alberto, Frédéric Boulant, Charlène Bouvarel

8.03 – La malédiction d’Ötzi la momie – Maël Guégan, Mathias Masson-Fauchier, Julie Nguyen Van Long

8.04 – Le facteur psychologique a-t-il une influence sur le cancer ? – Morgane Dupin-Jourd’hui, Céline Plaussu

8.05 – Les horoscopes ou l’impact du ciel sur l’esprit humain ? – Alexandre Ballaydier

8.06 – La fontaine de Saint-Theudère – Christophe Goethals, Beaura Ngo

*8.07 – Les réponses aux 7 questions créationnistes posées aux professeurs de biologie – Julien Keutchayan, Carl Naylor, Clément Neyret

8.08 – L’eau magnétisée – Delphine Aymoz

8.09 – Le mystère des crânes de cristal – Nabil Amri, Kévin Dedieu, Alexia Dos Reis, Renaud Motte

8.10 – La communication facilitée ou psychophanie – Cécilia Baudina, Lise Tisseyre

8.11 – Les auras – Marius Rosier

8.12 – Les EMI (expériences de mort imminente) – Quentin Riffard

8.13 – Que penser des EMI (expériences de mort imminente) ? – Laurianne Crotet, Aline Depriester, Alexis Lavoipierre

8.14 – Erzébeth Bathory : l’évolution de son histoire jusqu’à aujourd’hui – Clément Masson

8.15 – Utilité scientifique et thérapeutique des outils Plosher – Christophe Bacconnier, Adrien Beolet

8.16 – Actimel – Fabien Buisson, Morgane De Gasperi

8.17 – L’Atlantide – Emeric Amaniera

8.18 – Les propriétés des roches, cristaux et minéraux dans nos croyances – Danielle Santis

8.19 – Comment peut-on distinguer un bon d’un mauvais médium ? – Grégory Moille

8.20 – Les ondes électromagnétiques des téléphones mobiles sont-elles un danger pour notre santé ? – Sonia Dupin, Amira Essid

8.21 – Les messages subliminaux – Chrystelle Aillaud, Eddy Louseghenian

8.22 – L’utilisation du pendule pour retrouver un objet perdu – Yoann Lingée

8.23 – Peut-on comparer les prédictions runiques à des manipulations mentalistes classiques ? – Damien Clavier

*8.24 – The overtoun bridge ou le pont des chiens suicidaires – Audrey Boulemnakher, Marianne Coulon

8.25 – La voyance – Kévin Bérenger, Alexandre Borrel

8.26 – Les coupeurs de feu – Thibaud Cuvillier

8.27 – le suaire de Turin : une véritable preuve de l’existence de Jésus Christ ? – Armando Amaya

8.28 – Mise en concurrence des différentes théories tentant d’expliquer les Out of body experiences – Aurélien Priou, Mélanie Vailles

8.29 – L’urinothérapie – Clémentine Chambon, Claudie Montagnat

8.30 – Les rêves prémonitoires – Alexandre Gauthier-Foichat

8.31 – Les mécanismes d’endoctrinements et la manipulation mentale – Hugo Cheyron, Romain Dufour

8.32 – Protocole expérimental : l’intuition – Marc Liberatore

8.33 – Traitement de l’information par les médias lors de l’évenement du 8 juillet 2008 sur le site du Tricastin – Coralie Valentin *

Saison 9 : décembre 2009

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9.01 – Les rêves prémonitoires – Valentin De Nattes, Antoine Berta

9.02 – Manipulation et effets pervers des médias – Étienne Compère, Eloi Denis

9.03 – Sommes-nous maîtres de nos décisions ? Illusion du choix – Léo Colmet-Daage, Naïma Ziane-Cherif

9.04 – Grippe A : l’importance du traitement médiatique est-il corrélé à la virulence de la maladie ? – Astrid Abel, Hugo Poupeau, Coline Villecourt

9.05 – Les magnétiseurs – Nicolas Afonso, Diego Diviero

9.06 – Roswell – Pascal Paoli

9.07 – Y a-t-il des extraterrestres dans le Nevada ? – Benjamin Combe, Matthieu Caneill

*9.08 – Critique du traitement médiatique de la découverte de Lucy ? – Nicolas Belnand, Johan Girod

9.09 – La parapsychologie – Charlotte Guyot, Adrien Cailleaud

9.10 – L’ostéopathie – Julia Locatelli, Mathilde Besse

9.11 – Pluie de sang – Jordane Montant, Céline Jolivet

9.12 – Les trous terrestres – Mathieu Charras, Sébastien Plotard, Romain Desgrouas

9.13 – Qu’en est-il du facteur chance ? – Simon Jeanne, Marine Schott

9.14 – 2012, fin du monde ? – Meriem Aloui, Hugo Chamond

Saison 10 : mai 2010

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10.1 – La lecture dentaire, ou quelle dent avez-vous contre vous-même ? – Fanny Berchtold, Bruno Naylor

*10.2 – « La Vague » a-t-elle réellement existé ? Enquête – Catharina Ruigrok, Joëlle Suchon, Olivier Troppé

10.3 – Étude sur l’effet impact – Clément Bastie, Benjamin Bras, Romain Lenoir

10.4 – L’utilisation de la graphologie dans la justice – Bastien Clarens, Charles Roseres

10.5 – Les journalistes TV cherchent-ils à entretenir le mystère des faits paranormaux récurrents ? – Yoann Kermaïdic

10.6 – Fructis, quels arguments pour vendre – Ludivine Caron, Fanny Metifiot, Anaïs Myly

10.7 – Test de l’affirmation PNL : quelqu’un qui ment regarde vers la gauche, quelqu’un qui dit vrai vers la droite ? – Julie Bonnet / Cyrielle Arnaud, Maxime Balducci

10.8 – Effet bi-standart dans le traitement de l’affaire de l’Arche de Zoé – Miléna Brunet

10.9 – « G » du plaisir – le point G existe-il ? – Benjamin Gonon, Miguel Rizzo

10.10 – Débat «démocratique» sur les nanotechnologies : mésusages ? – Clément Mallarte, Johan Missilier

10.11 – Protocole expérimental de l’affirmation PNL : le regard et le mensonge sont-ils liés ? – Karen Chevron, Elsa Jay, Clémence Rogalle

10.12 – Les baguettes de sourciers – Damien Abecassis, Quentin Aubourg, Gabriel Mars, Hadrien Martin

10.13 – Figure de Napoléon Bonaparte dans la vie politique et scolaire française : quel usage et à quelles fins ? – Caroline Desmurget, Trécy Roso

10.14 – Chamanisme & guérison – Clément Brousse, Thomas Goeury, Katialine Groff

10.15 – L’affaire Solomidès – Marine Di Maria, Julie Duris, Pauline Granet

10.16 – Existe-t-il un instinct maternel ? – Alexandra Bert, Rym Bouchair

10.17 – Rom Houben, prodige ou parodie de Communication Facilitée ? – Anthony Mialon, Antoine Pingault

10.18 – Polémiques autour du SIDA – Adeline Poitou, Élodie Rey

10.19 – L’acupuncture – Kévin Anater, Lucas Boissy, Pierre Doyeux, Rémi Locatelli

10.20 – La trans-Comunication Instrumentale (TCI) : technologie au service de l’au-delà ? – Benoît France, Clémence Miard, Lydie Tosal

10.21 – Idoser, la drogue par le son – Damien Bouvet, Robin Camatta, Kévin Romeyer

10.22 – Existe-t-il un protocole scientifique pour le Reiki ? – Bastien Clément, Flavien Grégoire

10.23 – Y a-t-il des preuves que le sida soit une création pour éradiquer les populations noires ? – Marie Barillier, Yvan Gallay, N.J., Charline Reymond

Saison 11 : décembre 2010

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11.1 – Y a-t-il des bases scientifiques aux liens entre graphologie et caractère ? Léa Maveyraud, Damien Mouquand

11.2 – Peut-on affirmer que parfois les hommes et les femmes ne se comprennent pas en utilisant pourtant les mêmes mots, comme le suggère John Gray ? – Anne-Claire Acquisto, Bergen Buyukyilmaz, Romain Labourdette, Jean-Guillaume Maurin

11.3 – La soumission librement consentie – Simon Barth, Amélie Baudet, Célia Charliquart.

11.4 – McMoneagle et la vision à distance – Nicolas Petrowiche , Audran Rateau, Sébastien Rizzo, Rateau Audran

11.5 – Le traitement des grèves dans les médias – Clément Douillet, Jérémy Ristord

11.6 – Les arguments donnés par Power Balance pour justifier l’efficacité de ses bracelets sont-ils recevables ? – François Vernay, Pierre Panica, Basile Radisson

11.7 – Les laboratoires Weleda, Ce qu’ils disent, ce qu’ils font – Thomas Didier-Vial , Lucie Pantel, Anaïs Perroy

11.8 – Est-il vrai que le corps humain contient des cristaux de magnétite ? – Anne Chappuis, Eugénie Jacquiau

11.9 – Les bracelets dits d’équilibre (ou holographiques) peuvent-ils améliorer nos capacités physiques ? – Jérémie Demarchez, Rémy Minot

11.10 – Les informations données par les médias : le plus important, serait-il ce que l’on ne nous dit pas ? – Louis Lecollier

11.11 – Quels éléments faut-il pour créer un canular médiatique ? – Isabelle Cosson, Adrien Favillier, Cilla Rakotonarivo

11.12 – L’impression de déjà-vu, comment l’expliquer ? – Aurélien Buria, Audrey Le Naour, Perrine Lemault

11.13 – L’influence de la musique sur la pousse des plantes – Cyril Curcio, Yohann Amore

11.14 – Le bracelet Power Balance… Un gain de force, équilibre et flexibilité ? – Alexia Aymoz, Rémy Bonnet, Lucas Davaze

11.15 – Qui utilise les images subliminales ou en est susceptible, sont-elles efficaces ? – Lucas Mucci, Paul Mullié

11.16 – Le sens de l’orientation : différences entre les sexes – Julie Chaumet, Céline Hormière,Ombeline Gantar , Anaïs Durand

11.17 – La crème amincissante Somatoline Cosmetic Intensif Nuit a-t-elle vraiment le pouvoir que ce laboratoire lui confère ? Annexe – Morgane Couchet, Anca Iordache, Sarah Bastien

11.18 – Comment peut-on expliquer scientifiquement les phénomènes hallucinatoires liés à la paralysie du sommeil ? Benjamin Crettenand, Romain Parsonnaz, Vincent Guigoz

11.19 – L’efficacité de la colorothérapie peut-elle être prouvée ?- Lucie Duret, Houzaïra Boina, Samuel Duband, Colin Picart

Saison 12 : mai 2011

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*12.1 – La kinésiologie : protocole expérimental  – Alexia Madelon, Amélie Mourier, Alizée Pelloux, Julien Tournier. Ce dossier a fait l’objet d’un article ici.

12.2 – L’agriculture biodynamique, des légumes sains dans un champ sain ? – Chloé Barrand, Coralie Dalban-Pilon, Manon Decker

*12.3 – Powerbalance vs. Zététique – protocole expérimental autour du bracelet d’équilibreAnnexe 1Annexe 2Victor Cambon Delavalette, Hugo Gilardy, Killian Martineau, Vivian Poulin & Anaël Wünsche

12.4 – Influence d’un terme scientifique sur notre jugement – le MDHO – Thibault Carel, Dorian Cattel, Emilie Coste, Laura Herment & Julie Pardo

*12.5 – Influence de la pleine lune : y a-t-il des pics de crimes les nuits de pleine lune ? – Clara Barrau, Solène Gentil, Charles Tudo, Emmanuelle Vallet & Thomas Victorion

12.6 – Le triangle de la Burle – Laura Charlon, Elena Fortecoef, Mathilde Garrione, Robin Gueret, Amélie Koyoudjan & Juliette Lacroix

12.7 – La combustion humaine spontanée, ou auto-combustion humaine – Mégane Belin, Cécile Crottet & Clément De Witt

12.8 – Médias : vecteur ou sculpteur de l’information… exemple de Fukushima – Dorian Delubac, Jim Félix-Faure, Nicolas Morisseau, Brian Perrigault

*12.9 – Impact du détournement d’attention : êtes-vous si observateur que vous le prétendiez ? Prototype Vidéo – Anaïs Builly, Bülent Gozel, Emilie Royer, Florian Tressol, Thibault Veyret

12.10 – « Mens-moi si tu peux » : la détection des mensonges dans « Lie to me » est-elle valide ? – Céline Alberti, Christopher Arthaud & Sandrine Ballet

12.11 – Les préjugés sur les Noirs et Arabes relèvent-ils de la science ? – Thibault Baffou, Anne Billat, Ludivine Chaudier, Soumaya Naanani & Candice Rey

12.12 – Analyse d’une information télévisée sur TF1, France 3 et M6 Les JTMontage JTLucie Brachet, Simon Boucher, Martin Caputo, Ingrid Leiser& Julien Richard

12.13 – Les professionnels de santé confrontés à la réalité scientifique de l’homéopathie – Jimmy Bellot, Alexandre Bocquet, Alexis Gachet, Simon Rhone & Alexis Schulz

Saison 13 : décembre 2011

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*13.01 – Quel est l’état actuel des recherches sur les effets thérapeutiques de la prière d’intercession à distance ? – Claire Boittet, Sarah Antoina, Boris Mondet, Thibaud Michaudel

13.02 – Mise en place d’un protocole expérimental à la recherche du ki – Pierre Banwarth, Ismai Elkatrani, Olfa Sejjil, Léonard Treille

13.03 – Existe-t-il un état de conscience modifié propre à l’hypnose ? – Barbara Gauthier, Blaise Ramu, Mélanie Doussot, Miriam Morel

13.04 – La biomusicothérapie, s’inscrivant dans une technique de musicothérapie réceptive, est-elle une science fondée ? – Charlène Di Franco, Tristan Bianchi, Léa Quesnot

13.05 – Les pyramides ont-elles des effets particuliers sur la matière ? – Hadrien Begon, David Gibert, Robin Gerbaux

13.06 – La thérapie par le rire – Anthony Gaillard, Jérémy Lebreton, Clémence Merono, Romaric Ruga

13.07 – L’île de la série LOST : les Disparus pourrait-elle physiquement exister ? – Jimmy Djomo Yamdjeu, Thibault Fontaine et Maël Chiaverini

13.08 – Existe-t-il des traces factuelles de l’Arche de Noé ? – Khadidja Berrouane, Céline Laudet, Arnaud Rémi-Quentin

13.09 – Les phéromones humaines existent-elles ? – Romain Golliet, Rony Midahuen

13.10 – Les messages subliminaux – Islam Caireau, Maxime Lemort, Rafika Marir, Juliette Meyzenc

13.11 – La ronronthérapie est-elle une science ? – Rebecca Belon-Chambel, Thomas Giry, Christopher Giza, Caroline Marcassus, Raphaël Trombert

13.12 – La télékinesie est-elle possible ? – Damien Debordes, Alexandra Morand, Edwin Niogret, Jérémy Séguin

Saison 14 : septembre 2012

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14.1 – Les champs magnétiques ont-ils un impact sur l’orientation des vaches ? – Laëtitia Chomette, Madjid Hadjal, Gaël Lozinguez, Jean-François Trochet

14.2 – Avons-nous besoin d’un don pour devenir « voyant »? Test de Cold reading – Mélisse Bonfand, Alban Ceau, Varérian Ducrot, Martin Hradil

14.3 – Quel est l’impact des barreurs de feux sur les individus qu’ils manipulent ? – Jérémy Blanchard, Lucas Labar, Maxime Legues, Nina Lewin, Isahak Saidi

*14.4 – Peut-on mesurer l’effet des messages d’amour sur la cristallisation de l’eau de Masaru Emoto ? Protocole – Emmanuelle Baffert, Samantha El Hamaoui, Manon Frances, Coline Verluise

14.5 – Aromathérapie : des huiles essentielles peuvent-elles avoir un impact réel sur la concentration ? – Vanille-Charlotte Achaintre, Sophie Brenet, Laëtitia Fabre

14.6 – Phéromones humaines : les expériences de Wedekind et Cutler sur les phéromones sont-elles reproduites ? Tentative de protocole expérimental – Natacha Ayme, Théo Beaumann, Keltoum Benzaoui, Marylise Bourguignon, Julie Franca

14.7 – La planche oui-jà est-elle un vrai moyen de communication avec les esprits ? Nos croyances en l’au-delà influencent-elles cette communication ? – Cindy Verilhac, Alison Vitorio

14.8 – Quelles sont les prétentions des colliers d’ambre sur les enfants ? – Valentin Amati, Mahmoud Ben Frag, Nicolas Serbource

14.9 – Les lampes de sel délivrent-elles des ions négatifs bénéfiques pour la santé ? Origines de cette allégation, arguments des vendeurs et validité scientifique de ces arguments – Magali Teyssot, Anaïs Vieira da Cruz

14.10 – Impact de la lune sur la pousse des plantes – Test germination – Mathieu Ramon, Baptiste Sonnerat

14.11 – L’affirmation « L’abus des écrans peut nuire gravement au moral » est-elle vraie ? – Sylvain Le Tirant, Pierre Roibet, Basile Tosi

14.12 – Cryptozoologie : les bêtes des Alpes ont-elles une existence avérée ? Film – Compléments  – Antoine Bénéfice, Lilas Raguin, Pierre-Henri Thiollier

14.13 – Réalité scientifique du complexe d’Oedipe ? – Ismaël Benslilmane, Roumaïssa Hassaini, Jenifer Karam, Charline Mazoyer

14.14 – Étude des pierres qui affirment empêcher les ondes des téléphones portables d’atteindre le cerveau – André Polaszek, Naël Sbaghdi Julian Trouillon

14.15 – Les méridiens d’acupuncture exisentent-ils ? – Maximin Detrait, Geoffrey Jaouen, Élie Poncet

*14.16 – Quelle est la validité de la graphologie ? Son usage dans les tribunaux, les entreprises… – Thibault Boisedu, Nafissatou Diop, Anna Fall, Lucie Garcia, Maëliss Ingrassia, Charlotte Ravanello, Camille Stefanuto, Tariq Zakaria, Andréa Zanon

14.17 – Reproduire des feux follets en laboratoire (non soutenu)

14.18 – La vision commune de la vie des hommes préhistoriques présentée au grand public est elle erronée ? Étude du Pléistocène supérieur entre 130 000 et 11 000 ans avant EC – Yaël Grandcollot, Sabrina Lemaire, Maxime Martin, Meryem Outalbali

14.19 – Auto-combustion humaine – Lucie Genthial, Brian Rechard, Houda Tolimat

Saison 15 : décembre 2012

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15.1 – La science présentée dans Fringe est-elle rigoureuse ? – Benjamin Curot, Eloïse Gronlier, Jean Gautronneau et Quentin Vuillemard

15.2 – L’effet des protéodies de Sternheimer est-il démontré ? – Thomas Loïodice, Tonny Scheuring, Thomas Retailleau, Eva Horgues-Debat

15.3 – Les paralysies du sommeil expliquent-elles les cas type Carla Moran ? – Elody Sermay, Lucile Neyton, Pierre Pradourat, Carole Froment, David Mallet

15.4 – Analyse critique du packing, méthode thérapeutique controversée auprès des autistes – Marilou Barbiern, Sophie Koemmerer, Mathilde Proponnet et Estelle Raffin

15.5 – Source et théorie de l’affirmation de Todd Akin sur l’infertilité en cas de viol – Julien Annoni, Léna Da Ros et Marine Haurillon

15.6 – La controverse sur l’introduction de la théorie du genre dans les contenus d’enseignement – Sylvia Roe, Floriane Micoud, Justine Louis

15.7 – Expérimentation du conformisme au groupe – Josselin Bombardier, Robin Pichon, Léo Senique, Yann Sousseau

15.8 – Y a -t-il des hypothèses non-psychanalytiques à la pédophilie ? – Laura Ferraris-Bouchez, Virgile Genin, Lucas Centa, Jules Lefrère

15.9 – Étude comparative du prix d’une vie – Nicolas Fournier, Daniel Roubiol, Henri Dupouy

15.10 – L’archéologie au service du nazisme ? – Valentin Lemarchand, Alexandre Bardin, Fabien Allard, Pablo Pelorson

15.11 – Distinction Homme – Femme – Estelle Kohler, Marina Dor, Axel Venturini

15.12 – La détection des mensonges dans « Lie To Me  » est t-elle valide ? – Alain Berod, Nicolas Vittoz, Romain Chambard

15.13 – Vibration des pierres dans la lithothérapie – Emmanuelle Resse, Hippolyte Girard, Maxime Malossane, Benoit Lenoir

15.14 – Forçage -l’illusion du choix – Agathe Fontenay, Léo Rougier, Bérangère Deforche, Eymeric Berthier, Gwenaël Girod

15.15 – L’éjaculation féminine est-elle un mythe ? – Hugo Gamore, O. C.-L., Ronan Poncet, Maxime Guérard

Saison 16 : mai 2013

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16.01 – Biodynamie : le bio ésotérique ? – Éloïse Bérard, Gaël Chavignon, Élise Lecomte

16.02 – Lie to me : la théorie des lapsus fasciaux de Ekman est-elle valide ? – Blandine Briat, Amandine Desfonds, Prescillya Gremaud, Thuy Hanh Tong Thi

16.02bis – Lie to me : Lie to me : La communication non verbale trahit-elle le mensonge ? – FORTIN CHLOE, GALIANA JACQUES-ANTOINE, LEBRUN WENDIE ; LIBEAUT AXELLE

16.03 – Les animaux sont-ils sensibles à l’effet placebo ? – GERVAUD LUCIE, HUBLE MARJOLAINE, MORAND ALEXANDRINE, MORIN ANTHONY, PERRIER MICKAEL, VOGIEN ELODIE

16.04 – Y a-t-il des fondements scientifiques à la graphologie ? – ANDRE ADELINE, NGALO MARIELLE, SEGAERT LANCELOT

16.05 – La théorie du genre : analyse critique du documentaire « lavage de cerveau » de Harald Eia – DUBOIS-DANTHONY MANON, GAYDI AYOUB, OZIER-LAFONTAINE LOIC, REBUT THOMAS

16.06 – Analyse critique du documentaire « la révélation des pyramides » – CARPENTIER REMI, CHAMBON ALEXIS, DOPIERALA CINDY, MARIE THIBAULT, TATLIAN THOMAS

16.07 – Existe-t-il un état de conscience modifié propre à l’hypnose ? – BOURGEAY MARIE, BOUVIER JORDAN, CASTELLA CHLOE, CIANCONE MATHIEU, DEMOLIS CELINE

16.07bis – L’hypnose thérapeutique – CHAIX TEDDY, ROUCHON KAREN, PIROCHE CAMILLE

16.08 – Programmation neuro-linguistique – les mouvements oculaires – TIXIDRE YONA, TRINDADE CLAUDIO

16.09 – Validité de la théorie de la main invisible du marché d’Adam Smith – Isabelle Cosson, Audrey Nallet

16.10 – Perception et pratique de la psychanalyse au sein de l’Univ. PMF – FERRARI MATTHIEU, GILIS JEAN-LOUP, MOMPER TRISTAN, PEPIN JULIE

16.11 – La lune influence-t-elle notre sommeil ? Mythe, croyance ou réalité ? – DUCLOS EMILIE, RASCLE ADELINE, SORBA SEVERINE, TILLIER PAUL

16.12 – La carte turque de Piri Reis témoigne-t-elle d’un continent inconnu ? – GACHET YVON, PICOT PAULINE, ROBICHON SOLENNE

16.13 – Y a-t-il des traces factuelles de l’arche de Noé ? – BOMPARD PAUL, CHARPENTIER ANTOINE, LALANDE LUCAS, REVEL CORENTIN, TOURNEBIZE ELISA

16.14 – Y a-t-il des fondements plausibles au vaudou ? – BETTAS-REGALIN Julie, CONTINI Sonia, GERMAIN Joaquim, SALINAS Claire

16.15 – Y a-t-il des fondements plausibles au mythe des vampires ? – CHENAG ISMA, GRASSA LEILA, GUETARNI HADJER, JULLIARD FANNY, SALAH NAJH

16.16 – L’existence du point G est-elle plausible ? – AUBIER-PINET MARIE, CHOEUR ARTHUR, GRONDIN ANAIS, SCANNELLA LORIS

16.17 – la communauté des coupeurs de feu – étude sociologique et mécanique des coupeurs de feu et de leur capacité –

BORGEOT MANON, BRUN MARIE, HURTAUD AMANDINE, JAGLIN PAUL, JAY LAURIANE, DIB MELANIE, MAZOUYER REMY

16.18 –Comment expliquer les expériences de sortie de corps – ARNOULD BENOIT , DETROYAT PHILIP, DUCONS DUBES FREDERIC, WAHID RAMI

16.19 – Le désir sexuel féminin est-il moindre que celui de l’homme ? – Fanny Berthoud, Julien Buonarota, Antonin Granier, Maud Marchal Dombrat

16.20 – Les piles de Bagdad – Alexis Bonnet, Jordan Cheraita, Célia Laplace, Sébastien Merceron, Laure Proietti

16.21 – Musicothérapie – La musique peut-elle réellement influer sur notre santé et si oui, de quelle manière ? – Sylvain Henry, Perrine Raguenet

16.22 – Le packing : analyse des critiques favorables et hostiles à cette méthode de soin de l’autisme – Céline Descieux, Quentin Faure, Louise Flattet, Silvia Georgin, Gaël Van Der Meij

16.23 – Peut-on ne plus ressentir le besoin de manger et de boire ? – Romain Harainck

16.24 – L’expérience de la 3ème vague en 1967 a-t-elle réellement existé ? – Lucille Bais, Clément Bertrand, Donia Chaiehloudj, Aurélie Dal Zotto

16.25  – Touranisme : l’utilisation du mythe d’Attila dans le parti d’extrême-droite hongroise ? – Brian Lacoste, Sophie Le Mesle, Nicolas Poncet, Gaëlle Rodriguez, Mylan Tounkara

16.26 – Homosexualité – existe-il un fondement biologique et cérébral à l’homosexualité ? – Adeline Certain, Selwa Douiheich

16.27 – Quel est l’impact de l’état d’esprit d’un patient atteint du cancer sur sa guérison ? – Bastien Alla, Théo Bourdet, Floriane Cypryk, Guillaume Pavis

16.28 – les négationnismes du SIDA ont-ils des arguments fondés ? – Damian André, Adrien Lorenter, Jan Schnabel

16.28bis – les négationnismes du SIDA ont-ils des arguments fondés ? – Alain de Raucourt, Léo Le Bris

16.29 – Y a-t-il des traces de racialisme dans le droit français ? – Timothée Courberand, Nicolas Léger, Clémence Monard

16.30 – Discussion autour d’un cas particulier de mâcheur de linceul : le « vampire de Venise » – Charline Bonnet, Emilie Blambert

16.31 – Y a-t-il des fondements plausibles au mythe des vampires ? – Heileen Vitry

16.32 – Créationnisme et géographie – Simon Veitl

Saison 17 : décembre 2013

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17.01 – Existe-t-il un état de conscience modifié propre à l’hypnose ? – Émilie Fayolle, Anthony Finesso, Lucie Gente

17.02 – Y a-t-il des barreurs de feu à l’hôpital de Grenoble / sur quels critères sont-ils recrutés / Y a-t-il une hypothèse non surnaturelle aux barreurs/coupeurs de feu ? – Juliette Bouclet, Laura Bougnol, Clément Hémond, Hugo Jomier

17.03 – Y a-t-il des variations du placebo selon les pathologies ? Romain Clair, Juliette Kaufmann, Pauline Vasset

17.04 – Quels sont les arguments des pharmaciens pour vendre les élixirs floraux de Bach ? – Romanne Chabloz, Valentin Metral, Kevin Mullet

*17.04bis – Quels sont les arguments des pharmaciens pour vendre les élixirs floraux de Bach ? – Baptiste Breyton, Anandi Tamby, Margot Thirion

17.05 – Les thèses négationnistes du SIDA et du VIH – Claire Gallay, Léa Petrizzelli, Claire Terrasse

17.05 bis – Les négationnistes du SIDA – Guillaume Boullay, Maryane Mouttet, David Segura

17.06 – Quelle est la pertinence scientifique des « théories » du gène de l’homosexualité ? Astor Bizard, Maxime Dereymez, Raphaël Manger, Marie Mathivet

17.07 – Y a-t-il une influence de la lune sur nos comportements ? – Chloé Blasquez, Corentin Cortiula-Phelipot, Lucas Vigroux

17.07bis – Y a-t-il une influence de la lune sur nos comportements ? – Lara Tabardel

17.08 – L’existence de Jésus Christ est-elle plausible ? – Maxime Bioud, Anaïs Galtier, Kevin Mouyon

17.09 – Comparaison des niveaux d’adhésion au paranormal L1-2 UJF/Stendhal – Laurie Guenat, Timothée Guilhermet, Bastien Prelle

*17.10 – Vertus pédagogiques du pastafarisme – Léonie Brebner, Nicolas Delmas, Anneflore Marcel

17.11 – Refaire une expérience testant la sensation d’être observé – Mohamed Tahar Benzaoui, Léo Imbert, Romain Pernot

17.12 (1) – Peut-on comprendre et reproduire un « sang »de saint Janvier ? – Laëtitia Boarini, Sophie Bougherra, Marc Ruiz

17.12 (2) – Peut-on comprendre et reproduire un « sang »de saint Janvier ? – Xavier Parmier

17.13 – Série « The mentalist » : quels sont les outils zététiques utilisés par le mentaliste ? – Benaïssa Manal, Jérémie Berthillot, Marion Magaud, Bastien Miralles,  Hugues Richard, Rafaël Thalmann

17.13 bis – Série « Lie to me » : la théorie des lapsus fasciaux de Ekman est-elle valide ? – Idir Halimaoui, Anaël Hary, Alexandre Zorzi

17.13 ter – Le mentalisme se limite-t’il seulement à un numéro d’illusionnisme ? – Baptiste Bleuze, Jules Diard, Frédéric Viry (Magid Tahir)

*17.14 – Reproduire et expliquer une « cécité au changement » – Charlotte Brot, Gaëlle Bonis

17.14bis – Observer et reproduire une « cécité au changement » – Alice Nagabbo, Amandine Tignone

17.15 – Notre représentation commune des Gaulois est-elle proche de la réalité scientifique ? – Yann Bomy, Titouan Sauvage

*17.16 – Le rôle allégué de l’orgasme dans la procréation au cours des âges – Typhaine Aubert, Marion Fechino, David Loiacono

17.17 – Y a-t-il des arguments scientifiques à l’appui de la présence d’homéopathie dans les maternelles ? – Anaïs Nirefois, Emmanuelle Prévot

*17.18 – La main invisible d’Adam Smith – Mathilde Balaud, Anaïs Kougayan, Léa Leclercq, LeslieLerudulier, Emilie Schmitt

17.19 – Les cimetières d’éléphants existent-ils ? – Solenne Bochet, Valentin David, Enora Fremy, Thomas Mares

17.20 – Travailler sur un OOpart – Flavien Daniel

17.21 – Série Lie to me : la théorie des lapsus fasciaux de Ekman est-elle valide ? – Romane Cimadomo, Sandra Courtet, Benoît De Abreu, Dorine Grasso, Cendrine Hoarau, Marion Macron

17.22 – L’influence de l’état d’esprit sur la guérison du cancer – Flora Gautheron, Rémy Van der Zijden

17.23 – Y a-t-il quelque-chose de scientifique dans la programmation neuro-linguistique ? – Abderrahmane Bekkouch, Marouane Louizi

17.24 – Analyse d’une séquence d’une émission « paranormale » de votre choix (manque version informatique) – Astou Diongue, Christophe Merlot

17.25 – Le corps, l’esprit et l’être – la recherche raisonnable des propriétés et des attributs de l’existence humaine – Abel Aoun, Christophe Vignal

17.26 – Peut-on comprendre et reproduire un feu follet ? – Julien Hingant, Romuald Morel

17.27 – Y a-t-il une explication non surnaturelle aux disparitions de verrues par imposition des mains ? (manque version informatique) – Florine Bonfils, Marie Gradeler

*17.28 – Quels sont les biais de raisonnement dans le documentaire quantico-mystique « What the bleep do we know ? » –

Timothée Gallen

17.29 – Quels sont les biais de raisonnement dans le documentaire quantico-mystique « The living Matrix » ? – Régis Alonso (manque version informatique)

17.30 – Touranisme : comment l’extrême-droite hongroise manipule-t-elle l’histoire ? – Pierre Mouny, Claire Godefroy

17.31 – Y a-t-il des arguments solides à la géologie créationniste ? (manque version informatique) – Romain Vanderkhove

17.32 – Quelles sont les bases scientifiques du mouvement respirianiste ? – Théophile Bellintani

*17.33 – Y a-t-il une explication non surnaturelle aux piliers de ciment de Nouvelle-Calédonie ? – Tristan Facchin, Gwendaline Picton

17.34 – La vaccination contre la fièvre catarrhale ovine est-elle justifiée scientifiquement ? – Josias Lechertier

17.35 – Biais de raisonnement dans le documentaire « la révélation des pyramides » ? – Lucas Rigaud

17.36 – Enquête sur les idées reçues sur les abeilles – Maïlys Caminel

17.37 – L’hypothèse de DJ Gee est-elle toujours valable pour expliquer les auto-combustions humaines ? – Angélique Magnard, Alice Levrat

17.38 – L’écriture automatique – Adrien Da Silva, Marine Seyssel, Elsa Sidhoumi, Léa Tassan

17.39 – Sur quels arguments le packing, méthode d’enveloppement dans des draps mouillés sur les enfants autistes est-elle encore utilisée en France ? – Kubra Kaygisiz

17.40 – Fringe : quelle est la scientificité des faits dans la série ? – Pauline Theulin

17.41 – Attila et les Huns – Jérémy Lefrançois

17.42 – Accusations pseudo-scientifiques contre le hard rock – Anthony Baillus

17.43 – L’affaire Eleonora Zugun – Damien Roche, Guillaume Schwein, Darius Sigaud

17.44 – Existe-t-il un état de conscience modifié propre à l’hypnose ? – Roméo Venditelli, Pauline Vasset, Vincent Vuadens

17.45 – Dans quelle mesure les événements relatés dans « Fringe » ont-ils un caractère scientifique ? – Charles Douangdara, Loïc Mottet, Thibault Villermet

17.46 – La distinction ceveau gauche-cerveau droit – Clément Serain

17.47 – Combustion humaine dite « spontanée » – Thomas Solignat

17.48 – La lune et ses influences – Margot Burillon, Mandy Combaz, Emmanuelle Condé, Margiot Kienast, Matthieu Vanneste-Ibarcq, Julie Vieillard

Saison 18 : mai 2014

Devoir maison – voir ici

Saison 19 : décembre 2014

Examen écrit n°1 – voir énoncé .

Saison 20 : mai 2015

Examen écrit n°2 – voir énoncé ici

Saison 21 : décembre 2015

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21.1 – Analyse critique du documentaire « La révélation des Pyramides » – Flavien Gérard, Alizé Vialle, Hiba Rouissi, Noémie Guillemenot, Marion Krieger

21.2 – Quel est le type de lien qu’entretient la NASA et la médecine quantique ? – Enya Vetillard, Alexia Robbaz Sarica, Kevin Bonnet, Groot Bastien, Marion Lacombe

21.3 – Comment l’extrême droite française manipule et utilise t-elle le mythe de Jeanne d’Arc ? – Arthur RIGNON, Laury TESTOUX, Sonia PETIT, Nicolas FAUS

21.4 – les possessions démoniaques – Loudun et Morzine – Typhaine Jambon, Cécile Vetroff, Marie Belot, BRICHA Oussama, Emilie Amant, Margot Fombonne

*21.5 – L’existence de Jésus de Nazareth est-elle plausible ? – Chedli Taieb, Léa Leclercq, Laure Chardon, ARNOLD Christophe

21.6 – La découverte de l’écholocation chauve-souris – Jean Vial, Elie Ensuque, Yann Austernaud

21.7 – Niveaux d’adhésion aux pseudo-sciences des étudiants du domaine de la santé – Ophélie Lusseau, Angélique Raynaud, Jules Ravon

21.8 – Pouvons-nous monter un protocole permettant d’affirmer ou d’infirmer l’existence d’une capacité chez un radiesthésiste ? – Margaux Peyrard, Pauline Lhomme, BARRE-VITIELLO Benoit, CHAPUIS Niels, Marrou Alban

21.9 – La lithotherapie a t-elle une réelle efficacité thérapeutique ? – Théodore de Marliave, Pablo Lalouette, Guillaud Eloïse, Loris Léo-Crapiz

21.10 – Comment peut-on expliquer rationnellement les marques d’Eleonora Zugun ? – Alexandre Tournois, Arthur Olla, Elisa Guillermin, Noemie hoestlandt

21.11 – L programmation neuro-linguistique permet-elle de détecter les mensonges ? – CALKA Maxime, BIGOT Antoine, KONIECZNY Baptiste, GIFFON Lisa

21.12 – Peut-on comprendre et reproduire un feu follet ? – STORET Juliette, VEILLET Aglaé, Helie-Joly William, Khaled Belarbi

21.13 – Peut-on comprendre et reproduire un feu follet ? – Louis Boisrame, Léa Trouillon, Chakir Ardenne, Elsa Labbé-lavigne

21.14 – Quelle est la validité de la pyramide de Maslow ? – Julien Valverdé, Thibault Verrecchia, Coskun Dogan, Mathias Curcio

*21.15 – Est-il raisonnable d’en faire partie dans une chaîne de Ponzi ? – Borana Dollomaja, Julien Sorbier, Cédric Auvray, David-Antoine Haeusler

21.16 – étude des thèses et preuves sur la survivance contemporaine du Mégalodon – Benjamin Goessens, Roland Bonnet, Mathieu Dumax-Vorzet, Lara Vilette, Juliette Gagnaire

*21.17 – Expérience sur l’effet mouton-chèvre – Salomé Vincent, Jérémy Raschella, Chloé Vella, Williams Randy, Emeline Mercadier

21.18 – Le terrorisme : du premier siècle à nos jours – DABBABI Idriss, BESSET Lauren, Brian DE CASTRO, Marine DELANNOY

*21.19 – L’effet Barnum est-il toujours d’actualité en 2015 ? – Sarah Zerizer

21.20 – Hypnose – Adrien Boucault, Jason Bouvier, Lucas Marques, Jules Croidieu, Nicolas Beroud

21.21– Les attaques de la Bête du Gévaudan étaient-elle l’œuvre d’animaux sauvages, une entreprise criminelle, ou ont-elles une autre origine ?* – Nihal SATIA, Johan ARONS, Baptiste VALLET SIMOND, Marion USE

21.22 – Analyse des bases scientifiques du mouvement respirianiste – Maryna DILPHY, Leonore MANTION, Nathan EPALLE, Marine DIOT

21.23 – La lune a-t-elle une influence sur les naissances chez les animaux ? – Camille Leroux, Morgane Davin, Jérémy Favre, Noémie Beyeler, Léa Regazzoni

*21.24 – Comment expliquer la non-putréfaction du moine Itigilov ? – Margaux Carriquiry, Anne-Lise Demoulin, Noémie Fekete, Félicie Lorenc

*21.25 – Pourquoi observet-on une phase de déclin tous les 4 ans chez les lemmings ? – COUTANT Opale, CLERC Bartholomé, LOALENEUR Thomas, Lilia Douissi, Kamal Laghzioui

21.26 – Analyse d’une séquence d’émission « paranormale » – Mélanie Départe, Mélanie Blanc, Régis Alonso, Paulin Vataire

21.27 – Comment on choisit les barreurs de feu à l’hôpital de Grenoble ? – Piérine Dethez, Julia Sarrazin, Marion Souteyrat-Bréat, Hugo Lopez, Dumitru Corini

21.28 – L’opération Chaton Acoustique a t-elle réellement eu lieu ? – Yanis Oumeziane, Samir Benhalilou, Marcelline Andrianasolo, Valentin Mercet

21.29 – Peut-on croire en l’existence du Chupacabra ? – Trichanh Teddy, Pallier Antoine, Morin Baptiste, Le Garrec Elouen

*21.30 – Quelle est la validité de la pyramide de Maslow ?– Lesnier Léa, Kerkour Rémi, Brossette Brice, Couret Robin

*21.31 – les médias ont-ils la capacité d’offrir une approche pragmatique du « Deep Web » ?– Florian Marco, Benjamin Besnier, Vincent Aubert, Romain Thévenon

21.32 – Les prédictions faites par Elisabeth Teissier se réalisent-elles plus souvent que des prédictions faites sans méthode astrologique ? – Cyprien Eymond Laritaz, Laura Saulle, Grégory Vienot, Elea Paret, Anais Gouot

21.33 – Comment la forteresse de Cuzco a-t-elle put être bâtie ? – Laure Pavlov, Léana Bergonzoli, Célia Beaumond, Ihsane Rabii, Émeline Grillot

21.34 – La cure de Breuss – VALETTE Camille, OCTAU Clotilde, POUSSET Marine

*21.35 – L’influence de l’autorité d’un médecin sur le comportement des individus – Margaux Plessis, Samuel Athanase, Ariane Ancrenaz, Titouan Girod, Quentin Faidide

21.36 – Le contact physique peut-il influencer nos décisions ? – Théo Girerd, Guillaume Amieux, Stephen Brellier, Eléonore simonitto-Deletrre

*21.37 – Pouvons nous légitimement penser que la création/diffusion du virus du sida serait une conséquence d’activités humaines dans la deuxièmes moitié du vingtième siècle ? – Enzo GIOVANNITTI, Louis REYNOUARD, Andréa PRUD’HOMME, Sophie PAUCHON,

*21.38 – Il était une fois en Inde, un bébé qui prenait feu – La définition de la combustion spontanée est-elle pertinente dans le cas de Rahul ? – Maureen Gentil, Ophélie Jobert, Lucie Drouin, Lucas Garnier, Kévin Gazoufer

*21.39 – comment le syndrôme des faux souvenirs se manifeste-t-il en France ? Dans quellle mesure est-il pris en compte au niveau juridique ? – Maela Magagnin, Perrine Molliex

21.40 – Analyse critique de « the living Matrix » – Lorenzo JACQUES, Kévin BIBET, Margaux DESCOTES GENON, Julien LOPES DE CARVALHO

*21.41 – La théorie des chemtrails est-elle viable scientifiquement ? – LAROUI GAYMARD Sarah, LASSALAS Etienne, GARNIER Manon, LHOTE Noémie

21.42 – De quelle façon pouvons-nous interpréter le mythe du Wendigo ?  – Alexandre Voignier, Arthur Gamain

*21.43 – L’intervalle du diable – Chris Tatinclaux, Florent Rambaud, Nelly Diverchy

21.44 – étude sur le diable deJersey Devil – Joaquim Ferreira, Niels Toularastel, Mehdi Gherrabti, Mathieu Smarzyk

21.45 – Comment contrôler nos rêves ? – Marion Tissot, Sztrenacka, Thomas Ribeiro, Ugo Vuillermet, Dorian Joonekin-Arnaud

21.46 – Utilisons-nous la magnétite de notre corps et pouvons-nous l’utiliser consciemment ? – ROUX Mel, Sylvain Saliba, Avi Suissa et al.

21.47 – Le « vampire » de Venise – Le mythe historique face à la réalité scientifique – ROSIER Arthur, JOULAUD Camille, BARLES Rémy, JAY Louison

21.48 – Y a-t-il une preuve tangible de l’existence de trace d’extra-terrestre dans la zone 51 ? – Bérénice Midoux, Hugo VINCENT, Olivier Beutin, Baptiste Calcagni

*21.49 –Les miroirs ardents d’Archimède ont-ils été une arme plausible lors du siège de Syracuse en -215 av JC ? – FERE Antoine, AGNESE Pierre, MAIER Pauline, PASTOR Maëva, Frédéric Pérignon

21.50 – L’indignité nationale, entre droit et déshonneur – Fadila Mazouz, Jean-Loup De Saint-Phalle

21.51 – La civilisation gauloise, entre idées reçues et réalité historique – Nicolas Ivol, Flavien André, Marine André, Genevois Clément, justine Praly

21.52 – Le vampire de Venise – Cyril Joubert, Lucas Volle, Ludovic Peysson, Clémence Brissot

*21.53 – Les pharmaciens sont-ils capables de négliger la santé d’une personne fragile au profit de médecines alternatives –Nicolas Castano, Juliette Laplante, Nils Defauw, Sarah Sibeud, Marjolaine Serre, Manon Caire-Fontana

21.55 – Expliquer et reproduire une cécité au changement – Estelle Reymond, Elisa beaugrand, Mariya Rutyna, Logan Villard

21.54 – Sophismes dans Thank you for smoking – Pierre-Alexis Krstic, Robin Aucordier

21.55 – Expliquer et reproduire une cécité au changement – Estelle Reymond, Elisa beaugrand, Mariya Rutyna, Logan Villard

21. 56 – Le chupacabra : un mythe ou une réalité ? – Florian BICHET, Simon FAURIEL, Mathis GARDET

21.57 – Influence de la musique sur nos comportements – Fiona Chiri, Morgan Ramis, Camille Briottet, Yohan Ricolleau

21. 58 – Quelle est la validité de la pyramide de Maslow ? – Marine Bernabeu, Emilie Bidaud

21.59 – écholocation chauve-souris – Habou Bakar Ismael

*21.60 – En quoi la scopesthésie suscite-elle autant de polémique de nos jours ? – Pauline Marietta, Aurore Michallet, Estelle Parent, Magali Pelissier

21.61 – Série LOST : les phénomènes mystérieux de la série ont-ils une explication scientifique ? – Loris Martin, Micha Megret, Salim Simakan

21.62 – La notion de terrorisme – Samar Abou-Jaoud

21.63 – Est-t-on sûr que c’est Francis Bacon qui a écrit les œuvres de Shakespeare ? – Mathilde Rochart

21.64 – Foudre en boule – Juliane Rizzo

Rattrapages

21_A – le la 432hZ sources et études – Baptiste Messina, Didier Florent

21_B L’ordre du temple solaire : quels furent les méthodes de recrutement employées ? Colyne Cochet

21_C – L’effet Kirlian – Avi Suissa

21_D – Peut-on capter des voix du passé dans les microsillons des poteries anciennes ?

Marion Souteyrat-Breat

21_E – Les Illuminati de Bavière – Philippe Moerman

21_F – Colliers d’ambre et dents de bébé – Piérine Dethez

Saison 22 : mai 2016

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*22.01 – Homéopathie, le savoir des pharmaciens – Thibaud Aymoz-Bressot, William Blanc, Anaëlle Brion, Lise Brun, Yoann Julliard, Wivina Marcellini, Thomas Mercier, Cheyenne Pilloud, Marina Pons, Noémie Riedinger

*22.02 – Vertus curatives de la forêt de Vallin, où en est-on ? – Daniel Charbonnel, Cyril Chardon, Kevin Bibet

22.03 – La musique a-t-elle une influence sur les animaux ? – Victoire Lelong, Artur Dizin

22.04 – Les magnétiseurs peuvent-ils soigner ? – Charlotte Poligny

22.05 – Quelles sont les origines des pensées magiques liées au dégoût dans notre société ? – Salomé Claude, Marine Foray, Camille Exertier dit Monnard

*22.06 – Les arguments scientifiques avancés par Monsieur Thierry Souccar sur le lait de vache permettent-ils de sérieusement nous alerter sur sa consommation de masse ? – Fanny La Manna, Mehdi Djeghdir, Julien Noirat, Millian De Magalhaes

22.07 – Acupuncture – bilan scientifique sur la douleur, et mécanisme Agnès Chene, Amandine Sola, Coralie Thomé, Laurène Trollier, Mélanie Valente

*22.08 – La tisane qui fait dormir Karine Bouhid, Teddy Merle, Raphaël Mestre, Axelle Vitalis

22.09 – Les tisanes pour dormir, nous endormirait-on ? – Dorian Callegaro, Léo Dal Moro, Léo Sztulzaft

*22.10 – La vague – The third wave – Ronan Clerec, Andréine Uliana, Johanna Vattier, Laetitia Masso, Juliette Conjard

22.11 – La vague , une histoire houleuse – Mathilde Armand, Margot Hardion, Kevin Horngren, Amira Haddad, Marion Coves

22.12 – L’expérience de la vague a-t-elle vraiment existé ? – Merve Kolbasi, Ami Sidibé

22.13 – l’expérience de la 3ème Vague – Thibault Sarter

22.14 – Mécanismes de béatification et de canonisation – Steven Tinoco Tea, Justine Tredez

22.15 – Analyse de la validité scientifique des mécanismes de béatification et de canonisation dans l’Église Catholique – Alicia Billard, Nicolas Bardinon

22.16 – Série Lie to me : la théorie des lapsus faciaux de Ekman est-elle valide ? – Yoann Soulier, Thibault Nicolas, Bastien Valverde, Mathilde Rochart

22.17 – Série Lie to me : la théorie des lapsus faciaux de Ekman est-elle valide ? – Valentin Descormes, Jessie Pras, Valentin Thery

22.18 – Série Lie to me : la théorie des lapsus faciaux de Ekman est-elle valide ? – Émeline Garcin, Mathilde Herrero, Laurie Laffont, Sébastien Ruiz, Geoffrey Vallet

*22.19 – Série Lie to me : la théorie des lapsus faciaux de Ekman est-elle valide ? – Océane Bequie, Mégane Gellens, Clémence Pecarella, Clément Plantade, Héloïse Poirot, Noémie Zeby

22.20 – Série Lie to me : la théorie des lapsus faciaux de Ekman est-elle valide ? – Honorine Caillat-Truitaz, Mathilde Faure-Sartore, Margaux Maurice, Déborah Merceron

22.21 – Peut-on généraliser la théorie de Paul EKMAN à l’ensemble des individus présents sur terre ? – Jules Delpech, Emma L’helgoualch, Valentine Msika, Lucien Moins, Océane Pallandre, Jeanne Philippe

22.22 – La synergologie est-elle fiable ? – Younès Benslimane, Inès Grib, Clément Jacquet, Mélanie Millioz, Marcelline Samadane, Arthur Sibut

22.23 – Les micro-expressions : la théorie de Paul Ekman – Magali Arnaud, Vithya Kirubakaran, Kenza Maddalena

22.24 – Manies dansantes de Strasbourg en 1518 – Yann Anquetin, Justine Bergeron, Jéromine Boizot, Lucine Hugonnard

22.25 – Cancer et rôle de l’état psychologique – Camille Chaulaic, Tristan Dieny, Mathieu Klein, Alexandre Leuillet

22.26 – Les substances aphrodisiaques – Sophia Coffy, Margot Evrard, Maël Favre, Margaux Lambusson, Camille Penelle, Camila Takhedit, Fleur Vernier

22.27 – Cristallisation émotionnelle de l’eau – Émilien Beziat, Paul Charpiot, Cassandre Duclaux

22.28 – Biotypologie – Jean de Bony – Léa Albayeh, Mylène Le Caër, Marion Louvet

22.29 – Le prix d’une vie – Lucie Rizzo, Hugo Vincent

22.30 – Quels sont les facteurs pouvant faire varier l’évaluation du prix d’une vie ? – Camille Dusserre, Ruben Harutyunyan, Olivier Nashawati, Faustine Relange

22.31 – L’examen polygraphique est-il réellement infaillible ? – Laura Boulogne, William Bourgeois, Valentine Casali
22.32 – Les sépultures « déviantes » de Kilteasheen – Solenne Barry, Matthieu Béal, Iliana Ghazali, Heniek Katgely, Bastien Terrier

22.33 – Enfants indigos & Kryeon – Laura Gourmelen, Manon Hermann, Anaëlle Jordan, Morgane Joubert

22.34 – Chromatothérapie – Cassandra Negro, Maëlle Pelerin, Aurélie Perrier, Théo Stival

22.35 – L’affaire du Pain Maudit de Pont-Saint-Esprit – Cléa Boiron, Sarah Ducreux, Ingrid Eyrolles, Léa Houbre

22.36 – L’affaire du pain maudit de Pont-Saint-Esprit – Quentin Durieux, Arthur Flaget

22.37 – L’association pédophile North American Man/Boy Love Association (NAMBLA) – Dimitri Evstratov, Nathanaël Jacquier, Mevlude Kocak

22.38 – Mécanismes de l’hypnose de spectacle – Maude Cavaliere, Emma Kerdu, Thibaud Leclerc, Méline Zenati

22.39 – L’influence de la Lune sur les crimes – Melyna Barbuto, Marie Vialet, Anissa Yahia-Bey

22.40 – Y a-t-il une corrélation entre la lune et la natalité ? – Laura Genty, Marilyne Grosjean

*22.41 – Barreurs de feu – critères de sélection à l’hôpital de Grenoble – Solène Jouanny, Sébastien Jouslin, Benoît Jousseaume, Maryse Napoleoni, Charlotte Pascault, Trygve Prestgard

22.42 – Les barreurs de feu ont-ils une influence sur leurs patients ? – Giovanny Bellune, Lamine Bensalem, Alexandre Bouquet, Florence Rebsamen

https://youtu.be/1T5biYffJkU Témoignage Patrick Meunier

https://youtu.be/P7hovNWGa-M Témoignage Claude Banes (version courte)

22.43 – Napoléon Bonaparte : la partialité dans le traitement de l’histoire ? – Joséphine Bourgeois, Loïck Kalumuna

*22.44 – Archéologie et nazisme – Léo Francke, Maël Morel, Dorianne Santo, Meriam Zorgati

22.45 – Les politiques de santé traduisent-elles des enjeux contemporains ? – Ninon Gagliardini, Ayoub Goubet, Ikram Regragui

22.46 – Est-il raisonnable d’être climato-sceptique ? – Tristan Brazon, Paul Chauvigné, Pablo Compargue, Maxence Do, Guillaume Rinaldi

22.47 – La sympathicothérapie – Chloé Laurent

22.48 – La sensation d’être observé est-elle un hasard ou sixième sens ? – Hugo Coquet, Sébastien Denis, Rodrigo Costa Gabriel, Kimberley Guthfreund

22.49 – Osmanagic et les pyramides de Visoko – Florine Borrel, Florian Della Gloria, Boris Gagnière

22.50 – Osmanagic et les pyramides de Visoko – Ewann Lotz, Maxime Ory

22.51 – Les expériences de sortie de corps – Maëva Fabert, Rémi Guella, Romane Morati, Priscilia Morel, Florian Vallin

22.52 – Influence de l’autorité des médecins sur le comportement des individus – Erwin Durand, Geoffroy Dussy Lachaud, Alizée Faulconnier, Eva Garda, Elsa Gourdon, Medhi Luciano

22.53 – CHS , le cas Kazmierczak – Antoine Bard, Alexis Bertrand, Dorian Demars, Mickaël Elliott

22.54 – Rêves lucides : jusqu’où peut-on aller et quelles sont les limites ? – Nicolas Audemard, Quentin Aubert, Julia Peytard

22.55 –Le cas Eleonora Zugun – Charlotte Blazy, Eva Berceron, Emilie Bozonat, Hugo Castejon, Léa Corbieres

22.56 – La pyramide de Ponzi – Loan Beloeil, Thomas Biancato, Pierre Chiaverina, Antonin Malcles, Pablo Maniglier

*22.57 – Test de l’affirmation PNL : quelqu’un qui ment regarde vers la gauche, quelqu’un qui dit vrai vers la droite ? – Adrien Alexandre, Perrine Breyton, Kimberley Brun, Julie Malige

*22.58 – Thierry Souccar et le lait – Matthieu Battier, Elda Bauda, Vincent Chauveau, Blandine Lyonnard, Justine Pagnier, Baptiste Serre

* ? 22.59 – Étude comparative entre la lutte des bonnets rouges et le mouvement originel dont ils se revendiquent – Lucas Bourjaillat, Lucas Gaudinat

22.60 – Colliers d’ambre et dents de bébé : origine et vérification – Ema Berramdane, Axel Greub, Loti Kornmann, Tanguy Mégevand

22.61 – TCI, channeling – Maxime Grossi, Manon Lisambert, Linda Mikhail, Agathe Moret, Alex Picon

22.62 – L’étoile KIC 8462852 et ses scenarii extraterrestres – Philippe Coulon, Maxime Jaunatre, Christophe Tatinclaux, Madeleine Villeminot

22.63 – La validité scientifique des théories d’Alfonso Caycedo, fondateur la sophrologie – Abdelmajid Badaoui, Manon Descombes, Anthony Di Gioia, Lisa Rutigliano

22.64 – Véracité et mythes de la vie et des miracles de Padre Pio – Charlotte Beauclair, Claire Blanquart, Léa Chambon

*22.65– Les expériences de sortie de corps Paul Cange, Guillaume Ensenlaz, Marine Reboullet, Chloé Sudre

*22.66– La carte du Vinland est-elle un faux ? – Julien Debard, Félicien Giraud

22.67 – Test de l’affirmation PNL – Katia Joud, Didier Kelian, Benjamin Lopez, Matea Raznatovic Mrdak, Benjamin Régnier

22.68 – Médecine quantique et MORA – Hadrien Bejuy, Maxime Chevaux, Adrien Rosuel, Guillaume Vero

22.69 – Analyse des bases scientifiques du respirianisme – Louana Boroli, Lucille Capdevielle-Fidel, Maëla Lemercier-Pinier, Hippolyte Séchaud

*22.70 – Le statut ambigu du baume du Tigre – Mathilde Argoud, Camille Coutaz, Fracy Damoune, Ilona Dos Anjos, Robin Durand

*22.71 – La pratique du Reiki – Sonia Bouaicha, Yoann Boucard, Marie Bouvier, Thi-My-Phuong Do, Alexandre Gaïd-Bonnet, Sylvain Sasse

*22.72 – la carte de Piri Reis – Théo Baudry-Sherry, Elisa But, Mouctar Mamadou Diallo, Lounis Miloud

22.73 –Quelle est l’efficacité propre des substances aphrodisiaques ? – Léonie Ehrig

22.74 – Prix d’une vie – Raphaël Ardito

Rattrapages

22A Affaire Biotrial – Maxime Nitsche

22B Affaire Jacques Masset – Zakarya Khelif

22C Traduction Recueil moisissures – Amel Houda Mediouni Semrouni

22D Croyances laos + Traduction Recueil moisissures – Vithayasack Sirimanotham

22E Traduction Recueil moisissures en arabe – Hnida Aouatefe

22F Affaire Jacques Masset – Sirine Naceri

22*G Affaire Yang-Ting – Garance Jacquot

22H AMM homéopathie – Kim Barret

22I Peczely et la chouette – Leyla Avci

22J Faux souvenirs induits – Pablo André

22K What the bleep – Michael Dehais

22L Femme de Vicessous – Anissa Yahia-Bey, Melina Barbuto

22M Claude Sabbah – Margaux Maurice

22N Affaire Yang Ting – Evan Plantier

22O Traduction ouzbek – Yassin Babouri

Saison 23 : décembre 2016

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23.01 – Les sorcières de Salem – Estelle FINE, Juliette GAUDET, Julie JEANBLANC, Maud SENAC

23.02 – Y a-t-il une influence de la lune sur les naissances / sur les crimes et délits (effet transylvanien) ? – Evanne ASTIER, Mathilde FAURE SARTORE, Sophie SENG, Tiffany TRIBOULIER

23.03 – Y a-t-il une influence de la lune sur les naissances / sur les crimes et délits (effet transylvanien) ? – Seher CELIK, Ilies GHERSA, Paul HENRY, Clément MEJEAN, Laurane MOLLARD

*23.04 – Test de l’effet Knobe – Thomas FAUCHE, Antonin.MACLES, Emilien MANTEL et Béranger SCHWAB

23.05 – Les possédées de Morzine – Lauren CHARLES, Alicia CHARLET, Laureline DELAHAYE, Maëva NIANG

23.06 – Peut-on mesurer l’effet des messages d’amour sur la cristallisation de l’eau de Masaru Emoto ? – Christopher ALLENE, Jean-Baptiste BIQUARD, Laureen BRUNET, Lucas PORLAN

*23.07 – Test de la sensation d’être observé, ou dans quelle mesure l’apprentissage sceptique peut-il influer sur l’apparition du phénomène de la sensation d’être observé ? – Thomas BADIN, Mina BERNARD-SALMIRS, Mana BOURDET, Clémence CHARLES, Alexanne CHESNEAUX, Laura CITTADINI, Simon DADER, Laurine DELORME, Doriane DEPUYDT, Julia DWORAK, Coralie EYNAUD, Johan FERRAZZI, Charlotte GENIN, Sylvain GUICHARD, Paul MARSEILLE LABRANCHE, Océane MASOERO, Césame MELCHER, Lucile RUEL et Anaïs SETTURA

23.08 – La sensation d’être observé – Ménélic BAUDOIN, Kahina BOLLET, Lona GUILLEMIN, Florie GUMERSINDO- JAMET, Anne-Sophie MARGUERITTE

23.09 – Le rôle des médias dans la société civile d’aujoud’hui – Milan JAKOBIZ, Axel ONIFADE, Valentin SABINA

23.10 – Refus d’un texte de loi proposant un frein à la prise en charge psychanalytique de l’autisme – Camilia DEBBICHE

23.11 – Hypothèses non psychanalytiques à la pédophilie – Charlène NOGARO, Véronique SABATIER, Pauline VALLERAN

*23.12 – Bushido, historicité et mythes – Lucie FLATTET, Alain LEONARD, Louane MATUSZCZAK et Marine PASCALIS

23.13 – Pouvons-nous prouver l’influence de l’autorité d’un médecin sur le comportement des individus ? – Victoria BELLI , Charlotte MARTIN, Mathilde MARTINS, Rosario WASHINGTON

*23.14 – La scientificité des motifs d’accusation de sorcellerie de la fin du XVème siècle jusqu’au début du XVIème siècle en France – Chloé LE BRET, Quentin MARX, David MONTALVO, Morgane ROISSE-MERLIN et Thibault VERNET

*23.15 – L’affaire du pain de Pont-St-Esprit – Emilie BERNAZ, Cécile HERAUD, Baptiste REYNAUD, Clémentine STEPHANT et Laura VUAGNOUX

23.16 – Y a -t-il des hypothèses non-psychanalytiques à la pédophilie ? – Hugo LAGOUGE, Fanny PEBRE, Léa PHIMANAO

23.17 – Chromatothérapie – Pauline DORMES, Charly PATRAT, Martin ROCHAS, Moein SARHADI

23.18 – Influence lunaire et féminité – Salomé CARLE, Gabrielle COTILLON, Lisa CROCE, Margault DESMALES, Louis PRUDENT

23.19 – Limites de l’influence de l’autorité des médecins sur les individus – Léore ALOY-MANIGLIER, Virginia BALLON, Mélissa BARREAU, Roxanne TERRAL

*23.20 – Le discours climato-sceptique, ou Claude Allègre, l’imposture climatique ou la fausse écologie – Iliana BITZBERGER, François EYRAUD, Corentin FOL, Makan GANDIT et Félicie THORAVAL

*23.21 – Le fluor – Mathilde DIEUMEGARD, Océane MANGEL et Audrey MARNAS

*23.22 – La rationalité dans l’analyse néo-classique est-elle fondée ? – Thomas BOYER, Ronan JEZEQUEL, Laurent JUVENET, Alexis LAURENT et Nawel REY

23.23 – Comment un exorciste fait-il pour détecter une personne possédée d’une personne non possédée ? – Matthieu BERNARD, Nicolas PEREIRA

23.24 – Partialité dans le traitement de Napoléon Bonaparte – Lucile BERTHOLLET, Damien CAPLET, Tom DIAZ, Adam LAROUSSI , Matvei PAVLOV

*23.25 – Régime GAPS et autisme – Hugo GALLIEN, Anaïs GRILLET, Camille MARTINIE et Nolwenn MARQUIS

23.26 – Black mass et le satanisme – Rachida HATFOUT, Baptiste LEMETTRE, Inès TGUAFAITI

23.27 – Hypnose de spectacle – Thibaud HENRI, Antoine LAUGIER, Valentin RODRIGUEZ, Antoine

SAINT-JEAN, Olivia TOURNIER

23.28 – La Lune – Nisrina ABDELKADER, Brice CHIRON, Antoine MARTIN, Camille MEUNIER, Julie RAYNARD, Loan VAN GELE

*23.29 – Le fauteuil de la mort – Marine AGNEL, Fabrice BOUTET, Lorraine DUMONT GIRARD, Marine DUNIER, Emilie GAUTHIER et David MARTIN CHEVALIER

*23.30 – La théorie du grand remplacement de Renaud Camus, ou notre civilisation est-elle en train de disparaître ? – Marylou BLONDIN, Salomé MAMY, Clementine MARTIN, Scott McGUIGAN, Idris SHAH et Jahm-Aldinne SPELO

23.31 – Faire gargariser le lait par des femmes blanches et riches le purifie-t-il ? – Olivier BEUTIN, Baptiste CALCAGNI, Wesley CARSOULLE, Benoît LEGUAY

*23.32 – Lampes en cristal de sel – Kim BARRET, Alice BATTAREL, Clara MOSCA, Benjamin TAM et Fanny VIDAL

23.33 – Réseau Hartmann – Paul ARMAND, Claudia AROD, Célia BOUZEMBRAK, Emilie JAHIER, Lucas METREAU

23.34 – Les sorcières de Salem – Priscilla BERINDEI, Candice GEINET, Cédric GENIN, Manon LANOS

*23.35 – Le suaire de Turin, par Sarah CORTAY

23.36 – La transcommunication instrumentale et le channeling – Célia COLIN, Violaine HERNANDEZ, Thibaut LOCOLAS-RIO, Mickaël MOUNIER, Marine SEVELIN

23.37 – Un code d’honneur appelé bushido a-t-il dicté la conduite des samouraïs japonais ? – Lorenzo PORCU, Lucille RUBBO-PERRIN, Fayçal SLIMANI, Lisa SORIANO, Tarik TASALP

23.38 – Quel est le savoir des pharmaciens sur les fleurs de Bach ? – Florian BROT, Pierre-Louis DIDIER, Mathias FAVRE PETIT MERMET, Mattis MEHADJRI, Swann RUYTER, Pablo THOMAS

23.39 – La sensation d’être observé – Elisa BOURHIS, Florian DUPRAZ, Jérémy GATTA, Maylène GILLET, Sylvie MALEAPPANE, Alexis VIARD

23.40 – Les sorcières de Salem et protocoles mis en place – Lamia EL HERROUF, Julien ESCALLE, Sarah OLLIVIER, Sophie RIALLAND, Blandine RIBOTTA

23.41 – Les tables oui-jà – Victor PEPIN, Hugo REBOULET, Rémi ROUSSEAU, Benoît SONZOGNI

*23.42 – La partialité dans le traitement historique de Napoléon Bonaparte – Théo BOURGEOIS, Jordan DEMMER, Avo GHARIBIAN, Mathieu TANTOLIN et Rémi RICHOUX

23.43 – Le mouvement grenoblois anti-vaccin – Noémie ARNAUD, Félix GUEGUEN, Samuel GIRAUT, Jérémy GUILLAUD, Adeline ROCHATAIN

23.44 – Le pranisme – Marianne ADAMS, Éléonore ANNEQUIN-DIGOND, Charlotte DENOS, Manon GILLES, Mathilde OSTERNAUD

23.45 – Tester le protocole Ganzfeld – Zoé BONNET, Théo BOUIX, Dorian BUSTOS, Lléna CONNAN, Zak FLEURY-DENAIX, Frédéric JOSSERON

23.46 – Les médiums ou les radiesthésistes sont-ils capables de retrouver efficacement des personnes disparues ? – Guillaume COLLAIN, Aleksis HALLIER, Paloma LANCHIPA, Clément METHE, Guillaume

PATTOU, Maëlys RYO

23.47 – Biais dans « The living matrix » – Cyril CORSO, Hugo DUTOIT, Baptiste FAURE DARAN, Salomé MAURY

23.48 – Projet Mk-ultra – Quelles sont les limites du réel du projet ? – Isaac HAMMAMI, Amélie MANDON, Camille MARCQ, Julien PEREZ, Alice VIARD, Maëva VIGNON

*23.49 – Le projet MK-Ultra et la mort toujours étrange du scientifique de l’US Army Frank Olson – Bertrand GAUSSENS, Valentin MOULIN, Diego PENA AGUILAR LlOTARD et François VIEUX

23.50 – L’être humain peut-il seulement se nourrir de lumière ? – Lucie BONNEFON, Chloé MAHIEU, Claire RACT, Juliette TRIDON

23.51 – Le prix d’une vie – Pierrick FROTTIER, Hélène MARGIRIER, Sirine PORTE

23.52 – Dérive sectaire en psychanalyse – Patrice ÉLIE, Loris LUIGGI, Guillaume MURA, Alexandre VOIGNIER

23.53 – Les Possédées de Loudun – Hugo CARRETEY-DARLET, Robin DETURCHE, Léo HIVERT, Nemanja JELACIC, Ilona JOUBERT, Floriane MOINE-PICARD

23.54 – Le projet MK-Ultra – Julien BERLAND, Gaël DE BONIS, Maxime GARDET, Dylan MORTREAU, Yves PERRISSIN-FABERT

23.55 – Le projet MK-Ultra – Clément BERGMAN, Anaïs LAVOREL, Frédéric MARCANTONI, Maude TAGAND, Romain THIVOZ, Marion WALTER, Loïs SYLVESTRE

23.56 – Le projet MK-Ultra – Grégoire COUTURIER, Nolwen KERLOCH, Aurélien RIGOTTI, Tania SOLIER-BRIN

23.57 – Combustion humaine – Guillaume DUHEYON, Maël GRAFF, Provence MAHJOUB BONNAIRE, Quentin SELLIER

23.58 – Colliers d’ambre, efficaces ou non ? – Vicky ESCH, Mélanie SIMON

23.59 – Mariés au premier regard – La compatibilité amoureuse relève-t-elle du domaine scientifique ? – Lucas COMBIER, Laurène SEYRAC, Élisa SIMON, Amélie SOMMEREUX

23.60 – L’influence d’autrui – Guillaume ALBOUY, Cloé MURDINET, Salomé SANCHEZ, Laura SARACINO, Antonin SGRO, Dylan TAVANT

23.61 – La Lune a-t-elle une influence sur les crimes et les délits ? – Maya Narindra, ANDRIANARIJAONA, Céline Chankessani NGINN

23.62 – ?? Célia ANTONIOTTI, Teddy ARMONIA, Giovane BRETEAU, Hugo DE CARAVALHO

*23.63 –La proposition de résolution Fasquelle sur l’autisme, étude de son rejet et de son traitement médiatique – Grégoire COUTURIER, Nolwen KERLOCH, Aurélien RIGOTTI et Tania SOLIER-BRIN

23.64 – Pourquoi certains députés ont proposé une loi interdisant la prise en charge de l’Autisme par des méthodes psychanalytiques ? Et pourquoi cette loi a été refusée ? – Sonia Haoues

Saison 24 : mai 2017

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24.1 – Chromatothérapie – Lucas MOREAU, Jessica CHOMET, Thyann CHUREAU, Océane GRASSET, Pierre VAN BAAREN

*24.2 – La Programmation Neurolinguistique : étude du modèle Walt Disney de R. Dilts – Manon DUGIT-PINAT, Quentin PICCOLI, Lisa PAILLUSSIERE, Elsa BROCHIER, Elisa DECOURCELLE, Rayan HACINI

*24.3 – Y a-t-il une influence de la lune sur les naissances / sur les crimes et délits (effet transylvanien) ? – Shaan PREVOST, Noémie JULITA, Iris PAPAIOANNOU, Alysée DIJOUX, Marion BLAIN

24.4 – Malléabilité de la mémoire, quels sont les mécanismes des faux souvenirs – Emmanuelle FILLAT, Lara NOBLE, Florinne MARLANT, Morgane TERME

*24.5 – L’efficacité des médiums lors d’enquêtes policières est-elle prouvée ? – Francis DEVAUX, Rémi CHAMPON, Tristan CHAPUS, Céline CHARLES

24.6 – Faut-il croire en la PNL ? – Soufiane SAJIDE
24.7 – Radicalisme : les terrorises sont-ils « sous-éduqués ? » – Awatef ASSAL KHIMECHE, Maël SERRANO, Leïdja PREVOST, Baptiste GRAND, Pierre CHIAVERINA
24.8 – Est-il raisonnable de faire partie d’un système de Ponzi ?– Isabé LAROCHE, Aurélie PONTON, Kerrian MINIAC, Lois MICHEL-MAZAN, Théo MICHEL, Tristan MATHON-VAUQUELIN
24.9 – La lune a t-elle un effet sur les naissances ? – Lisa NUTTALL
*24.10 – Homo Pongoïdes, l’homme congelé du Minnesota – Hugo VALDENAIRE, Félicien MARGUERETTAZ-MAIRESSE, Alexia BENDRIS, Mathilde CHAMEL
*24.11 – Mémoire des enfants. Étude de cas : l’affaire d’Outreau – Morganne ARNAUD, Léa LISI, Anastasia LESNE, Romain BALDUCCI
24.12 – Mythe et historicité du Bushido – Quentin LEGER, Ezra MOLKO, Samantha CALLEGARI, Paul GANDINI, Angelina ZACCANTI

24.13 – Quels mécanismes peuvent expliquer la déconsidération d’un problème de santé public et la sous-évaluation du risque des maladies professionnelles consécutives à l’inhalation de poussière d’amiante telles que l’asbestose et le mésothéliome pleural ? – Edgar MATRINGE, Alexis ZAPPA, Rony BOUYER, Lisa ORIOT, Valentin DING, Antoine GIMBERT
24.14 – Le clitoris, entre croyances, sciences et pratiques – Fanny COQUARD, Ilona MARCHAL, Floriane DUGAIN, Antonin LAMOTTE
*24.15 – Les sépultures déviantes de Kilteasheen – Arthur SERBAT, Roman CHARVIER, Carla DAMIRON, Mélodie DUPRE, Yoshua PINERA, Pierre-Vincent BARBON
24.16 – Peut-on prouver l’efficacité du phosphénisme sur l’accroissement des capacités cérébrales? – Manon MOUTENET, Eliott WEIR, Louise MONDOLOT, Félix JAMBON, Mélis BELMOKADEM, Manon MOURIER BAROU
24.17 – L’existence de Jésus-Christ est-elle plausible ? – Isaac JUSTON, Zoé SCHUSTER, Thomas SELLAMI
*24.18 – L’existence de Jésus Christ est-elle plausible ? – Gabriel ROGER-MARGERITAT, Amelle ZITOUNI, Angélina COQUELIN, Yannis VECCHIALI, Marie DANTONNEL
*24.19 – Les raisons de censure peuvent-elles être similaires dans les pays du Maghreb et en France ? – Wissem MHANI, Hanan MOUNTAZIH, Majdouline MERRI, Nora JAAFAR, Simon MARSEILLE
24.20 – Rêves lucides – Julia PARISOT, Chloé GIME, Louise CAREL, Alycia NAU, Alexandra BARDOS
24.21 – Les techniques pour faire des rêves lucides sont-elles prouvées ? Si oui, lesquelles ? – Héloise VOSSIER, Brice NIES, Margot SALEN, Anais VAILLANT
24.22 – Sur quels fondements reposent les rêves lucides et quelles sont les hypothèses mondialement reconnues ? – Marie THERON, Donia TEBOURBI, Francesco BONIFAZI, Louis FERNANDEZ, Etienne BOUCHET, Maxime MOISSON

*24.23 – Test de Wason, biais de confirmation, d’appariement, influence sociologique – Martial DAMAISIN, Anthony PRUDENT, Mohamed LAALIAOUI, Arnaud TUPIN
24.24 – Test de Wason – Thibault CARLETON, Damien DUBLE, Aurélie MIGUET, Siliako HEITEKAVA, Inès ZITOUNI, Clément LEROY
24.25 – Le packing comme méthode de soin des autistes – Sean CAPPE, Simon CHARLES, Charly CAUDOUX, Benjamin REGGANE
24.26 – Dans quelle mesure l’hypnose de spectacle révèle-t-elle des mécanismes potentiellement dangereux ? – Wendy GAUTHE, Léa SONNERAT, Joris ROUILLON, Titouan TARDY

24.27 – La sensation d’être observé – Mickaël TONDELA, Elsa SEGUIN, Morgan SALVETTI, Elisa TERRIER, Guillaume AMBEL, Donatien BERTSCHY
*24.28 – Le protocole Ganzfeld permet-il de mettre en évidence l’existence de la télépathie ? – Émilie COUTIER, Mathilde CHAPELAY, Camille TRIBOUT, Anaïs DANIEL, Antoine ROTIVAL, Antoine DROBECQ, Thomas GUEVARA, Marion CARRE, Jules GUITTERREZ, Rayan HACINI, Dylan GUILLIOZ, Maxime VALENTIN, Thomas GARDON, Mathieu SAVIN, Benjamin METHE, Sylvain BUSCOZ, Marion CARRE, Antoine ROUX
24.29 – Le protocole Ganzfeld – Alexis NEVEU, Lena MANIN, Jérémy MARTINET, Margot MAGNENAT
*24.30 – L’expérience de Ganzfeld prouve-t-elle l’existence d’un paramètre de nature télépathique entre deux individus ? – Bastien SAVIN, Noélie GANIVET, Timothée MUNSCH, Esteban GARCIA
24.31 – La critique du traitement médiatique de la découverte de Lucy – Maxime ORY, Ewann LOTZ, Damien HUET, Arnaud RICHIERO
24.32 – La combustion humaine spontanée, testabilité de l’expérience de Gee – Mathieu VIENNOIS, Quentin LAVERTON, Melissa ARTALLE, Sybille ROUGÉ
24.33 – Channeling – Léa GENTHON, Camille GUIDI, Mathieu BERNIS, Flavie BASIANON, Héloïse FONTANA, Matthieu AGUILERA, Naël HAMZA, Sana MZATI, Seher ADAM, Théo CROS
*24.34 – Les arguments de la NAMBLA et de la René Guyon Society sont-ils valables au regard de la science et de l’analyse rhétorique ? – Charlotte MARTIN, Noémie MALOSSANE, Childeric DEZIER, David MIMRAN
24.35 – Les enquêteurs du XXe siècle pourraient-ils nous donner des preuves concrètes sur la possibilité d’un monde souterrain tel Agartha ? – Valère EICHINGER, Hugo PARNOT, Baptiste CHABAUD, Florent MARQUET, Charlotte LATARGEZ, Méverick GRAUX, Fabien ROSARIO-GALLO

24.36 – La mémoire de l’eau – Expérience du riz de Emoto – Dylan LEONE, Sonia TAAMALLAH, Léo BELLO, Vincent DEVESA
24.37 – Quelles sont les hypothétiques origines du Bloop ? – Damien SOUBEYRAND, Pierre-françois MOTTE, Niels ROBERT, Valentin THOMAS, Victor DOUET, Erwan MANCEAU
24.38 – Enquête sur le mouvement grenoblois anti-vaccin – Florent AUFFRET, Simon FREL, Julien BADII
24.39 – La cure Breuss a-t-elle une validité scientifique aux yeux de la médecine conventionnelle ? – Caitlin BRIDGE, Imane BOURELAF, Célia FERRIER, Bénédicte COURANT
24.40 – La gendarmerie fait-elle appel à des médiums en cas de disparition, et si oui avec quels efficacités? – Emmanuelle LEO, Déborah MARCON, Sarah MARTINEZ
*24.41 – La statue de Vercingétorix d’Alise-Sainte-Reine est-elle réaliste ? – Solène DELEGLISE, Caroline FACCHINI, Arsène MARQUIAND, Théo MAZOYER, Antoine PICAROUGNE, Adrien RASATA
24.42 – Le nécrophone de Thomas Edison – Loïc HOUDEBINE, Nicolas HUCHET, Alexandre CLEYET-MERLE, Martin MUET
*24.43 – Les arguments anti-avortements sur le syndrome post-abortif sont-ils valables ? – Salomé BURGET, Deborah TORRES PEREIRA, isadora MATHEVET, Mélanie MILLIOZ, Priscilla FREYDIER, Dorine LAMPASONA, Aurore CHATELLET, Sarah BALDIN-BRESSOT-COIMBRA, Valentine LAIZEAU

24.44 – Test d’un nouveau protocole de l’expérience de Zener – Quentin LAUSSINE, Elea-Jana SMITH, Megan LOMBARDI, Deborah DINDINGER, Alex GRAND

24.45 – Par quel moyen les sectes arrivent-elles à avoir une emprise sur les personnes de pouvoir ? – Arthur BRUN, Jérémie BRAT, Christopher MORANGE, Mathieu ASENSIO, Léna MOINS, Jade VIGREUX, Kiyane ZOBRI
24.46 – Argumentaire de la Nambla et de la Rene Guyon Society – Lola SBORDONE, Lucie DEREUR, Paul MARCUZY, Juliette LARMARGNAC, Laëtitia CAUQUIL
24.47 – Le mouvement raëlien – Clara FUSERO, Faustine COMBIER, Sara MOULIN, Anaïs POUCIN

24.48 – En quoi l’humour augmente-t-il l’intérêt d’une publicité ? – Wassim CHARFEDDINE, Hugo DA CRUZ, Sammy BEDIM, Mohamed EL HAKOUNI

24.49 – Quelles théories permettent d’expliquer le fait que les personnes qui croient au paranormal sont témoins de plus de phénomènes qu’elles jugent paranormal que les personnes qui n’y croient pas ? – Noémie POIRIER, Anouk BOISSY, Antonin HUNERFURST

Saison 25 :  décembre 2017

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25.1. Les réussites alléguées de la planche oui-jà reposent-elles sur le principe idéomoteur ? – Yaëlle BUISSON, Coline GRANGE, Victorine GUIHANO, Johanna HAILLOUD
25.2. La commercialisation des phéromones humaines repose-t-elle sur des bases scientifiques valables ? – Clémentine BEDOCK, Corentin BRAULT VANDAME, Lénaël BUTTON, Adam KNEITZ, Claire LAMBERT
25.3. Éjaculation féminine – mécanismes scientifiques, part de mythe – Manal CHIGUER, Joanna FLUTEAU, Nathalie GOUOT, Marianne RIOCREUX-VERNEY
25.4. Les forces de l’ordre font-elles appel à des médiums en cas de disparition ? Si oui, avec quelle efficacité ? – Elisa FABBRO, Emeline BOEUF, Thibauld BERANGER, David LAMBERT
25.5. Peut-on prouver l’efficacité des fleurs de Bach ? – Tien NGUYEN-PHUC, Nina REVOL, Lucie BOISSONNET, Mathis BEN ALI, Raphaëlle JAY, Morgane ROGER-MARGUERITAT
25.6. Y a-t-il un lien scientifique entre la lune et les comportements violents ? – Marion BERNARD, Constance BEGHUIN, Meryl CAÏADA, Louna BOZKIEWICZ, Élodie CHRISTOLOMME, Sarah DELLA-BALDA, Nina BAUDIN
25.7. La lune influence-t-elle la criminalité ? – Julie CAPELA, Leonore JÄGER, Noémie MARGIER, Stéphanie MAURIN, Chicco GRAVA, Léo BARRAILLER
25.8. Le réseau Hartmann en géobiologie existe-t-il ? – Vincent CHARREL, Camille ANTOINE, Nathan REYNAUD, Adrian SORET, Corentin NOYER, Julie MELOT
25.9. Description des mécanismes de manipulation dans les cas d’hypnose de spectacle – Mélanie CARMINI, Maëliss FRESU, Morgane TOURNIER, Emanuel JEBOURIAN
25.10. Description des mécanismes de manipulation dans les cas d’hypnose de spectacle – Marion BESSODES, Aurélie BRUN, Marie ALEPEE, David BOUVAREL
25.11. Description des mécanismes de manipulation dans les cas d’hypnose de spectacle – Nafsika KOUTSOS, Berekia KONE PEGABOH, Assia SAIDJ, Lolie GINET, Clarisse CUGNOD
25.12. Le chronoviseur d’Ernetti – Maxime SEVESSAND, Marion DEVILLE-CAVELLIN, Honorine SEGUIN, Floriane IRMA, Camille ROUX
25.13. Le packing est-il une méthode de soin efficace dans le traitement de l’autisme ? – Coline FONS, Estelle KOUYOUDJIAN, Mélanie LOPES, Virginie LOURACO, Manon PAULIN
25.14. Validité scientifique des théories de Caycedo, fondateur de la sophrologie – Caroline VON DACH, Clarisse BEROUD, Helène BROMMER, Lisa DAMIANI, Manon MADELON
25.15 Régime GAPS et autisme » – Clarice CHABUEL, Léa FERVENTIN, Loïc CARRON, Théo SILVESTRE, Nolwenn LE ROUX
25.16 Le Mokele-Mbembé existe-t’il ? – Dylan LEONE, Arnaud BAROZ, Maxime EYME, Mial Jonathan MIAL, Quentin DALBAN
25.17. The Bedford level experiment – Anaëlle ARCHINARD , Tanguy FLATRY, Joachim LAURENT, Margaux LEVENANT, Morjanne SABRI
25.18. La théorie de la Terre plate a-t-elle des arguments recevables scientifiquement ? – Hannah CALBO-LEIMAN, Andreïa CAMPS-CAMPINS, Pedro DESIDERATI, Charles-Antoine MEUNIER-CARUS-VINCENT, David Jean-Philippe MILLON-FREMILLON, Raphaël PEPIN, Antoine PUECH
25.19. Évaluation des poupées  » pédophiles  » TROTTLA – Lou GOUY, Taolham QUERNIARD, Marie UZEST, Jérémy MAIGRET
25.20. Peut-on reproduire des feux follets en laboratoire ? – Denis GRONDIN, Frank SOLDANO, Sébastien DAHY, Elliot BES
25.21. Qi gong – Yu HAN, Xia LI, Qiaoyu WANG, Gamze DURUER
25.22. La croyance populaire sur la latéralisation du cerveau est-elle valide scientifiquement ? – Noé SIMON, Lowan DANIEL-CONTI, Lolita BICAÏS, Félix BOBILLIER, Camille BOUACHA
25.23. Le cas de Anneliese Michel est-il explicable par une définition moderne de la schizophrénie ? – Emeline CHEVROL, Amarande MOUROSQUE, Lisa SOURICE, Magaly BAYON
25.24. Combustions humaines : l’hypothèse de la cétose est-elle meilleure que celle de Gee ? – Camille EUVRARD, Manon SCHMITT, Lila BARRET, Joris PLACETTE, Amélie MICHEL, Emie DELEPINE
25.25. Les expériences sur la sensation d’être observé peuvent-elles être parasitées par des facteurs non contrôlés ? – Thomas CHAZELLE, Milène DACHET, Coralie PERCHE, Messaouda SILALLI
25.26. La sidération – Chloé PESENTI, Tommy FESSELET, Candice GIRAUD, Joris GUGLIELMI, Malou HUGONNARD
25.27. Fondements de l’eau colloïdal – Olivier DESCHAMPS, Rayane LOUARDI, Lorris SAHLI, Julien MILLOT, Stienka KROICHVILI
25.28. Le chronoviseur d’Ernetti – Oriane GAL, Angélique LOIODICE, Mélodie CAVAGLIA, Léonie GUERLEZ
25.29. La méthode NAET désensibilise-t’il des allergies ? – Quentin COMERMA Y VINAS, Davy RUTIGLIANO, Clémentine TAMISIER
25.30. Analyse scientifique de la psychogénéalogie – Marion BOIVIN, Jade BOITEL, Francis BERNARD, Solal FAYET, Marion COMPERE
25.31. Le mouvement « en marche pour la liberté vaccinales » a-t-il des arguments scientifiques valides ? – Juliette MOYET, Louis BARBIER, Lucile SUEUR, Maëlle GUILHERMET, Thomas MARMOL
25.32 L’inefficacité alléguée de certains vaccins par les mouvements anti-vaccins sont-ils scientifiquement pertinents ? – Thomas CHATEL, Fatin FAHDI, Camille GOURDAN, Marie GEORGES
25.33. Tester un protocole Ganzfeld – Cassandre BEUDIN, Juliette DHEDIN, Hugo MARTHINET, Léo MIBORD
25.34. Drapetomania et Dysaesthesia aethiopica : y-a-t’il des preuves scientifiques à Geel’appui des théories de Samuel A. Cartwright ? – Esin GURBUZ, Augustin ANDRE, Alice BRUCKER, Marius MASSUCCO
25.35. Le Christ cosmique, sa légitimité au pouvoir – Nathan CACERES, Natcha TORRES, Grégoire BOUVIER, Joanne GASS, Ugo MAZIER
25.36. La lithothérapie – Lisa REIX, Anaëlle DENIEL, Elsa REGIS, Célia TOUMI
25.37. Y a t-il des hypothèses non psychanalytiques à la tendance à la pédocriminalité ? – Kylian BARDINON, Juliette ALLEMAND, Fantine BALDACCHINO, Laurie ALLEGAERT, Juliette ALLOIN, Florian PANIEGO, Lyes BELABID
25.38 L’efficacité de la cure de Breuss peut-elle être prouvée ? – Lila LINDO, Elea-Jane SMITH, Coline MAUXION, Clara BONNETTI
25.39 La malléabilité de la mémoire – Lisa CARRENO, Tom PELLISSIER-BRILLEAUD, Mario MIRAGLIA-PHILIPPOT, Sandy ARTAZ
25.40 Une épée romaine retrouvée en Nouvelle-Écosse – Léo CHAPUIS, Yann BOUVIER, Julian DEBOVE, Lounis VINCENT, Maxence FRADIER
25.41 Le swordgate : une épée romaine en Nouvelle-Écosse ? – Florian BONY, Esteban DI SANTOS, Jérémy PELLETANT, Imade MAANANE
25.42. Sophrologie Caycédienne – Stéphanie LEGRAND, Clotilde LOBJOIS
25.43. L’affaire du pain maudit de Pont-Saint-Esprit – Alfred MOODY, Kassandra FLOC’H, Mathilda DEDUYTSCHE, Nathan FOSSEY, Quentin PORTHEAULT, Antoine BROC
25.44. Sensation d’être observé – Valentine GRAND, Orlane RAMASSAMY
25.45 Mythes et historicité du Bushido – Ayoub GOUBET, Issa CAMARA, Rafik BOUKHATEM
*25.46. Urinothérapie – Génésis MÁRQUEZ VIVAS
25.47. Peut-on mesurer les messages d’amour sur la cristallisation de l’eau de Masaru Emoto ? – Tristan DELILLE, Julien MATHIEU
25.48. La statue de Vercingétorix d’Alise-Ste-Reine est-elle réaliste ? – Adrien FAGOT, Manon GRANDVIERGNE
25.49 La croyance en la Chance augmente-t-elle les performances ? – Tristan LEVET, Charles LIGNON, Laurène LIGNON
25.50 La pleine lune a-t-elle une influence sur l’Homme ? – Marie GERVAUD, Anthony MONTALVO AMARO, Maureen REYNAUD, Emilio SAINT-AMAN, Léa SAINTE-MARIE
25.51 La biologie totale – Margot BREMOND, Mathilde PASCO
25.52 La gendarmerie fait-elle appel à des médiums en cas de disparitions, et si oui, avec quelle efficacité ? – Andréanne DUBOUCHET, Méline DUSSERRE, Alexis GALAN, Manon POSSANZINI
25.53 La lune et ses influences – Maxime CARRON, Théo GENOUD, Pacôme LAUVERNIER, Hanène NOURINE, Dylan VERGER
25.54. La cryptozoologie – Lou MAURICE-LAFORGE, Léna LOZINGUEZ, Hugo COHEN-BACRIE, Pierre COMBES, Théo CLARY, Martin PRIVAL
25.55 Les phéromones humaines existent-elles ? – Melissa JAY
25.56 Y a-t-il une influence de la lune sur les naissances, crimes et délits ? – Henda BEDOUI, Lea BOUCHET BERT MANOZ, Soukaina LAKHBIZI
25.57. L’efficacité du collier d’ambre peut elle être prouvée ? – Célia PINO, Célia DEREPAS, Dora SETTOUF, Lisa QUEINNEC
25.58 X – Kitone BURLET-PARENDEL
25.59. La statue de Vercingétorix d’Alise-Ste-Reine est-elle réaliste ? – Maël GREGOIRE
25.60. L’hypothèse de l’astéroïde K-Pg et de l’extinction des dinosaures non-aviens est-elle contestée ? – Clara DUBOIS, Boris CAUDAL, Rudi LASCO, Claudia BORS (pas de dossier info)

25.61. Y a-t-il des hypothèses explicatives aux transfixions complètes de Mirin Dajo ? – Jeanne RAVIREL, Frédéric FRANCIS, Fitmih ROGE, Eleonore ABETH

Saison 26 : mai 2018

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26.1 La théorie de la Terre plate admet-elle des arguments scientifiques recevables ? –  Hugo MONCHOIX, Camille REBUFFET
26.2 Le syndrome de LIMA – Élodie COSTANTINO, Audrey BURTIN, Guillaume MIRAS, Remy PATRUNO, Steven BEL
26.3 L’astrologie, une pratique critiquable – Constance BONNET-MASIMBERT, Eva DALBAN-PILON, Marilou PERRIN, Amandine KIEFFER, Lindsay FILIPPONI, Anastasia GAMONET
26.4 Le réseau Hartmann en géobiologie existe-t-il ? – Lison MORAND, Inès CHARLET
26.5 Effet Mandela – Chrystel CAPOGNE, Numa CROZIER, Noémie CHAPRON, Thomas FERRARI, Alice GOURDIN
26.06 Hypnose thérapeutique – Tom POIGNANT, Maé SAUMON, Elena NIRSIMLOO, Jérémy PETITJEAN DE MARCILLY
26.7 Y a-t-il des anti-vomitifs dans les McDo ? – Antonin BRESSON, Alexis PELLETIER, Jade GUICHENAL, Jeanne SERRA, Marion RUSSO, Romain BULLAT, Shane MOISSONIER
26.8 Que valent les pourcentages de réussites aux examens présentés par les écoles ? – Thibault GORNJEC, Yohann RYON, Aurélien FLORI, Kevyn CLAUZON
26.09 Aromathérapie – Milie MORET, Théo AILLOUD, Chloé CHAPAYS, Damien MARTINET, Lucas FERNANDEZ, Délia BENNOUR, Sabrina CHERRAD
26.10 L’amour : un phénomène complexe aux enjeux biologiques et sociologiques – Caty BALULA, Laura SATIN, Diane THIBAUT, Charlotte AUCLAIR, Laurène ARGENVILLE
26.11 Le créationnisme de Harun Yahya, l’Atlas de la Création – Adrien CAIZZA, Prunelle CARCASSONNE, Ghislain BANOS, Lauren CALU
26.12 Expérience du Riz de M. Emoto – Laura FREBY, Marius MONNIER, Clément CHLOUS
26.13 Quels sont les protocoles scientifiques ayant tentés d’accréditer les thèses praniques d’Ellen Greve, alias Jasmuheen ? – Sarah LIEDOT, Mathilde MURE, Étienne BABEAU, Vincent DESMAISON, Adrienne TEILLET
26.14 Quel sens revêt le mot délinquance aujourd’hui ? – Simon TROUSSIER, Mickaël TROUSSIER, Sylvestre WAMPACH, Mohameth FALL
26.15 Y a-t-il une influence de la Lune sur les êtres vivants et la nature ? – Charline GAILLARD, Mélinda GAYDOU, Lucie POSITELLO, Élodie PABION
26.16 Le pain de Pont-Saint-Esprit, un pain maudit ? – Manina SUE, Elsa HUBLE, Julie HARDY, Anissa GRINE, Samia HERBADJI
26.17 L’efficacité thérapeutique de l’huile essentielle de Menthe poivrée peut-elle être prouvée ? – Luce GAYET, Malvina GARNIER, Coline GESSE, Lorane HELLE
26.18 Quels sont les biais de raisonnement dans le documentaire quantico-mystique « The living Matrix » ? –
Emma GUIRAUD, Thomas VANDENDORPE, Théo BUISSON, Benjamin COSTE
26.19 Existe-t’il des méthodes subliminales qui ont une efficacité propre sur l’arrêt du tabagisme ? – Émilie BAUP, Corentin BOULENGER, Kévin MICHEL, Charlotte VETIZOU
26.20 Hypnose de spectacle – Clara PONS, Amandine Machado, Manon OPERON, Marina RUI, Pauline PRAVAZ
26.21 quelles sont les bienfaits thérapeutiques de l’Autonomous Sensory Meridian Response ? Stéphane RODRIGUEZ-GRATTIER, Lucile SELLIER, Amélie VALESCH, Leïa MARTIN
26.22 La réuction du stress basée sur la pleine conscience (Mindfulness-based stress Reduction) – Marion PINATELLE, Théo LOPES, Lola RAMIREZ, Léa REBOULET
26.23 Loi de Murphy – Leslie DOS SANTOS, Camille FUSER, Souhaili SAIDI, Lucas SURREL, Justine BELLOT
26.24 Est-il plausible que le Bitcoin soit basé sur un schéma de Ponzi ? – Alice JACQUIER, Aurélien SECARDIN, Kirill NIKOLNIKOV, Alexandre BORTHOMIEU
26.25 Comment les statues de l’île de Pâques ont-elles été créées ? – Corentin BOURDARIAT, Cléa MOYNE-PICARD, Jessy DOS ANJOS, Lalie BERTRAND
26.26 Quels sont les faits d’origine qui ont amené David Icke à poser le complot reptilien ? – Benjamin CITERONI, Tiffany CASCIOLI, Charlotte CERETTI, Nina VANMALDERGHEM
26.27 Les araignées peuvent-elles pondre sous la peau ? – Zoé PONTON, Florine PELLERING, Isabelle JULIAA, Inès MUCEL, Héloïse VIVIER
26.28 Les gérants des casinos augmentent-ils le niveau d’oxygène dans les casinos pour favoriser la volonté de jouer des clients ? – Téo FROSSARD, Valentin CASSAO, Emma ALLARD, Florent MARION
26.29 Le cas Mandela – Basile SAUNIER, Mathieu PERRIN, Alexandre SKOCZYLAS, Simon MATHEX
26.30 Combustion humaine « spontanée » – Coline GONIN, Karim ZIANE-KHODJA, Eva LEHEUP, Tom FRANCES, Jérémie GAMBLIN, Valentin GIANSANTI, Fatima TOURE
26.31 Channeling, TCI – Bérengère LOCATELLI, Florentina KEZDI, Benjamin MITTON, Swann RUYTER
26.32 La « nouvelle chronologie » (récentisme d’Anatoli Fomenko) ?  – Honoré KHAMVONGSA, Clément JULLIN, Enzo PICCATO, Chafik ARIF
26.33 L’efficacité de l’effet Pygmalion dans le milieu scolaire peut-elle être prouvée scientifiquement ? – Hava-nur KARADEMIR, Ipek DOGAN, Alexandra DEFLORENNE, Enrico CARRA, Charlotte BUIS
26.34 Les mystères de l’île de Pâques – Marine POUZIN, Astrid OLECH, Maëlle PREUX, Marine PIQUEREZ
26.35 Quelles sont les facteurs qui permettent la réalisation d’un rêve lucide ? – David FERRERO, Younes BOUHROUM, Amira AREM, Hamza EL GORCH, Zinedine BELKASSEM, Bouchra MEDDAH
26.36 Les câlins de Amma – Jérémie LECOCQ, Victoire GUERRINI, Zohra RUIZ, Laëtitia BOYER, Anthony KEFES
26.37 L’affaire du pain maudit de Pont-Saint-Esprit : est-il raisonnable de remettre en cause l’hypothèse de l’empoisonnement par l’ergot de seigle ? – Fanélie BUFFAT, Manon GINOUX, Justine LEFEBVRE, Athénaïs FANDOS
26.38 La gendarmerie fait-elle appel à des médiums en cas de disparition et si oui avec quelle efficacité ? – Erika COLLE, Sophia LARBI, Guldane OZER, Thomas COSTE-CLEMENT, Manon CATTANEO
26.39 Télépathie – Maëva RAKOTOSON, Apolline BARRET, Logan QUELVEN, Léna TUFNER, Céline BONNET
26.40 La carte du Vinland est-elle un faux ? – Yann UPJOHN, Léo ROBO
26.41 L’influence de la lune sur les naissances – Marius MAILLET, Robin LETERRIER, Basile RIHN, Rémi ROUX-SIBILON, Valentin MEZIANE, Noé GIRAUD
26.42 Quel est le savoir des pharmaciens sur les élixirs floraux de Bach ? – Nino ORIOL, Alissa GRITTI, Valentine PARAZZA, Lilia REMLI, Louise PERSONNAZ, Cléa PILET
26.43 L’efficacité de la lithothérapie peut-elle être prouvée ? » – Anaïs GREMILLET, Sébastien DUMONT, Yann MINARD, Encelyn VOISINE, Victor DEVAUX-CHUPIN
26.44 La conférence de Vincent Courtillot : les arguments avancés en faveur de la théorie climato-sceptique sont-ils valables ? – Thomas LESOURD-LAUX, Jordan PRAYER
26.45 Le pouvoir de la parole sur les plantes – Thibaut PELLISSIER, Loup BELLIARD, Louise FLORIN
26.46 Existe-t-il une stratégie optimale pour les jeux de société de type « loup-garou » ? – Julien FAGOT
26.47 Le Channeling – Alessio D’ARRIGO
26.48 La musique peut-elle influencer le développement et la croissance d’une plante ? – Marina ACEVEDO, Clara CROUZOULON, Maëlle THINON, Maëlle VIALLE, Zoé ZWISLER-JORAND
26.49 Analyse critique du sondage « Sexe et politique » – Aloïs DELASALLE, Marie AGIER, Juliette ORIOT, Tiphaine DUCHÂTEAU, Ambre AUJARD-CATTOT
26.50 Existe-t-il des émotions universelles ? – Romane BARBOTTE, Clara CARREZ-CORRAL, Coline DURUPT
26.51 Enseignement de la zététique – Yohan RICOLLEAU
26.52 Théorie de la justice de Rawls – Mathilde VOISIN, Mickaël GUIGAND, Caroline ROBERT
26.53 Lithothérapie – Jordan JIMENEZ, Dorian CERMENO-VIVANCOS
26.54 A quel point le principe des méridiens est impliqué dans les bienfaits (scientifiquement prouvés) engendrés par la médecine énergétique (Acupuncture, moxibustion)? – Charly MOLLE-COUSIN
26.55 Les experts économiques à la TV française sont-ils les vecteurs d’une pensée dominante ? – Nicolas CHARPENTIER
26.56 La théorie de la terre plate et ses partisans Guillaume GUERGUY
26.57 Affaire Petrik + traduction 25 moisissures en russe Elysaveta DYEGTYAROVA
26.58 Le pastafarisme – San Wee HUR

Best of – Les meilleurs dossiers Z du semestre 24, mai 2017

Depuis douze ans, les étudiant-es qui suivent le cours Zététique & autodéfense intellectuelle à l’Université Grenoble-Alpes rendent des dossiers. Certains sont vraiment très bons, et méritent d’être diffusés. D’autres sont certes moins bons, mais valent le détour par une certaine forme d’audace. Ce semestre, il y a de la psychologie (modèle Walt Disney de Dilts, test de Wason, affaire d’Outreau), de la parapsychologie (avec deux dossiers sur le Ganzfeld), de l’histoire (Jésus de Nazareth, Vercingétorix), de la lune, des médiums, et du bizarre comme à Kilteasheen ou dans le Minnesota avec l’homo pongoïdes. Il y aussi des sujets plus complexes, sur les argumentaires pédophiles et sur le pseudo-syndrome post-abortif cher aux anti-avortement. Merci à vous, collègues étudiant-es ! Je me régale à vous lire.

Je précise que pour des étudiant-es de 1ère et 2ème année, ce type de travail d’enquête est souvent une première pour elles-eux, aussi la forme est-elle parfois décousue, et les fautes sont parfois la forme de vraies constellations. Peu importe : ce qui compte est la qualité de la recherche, et la curiosité.

La Programmation Neurolinguistique : étude du modèle Walt Disney de R. Dilts – Laurene DEPIERREUX, Quentin PICCOLI, Lisa PAILLUSSIERE, Elsa BROCHIER, Elisa DECOURCELLE, Rayan HACINI

Y a-t-il une influence de la lune sur les naissances / sur les crimes et délits (effet transylvanien) ?  – Shaan PREVOST, Noémie JULITA, Iris PAPAIANNOU, Alysée DIJOUX, Marion BLAIN

L’efficacité des médiums lors d’enquêtes policières est-elle prouvée ?  – Francis DEVAUX, Rémi CHAMPON, Tristan CHAPUS, Céline CHARLES

Homo Pongoïdes, l’homme congelé du Minnesota – Hugo VALDENAIRE, Félicien MARGUERETTAZ-MAIRESSE, Alexia BENDRIS, Mathilde CHAMEL

Mémoire des enfants. Étude de cas : l’affaire d’Outreau – Morganne ARNAUD, Léa LISI, Anastasia LESNE, Romain BALDUCCI

Les sépultures déviantes de Kilteasheen – Arthur SERBAT, Roman CHARVIER, Carla CorteX_KilteasheenDAMIRON, Mélodie DUPRE, Yoshua PINERA, Pierre Vincent BARBON

L’existence de Jésus Christ est-elle plausible ? – Gabriel ROGER-MARGUERITAT, Amelle ZITOUNI, Angélina COQUELIN, Yannis VECCHIALI, Marie DANTONNEL

Les raisons de censure peuvent-elles être similaires dans les pays du Maghreb et en France ? – Wissem MHANI, Hanan MOUNTAZIH, Majdouline MERRI, Nora JAAFAR, Simon MARSEILLE

Test de Wason, biais de confirmation, d’appariement, influence sociologique – Martial DAMAISIN, Anthony PRUDENT, Mohamed LAALIAOUI, Arnaud TUPIN

Le protocole Ganzfeld permet-il de mettre en évidence l’existence de la télépathie ?

Head of "Mind Control" Jack Gariss
Head of « Mind Control » Jack Gariss

Émilie COUTIER, Mathilde CHAPELAY, Camille TRIBOUT, Anaïs DANIEL, Antoine ROTIVAL, Antoine DROBECQ, Thomas GUEVARA, Marion CARRE, Jules GUTTIERREZ, Rayan HACINI, Dylan GILLIOZ, Maxime VALENTIN, Thomas GARDON, Mathieu SAVIN, Benjamin METHE, Sylvain BUSCOZ, Marion CARRÉ, Antoine ROUX

L’expérience de Ganzfeld prouve-t-elle l’existence d’un paramètre de nature télépathique entre deux individus ? – Bastien SAVIN, Noélie GANIVET, Timothée MUNSCH, Esteban GARCIA

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Les arguments de la NAMBLA et de la René Guyon Society sont-ils valables au regard de la science et de l’analyse rhétorique ? – Charlotte MARTIN, Noémie MALOSSANE, Childeric DEZIER, David MIMRAN

La statue de Vercingétorix d’Alise-Sainte-Reine est-elle réaliste ? – Solène DELEGLISE, Caroline FACCHINI, Arsène MARQUIAND, Théo MAZOYER, Antoine PICAROUGNE, Adrien RASATA

Les arguments anti-avortements sur le syndrome post-abortif sont-ils valables ?  – Salomé BURGET, Deborah TORRES PEREIRA, Isadora MATHEVET, Mélanie MILLIOZ, Priscilla FREYDIER, Dorine LAMPASONA, Aurore CHATELLET, Sarah BALDIN-BRESSOT COIMBRA, Valentine LAIZEAU

Le biais de financement

On appelle biais de financement le fait qu’une étude financée par une industrie, ou dont les investigatrices ou investigateurs sont financé·es par une industrie, a plus de chance d’avoir des résultats favorables à l’industrie concernée toutes choses égales par ailleurs.

On peut introduire ce biais avec cet extrait de Cash investigation « Industrie agroalimentaire : business contre santé » de septembre 2016.

La journaliste interroge un chercheur ayant écrit un rapport pour lequel celui-ci a été rémunéré par l’American Meat Institute (association qui représentait les industries de la viande et des volailles aux États-Unis)1. Ce rapport critique les travaux sur les effets délétères pour la santé de la consommation de viande d’une scientifique, S. Preston-Martin. À la question « Vous ne pensez pas que votre point de vue serait plus fort si je n’avais pas découvert que aviez été payé ?« , le chercheur répond « Non, je ne pense pas que ça changerait mon point de vue« .

L’étude de 2013 Bes-Rastrollo et al. 2 recense toutes les études portant sur le lien entre consommation de boissons sucrées et prise de poids et obésité. Les chercheuses et chercheurs les ont classées en deux catégories : celles dont les résultats montraient un lien entre ces deux variables, et celles dont les résultats ne montraient pas de lien. On peut schématiser ainsi ces résultats (figure A).

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Figure A

Un autre chercheur de manière indépendante a ensuite classé les études en fonction des déclarations de liens d’intérêt des chercheuses et chercheurs avec les industries fabricants des boissons sucrées. Si on prend en compte cette variable là, les résultats sont les suivants (figure B).

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Figure B

On s’aperçoit alors que la plupart des études montrant un lien entre consommation de produits sucrés et prise de poids n’ont pas déclaré de liens d’intérêt alors que la plupart des études ne montrant pas de lien entre ces deux variables déclarent des liens d’intérêts avec des industries.

Ces résultats convergent avec d’autres au sujet desquels les industries agro-alimentaires 3, pharmaceutiques 4, du tabac 5, des organismes génétiquement modifié 6, des télécommunications 7, des nanotechnologies 8 ou encore du nucléaire 9 sont impliquées.

Une des hypothèses explicatives possible du biais de financement est le biais de publication, le fait que les chercheuses et chercheurs ont bien plus tendance à soumettre,  et les revues scientifiques à publier des expériences ayant obtenu un résultat positif que des expériences ayant obtenu un résultat négatif. Cela soulève le problème de l’inféodation des recherches aux intérêts commerciaux des grands groupes d’éditeurs privés (voir à ce sujet ici et ).

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Grande braderie de l'autodéfense intellectuelle

Les attentats qui ont agité la France et la médiatisation qui s’en est suivie ont crée un processus assez étonnant dont nous sommes un peu les victimes collatérales. La sphère intellectuelle médiatique et enseignante semble avoir trouvé son gadget : l’esprit critique. L’esprit critique redresse les délinquant.es, l’esprit critique ramène dans le droit chemin les complotistes, l’esprit critique calme les djihadistes, bientôt l’esprit critique redressera les sexes tordus et récurera même le linge. Il faut en mettre partout, même dans BFMTV ou dans Le Point, organes pourtant connus pour leur entreprise de décervelage des masses. Et nous dans tout ça ? [Mise à jour du 22 février : réaction de quelques penseurs/se critiques francophones et notre réponse.]

Notre point de vue

Notre point de vue est résumable en un point : l’esprit critique est en train d’être bradé. De trois façons différentes : médiatisation, appauvrissement et dépolitisation.

La médiatisation d’abord : si on enseigne l’autodéfense intellectuelle, on enseigne la critique des médias. Or les travaux bourdieusiens, parmi d’autres, illustrent le fait que le cadre télévisuel en particulier ne permet généralement pas de développer une argumentation complète et rigoureuse, et fait le jeu des slogans et des thèses simples. Donc un.e spécialiste devrait toujours se demander : est-il justifié que je parle dans telle ou telle émission ? Au prix de quelle déformation de mon propos, de quelle mise en scène scénaristique ? Car si nous acceptons de parler dans un média qui bourre le mou de son lecteur ou de son spectateur depuis des années, nous lui donnons une caution évidente, dont il saura se targuer quand des critiques fuseront. Si nous acceptons de ne parler qu’en borborygmes, en quolibet, de ne débattre qu’en se soumettant aux codes violents de la coupure de parole et du horion, que restera-t-il de constructif dans l’explosion de divertissement ? Si nous acceptions de parler dans Le Point, alors que nous faisons des cours critiques basés sur le décorticage des scénaristiques conservatrices, des mensonges chiffrés, des généralisations abusives, voire des fraudes (voir affaire Bintou) sur le même journal, quelle serait la cohérence ? Un.e penseur/se critique qui fait des piges dans des médias corrodés leur sert de danseuse, pour reprendre cette expression un tantinet sexiste. Mais il semble que cela ne leur pose pas trop de problème moral, ou que s’ils/elles en vivent un, les bouffées médiatiques régulières dont leur visage est baigné le leur font vite oublier. En effet, en vertu de l’effet Matthieu, « on donnera à celui qui a, et il sera dans l’abondance, mais à celui qui n’a pas, on ôtera même ce qu’il a » c’est-à-dire que plus ils/elles sont invité.es dans les médias, plus ils/elles sont invité.es dans les médias. Mais rappelons ces deux règles classiques : d’abord, si les médias les invitent, c’est qu’ils/elles ne sont pas trop critique pour eux. Ensuite, les médias se serviront d’eux/elles, les feront parler de tout et son contraire, feront d’eux/elles des fast thinker, et les jetteront lorsque la mode sera passée.

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Logo du site gouvernemental visant à lutter contre les « théories du complot » depuis 2016, en enseignant l’esprit critique

L’appauvrissement : les médias ne sciant pas leur branche, il ne faut pas s’attendre à de la pensée critique très élaborée de la part de ces sortes de « chiens de garde » de l’esprit critique. Foin de la critique des institutions, du système (éducatif, carcéral, etc.). Un exemple ? Nous avons entendu plein de gens « spécialistes » de l’esprit critique se congratuler à l’idée de faire des interventions en prison pour « guérir » les jeunes détenus du complotisme – l’un de nous a même rencontré une fonctionnaire pénitentiaire qui lui a dit récemment « moi je m’en fous, je me tire bientôt, il y a un créneau dans la déradicalisation, j’y connais rien mais on verra bien ». Mais nous n’avons entendu aucun de ces penseur/ses médiatiques « spontané.es » capables d’évoquer les critiques mettant en cause la capacité du système carcéral à endiguer le problème qu’il est censé traiter. Surtout, ne pas toucher aux médias dominants et ne pas toucher à la prison. En gros, ne toucher à rien.

Ce qui amène à la dépolitisation. La pensée critique est censée permettre de plein de façons différentes une seule chose : élargir le champ des possibles pour un individu. En lui expliquant les biais de son cerveau, les représentations sociales non conscientes, etc., on lui donne des leviers sur sa vie, intime et publique. Mais les « chiens de garde » de la pensée critique font le focus sur les biais cognitifs et rient de complotismes naïfs, sans jamais aborder les problèmes de fond comme « À quelle politique post-coloniale doit-on ces poches de descendants d’immigrés qui font le choix de la violence politique ? » ; ou encore « quand dans un programme scolaire est-il abordé le fait que des grandes puissances s’arrogent le droit de bombarder, de nos jours, des peuples civils ? » ou bien « quand, en éducation morale, aborde-t-on la question du nombre de conflits dans lesquelles la France est impliquée, et son statut officiel de 2e vendeur d’armes au monde en 2016 ? » Et quand discutera-t-on avec les élèves du statut du savoir, qu’il est des choses qu’il faut connaître avant d’arriver dans la vie adulte et que l’école est là pour ça, alors que pour eux, le plus souvent, l’école est une corvée, non négociée, non négociable, coercitive, infantilisante et élitiste ?

Nous ne nous reconnaissons pas dans cette autodéfense aseptisée, dans cet esprit critique circonscrit. Un peu comme certain.es rationalistes, prompts à s’acharner sur la mémoire de l’eau, les granules et les croyances du quidam qui passe, mais qui ne présentent pas la même heuristique de doute lorsqu’il s’agit de critiquer leurs propres système de croyances, ainsi que de questionner rationnellement la moralité des comportements qui en résultent. Nous n’avons pas envie de laisser l’autodéfense intellectuelle chomskienne bradée à des petites carrières de pédagogues à la mode, sans aucun mordant, sans aucune velléité de réformer ou modifier un tant soit peu les barreaux de la cage, qui conspuent l’anti-darwinisme chez les élèves musulmans, mais ne raillent pas l’iniquité du contrat didactique tissé à l’école, ni la reproduction des classes sociales que celle-ci proroge, et encore moins l’imposture de certains médias qui font appel à elles/eux, ni le détournement du problème politique soulevé par les « djihadistes » en pur problème cognitivo-mental.

Le CorteX

Des camarades sceptiques nous répondent

Quelques camarades sceptiques nous ont fait le plaisir de réagir à ce texte, et nous les en remercions. Ils nous ont autorisé à reproduire le courrier du 29 janvier 2017 contenant leurs remarques, et à rendre publics nos échanges ultérieurs éventuels. Puisse tout ceci te permettre, ami.e lecteur.rice, de te faire une opinion éclairée de divers points de vue. :

lire leur réaction

Cher CORTECS,

Votre article sur la grande braderie de « l’autodéfense intellectuelle » a heurté plusieurs acteurs des réseaux de l’esprit critique. Nous vous savons ouverts aux critiques, c’est pourquoi nous vous écrivons. Le but n’est pas de se lancer dans un débat, mais de vous fournir nos impressions pour que vous jugiez des suites à donner à votre publication.

Tout d’abord, le ciblage de cet article nous semble problématique, puisque nous avons été plusieurs à ne pas savoir qui était concerné par les accusations qu’il contient : la “cible” réelle n’est apparue aux lecteurs “éclairés” que nous croyons être qu’aux termes de longs échanges, et surtout d’un “décodage” sollicité auprès de Richard Monvoisin par Jérémy Royaux.

Le ton général du texte s’éloigne de la qualité habituelle des contributions du Cortecs par son ton moqueur, ton qui peut parfois même être perçu comme agressif par certains.

Le ressenti spontané de nombreux lecteurs a été celui d’un mépris de votre part envers les initiatives tournées vers les médias populaires. Nous respectons bien évidemment les choix du CORTECS d’agir en dehors de ces médias et de trouver des manières alternatives de transmettre l’esprit critique. Nous sommes néanmoins préoccupés par l’image que votre billet donne, volontairement ou involontairement, de ne pas respecter les autres choix. En effet, l’alternative est féconde, et nous pensons de notre côté qu’il faut encourager la diffusion des outils de la pensée critique, y compris auprès des médias qui font partie du problème. Sans complaisance, mais sans sembler condamner d’emblée les efforts de ceux qui s’impliquent sur ce terrain. Nous sommes beaucoup à avoir conclu, après de longs échanges, que telle n’était pas votre intention… mais ceci n’a semblé évident à personne. Nous comprenons que votre approche du scepticisme soit politisée, et nous respectons votre choix en la matière, mais nous pensons que vous devriez aussi respecter les autres démarches. Depuis l’origine du mouvement sceptique, certains ont principalement étudié le paranormal (Houdini par ex.), d’autres critiqués la religion (comme Richard Dawkins), d’autres encore se sont investis dans les débats politiques (à la Chomsky). Il n’y a pas là un bon choix versus des mauvais choix, uniquement des manières différentes de pratiquer la zététique.

Parallèlement à ces considérations de forme, qui ont nuit à l’intelligibilité des intentions, des débats sur le fond ont émergé. Cette seconde partie de notre lettre portera sur ces questionnements.

Tel que beaucoup ont pu comprendre (et ont compris) votre article, vous semblez rejeter toute participation sceptique aux médias que nous critiquons, en raison d’une supposée validation de ces médias que provoquerait la présence des sceptiques sur leurs ondes. (La présence de Mendax sur Meta TV vaut-elle validation de ce média par la Tronche en Biais ?) Si la question peut être posée, on ne peut y répondre aussi rapidement et encore moins avec une posture aussi marquée.

Cet argument nous paraît peu étayé. Les médias ne sont pas univoques, et des auteurs d’un même journal peuvent donner différents sons de cloche. On peut certes craindre un effet de halo, mais la remise en cause de la fiabilité des médias n’en est pas moins rendue visible par les productions critiques alors publiées. Savoir quel effet prédomine n’est pas clair.

Soulignons de plus que l’intrusion de l’esprit critique dans ces médias grand public (qui nous posent problème par ailleurs) permet de toucher une cible importante, souvent inaccessible autrement : le “grand public”, première victime des dérives de ces médias. Cette cible n’a pas forcément accès aux supports qui remettent en question la légitimité des discours diffusés, et peut ignorer jusqu’à l’existence même d’entités proposant une critique constructive des médias. N’oublions pas qu’il y a peu de temps encore les divers réseaux de l’esprit critique demeuraient relativement confidentiels. L’engouement actuel (par milliers) sur les réseaux du scepticisme est le résultat d’une forme de présence médiatique que nous jugeons bénéfique. Et cet engouement en lui-même nous semble tout à fait souhaitable.

Tel que d’autres lecteurs sont parvenus à le comprendre, votre texte est une récrimination à l’égard de figures médiatisées de façon récurrentes, et qui présenteraient une vision abâtardie, simplifiée, étriquée, de l’esprit critique. Cet esprit critique édulcoré, qui ne peut critiquer les médias car étant DANS les médias, pose très probablement problème. Mais votre texte ne semble offrir qu’une réaction possible : la déception, teintée d’une certaine hargne (ressentie sinon exprimée). Le texte ne semblant pas proposer d’alternative, nous nous demandons encore une fois : quel est son but ?

Enfin l’aspect politique est central dans ce texte et dans la démarche du CORTECS, mais il reste à prouver que cela doive être le cas du scepticisme en général. On pourrait arguer que la zététique en tant que didactique des sciences a pour noyau l’analyse du paranormal ou des pseudosciences. Cette discipline permet une évolution des représentations du champ social vers plus de rationalisme sans que tous les sceptiques se préoccupent forcément de cet objectif. Dans cette optique l’incursion d’un discours politique peut être jugée problématique car potentiellement contre-productive dans la diffusion de l’esprit critique vers des populations rétives à une approche politisée. Pourtant aucun d’entre nous n’imagine une seconde contester à quiconque la légitimité de porter ce combat. Nous sommes plus circonspects, encore une fois, quand votre collectif, figure importante et respectée, semble décréter que sa ligne est en quelque sorte « l’authentique scepticisme» et que les autres sont « aseptisés ».

Oui, en somme, et comme l’a confirmé la nécessité des éclaircissements transmis par Richard Monvoisin à Jérémy Royaux, aucun de nous n’a compris le but (ou les buts ?) de cet article. Nous craignons de ne pas être les seuls.

Et c’est bien cette crainte qui nous pousse à vous écrire aujourd’hui. Il est nécessaire que les sceptiques se critiquent. Ils doivent néanmoins s’assurer que leur critique est claire, et ne prête pas à des interprétations abusives. Les “sceptiques du scepticisme”, que beaucoup d’entre nous devons subir dans nos réseaux, vont très certainement instrumentaliser ce texte sans nuance pour nous jeter du “chien de garde du système” avec une délectation accrue par la possibilité de citer le CORTECS à l’appui de telles accusations. Il serait regrettable de ne pas tenir compte des écosystèmes dans lesquels d’autres que vous travaillent, et qui représentent leurs propres défis.

Votre intention n’était peut-être pas, nous en convenons, de critiquer les sceptiques qui ont une approche moins politisée que la vôtre, mais plutôt de cibler quelques figures médiatiques. Néanmoins vous savez aussi bien que nous qu’un article n’est pas qu’une affaire d’intention, mais également d’intelligibilité et de perception. Or cet article nous semble loin d’être transparent aux yeux des éventuels lecteurs potentiels.

Signatures : Jean-Michel Abrassart, Ariane Beldi, Sylvain Bissel des Chroniques Zététiques, Bunker D, Marc Doridant, Thomas Durand, Nichoax Pocus, Jérémy Royaux, Vled Tapas

Le pacte cérébelleux, réponse aux camarades

Nous avons pris bonne note, réfléchi, discuté, et co-écrit une réponse collégiale, postée le 19 février 2017 avec l’espoir qu’elle augure maintes réflexions critiques dans les chaumières – et nous gratifie d’autres courriers, d’accord avec nous ou non. Puisse tout ceci te permettre, ami.e lecteur.rice, d’usiner ta réflexion déjà bien aiguisée (méfie-toi, cette dernière phrase est une technique de flatterie). :

lire notre réponse

Bonjour à vous, consortium d’acteurs et d’actrices de l’esprit critique.

Merci de vos retours et de vos questionnements. Nous avons pris le temps pour répondre car notre collectif a pour fâcheuse habitude de travailler par consensus. Par conséquent, nous avons bossé à plus de 20 mains. C’est plus que Blanche-Neige, qui elle bossait seulement avec 7.

Nous ne voyons pas où serait le problème, comme vous dites, de se « lancer dans un débat », bien au contraire, surtout s’il est rationnel. Nous ne sommes par contre pas sûr.es de voir en quoi le fait de ne pas mentionner une cible réelle serait problématique en soi : ce que nous critiquons, c’est une certaine posture, une disposition vis-à-vis de la diffusion de l’esprit critique. Viser telle ou telle personne raterait doublement l’objectif : d’une part, cela confinerait à de l’ad hominem 10, or ce ne sont pas les personnes qui nous préoccupent, mais les comportements ; et d’autre part ces comportements ayant de réelles conséquences dans la vie publique et politique, il nous semble judicieux que toute la « communauté » sceptique, zététique, rationaliste, matérialiste, bright, peu importe l’épithète, s’empare de ces préoccupations. Nos critiques sont vectorielles, si vous nous passez l’expression, car étant toutes et tous à des implications diverses et au moyen de supports différents, elles visent un effet de direction. Pointer des gens en particulier, c’est possible – certains d’entre vous l’ont fait copieusement à propos d’Idriss Aberkane (épisode 362 du podcast Scepticisme scientifique, ou menace-théoriste en octobre 2016), ou dans un temps plus ancien sur Pierre Lagrange par exemple – mais malgré la justesse de ces critiques, cela nous a souvent laissé une impression de s’en prendre à la culotte du zouave, et non au colonialisme.

Vous avez été « heurté.es », et déplorez un « ton moqueur », « pouvant être perçu comme agressif ».

Nous ne savons pas trop quoi faire avec ça. C’est plutôt paradoxal parce que les affects n’auraient dû justement s’ébouriffer que si nous avions ciblé des individus, ce que volontairement nous n’avons pas fait. Loin de nous toutefois l’intention de développer des ressentis de ce genre, mais, que le lecteur en palpe le caractère corrosif, et le prenne de plein fouet, oui, c’était notre but.

Il faut dire que l’enjeu est de taille. L’un.e d’entre vous a par exemple cité le passage suivant :

« […] des petites carrières de pédagogues à la mode, sans aucun mordant, sans aucune velléité de réformer ou modifier un tant soit peu les barreaux de la cage, qui conspuent l’anti-darwinisme chez les élèves musulmans, mais ne raillent pas l’iniquité du contrat didactique tissé à l’école, ni la reproduction des classes sociales que celle-ci proroge, et encore moins l’imposture de certains médias qui font appel à elles/eux, ni le détournement du problème politique soulevé par les « djihadistes » en pur problème cognitivo-mental. »

N’oubliez pas que ce passage est précédé de « Nous n’avons pas envie de laisser l’autodéfense intellectuelle [ADI] à » ces types de carrières. Il s’agit donc d’un souhait qui ne nous semble pas déraisonnable, et que vous partagez probablement : nous avons du mal à imaginer quelqu’un.e qui souhaiterait que l’ADI soit bradée à des petites carrières de pédagogue à la mode, etc.

Au sujet du ton peu orthodoxe de cet article, il est spécifié dans sa catégorisation qu’il s’agit pas d’un matériel didactique, mais d’un article d’opinion. Ce n’est d’ailleurs pas le premier. Il ne faut donc pas s’attendre à un « standard scientifique » – à moins que l’on y décèle la présence d’assertions fausses (le cas échéant, merci de nous le signaler).

Puisqu’il faut rentrer dans le détail de votre courrier, faisons-le précisément si le mode par incises ne vous gêne pas. Nous en profiterons pour aborder les trois ou quatre points-clés de la discussion.

Vous écrivez :

« Le ressenti spontané de nombreux lecteurs a été celui d’un mépris de votre part envers les initiatives tournées vers les médias populaires. »

Un sentiment étant subjectif, il nous sera difficile d’argumenter dessus. Vous serez d’accord qu’invoquer « de nombreux lecteurs », sans chiffres, fasse un peu flop. Et quand bien même ces lecteurs seraient légion, l’ad populum ne serait pas loin.

Quant aux deux seuls médias explicitement cités, il s’agit de BFMTV et Le Point. Pourvu que ça ne résume pas ce que vous appelez des médias « populaires », terme pour le moins impropre. BFMTV est une filiale du groupe NextRadioTV, elle-même possédée par le groupe News participation dont l’actionnaire principal est André Weill, une des plus grandes fortunes de France. Le Point est une filiale du groupe Sebdo Le Point, elle-même possédée par le groupe Artemis dont l’actionnaire principal est François Pinault, une autre des plus grandes fortunes de France (voir cette infographie). On fait plus « populaire » ! Ce sont des médias qui sont des rouages de propagande bien connus, décrits comme tels depuis longtemps, et coutumiers de toute la panoplie des biais que vous et nous critiquons et d’un certain nombre d’arrangements avec la réalité, confinant parfois à la fraude (voir l’affaire Décugis en 2010, par exemple).

Donc nous ne citons pas de médias « populaires », par conséquent il ne risque pas d’y avoir de « mépris » envers eux dans notre texte.

Peut-être entendez-vous « populaire » au sens de « beaucoup lus ou vus » ? Pas de « mépris » a priori non plus envers ce type de média, ou envers leur lectorat ! Bon, il y a bien deux bémols : pour les presses quotidiennes régionales, qui nous fournissent tant de matériel critique sans le vouloir qu’on a du mal à les prendre au sérieux ; et pour les presses gratuites qui ne sont plus vraiment des presses, mais des publicités.

Répétons-nous si besoin : nous remettons en question le fait de se tourner spontanément et sans hésitation vers ce type de média pour diffuser l’esprit critique. Pas de mépris, donc, mais des doutes rationnels, qui ne semblent pas être vôtres.

Vous dîtes :

« Nous respectons bien évidemment les choix du CORTECS d’agir en dehors de ces médias et de trouver des manières alternatives de transmettre l’esprit critique. Nous sommes néanmoins préoccupés par l’image que votre billet donne, volontairement ou involontairement, de ne pas respecter les autres choix.

En effet, l’alternative est féconde, et nous pensons de notre côté qu’il faut encourager la diffusion des outils de la pensée critique, y compris auprès des médias qui font partie du problème. »

L’alternative est féconde quand il s’agit d’imaginer plusieurs hypothèses pour expliquer un phénomène. En revanche, c’est franchement inadapté dans le cas présent, puisque l’enjeu n’est pas de proposer une théorie alternative, mais d’atteindre un objectif de transformation sociale ou politique – car que peut avoir, in fine, comme autre objectif valable la diffusion de la pensée critique, sinon une transformation sociale vers la fameuse et hypothétique connaissance de cause ?

Attardons-nous une seconde sur ce point : qu’est-ce qu’apprendre à détecter des sophismes, des corrélations hasardeuses, des concepts creux, des mensonges pseudoscientifiques, si ce n’est pour une vertu sociale, ou citoyenne ? Enseigner la zététique sans velléité de transformation sociale, c’est comme chanter en silence, comme danser sans bouger, comme croire sans Dieu ou l’un de ses avatars. Beaucoup d’associations sceptiques revendiquent ce principe plutôt déontologiste, « de ne pas faire de politique », mais elles optent toutes pour des conférences publiques et des apparitions médiatiques : pourquoi sinon pour changer des opinions et faire de l’éducation populaire ? Au sens grec ancien, ça s’appelle de la politique.

Afin d’éviter tout écueil type effet paillasson sur le mot « politique », disons en première approche que par « politisé » nous entendons au minimum :

− qui se questionne ou est disposé à se questionner sur la dimension morale de ses actions (de toutes ses actions) ;

− qui possède une volonté d’agir pour transformer nos systèmes sociaux et politiques ;

− qui croit que l’état actuel de ces systèmes ne résultent pas d’un processus inexorable, d’un deus ex machina, mais résultent en partie de choix, qu’il aurait pu en être autrement et qu’il peut en être autrement (évidemment ce point est lié au précédent). Le scepticisme raisonnable moderne s’inscrit exactement dans cette visée.

Aussi, faire une transmission apolitique de la zététique, c’est un oxymore, pour ne pas dire un non-sens. Que ferait une association zététique vraiment apolitique ? Elle ferait de la pantoufle dans un entre-soi de salon, et se garderait par-dessus tout d’aller dans les médias.

Un peu plus en aval dans votre lettre vous mentionnez que

« […] l’incursion d’un discours politique peut être jugée problématique car potentiellement contre-productive dans la diffusion de l’esprit critique vers des populations rétives à une approche politisée. »

On pourrait retourner cet argument comme une chaussette : une zététique qui se dit apolitique pourrait être contre-productive dans la diffusion de l’esprit critique vers des populations avides d’approches politisées – qui sont aussi très présentes dans les classes populaires.

Mais de manière plus vaste, nous ne sommes pas les seul.es à politiser la question. D’autres le font, avec des moyens autrement plus importants que les nôtres, en affichant en outre une prétendue « neutralité ». Or, vous connaissez l’aphorisme de Howard Zinn : « on ne peut pas être neutre dans un train en marche ». Centrer l’apprentissage de l’esprit critique sur certains sujets, en en évitant d’autres est un choix non neutre. Y a-t-il besoin d’exemples ?

Nous sommes sollicité.es pour promouvoir l’esprit critique dans des formations pour les enseignants sur la laïcité : au programme, questionner le port du voile ou faire accepter les fameuses « valeurs de la République »… sans aucune injonction à toucher aux grosses entorses à la laïcité faites par nos institutions, à commencer par la Loi o 59-1557 dite Loi Debré, instaurant un financement étatique des établissements d’enseignement privés et confessionnels. Ou encore, enseigner ce qu’est une propagande au sens donné par Edward Bernaÿs, et l’appliquer sur Daesch et la Corée du Nord plutôt que dans la communication militaire de l’état français. Ce sont des choix politiques implicites. Nous, à l’opposé, nous assumons notre politisation, la rendons explicite, l’exposons, et la soumettons à critique rationnelle.

Nous pensons qu’une approche apolitisée de la zététique est un non-sens. Donc diffuser un esprit critique apolitique, ça ressemble un peu à certaines positions d’associations anti-sectes qui ne souhaitent pas toucher à Freud de peur de perdre leur public. Transmettre la zététique sans un programme progressiste de transformation sociale, ce serait transformer la zététique en hobby de bourgeois, en scepticisme mondain.

Tant mieux, que l’esprit critique soit diffusé dans des populations apolitiques, mais si tant est que le but soit de les rendre plus politisées, en clair plus actrices de leur propre monde.

Revenons maintenant sur cette vertu d’utilité publique, ou de bien social, ou de transformation politique, comme vous voudrez. Dans cette direction, tout ne se vaut malheureusement pas. Le raisonnement n’est pas différent de celui applicable en santé : toutes les thérapies auto-proclamées ne se valent pas pour améliorer la souffrance d’un patient.
En matière d’intervention dans les médias, un certain nombre d’auteurs ont démontré, dans une filiation allant de Nizan à Bourdieu, de Hermann à Finkelstein, qu’ici non plus tout ne se vaut pas.

Fort heureusement, dans les médias tout n’est pas à jeter ! C’est pourquoi il nous arrive, au bout d’un processus algorithmique des plus tortueux et nécessitant moult palabres internes, qu’on cède de ci ou de là : France Inter, France Culture, RFI, ou le Monde comme c’était le cas il y a quelques jours… 11

Néanmoins, présenter qu’il est pertinent de diffuser les outils de la pensée critique tous azimuts sans regard sur le média, montre une ignorance assez forte, qui ne peut pas être vôtre, de la sphère médiatique, et surtout nécessite des preuves. Le problème, c’est qu’afin de constituer ces preuves, il va falloir s’entendre sur ce qu’il est entendu par « pertinent ». Or c’est là que le bât blesse : nous ne sommes, par exemple, pas du tout convaincu.es que le plus pertinent soit de « saupoudrer sur une masse de gens importante », qui plus est par le truchement d’un média corrodé, scénarisant les discours, faisant des coupes. À la rigueur pourriez-vous rétorquer que faire la prétention inverse (il n’est pas pertinent de…) requiert, elle aussi, des preuves, mais ce serait faire fi de la charge de la preuve, qui immanquablement revient à celui qui produit l’énoncé sur le monde, non pas à nous qui en doutons. Autrement dit, c’est aux sceptiques qui pensent qu’utiliser les médias sans distinction de Féminin Psycho au Dauphiné Libéré, d’On est pas couché au Figaro Magazine, est pertinente pour la diffusion de l’esprit critique (et donc la transformation sociale émancipatrice), d’en apporter la preuve. Et ils/elles partent avec un handicap : car écrire dans Le Point par exemple, sert d’abord Le Point avant de servir le propos. Un média a pour objectif de se vendre. Si on lui propose des informations qui scient la branche sur laquelle lui ou ses annonceurs reposent, il n’y a aucune chance qu’il les accepte (pensez à Lazarus sur France 2, ou les films de Pierre Carles, entre autres). Si Gérald Bronner mettait en danger Le Point avec ses chroniques, Le Point aurait tôt fait de mettre un terme à sa pige. Or Le Point vit très bien les chroniques de Gérald. Et toute la soupe économiquement orthodoxe au bouillon réactionnaire gorgé de valeurs conservatrices que déverse ce « journal de milliardaire » peut s’enorgueillir d’un petit croûton à l’ail d’esprit critique, aussi goûtu soit ce croûton. Il est même probable que les chroniques bien tournées de Gérald amènent du lectorat au Point, ce qui serait quand même un comble.

Vous écrivez que nous souhaitons « condamner d’emblée les efforts de ceux qui s’impliquent sur ce terrain » ? Que nenni ! Ça sent un peu l’épouvantail. Ce n’est ni une condamnation, ni « d’emblée », ni des gens.

Mais les implications en question témoignent soit d’une forte ignorance des processus médiatiques ; soit d’un idéalisme angélique que même les théologiens envieraient ; soit de la simple et compréhensible envie d’être reconnu par son boulanger et d’enorgueillir sa maman. Il ne s’agit pas d’un faux trilemme ! À moins que… à moins que la démonstration soit faite qu’une présence bien souvent cantonnée au « gadget » dans un média « populaire », comme vous dites, ait un effet pérenne en matière de pensée critique chez les récipiendaires. Là, c’est comme en santé :on ne peut pas se cantonner à mesurer l’effet satisfaisant d’une intervention. Il s’agit plutôt de mesurer le rapport bénéfice – risque. Et nous rencontrons des publics qui en ont ras la casquette de se faire expliquer qu’ils ne pensent pas comme il faut (conspirations, laïcité, « radicalisation », médecines dites alternatives) mais à qui on rétorque que leurs critiques – souvent rationnelles – envers un système qui les opprime, hé bien, c’est autre chose, voyons, allez circulez y a rien à voir. Ces gens risquent de jeter le bébé (la démarche sceptique en général) avec l’eau du bain (une démarche sceptique ciblée uniquement sur leurs croyances et leurs pratiques).

Merci en tout cas de nous préciser, malgré l’ad populum discret, que vous êtes

« beaucoup à avoir conclu, après de longs échanges, que telle n’était pas [n]otre intention »

C’est gentil, mais dites-nous : de quelle intention s’agissait-il ? S’il s’agit de jalouser des passages médiatiques, ça ne risque pas – on a déjà donné !

S’il s’agit de nuire à quelqu’un.e non plus. S’il s’agit de mettre la pression sur la communauté sceptique pour qu’elle hisse ses critères d’analyse médiatique, alors oui.

S’il s’agit de stresser un peu les candidat.es au rôle de fast thinker médiatique, alors deux fois youpi !

S’il s’agit de dire que le costume de sceptique revêtu en public implique un devoir de constance critique (constance au sens psychologique), alors trois fois hourra !

En attendant, vous « compren[ez] que [n]otre approche du scepticisme soit politisée, et nous respectons votre choix en la matière » : mais il ne s’agit pas d’un choix. La démarche de diffusion du scepticisme est politisée.

Le registre change un peu ici :

« […] nous pensons que vous devriez aussi respecter les autres démarches »

Il serait étonnant que notre billet nuise bien fort à d’autres démarches. Nous ne sabotons pas les passages médiatiques, ne polluons pas les Youtube, ne commentons rien sur Facebook et pour cause (voir à ce sujet Pour les facebookiens, youtubers, twittors et gmaileux – Entrevue avec Thomas vO) et n’empruntons pas à l’Internationale pâtissière ses tartes à la crème pour faire des entartages. Faut-il pour autant « respecter » une démarche qui semble aller à l’encontre du but escompté ? Cet argument du respect, bizarrement, est exactement homologue des arguments des médecines dites alternatives, des nouveaux mouvements religieux, etc. Nous respectons les acteurs et actrices qui se mouillent, mais déplorons le peu de regard sur une machinerie qui se joue souvent d’elles.eux. Comme aurait dit Bernard de Clairvaux un soir de déprime, l’enfer est pavé de bonnes intentions.

Vous écrivez que

« depuis l’origine du mouvement sceptique, certains ont principalement étudié le paranormal (Houdini par ex.), d’autres critiqués la religion (comme Richard Dawkins), d’autres encore se sont investis dans les débats politiques (à la Chomsky). Il n’y a pas là un bon choix versus des mauvais choix, uniquement des manières différentes de pratiquer la zététique. »

Qu’il y ait différents objets sur lesquels appliquer l’esprit critique (paranormal, religion, pratiques sociales ou politiques, etc.) et qu’il y ait différentes manières de l’appliquer – on peut par exemple critiquer la religion sur ses assertions factuelles ou sur ses assertions morales – est quelque chose que personne chez nous ne songe à remettre en cause. C’est presque un truisme.

En revanche, nous pensons qu’une fois le pavois moral choisi (par exemple, diminuer la souffrance et maximiser le bien-être du plus grand nombre, option type conséquentialiste, dans le sillage ramifié d’un Bentham par exemple, comme certains d’entre vous l’ont traité dans de récents podcasts), tous les moyens utilisés pour diffuser l’esprit critique ne se valent pas – mais nous avons déjà traité ce point plus haut. De surcroît, on remarque que bien souvent les critiques épargnent des sujets avec lesquels les zététicien.nes ont des liens d’intérêt : pensez au peu de crédit qui est donné aux critiques des croyances sur les médias type Google, Facebook, Youtube et sur les questions de propriété intellectuelle ; pensez au peu de présence zététicienne sur les questions de genre, sur les questions de naturalisme/essentialisme, sur les questions d’éthique animale, sur les questions de propagande de guerre, sur le système carcéral, sur le concept de déradicalisation, sur les politiques de santé publique, sur l’indépendance des professionnels de santé vis-à-vis de l’industrie, sur l’économie orthodoxe, et tant d’autres.

Bien entendu, c’est là l’objet d’une discussion à part entière. Nous nous ferons un plaisir d’y revenir si besoin est.

Surtout, ceci : il n’y a pas différentes méthodes d’application de la zététique ! Il n’y a que des sujets différents. L’heuristique elle est la même, et la rigueur doit être maximale. Le tout est de reconnaître qu’on reste dans un champ et dire pourquoi on en sort, de peur d’être incompétent, et non de peur de mouiller la chemise ou de déplaire au public qui nous écoute. Mais, et c’est ce que font certain.es qui méritent bien nos critiques, si quelqu’un.e se présente nationalement comme zététicien.ne professionnel.le, ou comme champion.ne de la pensée critique, et sans le dire cantonne sa critique à des sujets particuliers en occultant sciemment des pans entiers de réflexion, il y a usurpation ! Nous préférons mille fois des membres d’associations qui disent « nous nous cantonnons au paranormal » en regrettant de ne pas se pencher plus avant sur d’autres sujets plus prégnants par manque de temps, d’énergie, etc. – et Broch en fait partie ! Bien qu’il n’ait par contre jamais nié son engagement de transformation sociale d’extrême-gauche – que des personnages qui font leur capital médiatique sur cette pensée critique, mais ne l’appliquent plus sur des énoncés plus graves, possiblement par incompétence (dans ce cas ils usurpent vraiment leur statut d’incarnation de l’esprit critique), plus probablement de peur de heurter de plein fouet les structures de domination dont ils profitent, ou afin de ne pas mordre la main qui les nourrit (ou les flatte) : dans ce cas, ils.elles sont consciemment ou non rouages du système, nervis.es du pouvoir.

Un exemple : nous savons au CorteX que la critique de l’économie orthodoxe est primordiale. Seulement, nous ne sommes pas expert.es. Aussi reconnaissons-nous que nous péchons par incompétence, et qu’il faudrait dans l’absolu y remédier vue la souffrance générale créée par le modèle économique actuel, qui dépasse largement la souffrance générée par l’ésotérisme ou les médecines dites alternatives.

« Tel que beaucoup ont pu comprendre (et ont compris) votre article, vous semblez rejeter toute participation sceptique aux médias que nous critiquons, en raison d’une supposée validation de ces médias que provoquerait la présence des sceptiques sur leurs ondes. (La présence de Mendax sur Meta TV vaut-elle validation de ce média par la Tronche en Biais ?) Si la question peut être posée, on ne peut y répondre aussi rapidement et encore moins avec une posture aussi marquée. »

Encore une fois, il serait profitable à tous de nous citer précisément. Ici, vous nous servez une généralisation abusive (« toute participation ») et un effet cigogne (« en raison d’une supposée ») alors que justement, nous ne rejetons aucune participation dans les médias a priori et nous soupesons chacun de nos choix, selon des critères que nous avons longuement discutés ensemble (et qu’on appelle entre nous notre « algorithme média »). Nous disons en substance : « Car si nous acceptons de parler dans un média qui bourre le mou de son lecteur ou de son spectateur depuis des années, nous lui donnons une caution évidente, dont il saura se targuer quand des critiques fuseront. » La participation d’un.e sceptique à un média constitue une caution, minime, mais réelle, à ce média. D’ailleurs, aucun média ne finance des piges ou des propos qui vont à l’encontre de leur ligne. Autrement dit, en tant que penseur.se critique, si nous acceptons de parler dans ce média-ci, c’est qu’il nous apparaît comme fréquentable, qu’il a suffisamment de bons côtés. Au moins pour des penseurs.ses critiques, la question qui gouverne ces choix doit être la suivante : « La caution que je vais apporter à ce média moisi va-t-elle être contrebalancée par l’effet de mon intervention ? ». Or comme nous l’avons exposé précédemment, la question de l’efficacité de l’intervention n’est pas du tout évidente… les aspects problématiques de bon nombre de médias, eux, par contre, sont évidents. Donc si vous êtes à tendance conséquentialiste, ce qui est assez probable, le choix est souvent assez vite fait.

Pour vous montrer à quel point il n’y a pas grand chose de postural dans notre position : même le média « enseignemental », central dans notre travail, est discuté chez nous. En prison par exemple, le leitmotiv est le suivant : dans quelle mesure faire des cours d’esprit critique en prison légitime une structure de purgation de peine qui est mortifère ? Durant six ans, nous avons pensé que cela valait la peine. En 2017, avec le nouveau plan de lutte anti-terrorisme, il nous est quasiment demandé de fliquer les détenu.es radicalisé.es. Le ratio n’est plus bon. Nous allons nous retirer, en expliquant publiquement pourquoi (voir note supra).

Alors, vous autres camarades et collègues : y a-t-il un comportement de Youtube qui vous ferait un jour quitter la plate-forme ?

Y a-t-il un point qui ferait que vous déclineriez un plateau télé ?

Sans critère de démarcation, une unilatéralisation médiatique est un scénario incontradictible. Comme dans une théorie auto-immune. Comme dans la tombe de Popper. Comme si « évangéliser le grand public » quelle que soit la forme était « bien » en soi. Auquel cas, cela ressemblerait aux postures humanitaristes classiques, fortement déontologistes.

En attendant, pour répondre prosaïquement, oui Mendax sur MétaTV est une caution (non pas dans le sens où Mendax doive cautionner tous ce qui est dit sur MétaTV en général, mais au sens où MétaTV peut se prévaloir de l’avoir invité), Jean-Michel Abrassart dans un magazine « féminin » aussi, Richard Monvoisin sur RFI aussi, Albin Guillaud sur Scepticisme scientifique également, mais bien moins à déplorer que, par exemple, un.e rationaliste qui irait écrire dans Valeurs actuelles ou Le Point : si vraiment la critique filtrait chez les lecteurs du Point, alors il y a fort à parier que les lecteurs… arrêteraient de lire le Point ! Donc si Le Point y trouve son compte, la démonstration est faite. Idem pour un.e sceptique qui irait sur BFMTV. D’ailleurs, regardons ensemble l’argument suivant : c’est probablement plus grave d’aller dans un média décérébrant que dans un média d’opinion assumée comme la presse d’extrême-droite National hebdo. Bizarrement, aucun.e des sceptiques au nom desquels vous parlez n’y va, à notre connaissance. Nous non plus d’ailleurs, à là différence près que nous avons questionné ce choix, de la même manière que celui d’aller dans les autres médias. Et maintenant vous connaissez notre algorithme 12. Mais le vôtre ne nous est pas connu.

Si « tout est bon », pourquoi n’allez-vous pas dans les médias nationalistes ? Et pourquoi, si « zététique apolitique » était vraie, certain.es d’entre vous en veulent à Bricmont de ne pas regarder dans quel média il s’exprime ? N’y-a-t-il pas là contradiction ?

« Les médias ne sont pas univoques, et des auteurs d’un même journal peuvent donner différents sons de cloche. On peut certes craindre un effet de halo, mais la remise en cause de la fiabilité des médias n’en est pas moins rendue visible par les productions critiques alors publiées. Savoir quel effet prédomine n’est pas clair. »

Nous sommes a priori d’accord avec le début (même si nous n’avons pas bien compris la fin de la deuxième phrase).

« Soulignons de plus que l’intrusion de l’esprit critique dans ces médias grand public (qui nous posent problème par ailleurs) permet de toucher une cible importante, souvent inaccessible autrement : le “grand public”, première victime des dérives de ces médias. »

C’est toujours la même antienne.

Notre problème réside dans « toucher une cible importante ». Une personne ayant à cœur la diffusion de l’esprit critique dans une perspective de transformation sociale doit-elle souhaiter qu’un maximum de monde soit « touché » par une intervention critique éructée par un.e sceptique qui doit crier plus fort que les autres ? « touché » par un « savant » qui se voit contraint de se mettre une plume dans un orifice en gloussant entre Miss France et un chroniqueur célèbre ? Ou « touché » par un discours tronqué, coupé quand trop technique, transformant l’outil très abrasif qu’est le rasoir d’Occam en un gadget incompréhensible du type « l’explication simple est toujours la bonne » ? Ou « touché » par une critique d’une thérapie alternative, mais en épargnant l’héritage freudien qui permettra telle une hydre de refaire renaître autant de nouvelles thérapies du même genre ?

Il y a une part d’angélisme dans cette posture qu’au fond, on envierait presque. À ce que nous voyons, les interventions média grand public des zététicien.nes dont vous portez la parole ne sont pas choisies sur un ratio morceaux-d’outils-critiques-transposables-à-telle-heure-devant-tel-public-mangeant-des-cacahuètes-après-le-boulot versus déformation-du-propos-occasionnée-par-le-montage, le cadre et la scénarisation entourant l’intervention, etc.

Baaah, nous ne faisons que radoter. Ces points ont déjà été abordés entre autres dans « Le débat immobile, ou L’argumentation dans le débat médiatique sur les « parasciences » » de Marianne Doury aux éditions Kimé. C’était il y a maintenant 20 ans. Sans doute est-ce trop peu lu.

« N’oublions pas qu’il y a peu de temps encore les divers réseaux de l’esprit critique demeuraient relativement confidentiels. L’engouement actuel (par milliers) sur les réseaux du scepticisme est le résultat d’une forme de présence médiatique que nous jugeons bénéfique. Et cet engouement en lui-même nous semble tout à fait souhaitable. »

Voilà factuellement l’angélisme, humanitariste. D’abord, votre effet cigogne : comment savoir si l’engouement est dû à un effet de seuil dans la population, aux interventions médiatiques, aux enseignements, etc. ? Car, pardon de le rappeler, il y a un faux dilemme à éventer : soit on va dans les médias, soit on prive le grand public de l’esprit critique. C’est le dilemme devant lequel nous avons été mis par la journaliste du Point, d’ailleurs. Il y a pourtant d’autres moyens de diffuser nos outils, dans des cadres qui permettent un meilleur rapport bénéfice risque, par exemple créer des enseignements au long cours.

D’ailleurs, n’êtes-vous pas étonnés de cet engouement ? N’êtes-vous pas étonnés de la prolifération de youtubers, à la qualité parfois vraiment discutable ? Quels sont les critères que vous transmettriez pour discriminer un.e bon.e youtubeu.r.euse zététicien.ne d’un.e mauvais.e ? S’il n’y en a pas, alors on rejoint les chasseurs du Bouchonnois.

Et cet engouement vous paraît souhaitable ? Quel type d’engouement ? Si c’est une pensée critique qui amène les citoyen.nes à trouver des sophismes chez leurs dirigeants, ou leur donne des degrés de libertés en plus, pas de problème. Si c’est une version critique édulcorée, sans dent, sans main, sans rien d’autre que le statut social que l’on peut prendre en discutant très tard de la mémoire de l’eau, mais en quittant la discussion par exemple quand il s’agit de discuter des plafonds de verre des femmes, et des rouages qui font que la majorité des gens se tournant vers la zététique semblent être des hommes, blancs, hétéro, CSP moyenne aisée… alors oui, cela revient à brader la démarche.

On espère que vous ne revendiquez pas l’évangélisation d’une armée de zététicien.nes de surface, cantonné.es à des sujets précis et souvent inoffensifs, avec quelques héraults médiatiques épatant la galerie. Nous, nous voulons former des penseurs.ses critiques sans fard, sans œillères, sans limite sinon des limites assumées, en déclarant par ex. « oui, en tant que penseur critique, je devrais être pointu sur la science officielle qu’est devenue l’économie libérale / la psychanalyse / la pseudo-histoire, mais je n’ai pas eu le temps de m’y pencher. Cependant, c’est un défaut de mon organisation ou de mes goûts, et non une frontière légitime dans l’utilisation de mon cerveau critique qui se doit d’être constante ». Ce genre de réponse serait vraiment géniale. Nous en connaissons quelqu’un.es qui la font et l’assument. C’est une sorte de pacte cérébelleux.

« Tel que d’autres lecteurs sont parvenus à le comprendre, votre texte est une récrimination à l’égard de figures médiatisées de façon récurrentes, et qui présenteraient une vision abâtardie, simplifiée, étriquée, de l’esprit critique. Cet esprit critique édulcoré, qui ne peut critiquer les médias car étant DANS les médias, pose très probablement problème. Mais votre texte ne semble offrir qu’une réaction possible : la déception, teintée d’une certaine hargne (ressentie sinon exprimée). Le texte ne semblant pas proposer d’alternative, nous nous demandons encore une fois : quel est son but ? »

Si ce texte nous a permis de pointer cet embourgeoisement « topique », le premier but est atteint. Nous avons un certain nombre de courriers qui nous en remercient – mais le nombre n’est pas un argument.

S’il nous a permis également d’exprimer que le scepticisme scientifique est une posture qu’on ne peut revêtir facilement, le deuxième but est également atteint. Que le scepticisme et le matérialisme méthodologique soit une posture permanente et non un hobby « pépère » ; et que ceux qui s’octroient du pouvoir aient cette cohérence intellectuelle et la rigueur maximale. CorteX ou pas CorteX, peu importe, il s’agit de hisser le niveau général. De fournir un standard de rigueur et de cohérence intellectuelle. Nous faisons avec notre milieu sceptique la même chose que dans le monde des thérapies manuelles, par exemple : mettre un standard élevé, sous peine de voir la discipline galvaudée. Un certain nombre d’entre vous remplissent d’ailleurs en grande partie ces exigences. Et nous ne proposons pas d’alternatives ? Bien sûr que si : les cours, en amphi, en classe. Les conférences. Les formations pédagogiques de profs. L’auto-hébergement de ressources. La mise en ligne de séquences pédagogiques. La participation aux podcasts qui tiennent sévèrement la route comme Scepticisme scientifique ainsi que nos contributions financières pour soutenir nombre de projets sceptiques de tout type. La publication dans des revues scientifiques libres et dans des maisons d’édition qui ne soient pas des majors. Le financement participatif de films et de documentaires, de webradio, etc.

Il y en a un paquet.

Dans notre démarche, nous sommes loin d’être des modèles : Bertrand Russell est bien plus solide que nous, de même qu’en vrac à différents niveaux des Baillargeon, Lecointre, Bricmont, Chomsky, Zinn, Sand, Dawkins, Nasreen, Bourdieu, Accardo, Gardner, et plus anciens comme Fanon, Rostand, Diderot… et tellement d’autres ! Le bouquin de Charbonnat « Histoire des matérialismes » chez Matériologiques regorge de personnages de ce genre, bien plus proches de ce que nous appelons de nos vœux que nous-mêmes.

« Les “sceptiques du scepticisme”, que beaucoup d’entre nous devons subir dans nos réseaux, vont très certainement instrumentaliser ce texte sans nuance pour nous jeter du “chien de garde du système” avec une délectation accrue par la possibilité de citer le CORTECS à l’appui de telles accusations. Il serait regrettable de ne pas tenir compte des écosystèmes dans lesquels d’autres que vous travaillent, et qui représentent leurs propres défis. »

Les nuances, c’est comme le Dieu de Laplace : cela n’est pas nécessaire ici. L’argument des nuances est un grand classique, par exemple, des curés envers les athées, des Intelligent designers envers les évolutionnistes ! C’est une sorte de sous-ensemble de l’argument du pluralisme démocratique discuté plus haut.

Toute cette inquiétude est réflexive : sommes-nous des chiens de garde du système ? Sommes-nous des « danseuses », des « bouffons » à l’université ou dans l’éducation nationale ? Pour le savoir, il faut essayer de se doter de critères rationnels, et solliciter des regards extérieurs. Nous avons pensé réunir un panel de personnes peu complaisantes qui pourraient nous dire « stop, là, les couleuvres que vous avalez sont trop grosses pour laisser votre scepticisme indemne ». De votre côté, sans critère de ce genre, vous prenez le risque d’être confit.es dans une position relativiste, sans critère de réfutabilité à vos stratégies médiatiques. Et c’est là qu’on devient un.e chien.ne de garde. Alors partageons nos réflexions et nos critères, hissons-nous mutuellement vers le haut.

Quant au risque d’instrumentalisation de notre texte par les sceptiques du scepticisme dans les « écosystèmes » sceptiques francophones, il ne nous inquiète pas vraiment. Les sceptiques du scepticisme sont souvent soit des relativistes cognitifs, soit des croyant.es (avec acte de foi), donc leurs attaques sont fragiles et supportent mal la panoplie atropopaïque des rasoirs d’Occam, critère de Popper, etc. Et il est des « écosystèmes » bien plus difficiles. Car méditons quand même ceci : vous qui semblez défendre une zététique apolitique, comment expliquer qu’en se déplaçant dans des « écosystèmes » un peu plus lointains, chez Basava Premanand ou chez Narendra Dabolkar, ou quelques kilomètres plus loin, chez Avijit Roy, Washiqur Raman ou Ananta Bijoy Das, ou quelques kilomètres plus près comme Raïf Badawi, comment expliquer que le contenu « apolitique » que vous produisez ici vous vaudrait au mieux les fers, au pire l’éventration ailleurs ? Revendiquer une zététique non politisée, comment cela serait-il possible quand déjouer des illusions ou appliquer le pacte cérebelleux vous fait tuer à la machette à quelques milliers de kilomètres ? Si vous y croyez vraiment, alors par pitié ne faites plus de vidéos ou de podcasts ! Car il est des contrées où le simple fait de les utiliser fait prendre le risque d’une rafale de plomb.

Avec toute notre sympathie pour la plupart de vos initiatives, avec doute rationnel pour certaines, et avec l’espoir que toute la communauté sceptique reconnaisse et se saisisse des aspects politiques de la diffusion de la pensée critique.

L’équipe du CorteX


Pour compléter cette réponse, voici le lien vers l’interview de Richard Monvoisin réalisée en octobre 2015 par Jérémy Royaux et Jean-Michel Abrassart pour le balado Scepticisme Scientifique, interview dans laquelle sont abordés plusieurs sujets en rapport direct avec la discussion entamée ci-dessus :

(notamment à partir de 25′)

Rapport ostéopathie crânienne – réponses aux réactions

Voici une compilation des réactions au rapport produit pour le Conseil national des masso-kinésithérapeutes sur l’ostéopathie crânienne. Nous mettrons l’article à jour au fur et à mesure des réceptions ; la dernière mise à jour date du 19 février 2017 (voir en toute fin de page).

Il y a différents types de questions (ou d’invectives, mais nous les prenons pour des questions) et remarques.

[toc]

1. Les questions épistémologiques

(…)  Lors des commissions ministérielles dès 2002, j’avais prôné le fait que l’osteo soit reconnue à l’identique des psychologues cliniciens ; c’est-à-dire que cela ne peut être du domaine des sciences dures, et la nécessité de créer nos propres outils. En effet si les uns travaillent avec le verbe, nous en plus, c’est avec le toucher et les mains qui « parlent et écoutent ». Difficile de l’évaluer ! (…)  J.L., février 2016

Que chaque discipline ait des outils d’évaluation un tantinet différents selon les objets étudiés est évident. Si on considère la science comme une activité de production de connaissances « communisables » sur le monde (cf. notre dialogue  La science (complet) – Base d’entraînement pour les enseignants qui voudraient parler de science) alors il n’existe plus de dichotomie sciences dures / sciences molles : il n’est que des champs de connaissances plus ou moins solides. Enfin, les méthodes de gynécologie par exemple sont des méthodes éprouvées, reposant sur le toucher, et faisant partie des méthodes reposant sur les faits. Si l’on récuse l’évaluation des méthodes ostéopathiques, cela signifie que le choix de chaque thérapeute sera subjectif – auquel cas, ce n’est plus un statut de scientificité qui est recherché, mais celui d’un art. Peu probable que quelqu’un cherchant un soin souhaite avoir affaire à (seulement) un artiste.

« C’est l’éternel débat entre empirisme et positivisme ,au demeurant fort intéressant car l’un contribue à faire progresser l’autre ». J.L., février 2016

Nous allons être pointilleux sur les termes philosophiques, puisqu’il s’agit de l’un de nos violons d’Ingres. Que l’empirisme nourrisse la connaissance, certes, moyennant recoupement et reproduction de cet empirisme. On « sent » que quelque chose marche, on n’est pas très sûr, alors on le soumet à ses pairs, qui valident objectivement ou récusent la méthode. Lorsque l’empirisme est répété sans examen collectif, on appelle ça une tradition, voire une superstition.

Quant au positivisme, ce mot est ambigu dans votre phrase. Si vous faites appel au programme positiviste d’Auguste Comte, il  n’est évidemment pas le nôtre. Sur ce que ce terme sous-tend, voici une excellente lecture de J. Bricmont dans la revue DOGMA, Comment peut-on être  » positiviste  » ?

(…)  et comment s’il vous plaît, pourrions-nous reproduire un acte qui par nature est relationnel c’est-à-dire qui engage l’entièreté de deux personnes (corps, mental et être) ? (Pierre Tricot, Le crânien, ça vaut rien !)

La description du coït est très bien décrite scientifiquement, n’est-ce pas ? 🙂 Nous prenons cet exemple à dessein : on peut souhaiter une part de mystère dans l’acte charnel si on le veut, c’est un choix subjectif. Mais si quelqu’un souhaite une efficacité à l’acte (pour ce qui est du plaisir, ou de la fécondation, ou autre) la part de mystère n’a guère sa place.

Toute la psychologie sociale, les sciences politiques, s’élaborent sur des théories basées sur les faits. Si un acte ostéopathique a une validité en soi, une « efficacité propre » (à bien dissocier pour la discussion de l’efficacité globale qui comprend les effets contextuels ; voir sur ce point la conférence de N. Pinsault) alors elle doit pouvoir être reproduite. Ce débat a déjà eu lieu en sciences biologiques, et même en sciences médicales, il y a plus de cinq siècles, pourquoi le reprendre ici ?

Mais, s’il vous plaît, retournons les choses : ce travail montre effectivement que l’ostéopathie crânienne (mais aussi je pense, l’ostéopathie en général) ne parvient pas à s’inscrire dans le cadre scientifique que l’on voudrait lui imposer. Mais il montre surtout que le cadre scientifique qu’on voudrait lui imposer ne lui convient tout simplement pas ! Et du coup, ce travail considérable (merci de l’avoir fait à notre place) montre qu’utiliser un outil inadéquat pour analyser quelque chose donne des résultats fantaisistes. (…) (Pierre Tricot, Le crânien, ça vaut rien !)

Nous supposons, à tort peut être, que vous faites une erreur classique sur le plan épistémologique. De tout temps, lorsqu’une hypothèse n’était pas corroborée par les faits, les défenseurs de celle-ci ont toujours résolu leur dissonance cognitive en incriminant les critères de scientificité. Pourtant ces critères, qui s’agrémentent avec le temps, ne sont pas pris en défaut, tandis que le cimetière des hypothèses rejetées est lui plein à craquer. Si la science était un simple jeu, assisterions-nous stoïquement à la renégociation des règles du football par une équipe de 5ème division étrillée au dernier match ? Que nous nous fassions bien comprendre : que les ostéopathes crâniens viennent avec tout ce qu’ils ont comme prémisse de phénomène, tentent de caractériser celui-ci pour que de manière inter-subjective on en fasse l’étude, et là on verra s’il faut de nouveaux critères de scientificité. En attendant, sans plus d’éléments que ce que nous avons trouvé, il n’y a pas de raison de donner du crédit aux techniques (nous disons bien aux techniques, pas au soin global, plus complexe) ostéopathiques crâniennes. Si nous en donnions, il faudrait en donner aux magnétiseurs, aux révérends prédicateurs évangéliques, qui eux non plus n’ont pas de corpus de preuve – et eux aussi, contestent les critères de scientificité. De ce fait, votre profession deviendrait une pratique ésotérique, et vous n’auriez guère à y gagner.

« Et le grand tort des ostéopathes est d’avoir cherché (pour des raisons de reconnaissance) à s’inscrire dans un cadre ne leur convenant pas au lieu de faire le nécessaire pour se doter des outils épistémologiques adaptés à leur approche. (…) (Pierre Tricot, Le crânien, ça vaut rien !)

Nous sommes navrés de vous contredire. Tout notre rapport montre que justement, les ostéopathes crâniens n’ont semble-t-il pas souvent souhaité s’inscrire dans le cadre de la recherche scientifique, même à prémisse empirique (sur ce point voir plus haut, courrier de J.L). La preuve en est la somme d’études indigentes sur le plan méthodologique.

C’est que même si les preuves ne sont pas apportées à la satisfaction des critères « scientifiques » exigés, l’ostéopathie crânienne a, de toute évidence, aidé et continue d’aider des millions de personnes de par le monde. Cela est un fait. (…) (Pierre Tricot, Le crânien, ça vaut rien !)

Certes. Ne s’agit-il pas d’un sophisme du pragmatisme ?

En tous les cas la question change : que des personnes soient aidées par les soins de l’ostéopathie crânienne, c’est très probable. Il en est qui sont aidés par les religions, d’autres par la détestation d’une autre caste, race, culte, tribu, région, et tant d’autres versions de se faire du bien. La question est de savoir s’ils sont aidés :

1) parce que vous êtes très agréable humainement ?

2) parce qu’ils parlent d’eux pendant la consultation ?

3) parce que vous avez un fort argumentaire d’autorité ?

4) parce que la méthode est efficace en propre ? 

5) etc. ou la somme de tout cela ? Nous ne pouvons que vous renvoyer à la conférence de N. Pinsault sur le sujet, ou dans l’ouvrage « tout ce que… » sur la différence entre efficacité globale et efficacité propre.

Je ne vois pas pourquoi elle continuerait d’exister si elle n’était pas utile ! (Pierre Tricot, Le crânien, ça vaut rien !)

Sans vouloir vous déprimer, il est beaucoup de choses qui remplissent une fonction, sans pour autant avoir d’efficacité propre – la religiosité en est une (et on sait étude à l’appui que l’efficacité des prières d’intercession est nulle).

Le fait qu’elle ne puisse le « prouver » selon certains critères très précis ne suffit pas à prétendre qu’elle est inutile. Et je m’attriste toujours devant l’incapacité à accepter qu’une pratique puisse être efficace et utile bien qu’elle échappe aux moyens d’investigation d’un système. Et si c’étaient le moyen d’investigation et les critères retenus qui devaient être remis en cause, plutôt que la technique ? (…) (Pierre Tricot, Le crânien, ça vaut rien !)

Une fois encore nous n’avons jamais prétendu l’inutilité de la discipline puisque l’utilité présente des caractères bien plus vaste que l’efficacité. L’utilité peut-être sociale par exemple, mais c’est un autre débat que nous n’auront pas ici.

Nous attendons toutes propositions, que ce soit sur un phénomène isolé, un « effet », une « efficacité », ou même sur de nouveaux critères d’évaluation. Nous saurons faire amende honorable le cas échéant.

L’absence de preuve scientifique concernant l’efficacité de la pratique n’est pas une nouveauté en soi. Ce fait est connu et c’est pourquoi des études sont toujours en cours pour essayer de démontrer un effet et une indication de ce type de thérapie (Raithet al, 2016, Haleret al, 2015, Elden et al, 2013) avec des protocoles plus ou moins bien bordés. Les résultats sont mitigés en fonction des études mais certains semblent montrer un effet intéressant ainsi qu’une absence d’effets secondaires gênants. Actuellement, il n’y a que 2 articles relevés par les auteurs qui montrent un résultat intéressant sur les cervicalgies et le syndrome douloureux pelvien gravidique. (Laurent Marc, Rapport de Cortecs sur l’ostéopathie cranienne : où est la surprise?)

Concernant les études de Haller et al et de Elden et al, comme vous l’avez lu dans notre rapport nous ne partageons pas votre interprétation. Nous écrivions :

« Les deux preuves méthodologiquement valables que nous avons trouvées présentent de modestes résultats qui, pour diverses raisons que nous avons évoquées, peuvent raisonnablement s’interpréter en terme d’efficacité non spécifique des traitements. »

Bien sûr, cette interprétation est longuement argumentée dans notre rapport et ne tombe pas du ciel.

Pour l’étude de Raith et al nous n’avons rien exprimé et pour cause ! Cette publication est postérieure à notre revue de littérature.

Ce rapport est référencé à partir d’articles pour leur grande majorité « vieux » de 20 et 100 ans (Seulement 14,5% des ouvrages cités et 23% des articles tirés de revues scientifiques ont moins de 5 ans) Comment déduire des conclusions scientifiques crédibles avec une telle bibliographie ? C’est vraiment dommage de ne pas considérer la littérature récente qui remet en cause le MRP pour se faire un avis au sujet de l’ostéopathie crânienne ! (Ostéopathes Plus)

Pour information, l’ancienneté d’un travail expérimental ne permet en rien de juger de sa valeur. Dans l’histoire de la médecine par exemple, il existe des essais cliniques anciens qui ont fait date. C’est par exemple le cas du tout premier essai contrôlé randomisé en double aveugle sur la streptomycine dans le cadre de la tuberculose à la fin des années 1940 [Streptomycin in Tuberculosis Trials Committee, « Streptomycin treatment of pulmonary tuberculosis. A Medical Research Council investigation, Br Med J,  v.2(4582),‎ pp. 769–82 ]. On trouve aussi moult études récentes à la méthodologie défaillante. C’est malheureusement la règle en ostéopathie crânienne. Mais s’il existe des études récentes et méthodologiquement rigoureuses qui nous ont échappé, rien ne vous empêche de nous les faire parvenir, bien au contraire ! Contrairement à beaucoup d’interlocuteurs plus ou moins amènes dans ce débat, nous ne serions pas gênés de changer d’avis. Si ces études n’existent pas, alors, vous ne pouvez en tenir rigueur qu’aux acteurs/actrices du champ de l’ostéopathie crânienne de ne pas avoir réalisé plus d’expérimentations rigoureuses ces dernières années. Pas à nous.

2. Les questions de procès d’intention

(…) C’est bien que ce rapport soit fait, il a aussi ses limites dans la mesure où il fait preuve de scientisme (…) J.L., février 2016

Le scientisme ne fait pas partie de notre programme intellectuel. Nous ne souhaitons pas, comme écrivait Renan, « organiser scientifiquement l’humanité », juste évaluer la validité, la reproductibilité et l’inter-subjectivité d’un corpus scientifique. Nous pourrions faire la même chose sur une théorie sociale, une théorie politique, une théorie physique ou mathématique (dans la limite de nos compétences additionnées).

[sur la biodynamie] (…) Là, on sent que les auteurs se sont vraiment fait plaisir ! On sent qu’ils font un très gros effort pour masquer leur bienveillance vis-à-vis du concept. (…) (Pierre Tricot, Le crânien, ça vaut rien !)

Nous avons une posture neutre sur le plan philosophique, c’est-à-dire une suspension de jugement, comme les sceptiques Grecs anciens, qui se résume ainsi : donnez-nous de bonne raison de penser ce que vous pensez, et on le pensera aussi. En attendant, les affirmations sans preuves peuvent être réfutées sans preuves (voir à ce sujet nos articles Rasoir d’Occam, etc).

Et pour conclure, la méthode ne présente finalement « aucune efficacité prouvée » (p. 244). Chapeau bas, Messieurs Dames, voilà du travail de pro ! Il a dû prendre beaucoup de temps, coûter beaucoup d’investissement personnel et sans doute financier.(…) (Pierre Tricot, Le crânien, ça vaut rien !)

C’est effectivement du travail de pro. Il a pris de nombreux mois, à plusieurs (comptons entre 600 et 800 heures), il a effectivement coûté beaucoup d’investissement personnel, et sur le plan financier nous ne souhaitons pas nous substituer au CNOMK pour vous répondre : sachez seulement qu’on est bien loin d’un SMIC horaire.

« Je suppose que, sous couvert d’objectivité, le but était dès le départ de démontrer que l’ostéopathie crânienne, c’est de la foutaise. L’objectif est atteint. » (…) (Pierre Tricot, Le crânien, ça vaut rien !)

Convenons que nous sortons là d’un débat scientifique. Il suffit juste de savoir que si l’ostéopathie crânienne avait des bribes de validité, nous l’aurions écrit de la même façon. Que le résultat vous déplaise, c’est en faire une affaire personnelle. Nous, nous faisons de ce rapport une chose publique, qu’il vous appartient de prendre en défaut.

« N’étant pas prescripteurs de recommandations, nous nous sommes limités à une analyse impartiale… » Impartiale ? Il semble que ce mot n’ai pas pour les rédacteurs le même sens que pour le dictionnaire… Ce qui est écrit ci-dessus à propos de la biodynamique est en contradiction flagrante avec une telle affirmation. (…) (Pierre Tricot, Le crânien, ça vaut rien !)

Dire que la Terre n’est pas plate, qu’il n’y a pas d’ether et que le complot Illuminati est une vue de l’esprit serait aussi partial ? Méfions-nous de l’effet bi-standard. Nous ne voyons pas où serait la partialité dans ce paragraphe cité.

Nous ne savons pas vraiment comment et pourquoi ça fonctionne, mais ça fonctionne !

Alors montrons-le. Montrez-le, c’est votre métier, cela devrait rendre les choses plus faciles.

Refuser cette évidence revient à se moquer des millions de gens qui ont été aidés par cette technique et qui, Dieu merci, le seront encore demain.

Vous usez ici d’une technique de l’épouvantail. C’est dommage.

Elle revient à prendre tous les patients pour des « gogos extatiques » pour reprendre les mots outrageants de J-M Abgrall dans son livre Les charlatans de la santé.

Même technique. Nous n’avions aucun lien avec J-M. Abgrall – non qu’on ne le souhaite pas. Nous connaissons ses livres. Le ton n’y est effectivement pas le nôtre.

Quel manque de respect pour les patients que de les considérer comme de gogos incapables de juger ce qui est bon pour eux ! (…) (Pierre Tricot, Le crânien, ça vaut rien !)

C’est de votre plume. Nous n’avons pas écrit ce genre de chose.

Quelle suffisance, quel mépris d’autrui de la part de gens se prétendant thérapeutes ! Cette incapacité à observer et à accepter l’évidence, même lorsqu’on ne peut pas l’expliquer est une maladie mentale grave et hélas, incurable.  (…) (Pierre Tricot, Le crânien, ça vaut rien !)

Gagez que là, la teneur de la discussion ne permet plus le questionnement collectif. C’est dommage.

Ici, c’est Alain Andrieux sur www.enfantsdestill.com qui nous éreinte dans

Ceux qui se cachent derrière un tel acronyme, sans doute mûrement réfléchi,

Vous semblez prompt à juger nos intentions, nous ne nous risquerions pas à en faire de même pour les vôtres. Pourtant nous ne nous cachons de rien, l’ensemble du processus est transparent, nos écrits signés, nos liens d’intérêt déclarés, nos photos disponibles et nos contacts faciles d’accès.

[…] ne pouvaient avoir qu’une seule intention : passer pour des gens intelligents voire supérieurement intelligents. Des gens qui ne plaisantent pas avec la science, enfin, leur façon d’envisager la science. Des gens qui… chez ces gens-là Monsieur on ne sort pas de la doxa même si celle-ci est extrêmement rhumatisante et en très mauvais état pour défiler de façon convaincante au moins sur le fait qu’on sait marcher. (Alain Andrieux)

Doxa, gens intelligents… Nous avons fait le travail demandé, avec des canons scientifiques que nous n’avons pas inventés, et qui ne tombent pas du ciel. Ce n’est pas parce que les résultats qu’ils donnent ne vont pas dans le sens de ce que vous pensez qu’il faut jeter la démarche scientifique critique.

Des gens qui ont consacré deux cent quatre-vingt-six pages à la compilation de tous les textes possibles et imaginables pour tenter de détruire un pan de la pratique ostéopathique auquel ils n’ont pas accès, car vous pouvez en être certains aucun praticien digne de ce nom n’a participé à ce travail de démolition, car chez ces gens là Monsieur on bave, mais on ne pratique pas. (Alain Andrieux)

Heureusement que nous ne sommes pas faciles à vexer. Baver sur 286 pages, c’est long, il ne suffit à vous lire que de quelques lignes. Par ailleurs vous faites erreur, il y a trois praticiens sur quatre qui ont rédigé ce rapport. Ne faisons pas d’erreur d’attribution : ce n’est pas nous qui détruisons un édifice, c’est plutôt vos collègues qui ne l’ont pas construits. Alors construisez-le, et notre rapport sera changé. Et comme vous semblez féru de citations de Jacques Brel, vous ne découvrirez certainement pas celle-ci : dès qu’il y a des gens qui bougent, les immobiles disent qu’ils fuient.

Et bien ce bref moment d’humeur ne m’entrainera pas vers la rédaction d’une seule page pour dénoncer une telle médiocrité aussi besogneuse soit-elle. Bon courage aux kinésithérapeutes qui vivent sous la protection d’un tel ordre qui, comme d’autres ordres, montre à quel point la zone des ouïes ( figurées parait-il par le sphénoïde ! ) a été terriblement comprimée. – mais le choc vint de la contemplation d’un crâne de la collection de Still et de l’analogie qu’il fît entre la forme de l’os sphénoïde et celle des ouïes de poissons, « indiquant une mobilité pour un mécanisme respiratoire- ».(cortes.org) (Alain Andrieux)

Pourriez-vous mettre la bonne adresse s’il vous plait ?

Pour ces gens-là, pour ce groupe-là, même pas capables de reproduire une citation correctement, l’intention d’apparaître comme une personnification de l’intelligence et de la raison est débusquée mais pour ce qui est du but à atteindre, il est totalement raté. Nous attendons avec impatience d’autres productions du Cortecs sûrement toutes porteuses de cette ouverture d’esprit qui va jusqu’à créer des courants d’air dans cette production mal cortiquée. (Alain Andrieux)

Là, nous ne savons pas quoi dire. Il n’y a rien d’autre dans l’article.

Le site Osteopathes Plus, quant à lui, tente de déverser du poison dans l’eau du puits à notre sujet :

Le rapport CORTECS n’a aucune légitimité et objectivité scientifique vu qu’il a été demandé par le CNOMK pour évaluer l’ostéopathie crânienne et réalisé sous la direction de son vice-président Mr Vaillant. Mr Vaillant, personne très influente, est également directeur de L’IFMK de Grenoble où il encadre une équipe pédagogique constituée entre autre des auteurs du rapport CORTECS. Peut-on parler de conflit d’intérêts ?

Ostéopathes Plus adjoint à ces quelques lignes un schéma intitulé « Le rapport « indépendant » du CORTECS commandé par le CNOMK est-il réellement dénué de conflits d’intérêts ? ».

L’article et le schéma, malgré leur brièveté, regorgent d’erreurs que nous énumérons ci-dessous :

– le rapport n’a pas été réalisé sous la direction de M.Vaillant ;

– seul un des quatre auteur.e.s, Nicolas Pinsault, faisait partie de l’équipe pédagogique de l’IFMK de Grenoble en tant que cadre de santé au moment de la rédaction du rapport. Son traitement est administré par le CHU Grenoble-Alpes et provenait d’une enveloppe du Conseil Régional (comme pour toutes les formations sanitaires et sociales) ;

– Richard Monvoisin n’est actuellement pas chargé de cours à l’IFMK de Grenoble (il a seulement fait quelques heures de cours entre 2009 et 2012) ;

– les deux autres auteur.e.s (Nelly Darbois et Albin Guillaud) enseignent ponctuellement à l’IFMK de Grenoble en tant que vacataire (moins de 10 heures par an) sur des thèmes sans lien avec l’ostéopathie ;

– les auteur.e.s n’ont reçu aucune rétribution financière à titre individuel pour la rédaction du rapport par le CORTECS ou le CNOMK. L’argent versé par le CNOMK au CORTECS permet à cette structure de financer des bourses d’étudiant.e.s et du matériel pédagogique, en l’occurrence des livres critiques, prêtés gratuitement à toute personne qui en fait la demande.

Quant au qualificatif de « personne très influente » adossé à la personne de M. Vaillant, nous ne comprenons pas à quoi il renvoie.

Le terme de conflit d’intérêt est utilisé à deux reprises par Ostéopathes Plus. Il est utile de rappeler qu’une rétribution financière pour un travail rendu n’entraîne pas nécessairement un conflit d’intérêt, comme cela est questionné par Ostéopathes Plus. Dans le cas qui nous intéresse, il pourrait y avoir conflit d’intérêt si les conclusions du rapport allaient dans un sens qui servait les intérêts du CNOMK, du CORTECS ou des auteur.e.s. Quels seraient donc ces intérêts ? Dans l’article et d’Ostéopathes PLUS il n’est nullement expliqué en quoi les liens d’intérêt des auteur.e.s, déclarés de manière transparente à la fois sur le site du CORTECS et sur celui de l’ordre, seraient sources de conflit d’intérêts.

En résumé, Ostéopathes Plus ne donne aucun argument pour justifier en quoi le fait que le CNOMK soit le commanditaire de notre rapport entraverait notre légitimité, et plus encore notre objectivité scientifique à travailler sur l’ostéopathie crânienne.

Et pour la petite histoire, c’est parce que Vaillant, directeur, connaît bien la qualité du travail du CORTECS qu’il a suggéré au CNOMK de le contacter pour des rapports scientifiques. Il faut en outre savoir que ce rapport a entraîné des débats au sein du CNOMK lui-même, de même qu’au CORTECS quand le CNOMK a émis ses avis

Avec une phrase comme « Peut-on parler de conflit d’intérêts ? », il est facile d’instiller du doute gratuit et fallacieux. Nous pourrions répondre par « Peut-on diffamer tranquillement chez Ostéopathes Plus ? », mais nous préférons renvoyer ses auteurs aux leçons des grands classiques, comme Francis Bacon dansDe la dignité et de l’accroissement des sciences (1623), livre VIII, chapitre II  : « Va ! calomnie hardiment, il en reste toujours quelque chose (audacter calumniare, semper aliquid haeret).

À aucun moment les auteurs n’ont eu envie de remettre en cause leur jugement bien dommage pour des « scientifiques ». (Ostéopathes Plus)

Cette affirmation est assez gratuite. Ne serait-ce pas tout simplement parce que la conclusion ne va pas dans le sens que vous auriez souhaité ? Rappelez-vous : nous n’avons aucun problème à changer d’avis preuves à l’appui. Et vous ? Changerez-vous d’avis en l’absence de preuve ?

Le Cnomk se contente de l’avis de mk opposés à l’ostéopathie (Richard Monvoisin, Nicolas Pinsault « La kinésithérapie piégée par les mages » http://www.monde-diplomatique.fr/2015/12/MONVOISIN/54379. (Ostéopathes Plus)

− Précisions d’abord que l’un des auteurs n’est pas kiné, ni même professionnel de santé ;

− il n’y est pas question de l’ostéopathie dans son ensemble ;

− s’il y a des raisons d’être rétifs à certaines de ses branches, c’est que les professionnels de celles-ci n’ont pas fait le travail requis ; ce n’est pas une critique a priori, et encore moins une querelle de chapelle – même si c’est, cela se comprend, plus facile pour vous de scénariser de cette façon.

− Vous conviendrez que l’article que vous citez est publié dans un journal dont la portée est bien plus politique que scientifique ou technique. Or si nous pensons qu’il n’y a pas de raisons a priori de s’opposer à des pratiques thérapeutiques comme celles de l’ostéopathie, nous sommes en revanche opposé à un modèle de politique de santé non redistributif et au saccage permanent des acquis sociaux de 1946. Si l’ostéopathie est mentionnée dans cet article, c’est parce qu’elle offre un exemple de l’évolution des politiques que nous dénonçons.

Karine Krzeptowski est une des premières a avoir réagi à la sortie du rapport :

Ce rapport ne peut être considéré par l’Ordre et par les pouvoirs publics car il y a faute grossière de procédure dans le choix du profil de ses auteurs, (tous kinésithérapeutes connus pour leur position négative à l’égard de l’ostéopathie). (Karine Krzeptowski sur le Site de l’Ostéopathie)

Il y a là une erreur et une confusion. Tout d’abord, seulement 3 des 4 auteur.e.s sont diplômés en kinésithérapie. Il vous revient d’expliquer en quoi la formation initiale de ces auteurs constitue un critère douteux quant au choix de leur confier une tâche d’évaluation scientifique de l’ostéopathie crânienne. Ensuite, vous confondez « position négative » et scepticisme. Ce dernier est consubstantiel de la démarche scientifique et implique un doute préalable à toute investigation. Nous n’avions pas de position de départ morale ou affective sur le sujet, et quand bien même, une démarche méthodique s’abstrait des préalables subjectifs lorsqu’elle est bien menée. Ce n’est pas parce que les conclusions ne vont pas dans le sens que vous souhaitez qu’il faut déligitimer artificiellement les compétences des auteurs.

Quand on est à la recherche de preuve d’efficacité ou de justification d’un concept, il faut s’adresser aux personnes directement concernées, ici les ostéopathes et non aux détracteurs. (Karine Krzeptowski sur le Site de l’Ostéopathie)

L’efficacité d’une technique ou la validité scientifique d’un concept n’est pas une affaire de personnes mais de données expérimentales. Nous nous sommes tournés vers les auteurs, ostéopathes ou non, « détracteurs » ou non, qui ont contribué à la connaissance sur le sujet.

De surcroît, le mot détracteur n’est pas très heureux : s’il y a des détracteurs, c’est qu’il y a des promoteurs. Nous ne nous inscrivons pas dans ce débat : que nous soyons détracteurs ou promoteurs de la gravitation, elle fonctionne, quel que soit notre avis. Que nous soyons détracteurs ou promoteurs des humeurs d’Hippocrate, elles n’existent pas. La connaissance scientifique s’abstrait du point de vue personnel.

Ce rapport ne peut être retenu et présenté décemment aux pouvoirs publics car il y a conflit d’intérêt dans le choix même des auteurs. (Karine Krzeptowski sur le Site de l’Ostéopathie)

Voir notre réponse aux rédacteurs du site Ostéopathe Plus dans la présente section, ci-dessus.

Les auteurs eux-mêmes auraient dû refuser cette mission qui ne leur revenait pas, ils terminent la conclusion de leur rapport CORTECS : « Avec le soutien du CNOMK, nous avons accepté de faire le travail laborieux qui revenait logiquement aux prétendants. De fait, alors que nous pensions qu’il n’y avait pas a priori de raison scientifique de défendre cette discipline, désormais nous le savons. »
Cette phrase dans les conclusions en dit long ! Ils partaient d’un a priori négatif et ne trouvaient pas logique eux-mêmes que cette tâche leur fut demandée à eux plutôt qu’aux ostéopathes ! (Karine Krzeptowski sur le Site de l’Ostéopathie)

Peut-être devons-nous insister sur ce qui est pourtant une évidence : le travail scientifique est une remise en question permanente de ce qu’on croit acquis. La posture de départ est « méfiante », sceptique. Au fond, vous faites la même chose : si nous affirmons guérir le cancer par massage du cou, vous serez sceptique au premier abord. La charge de la preuve incombe d’ailleurs à celui qui prétend. Donc en tout état de cause, c’était aux ostéopathes de démontrer leur théorie, mais ils ne l’ont pas fait. On a demandé à des sceptiques (non détracteurs, donc) de regarder de près, pour voir si quelque chose tenait tout de même. Si la conclusion vous déplaît, refaites nos recherches, ou produisez de nouvelles données. Alors seulement, s’il y a lieu, nous changerons nos conclusions.

Je pose la question au CORTECS : Pourquoi avoir accepté cette mission si d’emblée elle n’était pas honnête sur le plan éthique ? Ceci est une première erreur qui fausse votre approche et vous vous targuez d’avoir l’esprit scientifique ! (Karine Krzeptowski sur le Site de l’Ostéopathie)

Votre question est un plurium interrogationum. En nous sollicitant pour y répondre, vous posez comme prémisse que la mission du CORTECS concernant l’ostéopathie crânienne n’était pas « éthique » (ou décente, comme vous l’avez glissé plus tôt) S’il vous plaît, essayez de juger de notre esprit scientifique à la méthode que nous avons utilisée. Ne laissez pas la colère de votre lien d’intérêt avec le sujet chercher à s’évacuer par des vindictes gratuites.

L’Ordre finance des rapports mal ciblés dès le départ. De manière pragmatique, Si l’Ordre des MKDE souhaite encore dans l’avenir s’éclairer sur le thème de l’ostéopathie, ne serait-il pas plus sain d’instauré au sein de l’Ordre un conseil représentant des MKDE-D.O. qui pourrait dès lors œuvrer positivement lorsqu’il s’agit de faire comprendre les spécificités et l’actualisation des compétences de leur métier d’ostéopathe ? (Karine Krzeptowski sur le Site de l’Ostéopathie)

Il ne faut pas confondre démarche de communication (« œuvrer positivement ») et démarche d’évaluation scientifique. Mais si vous substituez la communication à la science, ce seront les meilleurs lobbies qui imposeront leurs vues, et c’en sera fini de la science. Un lobby de la Société de la Terre Plate pourrait imposer ses vues à tous les géologues. Nous pensons que ce n’est pas souhaitable.

3. Les questions méthodologiques

Malheureusement, ce ne sont pas là les seules sources sur le concept. Il manque l’ouvrage de Nicette Sergueef , sans parler de celui d’A Croibier sur le diagnostic général ostéopathique (qui reste un livre important pour étudier en partie le fonctionnement du raisonnement ostéopathique) aux éditions Masson ou un ouvrage de référence de T Liem aux éditions Maloine. Il faut noter que certains ouvrages apparaissent sur le site de l’ostéopathie en fouillant les articles sur les ouvrages ou avec des termes comme « crâne », « crânienne », « crânien ». (Laurent Marc, Rapport de Cortecs sur l’ostéopathie cranienne : où est la surprise?)

Nous vous encourageons à lire ou relire en détail la méthodologie suivie dans cette partie du rapport pour comprendre pourquoi ces références n’apparaissent pas. En effet, nous avons relevé uniquement les concepts élaborés par le fondateur et les continuateurs de l’ostéopathie crânienne, identifiés dans la partie précédente du rapport ; Nicette Sergueeg, A Croibier et T Lien ne font pas partie de ces personnes. Ce choix méthodologique, qui a ses limites, permet de rendre notre méthode reproductible et incrémentale. Nous ne travaillons plus directement sur ce sujet, mais rien n’empêche qu’une autre équipe aille plus loin en exploitant d’éventuels points aveugles de notre méthodologie..

Je suis étonné que, les auteurs du rapport ayant l’occasion d’échanger avec des ostéopathes (c’est noté dans les remerciements), ces sources n’aient pas été évoquées. (Laurent Marc, Rapport de Cortecs sur l’ostéopathie cranienne : où est la surprise?)

Elles n’ont effectivement pas été suggérées par les différentes personnes contactées – mais il est difficile de leur en tenir grief. Il est probable qu’autant de contacts, autant de sources possibles. Cela corrobore notre impression que si le « feuillage » de l’ostéopathie crânienne est partout, il est assez difficile de bien distinguer un tronc solide.

De même, puisqu’utilisant un moteur de recherche généraliste qui est probablement google (on peut le supposer étant donné que google scholar est cité plus tard dans le rapport), les auteurs auraient pu utiliser google books où toutes les références citées plus haut ressortaient.(Laurent Marc, Rapport de Cortecs sur l’ostéopathie cranienne : où est la surprise?)

Détrompez-vous : ces références ne ressortent pas si l’on suit de manière précise la méthodologie décrite dans le rapport, qui cherchait à identifier les sources bibliographiques du fondateur et des continuateurs (voir supra). Maintenant, rien ne vous empêche de changer de méthodologie et de refaire le travail.

Poussons un peu plus loin et soyons indulgents sur le fait qu’ils ne connaissent pas les ouvrages d’ostéopathie en dehors des éditions Sully (car n’étant pas du métier).(Laurent Marc, Rapport de Cortecs sur l’ostéopathie cranienne : où est la surprise?)

Merci de votre indulgence – au sens canonique, l’indulgence est une rémission de la peine encourue du fait d’un péché. Ouf !

Vous faites assurément un effet paillasson en mélangeant « ne connaissent pas » et « ne jugent pas majeurs selon la méthodologie employée »

Et comme vous pouvez le constater vous-même les ostéopathes avec lesquels nous avons échangé semblent eux non plus soit ne pas connaître, soit ne pas juger majeurs les ouvrages que vous évoquez. Pensez-vous réellement qu’il suffit d’« être du métier » pour connaître tous les ouvrages pertinents en rapport avec ce métier ? Appliquer cela à de nombreux métiers, de boulanger à prêtre, de cordonnier à prostitué, suffit à en douter.

Ils préviennent que ce sera succinct, sauf que même en suivant leur méthode, il y a une part du concept plus récente (basée la tenségrité) qui n’est pas prise en compte comme l’ouvrage de Gilles Boudéhen qui fait partie du catalogue des éditions Sully. Alors comment ont-ils vraiment fait leur recherche bibliographique?  (Laurent Marc, Rapport de Cortecs sur l’ostéopathie cranienne : où est la surprise?)

Si vous lisez le rapport, vous saurez comment notre recherche méthodologique a été faite. Il vous appartient de l’améliorer si vous le jugez nécessaire. A toutes fins utiles, vous pouvez agglomérer toutes les études qui vous paraissent manquer et contacter le Conseil national de l’ordre ici pour pousser plus loin notre rapport. Mais la question reste celle-ci : ces « nouvelles » publications vont-elles infléchir les conclusions de notre rapport ? Croyez bien que si nous le redoutons par pur péché d’orgueil, nous le souhaitons à l’ostéopathie crânienne – et c’est ça qui compte.

Celle-ci est vraiment limitée, comment juger objectivement de l’aspect scientifique d’un concept en étudiant la partie qui n’a pas été mise à jour au niveau des connaissances scientifiques actuelles? (Laurent Marc, Rapport de Cortecs sur l’ostéopathie cranienne : où est la surprise?)

L’ostéopathie crânienne n’est pas un concept mais un champ (une « sphère » disait Sutherland) recouvrant plusieurs concepts (MRP, membrane de tension réciproque, etc.) S’il est toujours possible que nous soyons passés à côté d’un concept particulier – encore faut-il nous le montrer – en quoi cela remet-il en question le reste de notre analyse ? Vous savez, la connaissance fonctionne par parcimonie des hypothèses depuis Aristote, puis William d’Occam. Il s’agit d’essayer de comprendre au moyen du moins grand nombre d’entités possibles une gamme de faits. Le problème majeur de votre discipline, l’ostéopathie crânienne, c’est qu’elle prend des concepts un peu flous, pour nimber de mystère une gamme de faits que personne n’a réellement objectivé. Avant de faire des châteaux de sable en Espagne, aurait dit R. Mianajbaro, penseur du XIXe siècle, vérifions d’abord qu’il y a bien du sable. Et Fontenelle l’a très bien décrit ici .

Au sujet de la tenségrité, non seulement ça n’est pas un concept spécifique à l’ostéopathie crânienne mais encore moins à l’ostéopathie tout court. C’est une notion d’abord architecturale (créée par Buckminster Fuller), puis importée en biologie avec une définition relativement précise puis, devenant concept nomade, a été adapté à de nombreuses sauces (dont celles des héritiers du mystique Carlos Castaneda, qui en firent un agglomérat de prétendus exercices spiritualistes et magiques sinon toltèques, au moins venus des pratiques des natives américains.). Encore une fois, si l’on suit notre méthode scrupuleusement décrite, il est normal que ce concept n’apparaisse pas puisqu’il n’a pas été émis par un des fondateur et continuateurs identifiés.

D’autre part, nous nous interrogeons sur la pertinence d’évaluer a posteriori ce concept puisque vous dites vous-même dans la conclusion de votre article :

Le concept étudié est amputé de sa partie la plus récente basée sur d’autres principes que le MRP. J’ai cependant quelques réserves sur ce nouveau concept qui ne fait pas davantage preuve de sa véracité dans le cadre de l’ostéopathie crânienne que l’ancien concept. (Laurent Marc, Rapport de Cortecs sur l’ostéopathie cranienne : où est la surprise?)

(…) Cette erreur rédactionnelle met aussi en évidence qu’il est sans arrêt question de manipulation crânienne sans jamais que soit défini ce terme. C’est embêtant d’évaluer l’ostéopathie dans le champ crânien sans définir le geste que ça implique. Si on fait une recherche dans le document avec les termes « manipulation crânienne », jamais le terme n’est associé à une quelconque définition. (Laurent Marc, Rapport de Cortecs sur l’ostéopathie cranienne : où est la surprise?)

Le principe juridique de l’onus probandi s’applique aussi et surtout en science : la charge de la preuve incombe à celui qui prétend. Il est difficile de nous en vouloir de ne pas avoir défini la « manipulation crânienne » alors que Sutherland lui-même n’a pas pris soin de le faire de manière claire. Cela ressemble aux discussions sceptiques vs. théologiens : des théologiens reprochent souvent aux sceptiques de critiquer la notion de Dieu sans le définir. Mais lorsqu’il s’agit de prendre l’avis des théologiens sur ce qu’est Dieu, personne n’est d’accord. Finalement, de quoi parle-t-on ?
D’ailleurs, dans les textes identifiés se rapportant à l’ostéopathie crânienne,  « manipulation crânienne » n’est jamais présentée comme un concept central. Il y a comme qui dirait un bug dans l’épistémologie de votre discipline.

[Concernant la partie Fondement physiopathologique de l’ostéopathie crânienne]La méthodologie est décrite et semble avoir essuyé quelques écueils. Il semble que ces difficultés ne leur aient pas permis de faire une revue de littérature dans les « règles de l’art ». (Laurent Marc, Rapport de Cortecs sur l’ostéopathie cranienne : où est la surprise?)

Nous avons tenu précisément le propos suivant : « Nous avons rencontré des difficultés pour mener, dans les « règles de l’art », une revue de littérature systématique compte-tenu principalement : […] », et les raisons sont listées pages 58 et 59. En fait, l’expression « règle de l’art » est mal choisie car contrairement à d’autres disciplines, , il n’existe à notre connaissance pas de « règle de l’art » pour réaliser une revue systématique de littérature sur des concepts physiopathologiques, surtout issues d’une littérature essentiellement non-indexée ! Ce qui montre que bien plus urgent que la critique de la méthodologie que nous avons prise, serait de faire de la littérature scientifique indexée ! En gros, faire de la recherche d’objectivation. C’est ce qui aurait dû être fait depuis plus d’un siècle. Par conséquent, vous pourriez tout aussi bien dire que ce que nous avons réalisé est une première et ajouter « bravo au CORTECS d’avoir essayé de démêler l’écheveau d’une discipline éparpillée et peu scrupuleuse sur la méthode expérimentale, et d’avoir construit un bon socle méthodologique (probablement améliorable) à quiconque souhaiterait entreprendre un travail similaire » N’est-ce pas ?

Sachant qu’un certain nombre d’ouvrages de référence dont nous avons parlés précédemment ne seront pas cités davantage dans cette partie, il va donc manquer un pan entier des modèles physiopathologiques. Néanmoins, concernant les modèles étudiés, il est évident que leurs conclusions sont valides: (Laurent Marc, Rapport de Cortecs sur l’ostéopathie cranienne : où est la surprise?)

Rappelons-nous : avant de multiplier les modèles, il faut des faits. C’est un des critères de pseudoscientificité que de faire des modèles sans fait caractérisé (il y a même des modèles de physiologie des « vivants dans l’au-delà », à la suite des EVP de Konstantin Raudive). Si malgré tout vous estimez qu’émerge ou ont émergé des concepts spécifiques à la sphère crânienne que nous n’aurions pas traité, n’hésitez pas à nous transmettre les références des études expérimentales qui les soutiennent. Et si vraiment vous argumentez que ces concepts ont leur place dans l’historique de l’ostéopathie crânienne, vous pouvez en faire une synthèse et la rendre publique (car un des critères scientifiques de la connaissance est la connaissance partagée). Nous pourrions ainsi la publier dans un addendum du rapport grâce à vous.

[Sur la fiabilité et la validité des tests ostéopathiques employés dans le champ crânien] Cette analyse repose sur l’utilisation d’une grille d’analyse QUAREL (qui en fait s’écrit correctement QAREL). C’est un outil d’une bonne qualité (Lucas et al, 2013)pour évaluer la reproductibilité de certains tests dans un contexte de revue systématique. Il a cependant quelques limites surtout quand le test en question n’a pas de moyen d’évaluation fiable disponible (une sorte de gold standard). Les Items 9 et 10 sont notamment source de biais pour cet outil où les questions sont subjectives. Ces limites sont soulevées par les auteurs qui pointent notamment :

  • L’absence d’un gold standard,
  • Pour évaluer la constance de la mesure dans le temps, il manque la preuve du MRP et de mesures fiables.
  • L’absence d’interprétation des résultats par les évaluateurs (pour savoir si le test a été fait correctement).

En conséquence, les auteurs font un questionnaire simplifié mélangé à celui du groupe Cochrane (risk of bias tool). Ils procèdent à l’ajout d’un item crée pour l’occasion. Ce choix peut être discutable dans le sens où le mélange et la modification de questionnaires valides ne créent pas forcément un outil exempt de biais. Néanmoins, en l’absence d’outils standardisés pour la situation en question, cet outil permet une première approche.

Mais pour faire simple :

  • Un risque de biais est quasiment jugé élevé à chaque fois car le contenu d’un item est non décrit dans l’article (souvent les deux derniers items).
  • Les scores de corrélation ICC inter-observateurs sont en général assez faibles signant un manque de reproductibilité des tests ostéopathiques.
  • Les scores ICC intra-observateurs peuvent être parfois élevés en revanche avec un risque de biais non négligeable.

En résumé, l’analyse faite pour cette partie est intéressante mais l’outil employé pour l’analyse des biais est discutable du fait de ses modifications par rapport à l’outil validé et de l’attribution d’un biais élevé systématique par manque de description du protocole. Les scores ICC parlent d’eux-mêmes, et sans analyser le biais, la reproductibilité est de toute façon faible. (Laurent Marc, Rapport de Cortecs sur l’ostéopathie cranienne : où est la surprise?)

Permettez-nous de récapituler le premier argument de ce paragraphe (que nous étoffons d’une prémisse glanée dans le troisième paragraphe de cette partie « La fiabilité et la validité des tests ostéopathiques employés dans le champ crânien » ; nous intitulerons cette dernière « prémisse (1) »). Si nous vous comprenons bien, cela donne la chaîne logique suivante :

Prémisse (1) – « […] le mélange et la modification de questionnaires valides ne créent pas forcément un outil exempt de biais. »

Prémisse (2) – L’outil utilisé pour l’analyse des biais des études de reproductibilité a été modifié par rapport à l’outil validé ; 

Prémisse (3) – Il a été attribué un risque de biais élevé systématique par manque de description du protocole ; 

DONC

Conclusion – L’outil pour l’analyse des biais des études de reproductibilité est discutable.

Discutons d’abord de la prémisse (1). Nous sommes d’accord avec vous. Comme vous le faites vous-même remarquer dans le texte à la suite de cette prémisse : « Néanmoins, en l’absence d’outils standardisés pour la situation en question, cet outil permet une première approche. ». C’est ce que nous nous sommes dit lors de la création de l’outil.

Abordons maintenant la prémisse (2). Comme vous l’avez vous-même pointé (voir prémisse (1)), notre outil compile deux outils existants (QAREL et Cochrane risk of bias tool). Ce n’est donc pas qu’une simple modification d’un outil particulier comme vous le dites ici. Nous fondrons donc cette prémisse avec la prémisse (1) dans la suite de l’analyse.

Considérons enfin la prémisse (3). Cette prémisse n’est vrai que pour un item sur sept (l’item n°6). Pour tous les autres items, quand le protocole était insuffisamment décrit, nous avons attribué une incertitude sur le risque de biais. Autrement dit, la prémisse (3) de votre propos est fausse pour 6 items sur 7. Nous avons développé largement l’argumentaire de la création de l’outil qui s’étale pour mémoire de la page 155 à la page 159 du rapport.

Examinons enfin la conclusion de votre argument et tentons de voir dans quelle mesure les prémisses la justifie. Vous dites que notre choix méthodologique est discutable. Certes, mais tout choix méthodologique étant discutable per se, donc ce propos est trivial et il vous appartient d’en choisir un autre. Outre la trivialité de cette critique, il pourrait y avoir quelque chose d’intéressant à en tirer tout de même, moyennant de par exemple (a) pointer le type de biais émergeant de l’application de l’outil ; (b) expliquer comment tel ou tel type de biais influence ou modifie les résultats ; (c) faire des suggestions qui permettraient soit d’améliorer l’outil en question pour éviter ou diminuer ces biais, soit de le remplacer par un autre outil existant plus adapté qui ne serait pas venu à notre connaissance. Sinon, cette phrase ne sert à rien.

Quant à la prémisse 3, elle est fausse dans 6 cas sur 7. Pour l’item 6, nous avons justifié notre choix méthodologique page 159 du rapport que nous citons à nouveau ici :

« À propos de l’item 6 « Est-il prévu un dispositif pour empêcher les évaluateurs d’avoir accès à des indices additionnels sur les sujets (tatouage, taille, genre, etc.) et qui ne faisaient pas partie du test ? » : étant donnée l’importance que prend le dispositif nécessaire à sa réalisation (voir par exemple l’étude d’Halma et al. de 2008) nous considérerons qu’une absence d’information au sujet de cet item équivaut à l’absence de dispositif, c’est-à-dire à un risque de biais élevé. En toute honnêteté, ce choix pourrait être fait pour d’autres items. Seulement celui-ci nous apparaît très particulier car le dispositif nécessaire, sur le plan logistique, est tellement important que nous pressentons peu crédible le fait qu’aucun mot n’en soit dit dans la publication à cause de contraintes éditoriales ou par simple oubli. »

N’est-ce pas suffisant ?

C’est une chose assez facile de dire qu’une méthodologie est discutable. C’est une autre paire de manche que de la discuter de manière circonstanciée. Mais peut être le ferez-vous, à notre grand plaisir.

Venons-en maintenant à votre dernier énoncé de cette partie : 

« Les scores ICC parlent d’eux-mêmes, et sans analyser le biais, la reproductibilité est de toute façon faible. »

Oui, vous avez raison. La volonté de procéder à une analyse des biais relève de plusieurs motifs. Nous n’en évoquerons ici qu’un seul en citant un passage de notre rapport : 

« La majorité des études existantes et disponibles échouent à mettre en évidence ces reproductibilités pour tous les paramètres considérés, cela malgré des risques de biais souvent favorables à l’émergence de résultats positifs. » p. 195 (nous surlignons)

Autrement dit, ce que nous apprend l’analyse des biais, c’est que même en utilisant des méthodologies biaisées favorables à l’obtention de résultats reproductibles, les chercheurs échouent à mettre en évidence la reproductibilité des techniques crâniennes utilisées par les praticiens. Ceci est selon nous un indice majeur en faveur du fait que même en améliorant la méthodologie, il est probable que les chercheurs continuent malheureusement à échouer. Pour quiconque souhaiterait entreprendre une étude de reproductibilité d’une technique d’évaluation issue de l’ostéopathie dans le champ crânien, ce fait nous parait essentiel à considérer. Avant l’élaboration de ce rapport, nous avons rencontré des ostéopathes motivés pour faire ce type d’étude avec nous. Dès lors, nous leur avions proposé de nous recontacter quand nous aurions terminé le rapport, ceci pour que d’une part nous puissions éventuellement saisir des contraintes méthodologiques inhérentes à la pratique que nous aurions sous-estimées, et que d’autre part les ostéopathes intéressés puissent aisément accéder aux travaux déjà réalisés ainsi qu’aux difficultés s’y rattachant pour mesurer l’ampleur de la tâche.

[Concernant l’efficacité thérapeutique]

Les auteurs ont mis en évidence 4 revues de littérature sur les sujets :

Nous observerons que ces quatre revues convergent toutes vers un défaut de preuve de l’efficacité des techniques et stratégies thérapeutiques issues de l’ostéopathie crânienne.
Rapport CORTECS p204

Les auteurs, devant le fait qu’il y ait eu depuis la dernière revue d’autres publications, vont effectuer eux-mêmes leur propre revue de littérature.

Ils relèvent qu’un protocole en triple aveugle (patient, praticien, analyste) n’est pas applicable en thérapie manuelle pour le praticien, mais que les protocoles qui tentent de le faire pour les deux autres acteurs vont dans le bon sens.

Les auteurs vont utiliser l’outil de cochrane cité précédemment, mais seul (sans le QAREL, non adapté à l’analyse).

En résumé, il y a en général un grand risque de biais du fait de l’absence de données sur l’aspect aveuglement des trois acteurs de la recherche, soit sur la randomisation dans le protocole, soit sur les données manquantes. Les articles ne sont donc pas assez détaillés pour que les résultats puissent être correctement analysés, et quand ils le sont, il y a des manques qui portent préjudice aux résultats.

Seuls 2 études sortent du lot avec un risque de biais raisonnable (Elden et al., 2013, Haller et al., 2015).

(…)

L’utilité même d’un tel rapport (dont la responsabilité incombait à ceux qui pratiquent l’ostéopathie crânienne d’après les auteurs) est discutable du fait que des travaux de revue de littérature sur le sujet ont déjà été faits (Jackel & Von Hauenschild, 2012, Jackel & Von Hauenschild, 2011, Green et al, 1999), de même que la remise en question du concept existe depuis longtemps et a toujours cours (Gabutti & Draper-Rodi, 2014,Tricot, 2000, Roger & Witt, 1997). Enfin, parfois les outils d’évaluation choisis et modifiés peuvent être discutables. (Laurent Marc, Rapport de Cortecs sur l’ostéopathie cranienne : où est la surprise?)

Comme précédemment, il nous faut pour ne pas perdre l’éventuel lecteur, décortiquer l’argument de ce paragraphe.

Prémisse (1) – Des revues de littérature ont déjà été réalisées sur le sujet.

Prémisse (2) – « […] la remise en question du concept existe depuis longtemps et a toujours cours. »

Prémisse (3) – « […] parfois, les outils d’évaluation choisis et modifiés peuvent être discutables. »

DONC

Conclusion – L’utilité du rapport CORTECS sur l’analyse scientifique de l’ostéopathie crânienne est discutable.

Concernant la prémisse (1), nous n’y trouvons rien à redire puisque effectivement, des revues de littérature ont déjà été réalisées sur le sujet. Non seulement nous les mentionnons dans le rapport mais en plus nous en faisons la synthèse.

Au sujet de la prémisse (2), nous sommes au courant qu’il existe des divergences d’opinions chez les ostéopathes concernant les différents concepts (voir par exemple la page 59 du rapport qui concerne le MRP).

Quant à la prémisse (3), nous en avons déjà discuté : propos trivial et sans fondement (voir ci-dessus).

Regardons maintenant la conclusion et observons dans quelle mesure les prémisses la justifie.

Prémisse (1) À propos des revues de littérature déjà réalisées sur le sujet et sur l’intérêt d’en réaliser de nouvelles nous l’avons expliqué dans le rapport en deux endroits. Pour la revue sur la reproductibilité nous avons écrit ceci : 

« Nous constatons que ces trois revues convergent toutes sur le défaut de preuve de la reproductibilité intra et inter-observateurs des tests et procédures diagnostiques issus de l’ostéopathie crânienne. Cependant, nous allons pousser plus loin notre enquête car :

1) de nouvelle études ont été publiées depuis les travaux de Green et al. et Hartman & Norton ;

2) nous avons recensé dans notre recherche systématique un document que le travail de Fadipe et al. n’incluait pas;

3) il n’existe pas de travail similaire au nôtre en français ;

4) enfin, il en va de notre légitimité que de réaliser sa propre analyse, la plus attentive possible. »

Pour la revue sur l’efficacité nous précisons : 

« Nous observons que ces quatre revues convergent toutes vers un défaut de preuve de l’efficacité des techniques et stratégies thérapeutiques issues de l’ostéopathie crânienne. En dépit de cette convergence, nous avons tout de même fait notre propre investigation pour des motifs similaires à ceux évoqués lors de notre revue sur la reproductibilité des procédures diagnostiques. »

Nous constatons qu’il est nécessaire d’apporter quelques précisions supplémentaires pour la revue sur l’efficacité : 

(a) depuis la parution des revues les plus récentes en 2012 (les revues de Jäkel et Von Hauenschild et celle de Ernst de 2012), il y a eu 5 nouvelles publications ; 

(b) ces revues n’ont pas les mêmes critères d’inclusion et de non-inclusion que la nôtre. La conséquence est que notre revue ne comporte en commun avec ces revues que 3, 3 et 4 publications respectivement (sur les 8 publications que nous avons analysées hors celles publiées après 2012).

Pour conclure sur cette articulation prémisse (1) / conclusion (B), encore une fois ici vous faites une critique à laquelle nous avons déjà donné des éléments de réponse . Nous faisons l’hypothèse que ces passages vous ont échappés.

Prémisse (2) – « […] la remise en question du concept existe depuis longtemps et a toujours cours. »

D’expérience, nous savons malheureusement que même quand la critique d’un concept est ancienne elle gagne toujours à être réactualisée et maintenue (l’astrologie, la chiromancie pour ne prendre que des exemples « faciles », la psychanalyse freudienne pour prendre un exemple plus complexe, etc.).

Prémisse (3) – « […] parfois, les outils d’évaluation choisis et modifiés peuvent être discutables. »

Nous y sommes déjà venu. Dans votre commentaire, c’est un propos trivial et sans fondement qui ne peut justifier en rien la conclusion de votre argument.

En résumé, nous dirons encore une fois que c’est une chose de dire que quelque chose est discutable mais que s’en est une autre de la discuter sérieusement. L’analyse de vos arguments démontre que ceci n’est, hélas, pas le cas.

3. Concernant la phrase « Les critères de qualité n’étant pas mentionnés, nous ne pouvons exclure un tri sélectif, volontaire ou non des données », nous avons écrit dans notre publication (page 166 du JAOA) :
Descriptive statistics. Twelve subjects participated in the study. Of these, 11 provided high-quality data for analysis. For subject 12, the signal-to-noise ratio observed in the laser-Doppler (time-domain) output was too low for precise quantitative measurement. However, the Fourier transform (frequency-domain) record of subject 12 included all of the features observed for the other 11 subjects.
(Statistiques descriptives. Douze sujets ont participé à l’étude. Parmi ceux-ci, 11 ont fourni des données exploitables pour l’analyse. Pour le douzième, le rapport signal-bruit observé dans la production du laser-Doppler (domaine-temps) était trop bas pour une mesure quantitative précise. Pour autant, la transformation Fourier de l’enregistrement du sujet 12 contenait toutes les caractéristiques observées chez les autres onze sujets).
Les auteurs du rapport n’ont-ils pas compris cette partie ?
S’ils ne comprennent pas le rapport signal-bruit, nous les renvoyons à notre chapitre “Physiological Rhythms/Oscillations”, page 182, paragraphe « additional observations » et fig 11-18. Ils y trouveront l’interprétation du rapport signal-bruit dans nos travaux.
(“Physiological Rhythms/Oscillations”, Glonek, Sergueef, Nelson. chapt. 11. In: Chila A, ed., Foundations of Osteopathic Medicine. Baltimore, MD: Lippincott, Williams & Wilkins; 2011;162-190.) (Courrier de Nicette Sergueef, Kenneth E Nelson, Thomas Glonek adressé au CNOMK et mis en ligne sur osteopathie-france.net.)

Merci de vous préoccuper de notre compréhension du rapport signal-bruit. Cette publication devrait en tout état de cause délivrer tous les éléments permettant de comprendre et d’analyser la méthode suivie. Toutefois, notre remarque concernant l’absence de mention des critères de qualité s’appliquait en cas d’exclusion de sujets évalués, ce qui n’est pas le cas (voir infra).

Dans une seconde partie, les auteurs ont étudié les articles parlant de la fréquence du rythme crânien et la restriction de mobilité des os du crâne. Selon eux, on ne retrouve pas de reproductibilité inter et intra observateur sur le plan scientifique à ce sujet (exclusion des études ayant des résultats positifs pour un risque de biais important). Dans une dernière partie, les scientifiques ont évalué 12 études sur l’efficacité thérapeutique des techniques crâniennes. Ils en ont exclu 10 présentant des résultats positifs pour risques de biais élevé. 2 études sérieuses ont été conservés. Une concerne les syndromes douloureux pelviens de la femme enceinte (Elden et al 2013. Acta obstetricia et gynecologica Scandinavia). Les résultats positifs de cette étude sont modérés par les auteurs qui encouragent la poursuite des recherches en ce sens. (Ostéopathes Plus)

[Autre citation] Les études référencées ayant un risque de biais élevé ont été analysées de manière bien différentes tout au long de ce rapport. Elles ont été qualifiées de non sérieuses et employées pour remettre en cause l’ostéopathie crânienne (ex : concept de la mobilité suturale) Ou alors elles ont été purement exclues des résultats lorsqu’elles étaient favorables à l’ostéopathie crânienne. (ex: le chapitre sur l’efficacité thérapeutique de l’ostéopathie crânienne). (Ostéopathes Plus)

Nous pensons que votre problème vient du terme « exclusion », nous entendons « exclusion avec critères », en l’occurrence une méthodologie bien construire. Par ailleurs, il est inexact de dire que les études présentant un risque de biais élevé ont été exclues. Ceci n’est méthodologiquement pas possible dans la mesure ou l’évaluation du risque de biais des études survient après et non avant l’application des critères d’inclusion et de non-inclusion.

[…] MAIS… « en science on publie plus facilement les résultats positifs que ceux négatifs » il s’agit d’un biais de publication. « Il faut donc considérer la proportion des études positives par rapport aux négatives » ils utilisent également le principe de symétrie « si un très petit nombre d’études existe avec des résultats positifs il existe également un petit nombre d’études avec résultat négatif, cela doit nous encourager à ne rien conclure de favorable à travers ces études. » (Ostéopathes Plus)

Cela fait plusieurs fois que vous faites de fausses citations de nous. Nous vous serions reconnaissant d’utiliser des citations réelles pour alimenter la discussion.

À aucun moment l’avis d’un organisme de formation en ostéopathie agréé ou formateur écrivant des livres de références actuelles en ostéopathie crânienne n’a été consulté (Tricot, Boudehen, Gehin etc.). (Ostéopathes Plus)

La seule façon permettant à un organisme de formation ou une quelconque personne de nous aider eut été de nous fournir des comptes-rendus de travaux expérimentaux. Nous avons fait tout ce qui était en notre pouvoir pour récolter un maximum de ces compte-rendus. Pour mémoire, nous avons contacté :

  • L’Upledger Institute Belgium
  • L’Upledger Institute International
  • La Biodynamic Craniosacral Therapy Association of North America
  • La Sutherland Cranial Teaching Foundation
  • La Sutherland Cranial Academy of Belgium
  • La Société Française d’Ostéopathie
  • Association Française de Thérapie Cranio-Sacrale
  • La Société Suisse de Thérapie Cranio-sacrale
  • Le Collège d’Ostéopathie Sutherland Atlantique
  • La Société Européenne de Recherche en Ostéopathie Périnatale et Pédiatrique
  • Le Collectif de Développement de l’Ostéopathie Périnatale
  • L’Académie d’Ostéopathie de France
  • L’Académie Sutherland d’Ostéopathie du Québec
  • L’European Federation of Osteopaths
  • Le Forum for Osteopathic Regulation in Europe
  • L’Osteopathic Cranial Academy

Aucune de ces organisations ne nous a fourni de référence que nous n’ayons pas trouvée par d’autres moyens. Il est certes toujours possible que nous soyons passés à côté de travaux importants mais le problème reste le même : où sont-ils ? Montrez-nous ces fameuses études essentielles et fantomatiques à côté desquelles nous aurions pu passer. La charge de la preuve incombant à celui qui prétend, ce n’est théoriquement pas à nous, mais aux auteurs dont vous parler de fournir matière à leur discipline, et cela ne devrait pas être à nous de parcourir la Terre entière à la recherche de la potentielle publication en wano ou en espéranto que nous aurions pu manquer.

4. Les questions sur nos sources

Ailleurs, il est fait référence à un projet de loi sur l’ostéopathie initié par le professeur Debré, projet de loi particulièrement contesté à l’époque et qui n’a jamais été discuté à l’Assemblée nationale et encore moins en commission. Pourquoi les auteurs font-ils référence à ce projet Debré, qui n’a ni queue ni tête ? (6): « Pour un rappel historique de l’évolution du cadre législatif de l’ostéopathie, nous renvoyons à la proposition de loi portant sur la création d’un Haut Conseil de l’ostéopathie et de la chiropraxie enregistrée à la Présidence de l’Assemblée nationale le 21 septembre 2011 (dite proposition de loi Debré). Elle rappelle notamment que jusqu’en 2002, « l’exercice de l’ostéopathie et de la chiropraxie était réservé aux seuls médecins, toute autre personne pratiquant ces disciplines relevait de l’exercice illégal de la médecine » (p. 52-53 du Rapport). (Jean-Louis Boutin sur le Site de l’Ostéopathie)

Il vous revient d’expliquer en quoi ce projet n’a « ni queue ni tête ». Comme nous l’avons précisé dans le texte que vous citez, nous avons fait référence à ce projet de loi car il décrit l’historique de l’évolution du cadre législatif de l’ostéopathie. Sur ce point précis il s’avère tout à fait pertinent.

Mais pourquoi n’ont-ils pas noté dans leur rapport que les manipulations dites d’ostéopathie et de chiropraxie ne sont devenues réservées qu’aux seuls médecins par un arrêté du 6 janvier 1962 :

« Article 2 : Ne peuvent être pratiqués que par les docteurs en médecine, conformément à l’article L. 372 (1°) du code de la santé publique, les actes médicaux suivants : 1° Toute mobilisation forcée des articulations et toute réduction de déplacement osseux, ainsi que toutes manipulations vertébrales, et, d’une façon générale, tous les traitements dits d’ostéopathie, de spondylothérapie (ou vertébrothérapie) et de chiropraxie. Arrêté du 6 janvier 1962 fixant liste des actes médicaux ne pouvant être pratiqués que par des médecins ou pouvant être pratiqués également par des auxiliaires médicaux ou par des directeurs de laboratoires d’analyses médicales non médecins. » (Jean-Louis Boutin sur le Site de l’Ostéopathie)

Nous vous remercions pour votre complément à la partie législative du rapport. Nous n’avons effectivement pas été exhaustif sur la législation au sujet de l’ostéopathie car cela nous éloignait de notre sujet de départ, la validité scientifique et l’efficacité thérapeutique de l’ostéopathie crânienne. Nous avons donc préféré renvoyer à un document synthétique, cf. réponse ci-dessus.

5. Les (fausses) erreurs relevées

Un exemple : la critique des travaux de Jean-Claude Herniou, du moins le résumé qui en est fait va totalement à l’encontre de ce que j’ai lu de son article publié sur le Site de l’Ostéopathie par mes soins : « Le mécanisme respiratoire primaire n’existe pas ». Son étude sur le mouton cherchait : « à évaluer et à comparer la mobilité de la suture et de l’os frontal du mouton soumis à faible contrainte (p.99 du rapport). Or de cette étude, il en est ressorti pour Herniou que le MRP n’existait pas ! En effet, dans l’interview qu’il donne à la revue Æsculape (2) Herniou précise parfaitement ceci: « Depuis 1987, j’ai la preuve que le liquide céphalo-rachidien (LCR), très cher à mes confrères ostéopathes, n’est pas le moteur de la mobilité crânienne. Le LCR n’est le moteur de rien du tout. Et, plus important encore, j’ai la preuve que le « mécanisme respiratoire primaire », tel qu’il est habituellement décrit en Ostéopathie, n’existe pas. Quand je lis ce qui est écrit à ce niveau je suis, pour le moins, perplexe !… Il me semble que de nombreux auteurs, par culte de Sutherland, perpétuent une erreur grossière. Cette idée bien explicable pour l’époque est aujourd’hui totalement obsolète. À mon avis, elle décrédibilise l’ostéopathie. » Fallait-il donc tout cela pour démontrer ce qui est déjà démontré ? (Jean-Louis Boutin sur le Site de l’Ostéopathie)

Nous écrivons page 59 que « D’autres ostéopathes crâniens, certes isolés comme l’ostéopathe français Jean Claude Herniou, contestent l’existence-même du MRP. ». Le résumé et l’analyse de son étude sont insérés dans la partie relative à la mobilité des os du crâne et non à l’existence du MRP. Donc il n’y a pas de contradiction entre ce que vous dites et ce que nous avons rédigé.

En ce qui concerne votre question : « Fallait-il donc tout cela pour démontrer ce qui est déjà démontré ? », nous ne prétendons pas avoir démontré que le MRP n’existait pas (On ne peut pas démontrer l’inexistence d’un phénomène, grande injustice épistémologique), mais démontré qu’il n’y a aucune preuve de l’existence du MRP, ce qui est différent. Ensuite, rappelons-le, nous n’avons pas fait cela uniquement pour le présumé phénomène « MRP » mais aussi pour la mobilité des os du crâne, la mobilité involontaire des articulations sacro-iliaques, le rôle des membranes de tension réciproque, le souffle de vie et enfin la reproductibilité des procédures diagnostiques de l’ostéopathie crânienne ainsi que l’efficacité de ses techniques thérapeutiques. En outre, vous conviendrez que d’un point de vue scientifique, si nous nous étions contentés au sujet du MRP de renvoyer aux travaux de Herniou, il est assuré que certains de vos confrères-sœurs auraient trouvé cela quelque peu insatisfaisant, et entre nous ils ou elles auraient eu raison.

Bien que le concept d’ostéopathie crânienne soit fort bien exposé dans ces pages, les auteurs ont du mal – il faut les comprendre – pour bien analyser ce qu’est le MRP et ce qu’est l’IRC ou l’impulsion rythmique crânienne (4) au point, semble-t-il, parfois de les confondre : « Le fait de percevoir un phénomène rythmique et de pouvoir caractériser sa fréquence ne permet pas de conclure quant à l’existence du phénomène rythmique, encore moins quant à l’existence d’un MRP ou IRC. » (p.73 du Rapport).(Jean-Louis Boutin sur le Site de l’Ostéopathie)

Effectivement, il est difficile de s’y retrouver dans ces dénominations tant elles varient selon les auteur.e.s et les époques. Cependant, nous avions bien précisé page 59 du rapport les liens et confusions possibles entre MRP et IRC : « Lorsqu’il s’agit de quantifier ce qui s’apparente au MRP, une majorité d’ostéopathes emploient le terme d’impulsion rythmique crânienne (IRC). En fait, la nomenclature employée est très diverse pour qualifier ce mouvement qui en théorie parcourt le crâne et probablement le corps. Pour certains ostéopathes, IRC et MRP sont sensiblement la même chose, l’IRC étant la manifestation du MRP, mais il existe des voix divergentes. »

S’il existe des certitudes en ostéopathie crânienne, c’est celle du sens que les ostéopathes donnent à l’abréviation MRP et notamment au « M » : c’est un mécanisme et non un mouvement. Même si cela est faux, au sens où le mécanisme n’est pas démontré scientifiquement, le MRP est et reste un mécanisme et en tant que tel il est impossible de soutenir que c’est un phénomène rythmique que l’on pourrait palper… (Jean-Louis Boutin sur le Site de l’Ostéopathie)

Certes, nous lisons et entendons souvent « mécanisme » plutôt que « mouvement » pour le M du MRP, mais les deux appellations co-existent. Une recherche avec Google books l’illustre : « mouvement respiratoire primaire » donne 90 occurrences contre 194 pour « mécanisme respiratoire primaire ». La certitude du sens du « M » de « MRP » pour les ostéopathes n’en est donc pas une. Comme nous l’avons rappelé plus haut, il est très difficile de s’y retrouver dans le fouillis des nomenclatures ostéopathiques, entretenu par les ostéopathes eux et elles-mêmes. Quant au fait que : « il est impossible de soutenir que c’est un phénomène rythmique que l’on pourrait palper… », c’est pourtant ce que font de nombreux et nombreuses ostéopathes, à l’image de celles et ceux que nous citons dans la partie relatant les études ayant essayé de mettre en évidence ce phénomène rythmique supposé.

Et plus loin encore : « Il est important de préciser que dans cette étude [Frymann 1971] n’est pas évoqué un mouvement des os du crâne entre eux, mais un mouvement crânien global, de type MRP ou IRC » (p.93 du Rapport). Le MRP pas plus que l’IRC ne sont des mouvements globaux. Le MRP est un essai d’explication donné par Sutherland, une sorte de formalisation explicative, d’hypothèse liée à la palpation qu’avait Sutherland, mais n’a jamais été donné par son créateur comme une vérité scientifique absolue. (Jean-Louis Boutin sur le Site de l’Ostéopathie)

Il s’agit de votre interprétation des écrits de Sutherland. D’autres explicitent les choses autrement. Nous avons préféré ne pas qualifier le MRP de « vérité scientifique absolue », pas plus que de « formalisation explicative ».

Ce sont ses élèves qui en ont fait une théorie qui se voudrait scientifique pour essayer d’expliquer ce que ressent un ostéopathe quand il met les mains sur le crâne. Le Dr Dominique Bonneau a essayé d’éclairer ce phénomène de palpation dans un article publié dans la revue de Médecine Manuelle Ostéopathie (5). Mais le fait d’avoir voulu en faire une théorie scientifique pure et dure a amené les ostéopathes crâniens à s’enfermer dans une conception qui ne devrait plus avoir cours, même si leur palpation pourrait avoir un sens… (Jean-Louis Boutin sur le Site de l’Ostéopathie)

Là encore, il s’agit de votre interprétation et de votre compréhension de l’histoire de l’ostéopathie. Peut-être est-ce une discussion qu’il faudrait avoir entre ostéopathes pour fixer clairement les terminologies employées ? Les choses en seraient grandement facilitées.

Une autre imprécision surprenante pour des scientifiques, c’est d’associer le new âge avec la Société de théosophie : « … Passé par la Société théosophique de Helena Blavatsky, association ésotérico new-ageuse empruntant nombre de ses concepts à l’Hindouisme, à l’occultisme et à l’astrologie, Steiner fonda ensuite la Société anthroposophique… » (p.136 du Rapport). Je reste confondu devant cette assimilation, non pas que je sois un adepte de la Société théosophique, mais parce que je me suis posé la question de la date de création de cette société. Si on en croit Wikipédia, la Société théosophique a été « fondée à New York le 17 novembre 1875, par Helena Petrovna Blavatsky, ainsi que par le Colonel Henry Steel Olcott et William Quan Judge ». Mais qu’allait donc faire le new âge en cette affaire même si ses adeptes ont cherché dans les écrits anciens des références et des appuis ? (Jean-Louis Boutin sur le Site de l’Ostéopathie)

Nous nous faisons fort de ne pas vous laisser trop longtemps confondu : le New Age, avec un petit R marque déposée, comme courant étiqueté comme tel, n’existe pas vraiment : il est généralement présenté comme le fuit des « travaux » de Ferguson, années 1970, sur l’aquarian conspiracy, on est d’accord., mais ses racines, ainsi que le concept d’un nouvel âge à venir, viennent du XIXe, de la convergence entre la société anthroposophique, les courants type Lebensreform, retour à la Nature avec des gens comme Adolf Just, la Naturphilosophie dans ses différentes formes, etc. avec des soupçons de millénarisme, de maîtres ascensionnés pris à l’hindouisme et de retour du Christ-roi d’Alice Bailey – on est dans les années 20 à ce moment-là. Mais le New Age est tellement éclectique qu’on pourrait -certains auteurs le font – remonter à Swedenborg. Donc nous sommes raccord avec un bon nombre d’historiens en faisant naître la mouvance New Age dans le brouet spiritualiste de la fin du XIXe. En 1864 par exemple, le très swedenborgien Warren Felt Evans publia The New Age and its Message, ; en 1907 Alfred Orage and Holbrook Jackson firent paraître un hebdo mélange de socialisme et de libéralisme chrétien intitulé The New Age. Ensuite, il y aura Disciplineship in the New Age (1944) and Education in the New Age (1954), d’Alice Bailey.

Donc oui, le New age a des racines très profondes, et l’anthroposophie n’en fut pas l’une des moindres.. Pour cette filiation, vous pouvez lire en anglais Sarah M. Pike, New Age and Neopagan Religions in America. Columbia University Press, ou Sutcliffe, Steven J. Children of the New Age: A History of Spiritual Practices. London and New York: Routledge (2003) ainsi qu’en français Marhic et Besnier, le New age, son histoire ses pratiques ses arnaques, Castor Astral 1998.

6. Les (vraies) erreurs relevées

Concernant le côté du résumé du cadre législatif, il y a un petit problème avec ce paragraphe
C.3 Pratique
Les ostéopathes n’ont pas le droit de pratiquer un certain nombre d’actes s’ils ne sont pas « soumis à diagnostic médical préalable de non contre-indication ». Parmi ces actes, on note les « manipulations du crâne ».
Rapport CORTECS, p53
Or, dans les décrets qui auraient pu être cités en entier, il était fait mention d’un élément supplémentaire qui change le champ d’application de la restriction de prise en charge. Premièrement ça ne rajoutait pas beaucoup plus de lignes et surtout, deuxièmement, ça évitait une erreur factuelle:

Article 3
(…)
Décrets du 27 mars 2007
On voit que cette restriction concerne la prise en charge des nourrissons. Il existe donc un risque de confusion. (Laurent Marc, Rapport de Cortecs sur l’ostéopathie cranienne : où est la surprise?)

Vous avez raison, il aurait fallu préciser que cette contre-indication s’appliquait uniquement pour la prise en charge des nourrissons. Nous nous sommes nous aussi rendus compte de cette imprécision hélas peu de temps après le rendu du rapport. Nous sommes ravis que vous l’ayez pointé du doigt. Même si cette erreur ne change rien aux conclusions, nous ferons un addendum au rapport en vous remerciant.

« Cette analyse repose sur l’utilisation d’une grille d’analyse QUAREL (qui en fait s’écrit correctement QAREL). » (nous surlignons). (Laurent Marc, Rapport de Cortecs sur l’ostéopathie cranienne : où est la surprise?)

Exact ! Coquille qui s’est subrepticement insinuée puis répliquée dans l’intégralité du document. Nous avons probablement fondu QUAREL, quarrel en anglais (la querelle ou dispute oratoire), et peut être même squirrel, l’écureuil. Merci pour cette remarque.

Suite à la lecture du rapport sur l’ostéopathie crânienne rédigé par le Collectif de recherche transdisciplinaire esprit critique et sciences (Cortecs), en date du 26 janvier 2016, à la demande du Conseil National de l’Ordre des Masseurs-Kinésithérapeutes, nous voudrions apporter quelques remarques.

Dans ce rapport, nous nous sommes particulièrement intéressés à la revue des publications que nous avons réalisées au Chicago College of Osteopathic Medicine, Midwestern University, Downers Grove, Il, USA. (Nelson KE, Sergueef N, Glonek T).

1. Page 69 du rapport du Cortecs, les auteurs évaluent notre étude : « Cranial rhythmic impulse related to the Traube-Hering-Mayer oscillation: Comparing laser-Doppler flowmetry and palpation”. Nelson, Sergueef, Lipinski, Chapman, Glonek. JAOA March 2001:163-73.
Ils écrivent : « Pour se faire, l’oscillation de THM était mesurée chez 20 sujets en bonne santé par le biais d’une sonde Doppler positionnée sur le lobe de l’oreille gauche de chaque sujet ».
Page 70 : « En analysant cette publication, on sera étonné que seulement 12 sujets sur les 20 initiaux font l’objet d’un traitement statistique, du fait de la mauvaise qualité d’acquisition des autres enregistrements, selon les auteurs. Les critères de qualité n’étant pas mentionnés, nous ne pouvons exclure un tri sélectif, volontaire ou non des données ».

2. En fait, dans cette étude, nous avons mesuré l’oscillation de THM chez 12 sujets, et non 20 comme l’auteur de ce rapport le mentionne. Il est donc évident que nous ne pouvions traiter les données statistiques de 20 personnes. On peut lire dans notre publication (page 163 du JAOA) : « Twelve healthy subjects over 18 years of age (6 males; 6 females, none pregnant) were recruited from the faculty and students of the Chicago College of Osteopathic Medicine ».
(Douze sujets en bonne santé, de plus de 18 ans (6 hommes, 6 femmes, aucune enceinte)ont été recrutés parmi les professeurs et les étudiants du Collège de Médecine Ostéopathique Chicago) (Courrier de Nicette Sergueef, Kenneth E Nelson, Thomas Glonek adressé au CNOMK et mis en ligne sur osteopathie-france.net.)

Nous vous remercions d’avoir relevé cette coquille qui s’est subrepticement glissée dans le rapport et a ensuite échappé à notre vigilance lors des relectures. Effectivement, il s’agit d’une erreur factuelle importante de notre part – probablement une confusion twelve / twenty. Nous vous remercions de nous l’indiquer, et déplorons vivement notre erreur. Les données ont pu être recueillies de manière satisfaisante pour 11 sujets sur les 12 inclus dans l’étude, et non 20.
Précisons cependant que, vous en conviendrez que, cela ne remet pas en cause nos remarques ultérieures concernant les limites intrinsèques de l’étude. Nous écrivions :

« En outre, compte tenu du faible nombre de sujets analysés l’analyse statistique se révèle insuffisamment détaillée pour conclure à sa validité. Enfin, notons que quand bien même il y eut coïncidence entre les deux ondes, il faudrait plus de contrôles dans la méthodologie utilisée pour que l’onde palpée puisse effectivement être reliée au MRP. »

4. Les auteurs du rapport décrivent ainsi la prise utilisée par le praticien … »L’examinateur presse légèrement de dehors en dedans, de manière à provoquer une rotation externe des deux os pariétaux ». Il s’agit d’une extrapolation, car nous avons écrit : « the examiner, at the head of the table, palpated the CRI using light touch with the hands in a biparietal-hold position » (le praticien à la tête de la table, palpait l’IRC avec un toucher léger et une prise bipariétale). La prise bipariétale n’implique pas une induction de mouvement. (Courrier de Nicette Sergueef, Kenneth E Nelson, Thomas Glonek adressé au CNOMK et mis en ligne sur osteopathie-france.net.)

Merci d’apporter plus de précisions concernant les modalités des techniques appliquées qui ont pu nous échapper.

5. L’étude référencée en bas de la page 72, n’a rien à voir avec les remarques qui sont faites dans ce paragraphe. (Courrier de Nicette Sergueef, Kenneth E Nelson, Thomas Glonek adressé au CNOMK et mis en ligne sur osteopathie-france.net.)

Vous relevez aussi une erreur de notre part de référencement. L’étude correspondant à l’analyse figurant en p72 est celle-ci : Sergueff N., Nelson K. E., Glonek T., The effect of cranial manipulation upon the Traube-Hering-Mayer oscillation as measured by Laser-Doppler flowmetry, Alternative Therapies. (2002) Nov/Dec ; 8(6) que l’on retrouve citée en page 267 et 285.

Nous sommes heureux que les auteurs aient pris le temps d’examiner notre travail, mais déçus par la fausse représentation qu’ils en ont faite. Les auteurs n’ont manifestement pas lu notre étude attentivement, et leurs conclusions ne peuvent être validées par le fait des erreurs d’interprétation qu’ils ont faites. (Courrier de Nicette Sergueef, Kenneth E Nelson, Thomas Glonek adressé au CNOMK et mis en ligne sur osteopathie-france.net.)

Nous partageons sincèrement votre déception concernant les erreurs que nous avons commises concernant cette publication. Cependant, nos conclusions ne nous semblent pas affectées par ces erreurs, comme nous l’avons précisé précédemment lorsque nous avons rappelé les autres limites intrinsèques de cette dernière.

Il reste à dire quelques mots de l’orthographe. Je suppose que le clavier n’avait pas toujours les accents français car de très nombreuses fois nous trouvons ou au lieu de ce qui perturbe momentanément la lecture. Et que dire alors de cette confusion de verbe : « Nous considérons que l’expérience minimale est le fait d’avoir terminé une formation spécifique à la pratique. Il nous semble en effet indispensable, en tant que patients, de ne pas devoir attendre qu’un praticien est (sic au lieu de ait) plusieurs années d’expérience pour pouvoir fonder ces choix thérapeutiques sur des examens reproductibles » (p.158 du Rapport). Finalement c’est bien peu de choses, et je me suis même posé la question de savoir : fallait-il le signaler ? (Jean-Louis Boutin sur le Site de l’Ostéopathie)

Question qui ressemble à une prétérition, puisque finalement vous avez choisi de le faire. On pourrait dire trois choses sur ce point : primo, c’est un angle de critique assez pauvre, vous en conviendrez. Secundo, sans relecteur professionnel à rémunérer, c’est impossible sur un aussi long travail de relever toutes les coquilles. Enfin, dernier point, il y a une façon plus élégante de nous aider : au lieu d’exposer en public en les citant nos fautes d’orthographe, ce qui manque un peu de… style… Vous auriez pu les noter, nous les envoyer, et nous permettre de remettre en ligne une version expurgée, avec nos remerciements et l’impression d’une collaboration, pas d’un tir au pigeon.

7. Les extrapolations

A l’aide de la littérature, ils concluent : […] – la circulation du LCR est admise mais il n’existe aucune preuve de lien de cause à effet entre fluctuation du LCR et mobilité du crâne ; […] (Ostéopathes Plus)

Vous nous amenez ici hors de notre sujet. La question d’un lien entre fluctuation du LCR et mobilité du crâne n’est abordée nulle part dans notre travail et pour cause : aucune donnée expérimentale consistante pour soutenir l’hypothèse d’une mobilité des os du crâne entre eux n’a été découverte.

[…] – aucune étude au sujet des membranes de tensions réciproques et toujours ce même raisonnement « vu qu’on a montré que le MRP n’est pas démontrable, il n’est pas soutenable de lier les membranes de tensions réciproques à la mobilité crânienne ». (Ostéopathes Plus)

Notre citation exacte est substantiellement différente de celle que vous rapportez. La voici :

« Le concept de MRP n’étant pas lui non plus démontré, il n’est pas soutenable de penser que les membranes de tension réciproque jouent un rôle dans la mobilité des os du crâne et de la face (elle non plus infondée scientifiquement) ou dans la mobilité involontaire du sacrum (idem). » (page 132)

En fait, l’imbroglio est un peu de notre faute car faire apparaître le MRP ici était dilatoire. S’il nous appartenait de changer notre phrase, nous mettrions : « Il n’est pas soutenable de penser que les membranes de tension réciproque jouent un rôle dans la mobilité des os du crâne ou dans la mobilité involontaire du sacrum dans la mesure où ces deux types de mobilité ne sont pas démontrées. »

Le dernier article étudie les techniques crâniennes sur les cervicalgies chroniques. Les auteurs reconnaissent l’efficacité de l’ostéopathie crânienne dans ce cadre […] (Ostéopathes Plus)

Vous allez vite en besogne ! Nous vous encourageons à nous relire : ce que nous reconnaissons, c’est la valeur de l’étude de Haller et al. en tant que données expérimentales pour soutenir l’efficacité de l’ostéopathie crânienne dans le cadre des cervicalgies chroniques. Ceci n’est pas la même chose que de dire que nous reconnaissons l’efficacité de l’ostéopathie crânienne dans ce cadre. Pour cela, il nous faudrait plusieurs études épurées des biais méthodologiques présents dans l’étude de Haller et al. En gros, ostéopathes, retroussez vos manches !

8. Les redites

Rappelons également que Sutherland s’est largement servi des écrits de Swedenborg (1688-1772) pour inventer son MRP. Et quitte à être iconoclaste, Sutherland a simplement rajouté le mouvement des os du crâne et celui du sacrum entre les iliaques à la théorie de Swedenborg exposé dans son livre « The Brain ». (Jean-Louis Boutin sur le Site de l’Ostéopathie)

Oui, nous évoquons cela page 17 du rapport : « Swedenborg est un philosophe et théologien suédois du XVIIIe siècle. Deux travaux d’ostéopathes ont suggéré que Sutherland connaissait les idées de Swedenborg concernant la physiologie et l’anatomie cérébrale et crânienne et s’en est inspiré pour élaborer son modèle du mécanisme respiratoire primaire. Jordan T., Swedenborg’s influence on Sutherland’s ‘Primary Respiratory Mechanism’ model in cranial osteopathy, International Journal of Osteopathic Medicine.(2009) Sept ; 12(3):100–105, et Fuller D.D., A Comparison of Swedenborg’s and Sutherland’s Descriptions of Brain, Dural Membrane and Cranial Bone Motion, The new philosophy. (2008) Oct–Dec ; 619-650. » Swedenborg apparaît même dans notre tableau page 46 où nous faisons la synthèse des principaux concepts et pratiques associées, développés par Sutherland et ses continuateurs.

9. Les questions concernant l’intérêt du rapport

D’où ma question sur ce rapport, où est la surprise? Il n’y a rien d’étonnant sur les résultats, il y a seulement 79 publications sur pubmed dont la majorité date d’avant 2000. Comment le niveau de preuve aurait pu changer du tout au tout avec si peu d’études récentes? Y avait-il vraiment besoin d’un rapport pour nous faire l’historique incomplet du concept et nous livrer des conclusions que des revues de littérature datant de 2012 et 1999 nous avait déjà apprises (quasi-absence de preuves, manque de reproductibilité de tests, besoin de recherche)? (Laurent Marc, Rapport de Cortecs sur l’ostéopathie cranienne : où est la surprise?)

Votre dernier paragraphe nécessite quelques réponses.

1) Personne (et certainement pas le CorteX) n’avait promis de surprise ou quelque chose d’étonnant. Nous ne sommes pas des producteurs de sensationnel.

2) Vous dites :

« […] seulement 79 publications sur pubmed dont la majorité date d’avant 2000. Comment le niveau de preuve aurait pu changer du tout au tout avec si peu d’études récentes? »

Cinq nouvelles publications sont parues depuis les dernières revues de 2012. Libre à vous de juger que cela fait peu. En attendant, pour des raisons redondantes, nous ne pouvions pas nous contenter de citer les revues existantes en ignorant les publications récentes sous prétexte qu’il y en avait peu. Et bien nous en a pris car les études présentant les plus faibles risques de biais font partie des études récentes.

3) Concernant les revues de littérature, nous en avons déjà discuté.

4) Vous jugez l’historique incomplet ? Voir nos réponses précédentes. Nous estimons qu’aucun des auteurs et concept que vous avez évoqués ne peuvent être cités (aujourd’hui en tout cas) dans un historique spécifique de l’ostéopathie crânienne. Et il est très probable qu’ad nauseam, quand bien même nous aurions eu la chance de citer vos auteurs, seraient venus d’autres professionnels nous notifiant d’avoir manqué tel ou tel nom. Sans vouloir être cinglant : peut être n’y avait-il pas besoin d’un rapport comme le nôtre, certes. Mais posons le problème autrement : comment se fait-il que sans réelle avancée majeure de la discipline en dépit des rapports précédents, les ostéopathes crâniens dans leur majorité ont continué à professer, sans tressaillir, sans faire des « assises » urgentes de leur discipline ? Comment se fait-il qu’il n’y ait pas eu urgence dans votre profession, devant un « bazar » épistémologique et scientifique pareil ? C’est cette question à laquelle il faudrait répondre.

L’équipe du rapport

Plus d’un an après la mise en ligne de notre rapport, des réactions nouvelles surviennent encore. Voici la dernière en date d’Eric Goyenvalle : ici et notre réponse ici. Cette réponse sera la dernière de notre part, notre temps étant hélas limité. Dorénavant, nous répondrons uniquement aux critiques qui, en apportant des éléments nouveaux (nouvelles études expérimentales ou études que nous aurions pu manquer) mettraient en cause nos conclusions concernant l’efficacité ou la validité de l’ostéopathie crânienne.

Mémoire de Master : intégration et évaluation des médecines alternatives et complémentaires

Albin Guillaud a réalisé en 2015-2016 le Master 2 d’Histoire, philosophie et sociologie des sciences de l’UGA (ici). Dans le cadre de son mémoire intitulé « Doit-on intégrer les « médecines alternatives » dans les systèmes de santé ? Éléments d’analyse générale, cas de la recherche clinique », il s’est intéressé à la question de l’intégration des médecines alternatives et complémentaires (MAC) au système de santé et plus précisément à la problématique de leur évaluation : doit-on évaluer toutes les médecines alternatives et complémentaires ? Aucune ? Certaines ? Le cas échéant, selon quels critères ? Quels sont les arguments avancés, notamment par l’Organisation mondiale de la santé, pour recommander l’intégration de ces médecines ? Ces arguments sont-ils rigoureux ? Autant de questions abordées dans ce travail qui permet de dépasser le débat stérile « pour » ou « contre » les MAC.

Résumé du mémoire d’Albin co-encadré par Nicolas Pinsault et Stéphanie Ruphy.

Les « médecines alternatives et complémentaires » (MAC) ont le vent en poupe à tel point que des institutions comme l’Organisation mondiale de la santé souhaiteraient que les États intègrent celles-ci à leur système de santé. On appelle un tel projet politique la « médecine intégrative ». Un tel projet est-il éthiquement justifiable ? L’identification et l’analyse d’une partie des arguments de l’OMS dans son dernier document stratégique ont permis de mettre en évidence la faiblesse et l’imprécision de son argumentaire, et l’importance de procéder à des clarifications et analyses des concepts de « médecine alternative et complémentaire », de « médecine » et de « médecine intégrative ». Ce travail a permis de dégager une multitude de sous-questions. Parmi ces dernières, nous avons choisi de traiter du problème de la justification à entreprendre des essais cliniques pour évaluer l’efficacité thérapeutique des MAC. Nous avons soutenu qu’il n’existait pas d’argument irréfutable d’un côté comme de l’autre et que la décision d’entreprendre ou non un essai clinique pour une MAC impliquait un choix politique. Dans la perspective d’un tel choix, un ensemble de treize critères a été proposé et illustré par une étude de cas de la MAC « ostéopathie crânienne ». Cette analyse de cas nous a permis d’apporter un éclairage sur les difficultés que rencontrerait un éventuel promoteur d’essai clinique portant sur l’ostéopathie crânienne pour justifier son souhait de réaliser une telle étude. D’une manière plus générale, notre travail démontre qu’un projet global de médecine intégrative qui ne précise pas les niveaux auxquels il compte opérer (pratique clinique, recherche clinique, etc.) n’est pas éthiquement justifiable.

Télécharger le mémoire

L'ostéopathie crânienne chez Scepticisme scientifique

Notre rapport sur l’ostéopathie crânienne comprend presque 300 pages et sa lecture n’est pas des plus aisée. Aussi avons-nous jugé pertinent de répondre à l’invitation de Jérémy Royaux de Scepticisme Scientifique, le balado de la science et de la raison. Albin Guillaud et Nelly Darbois discutent des motifs qui ont conduit à la réalisation de ce rapport, de son contenu et des critiques qui ont été faites. Bonne écoute !

Pour télécharger le balado, visiter cette page.

Pour consulter l’article qui présente le rapport voir ici.

Pour lire les critiques qui nous ont été faites et nos réponses voir .

Pour l’article sur notre publication scientifique, se rendre sur cette page.

Best of – Les meilleurs dossiers Z du semestre 23, décembre 2016

Chaque semestre depuis 2005, les étudiants de l’UE transversale « Zététique & autodéfense intellectuelle » produisent des dossiers d’enquête sur des sujets « critiques ». Si certains dossiers sont peu exploitables, d’autres sont vraiment de très beaux travaux, qui contiennent certes parfois des erreurs ou des fautes, mais témoignent d’une démarche intellectuelle exigeante, d’une vérification des sources et des informations présentées, et allant pour quelques-uns jusqu’à l’élaboration de protocoles expérimentaux. Cette fois, un excellent test sur la sensation d’être observé, autisme et régime GAPS, un peu de Napoléon, du Bushido, MK-Ultra, la théorie réactionnaire de Renaud Camus et plein d’autres choses.

L’objectif à terme serait de mettre tous les dossiers de qualité depuis dix ans. J’ai réussi à le faire le semestres 20 (ici), 21 (), et 22 (par là). En attendant, en décembre 2016 m’ont été rendu 62 travaux (hors rattrapages), dont voici à mon avis (subjectif) les plus stimulants. Bien sûr il y a des coquilles, des fautes d’orthographes, des maladresses, mais pour des étudiant-es commençant leur parcours universitaire, on aura vu bien pire, et difficilement mieux. Bravo à elles/eux.

RM

  • Régime GAPS et autisme, par Hugo GALLIEN, Anaïs GRILLET, Camille MARTINIE et Nolwenn MARQUIS. Télécharger
  • Test de la sensation d’être observé, ou Dans quelle mesure l’apprentissage sceptique peut-il influer sur l’apparition du phénomène de la sensation d’être observé ? par Thomas BADIN, Mina BERNARD-SALMIRS, Mana BOURDET, Clémence CHARLES, Alexanne CHESNEAUX, Laura CITTADINI, Simon DADER, Laurine DELORME, Doriane DEPUYDT, Julia DWORAK, Coralie EYNAUD, Johan FERRAZZI, Charlotte GENIN, Sylvain GUICHARD, Paul MARSEILLE LABRANCHE, Océane MASOERO, Césame MELCHER, Lucile RUEL et Anaïs SETTURA. Télécharger  et Analyse statistique (en cours de reprise sur quelques points)
  •  La théorie du grand remplacement de Renaud Camus, ou notre civilisation est-elle en train de disparaître ? par Marylou BLONDIN, Salomé MAMY, Clementine MARTIN, Scott McGUIGAN, Idris SHAH et Jahm-Aldinne SPELO. Télécharger
  • Bushido, historicité et mythes, par Lucie FLATTET, Alain LEONARD, Louane MATUSZCZAK et Marine PASCALIS. Télécharger
  • La scientificité des motifs d’accusation de sorcellerie de la fin du XVème siècle jusqu’au début du XVIème siècle en France, par Chloé LE BRET, Quentin MARX, David MONTALVO, Morgane ROISSE-MERLIN et Thibault VERNET. Télécharger
  • L’affaire du pain de Pont-St-Esprit, par Emilie BERNAZ, Cécile HERAUD, Baptiste REYNAUD, Clémentine STEPHANT et Laura VUAGNOUX. Télécharger
  • Le discours climato-sceptique, ou Claude Allègre, l’imposture climatique ou la fausse écologie, par Iliana BITZBERGER, François EYRAUD, Corentin FOL, Makan GANDIT et Félicie THORAVAL. Télécharger
  • Test de l’effet Knobe, Thomas FAUCHE, Antonin.MACLES, Emilien MANTEL et Bérenger SCHWAB, supervisés par Timothée GUILHERMET. Télécharger
  • Le fluor, par Mathilde DIEUMEGARD, Océane MANGEL et Audrey MARNAS. Télécharger
  • La rationalité dans l’analyse néo-classique est-elle fondée ? par Thomas BOYER, Ronan JEZEQUEL, Laurent JUVENET, Alexis LAURENT et Nawel REY. Télécharger
  • Le fauteuil de la mort, par Marine AGNEL, Fabrice BOUTET, Lorraine DUMONT GIRARD, Marine DUNIER, Emilie GAUTHIER et David MARTIN CHEVALIER. Télécharger
  • Les lampes en cristal de sel, par Kim BARRET, Alice BATTAREL, Clara MOSCA, Benjamin TAM et Fanny VIDAL. Télécharger
  • Le suaire de Turin, par Sarah CORTAY. Télécharger
  • La partialité dans le traitement historique de Napoléon Bonaparte, par Théo BOURGEOIS, Jordan DEMMER, Avo GHARIBIAN, Mathieu TANTOLIN et Rémi RICHOUX. Télécharger
  • Le projet MK-Ultra et la mort toujours étrange du scientifique de l’US Army Frank Olson, par Bertrand GAUSSENS, Valentin MOULIN, Diego PENA AGUILAR LlOTARD et Francois VIEUX. Télécharger
  • La proposition de résolution Fasquelle, étude de son rejet et de son traitement médiatique, par Grégoire COUTURIER, Nolwen KERLOCH, Aurélien RIGOTTI et Tania SOLIER-BRIN. Télécharger et Annexe Texte de la proposition de loi

Publication du CorteX dans Plos One – Les affres de la publication scientifique

Si vous suivez régulièrement les travaux du collectif, le rapport sur l’ostéopathie crânienne réalisé à la demande du Conseil national de l’ordre des masseurs-kinésithérapeutes (CNOMK) et les réponses portées aux réactions suivant sa parution ne vous auront pas échappés. Après un an de labeurs, nous venons tout juste de publier Reliability of Diagnosis and Clinical Efficacy of Cranial Osteopathy : A Systematic Review dans Plos One. Nous vous livrons ici le dessous des cartes, une illustration de plus des limites et des avantages du processus de publication scientifique actuel. Pour nous, accepter de se plier aux règles du jeu imposées n’a de sens qu’en les explicitant, pour que chacun puisse affiner son regard critique sur ce système.

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Première étape : affrontement de considérations éthiques et économiques – Le choix de la revue

Logo Boycott Elsevier (parmi d’autres créé par Michael Leisen)Le vieux sage se tourne cette fois vers la planète de PLoS, Public Library of Science, pour un accès libre, et laisse l’arbre mort seul.
Logo Boycott Elsevier (parmi d’autres créé par Michael Leisen). Le vieux sage se tourne cette fois vers la planète de PLoS, Public Library of Science, pour un accès libre, et laisse l’arbre mort seul.

Le choix de la revue ne s’est pas fait sans mal. En 2013, nous signalions notre boycott d’Elsevier13. Nous manifestions notre refus de publier chez des éditeurs qui privatisent et rendent lucrative la connaissance alors que celle-ci est souvent le fruit de l’argent public investit dans la formation et le financement des chercheur/ses. Seulement, les alternatives sont coûteuses et demandent de faire des concessions. Nous pouvions faire le choix de ne pas publier dans une revue avec relecture par les pairs, mais nous aurions alors perdu en qualité scientifique et en visibilité internationale. Une autre alternative est de publier dans une revue en accès libre avec relecture par les pairs. Cette option présente l’inconvénient de générer un coût financier substantiel pour une petite équipe comme la nôtre. C’est pourtant le choix que nous avons fait. La rétribution octroyée par le CNOMK au CorteX pour son rapport sur l’ostéopathie crânienne, que nous destinons au financement de stages de master 2, a ainsi été amputée des 1400 euros réclamés par Plos One. C’est semble-t-il le prix à payer pour garantir un accès libre et gratuit au compte-rendu d’un travail de recherche relu par les pairs.

Deuxième étape : le problème linguistique – La nécessité de recourir à un anglais « natif »

Impérialisme culturel et linguistique

Une fois la revue choisie, une étape cruciale s’est présentée : celle de la traduction. La question ne se pose pas lorsque l’on souhaite publier dans une revue de bonne qualité scientifique dans le champ de la santé : il faut écrire en anglais, bien que nous le déplorons14. Nicolas Pinsault est le plus affûté d’entre nous avec la langue de Shakespeare et le vocabulaire scientifique, c’est donc lui qui a écrit l’essentiel de l’article. Nous avons ensuite tou-tes relu son manuscrit, puis nous l’avons soumis aux gracieuses relectures de nos ami-es Maguendra Codandamourty, Phillipe Prouvost, Catherine Wilcox et Edward Ando, qui ont respectivement vécu et travaillé dans un pays anglophone, enseigné l’anglais toute une carrière ou sont carrément anglophone de naissance. Qu’ils et elle en soient chaleureusement remercié-es. Assez confiant-es après toutes ces précautions, nous soumettons notre manuscrit à Plos One. Advient alors notre première déconvenue. Notre manuscrit ne passe même pas à l’étape de l’attribution d’un éditeur à cause de fautes de grammaire et de lisibilité globale du texte. Plos One nous suggère de nous tourner vers quelqu’un qui parle anglais de manière fluide, et si possible un natif. Aucune précision supplémentaire sur les passages concernés n’est amenée, ce qui nous a mis dans l’impossibilité de reprendre nous-même l’article. Notre ultime solution est alors de nous tourner vers une traductrice scientifique professionnelle, le Dr Alison Foote de l’Université Grenoble-Alpes, qui a accepté de modifier notre manuscrit dans des délais très courts imposés par la revue. À nouveau, notre cagnotte réservée initialement aux futurs stagiaires de Master se voit amputée de quelques centaines d’euros.

Après la correction d’éternelles coquilles et « vices de forme » dans les tableaux et figures, qui nous ont valu de perdre quelques cheveux – qui s’obstine à utiliser des logiciels sous licence libre comprendra, nous avions enfin un manuscrit linguistiquement acceptable pour Plos One.

Troisième étape : la relecture par les pairs − Intérêt réel du système de publication

cortex_relecture-par-les-pairs

À ce stade, plusieurs mois se sont déjà écoulés, alors que la qualité scientifique de notre manuscrit n’a pas encore été étudié. Qui plus est, alors que nous avons déjà passé tant d’heures à reprendre le contenu, Plos One nous informe que le processus est bloqué car la revue n’arrive pas à trouver un éditeur15. Heureusement, quelques semaines plus tard, nous recevons enfin un message nous informant que notre article a été attribué à un éditeur, le Dr. Fleckenstein. Il a confié la relecture à trois relecteurs/trices anonymes. Leurs retours nous imposent de reprendre l’article et d’y apporter des « révisions majeures ». Soit. Nous acceptons bien évidemment les critiques, certaines étant très pertinentes. Nous est demandé d’affiner l’analyse, de préciser la méthode et d’approfondir les discussions. Finalement, après avoir tenu compte des relectures, l’article est d’une qualité sans commune mesure avec le premier jet. Ceci nous conforte dans l’intérêt de se soumettre à la relecture par les pairs, car nous améliorerons ainsi la fiabilité de nos revues systématiques à venir – bien que nous ne remboursons pas notre dette de sommeil, tant s’accumulent de nouvelles heures de travail de fond, de forme et de traduction, l’exigence de l’anglais natif étant toujours là.

Quatrième étape : affrontement de considérations épistémologiques

"Les preuves sont comme les poires : de ux poires médiocres ne font pas une  bonne poire (à la rigueur une compote)" - Tirée de la thèse de Richard Monvoisin
« Les preuves sont comme les poires : de
ux poires médiocres ne font pas une
bonne poire (à la rigueur une compote) » – Tirée de la thèse de Richard Monvoisin

Nous soumettons alors la nouvelle mouture une énième fois à Plos One. La réponse qui nous parvient quelques semaines plus tard nous laisse cette fois-ci complètement abasourdi-es : le manuscrit doit à nouveau subir une révision majeure. Alors que deux relecteurs/trices jugent nos modifications très adéquates et sont heureux de recommander la publication de l’article, le/la troisième relecteur/trice est « disagree with the approach of only highlighting the better quality studies », alors qu’il n’avait rien dit à ce sujet lors de sa première relecture. Autrement dit, le reproche que nous faisait ce relecteur était de ne pas accorder assez de place dans la discussion aux études de mauvaise facture méthodologique. Si cela peut s’avérer justifié s’il s’agit d’élaborer des conseils et recommandations aux futur-es chercheurs-ses pour concevoir de meilleures études (ce que nous avons déjà fait sur conseil d’un-e autre relecteur-trice), ce que nous demande le présent relecteur n’est ni plus ni moins que de considérer les mauvaises études comme des preuves : « The authors should strive to discuss all of the included studies in their paper. Otherwise, they put the spotlight on a subset of articles and do not report the totality of the evidence. » Nous sommes à ce stade tou-tes dépitées et l’envie de tout abandonner est bien là. Notre volonté de rigueur épistémologique et nos futurs projets nous motivent cependant à continuer – avec un soupçon d’escalade d’engagement.

Nous reprenons alors une énième fois le manuscrit en prenant en compte les quelques remarques de forme restantes. En revanche, nous refusons de modifier le manuscrit en fonction de la principale critique du troisième relecteur (ici). Nous avons argumenté ce point . Le tout se fait toujours laborieusement en anglais, et repasse à chaque fois par la case traduction professionnelle.

Cette fois, enfin, nos efforts paient (notre cagnotte aussi), notre manuscrit est accepté et sera publié dans les semaines qui viennent.

Trois questions restent en suspens :

primo, où vont ces 1400 euros ? A quoi servent-ils, et à qui ?

Secundo, les structures sans financement comme la nôtre n’ont aucune chance de publier tant le processus est cher. Il y a une sorte de gentrification de la publication, qui de fait exclut les petits, les chercheurs de pays pauvres, les hors-grosses structures16.

Tertio, n’aurions-nous pas dû avec le même investissement écrire deux livres grand public bon marché, faire 25 conférences gratuites, ou encore faire des conférences de méthode critique dans des universités d’Afrique de l’Ouest ? C’est l’éternel dilemme moral de toute personne ou collectif qui souhaite avoir le meilleur impact sur son monde : sommes-nous sûrs de devoir faire ceci plutôt que cela ? Avant de nous lancer dans cette publication, nous avons fait sciemment certains paris stratégiques. Espérons que ceux-ci porteront leurs fruits car leur coût est, comme prévu, élevé.

Albin Guillaud, Nelly Darbois, Nicolas Pinsault et Richard Monvoisin.

Dossier étudiant 2016 – Y a-t-il un effet propre des tisanes qui font dormir ?

Ce travail sympathique, frais, et bien emmené a été réalisé par un groupe d’étudiant-es de licence de l’Université Grenoble-Alpes, dans le cours de Zététique & autodéfense intellectuelle en mai 2016. Il prenait appui sur un article de la revue indépendante (des industries) Prescrire, qui indiquait que de toutes les plantes suspectées d’agir sur le sommeil (mélisse, oranger, tilleul, verveine odorante, etc. ) aucune n’avait une efficacité démontrée, hormis éventuellement la valériane (voir ci-dessous). En attendant, c’est là que la pensée critique libère : au fond, peu importe ce que vous mettez dedans, il semble que ce soit le bol d’eau chaude qui aide à dormir. Ça signifie que vous ne serez plus en panique si vous tombez en rade de tisane somnifère. Merci les étudiants !

Du latin tisana (orge mondé puis décoction d’orge qui, dans l’Antiquité, était utilisée contre la fièvre)17, la tisane désigne une « boisson aqueuse contenant une faible proportion d’une substance végétale peu chargée en principes médicamenteux »18.

La tisane est vendue en grande surface, dans les petits commerces, en pharmacies. C’est la vente en pharmacie qui semble des plus intéressantes au delà de son commerce, c’est une spécialité médicale et une science « ayant pour objet la recherche, la fabrication, le contrôle, le conditionnement et la distribution des médicaments »19, le médicament étant une substance employée à des fins thérapeutiques pour rétablir l’équilibre dans un organisme perturbé. Il semble donc convenable, dans ce contexte, de qualifier la tisane de produit pharmaceutique : elle est considérée comme ayant un effet, a priori thérapeutique sur la santé du consommateur. Nous traiterons brièvement, dans notre développement, des intérêts financiers des vendeurs de tisanes, notamment à travers le marketing qui mise sur l’aspect naturel de ces produits. Cependant, la fabrication et l’usage de la tisane peuvent se faire de manière domestique ; sur l’île de la Réunion, les plantes sont très usitées pour leurs vertus médicinales et consommées en tisanes. Autour d’elles est organisé tout un système de croyances et de rites que décrit Jean Benoist (médecin et anthropologue), dans son article « À la Réunion, la plante entre tisane et prière »20

Étudier la tisane suppose donc de commencer par faire intervenir le sens commun : pour la plupart des consommateurs de tisane, cette dernière serait l’une des alternatives aux médications dites « dures », la recherche d’un retour vers le naturel, le « bio ».
Quelles sont les vertus hypothétiques, et prouvées, de la tisane sur le sommeil ? En premier lieu, nous traiterons des différents enjeux que soulèvent le business de la phytothérapie et ses acteurs tout en distinguant santé du corps (bien-être) et santé au sens médical. Ensuite, nous aborderons les différentes plantes utilisées dans la composition des tisanes « qui font dormir » et l’état des recherches sur ces dernières. Pour continuer, nous nous attarderons sur la description de notre entretien avec un pharmacien dans la pharmacie grenobloise de La Mandragore, pour enfin proposer un plan expérimental de recherche susceptible de pouvoir tester l’efficacité propre des différentes composantes communément associées dans la fabrication des tisanes pour le sommeil.

Pour commencer notre analyse, il nous a paru intéressant d’ébaucher une analyse sociologique de l’engouement suscité par la multitude des produits prétendument facilitateurs du sommeil et qui garantiraient le « bien-être » : un concept flou aujourd’hui très en vogue.
Les troubles du sommeil affecteraient un tiers de la population générale (selon Maurice M. Ohayon21) et leur manifestation est traditionnellement divisée en deux classes : les dyssomnies (anomalie au niveau de la qualité et la quantité du sommeil) et les parasomnies, caractérisées par la survenue d’événements physiologiques ou comportementaux qui perturbent le sommeil (e.g. apnée du sommeil). À la vue des chiffres très élevés de prescriptions de médicaments hypnotiques, pour lesquels la durée de traitement doit être limitée et dont la prise entraîne souvent beaucoup d’effets secondaires pénibles (e.g. amnésie antérograde dans le cas de la Zopiclone)22 on comprend mieux l’envie des patients de vouloir améliorer leur sommeil en utilisant des méthodes moins invasives, mais dont l’efficacité n’a bien souvent pas été démontrée scientifiquement. L’industrie pharmaceutique a quant à elle bien saisi les enjeux financiers que soulève ce nouveau marché.

Si, dans la même veine, le marché des compléments alimentaires a lui aussi largement pris son essor et engendré des recettes colossales, alors que l’absence d’efficacité voire la toxicité de bon nombre de ces produits est reconnue (avec un certain cynisme ?) par les industries qui les produisent (Journal Télévisé de 20h du 23 avril 2016 sur France 2)23, cette industrie du bien-être s’est assurément développée dans les sociétés occidentales récemment, en parallèle avec les chiffres des prescriptions d’anxiolytiques. Car si l’efficacité de ces traitements n’est pas toujours prouvée, on peut s’attendre à ce qu’elle soit fluctuante voire inexistante et que certains patients souffrant de troubles du sommeil, en privilégiant ces remèdes, ne passent à côté d’une prise en charge qui serait susceptible de les soulager de leurs troubles.

Un autre aspect de la croissance de cette consommation pourrait être d’ordre conjoncturel et spirituel, puisque le marché estampillé « Bio », et la médecine traditionnelle holiste font l’objet d’un véritable engouement dans le contexte actuel, caractérisé par une défiance à l’égard des grands groupes pharmaceutiques dont la réputation est maintenant entachée par de nombreux scandales très médiatisés (e.g. Mediator, vaccins contre l’hépatite et, plus récemment, la Dépakine). Lors de notre enquête dans différentes pharmacies grenobloises, il nous est apparu que toutes les tisanes, infusions et autres huiles essentielles détenaient toutes le label Agriculture Biologique (AB), l’assurance pour le patient-client d’acheter un produit naturel, exempt de tous les traitements chimiques, également connus et craints pour leurs conséquences néfastes sur la santé24. Après avoir questionné 50 personnes à la sortie des quatre pharmacies visitées sur leur statut perçu (client ou patient) dans une pharmacie, 72 % d’entre eux se considèrent comme des patients et non comme des clients. Toutefois, 78 % d’entre eux estiment que l’achat des adjuvants au sommeil comme les tisanes qui nous intéressent ici ne relevaient pas du domaine du soin mais plutôt de celui du commerce ; ce qui renvoie donc à un modèle « vendeur-client » et non plus à celui du« soignant-soigné ». Cette distinction est importante dans la mesure où elle aide à clarifier la démarche commerciale sur laquelle la vente de ces produits repose ; les industriels cherchent à dépasser le paradoxe ici révélé par le sondage : la vente en pharmacie, le label AB permettent à la tisane sommeil de passer du côté du médicament en quittant l’univers de l’alimentaire alors même que son efficacité reste incertaine.

La vente de ces tisanes et plus généralement de tout facilitateur de sommeil à base de plantes est dopée par un marketing assez agressif : affiches publicitaires, publicités dans les magazines à très grand tirage comme le TV Magazine, etc. Il est cependant difficile de donner une estimation des recettes attenantes à ce commerce, les industries pharmaceutiques faisant preuve d’une relative opacité quand il s’agit de rendre public leurs bénéfices. La vente de ce type de produits en pharmacie repose sur d’autres aspects : le contact avec le client est direct, certaines pharmacies ou herboristeries réalisent elles-même leurs tisanes (cf. partie 3), la proximité et la persuasion sont dans ce contexte des éléments déterminants pour la vente.
Nous avons passé en revue les différentes plantes utilisées dans les tisanes pour améliorer le sommeil, tout en cherchant à cerner leur utilité et leur efficacité.

Dans sa thèse, « Les troubles du sommeil chez la personne âgée : état des lieux sur les thérapeutiques et rôle du pharmacien à l’officine »25

Thibaud Lamotte présente la phytothérapie comme une des thérapeutiques « alternatives » en cas de plainte de troubles du sommeil exprimés par une personne âgée. Dans cette partie, nous traiterons exclusivement des plantes que l’on retrouve dans la composition des tisanes pour le sommeil. D’abord, Thibaud Lamotte assure que les plantes vendues en pharmacie à des fins thérapeutiques sont soumises à des allégations santé délivrées par l’Agence Nationale de Sécurité du Médicament et des produits de santé, une allégation santé étant « une indication ou une présentation qui suggère un lien entre le produit et la santé ». Il ajoute que les allégations santé « sont fondées sur une efficacité prouvée ou reconnue par un usage traditionnel ». Autrement dit, l’usage traditionnel (qui « doit être démontré sur une durée de 30 ans »), n’est pas un critère scientifique objectif pour établir l’efficacité des propriétés d’une plante ; il n’est donc pas nécessaire de prouver l’efficacité d’une plante pour la lancer sur le marché pharmaceutique.

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Il est à souligner que 222 allégations santé sont reconnues et autorisées en Europe. Toutefois, il paraît important de passer en revue les principales plantes utilisées dans les compositions de tisanes pour le sommeil.
La valériane, qu’on retrouve dans les compositions de tisane, est la seule plante dont on puisse penser que son efficacité soit prouvée. Elle sert à « soulager le stress et ses symptômes et faciliter le sommeil » 26 et Thibaud Lamotte va même jusqu’à affirmer qu’elle « comporterait une activité proche de certains hypnotiques prescris à faible dose ». La valériane est donc l’une des rares plantes dont les propriétés soient démontrées, selon cette étude. Cependant, une autre étude, plus ancienne (Taibi et col. 2007)27, nuance ce propos : ces chercheurs pointaient à l’époque le manque de preuves cliniques de cette efficacité tout en mettant en garde contre certains biais. « La concentration de certains constituant de la valériane varie selon que la plante soit fraîche ou sèche et les études sur les extraits de racine sèche ne peuvent être généralisées aux préparations réalisées à base de racine fraîche. »

La passiflore n’interviendrait que dans les troubles légers du sommeil mais l’état des études sur celle-ci reste insuffisant pour se prononcer sur une quelconque efficacité propre. De plus, l’anxiété et le stress étant fortement liés aux troubles du sommeil, l’aubépine et la mélisse sont deux plantes dont les bienfaits supposés aideraient à réduire les « faibles troubles du sommeil ». Dans les deux cas, il n’est pas possible de se positionner scientifiquement quant aux réels bienfaits de ces plantes. Enfin, certaines plantes peuvent avoir une fonction de complément dans la composition des tisanes, notamment le tilleul, dont l’efficacité n’est pas prouvée scientifiquement et dont le qualificatif de « complément » laisse supposer que son action seule serait nulle ou infime.
Deux points méritent d’être soulignés sur les plantes qui viennent d’être listées. Premièrement, la plupart ne sont reconnues que par l’usage traditionnel : cela ne veut pas dire qu’elles ne sont pas efficaces pour réduire les troubles du sommeil, simplement que l’état de recherche sur celles-ci est insuffisant pour présumer de leur inefficacité, autant que de leur efficacité. Deuxièmement, ces plantes sont souvent associées entre elles dans les compositions de tisane : la tisane « Herbesan bio sommeil » associe la mélisse, la passiflore et l’aubépine ; la tisane « Médiflor », elle, associe la valériane, la passiflore, l’aubépine, la mélisse et le tilleul ; quant à la « Tisane provençale N°4 » trouvée en pharmacie, elle est un mélange de tilleul, de passiflore, et d’aubépine. Il est donc impossible de tester l’efficacité de ces tisanes, puisqu’il est impossible, dans le cas des tisanes comportant de la valériane, de vérifier que les autres plantes présentes ont elles aussi des propriétés améliorant le sommeil sans les tester séparément. Pour les tisanes sans valériane, la tache pourrait sembler plus aisée, seulement, on ne connaît pas les potentiels d’association de ces plantes, lesquels seraient susceptibles d’inhiber l’effet de certaines plantes composant le mélange. Il serait donc intéressant de tester les effets associés des différentes substances, mais uniquement après avoir validé leur efficacité individuelle.

Pour compléter ce dossier, nous avons décidé d’interroger des pharmaciens sur les gammes de produits qu’ils proposent dans leurs rayons « Phytothérapie » ; nous en avons visité quatre, mais aucun pharmacien n’a su nous orienter vers une étude démontrant par l’expérimentation les propriétés myorelaxantes/ d’apaisement/ anti-réveils nocturnes etc. des plantes, propriétés que ces mêmes pharmaciens n’ont aucun mal à nous vanter de prime abord.
Nous allons donc, à titre d’exemple, décrire notre visite de la pharmacie de la Mandragore, située en plein centre de Grenoble près de la place Victor Hugo, spécialisée dans la phytothérapie.
Arrivés à la susdite pharmacie, nous constatons la présence d’une imposante étagère en bois sur le côté droit, contenant tout une gamme de produits issus de la phytothérapie et de surcroît faits « maison », allant de l’hydrolat (reste de la distillation lors de la fabrication d’huiles essentielles) aux gélules en passant également par ce qui nous intéresse ici : les tisanes. Nous interpellons donc une des deux personnes présentes dans la pharmacie pour recueillir des informations sur ces dernières ; celle-ci consent à nous expliquer le choix des plantes qui a été fait mais ne peut nous en dire plus sur les fondements scientifiques qui appuient ces choix, n’étant pas pharmacienne titulaire. Cela ne l’a pas pour autant empêché de nous vanter les effets du basilic sur la détente musculaire et de la lavande « apaisante », deux des quatre plantes utilisées dans la composition de leur Tisane Sommeil, les deux autres n’ayant qu’un intérêt visuel (rose pâle) et gustatif (menthe douce), pour une tisane tout de même vendue à un prix avoisinant la dizaine d’euros.

Plus tard, pour un autre produit, on en vint à parler de la valériane (précédemment citée) qui est, selon ses dires, elle aussi utilisée pour la détente musculaire mais plus puissante à cet usage que le basilic, pourtant présent dans leur Tisane Sommeil.
Après avoir passé en revue tous les produits en vente relatifs au sommeil et avoir listé les effets prétendus de chaque plante utilisée, nous avons demandé s’il était possible de parler au titulaire présent dans la pharmacie pour discuter des méthodes mises en places pour le recueil et l’analyse des données sur ces végétaux ; malheureusement, il nous fut impossible de nous entretenir avec le pharmacien titulaire, celui-ci nous évitait délibérément après qu’il fut informé de notre requête, retranché dans son arrière-boutique…
Nous sommes revenus le lendemain matin, et cette fois nous avons pu parler à un autre pharmacien titulaire ; il nous a expliqué d’abord qu’il recevait des bulletins d’analyse pour chaque lot de plantes utilisé pour la confection de ses tisanes, qui lui confirment que la plante est bien celle qu’il cherche à avoir, lui indique si l’échantillon est conforme sur le plan bactériologique et également que les principes actifs sont présents à plus de 20 ml par kilogramme. Nous avons ensuite cherché à savoir d’où provenaient les informations relatives aux effets des plantes, ce à quoi il répondit que des travaux de thèses avaient été effectués et avaient montré l’efficacité et la non-toxicité de certaines plantes, mais que les plantes ne pouvant être brevetées comme les molécules, les laboratoires pharmaceutiques ne cherchaient pas à effectuer de réelles expérimentations sur les plantes médicinales.

Nos autres entrevues en pharmacie se sont déroulées à peu près de la même façon ; on pouvait nous décrire avec beaucoup de détails comment telle ou telle plante pouvait soulager le stress, détendre les muscles ou encore réduire la température corporelle pour favoriser le sommeil, mais les sources restaient floues. Certains citent des travaux de thèses que l’on ne retrouve pas (à l’exception d’une), d’autres encore, qui ne vendaient que des tisanes pour le sommeil provenant de groupes pharmaceutiques (Tisane Herbesan, Picot, Médiflor, Nutrisanté, etc.), s’en référaient à l’éthique et à la bonne foi de ces groupes, déclarant que les produits vendus en pharmacie étaient testés d’une manière ou d’une autre. Cette série d’entretiens en pharmacie a constitué le premier pas de notre enquête, puisqu’à son terme, nous ne savions toujours pas d’où provenaient les informations…

Nous nous rendons compte qu’il existe un manque d’expérimentation et donc de validation des effets thérapeutiques et parfois même de la toxicité28 des plantes utilisées en phytothérapie ; dans le cadre des tisanes censées favoriser le sommeil qualitativement, un grand nombre de plantes sont utilisées et nous en avons fait un inventaire, non exhaustif, néanmoins représentatif de ce que l’on peut trouver dans le commerce. Le problème de la validation des effets thérapeutiques de ces plantes pourrait être résolu par une expérimentation dans laquelle on écarterait les variables parasites tout en effectuant, sur un échantillon assez conséquent pour permettre une validation statistique de la réplicabilité des effets observés, des tests, plante par plante. Ce qui va suivre est une ébauche de ce qui pourrait permettre la validation ou la réfutation des effets hypothétiques de nombreuses plantes précédemment citées.

Parmi les variables parasites à contrôler, l’hétérogénéité des temps de sommeil dans la population pourrait être contrôlée par identité, c’est à dire que nous ne prendrions, par exemple, que des personnes dormant entre 7 h et 8 h par 24 h (moyenne des 25-35 ans [12]).

Autre variable parasite, le type et la gravité des problèmes de sommeil ; comme nous l’avons vu précédemment, la parasomnie est à différencier de la dyssomnie et les effets supposés des plantes vont également dans ce sens, certaines sont censées favoriser l’endormissement et la qualité du sommeil, d’autres empêcher les réveils nocturnes. La méthode de contrôle par identité semble ici aussi adéquate : selon les effets hypothétiques de la plante testée, nous ne prendrions que des individus souffrant de parasomnie ou de dyssomnie, en privilégiant des personnes qui souffrent gravement de ces troubles pour des résultats plus visibles (insomnies sévères : problèmes de réveils nocturnes ou d’endormissement plusieurs nuits par semaines et pendant plusieurs mois29.
Le sexe est classiquement contrôlé par croisement (50% hommes /50% femmes), et l’âge le serait par identité pour correspondre à la première variable contrôlée (25-35 ans).

Avec un échantillon conséquent et répondant aux modalités précitées, nous pourrions suivre un protocole expérimental tel que le suivant pour valider ou réfuter les hypothèses émises sur chaque plante.
Nous débuterions avec la répartition aléatoire des individus dans les deux modalités de la variable indépendante, que l’on pourrait appeler « régime », avec pour les uns la plante à tester et pour les autres une plante sans effet. Chaque soir pendant deux semaines, les individus prendraient en infusion et suivant la posologie indiquée (pour permettre une homogénéité de la quantité prise) les plantes données, et au réveil répondraient à un court questionnaire pour évaluer la qualité de leur sommeil (questionnaire type Vis-Morgen). En complément, chaque individu pourrait, avant les deux semaines de traitement et après, passer une polysomnographie (examen des différents paramètres respiratoires, des mouvements de l’activité électrique du cerveau pendant une nuit de sommeil)30.

La comparaison entre l’avant et l’après traitement chez les individus ayant testé une plante comparativement à ceux n’ayant eu qu’une plante de type placebo pourrait permettre de savoir si oui ou non ces plantes ont un réel effet sur la qualité du sommeil.
Cette proposition d’expérience, pourrait permettre d’évaluer l’efficacité propre des plantes utilisées classiquement dans les compositions des tisanes pour le sommeil. Une fois réalisée, d’autres expériences pourraient être faites de la même manière pour mesurer cette fois les degrés de synergies entre les plantes ayant montré une efficacité suffisante.

L’efficacité propre de la « tisane qui fait dormir » n’a jamais été prouvée, simplement car l’efficacité propre de ses diverses composantes ne l’a jamais été non plus. Dans le cas de la valériane, les études se contredisent : impossible alors de dire que les tisanes prétendument facilitatrices de sommeil qui en contiennent ont un effet qui ne soit pas dû au hasard. Il est toutefois intéressant, d’un point de vue sociologique, d’analyser les raisons de ce réel engouement à l’égard des produits naturels et bio qu’ont su utiliser les laboratoires pharmaceutiques, qui profitent de leur position hégémonique sur ce marché pour vendre et « marketer » des produits dont l’efficacité propre n’est en tout cas pas avérée. La question de l’efficacité mériterait d’être posée pour d’autres types de tisanes censées pallier d’autres problèmes physiologiques, en prenant garde de tester chaque plante indépendamment et sous leurs différentes formes (sèche, fraîche…) avant de tester leurs éventuelles propriétés conjointes.

Axelle VITALIS
Teddy MERLE
Raphaël MESTRE
Karine BOUHDID